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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 16:24

La situation économique de la télé locale est dans le rouge

Calaisis TV se sépare de six salariés

dimanche 23.01.2011, 06:00

Alain POtier, le président de Calaisis TV, prppose aux salariés de la télé locale de participer demain à une réunion d'informations générales.
Alain POtier, le président de Calaisis TV, propose aux salariés de la télé locale de participer demain à une réunion d'informations générales.

 

Les salariés de Calaisis TV sont invités à participer demain à une réunion d'informations générales. A l'ordre du jour : le non renouvellement de quatre contrats aidés, le licenciement de deux personnes et une situation économique plus que préoccupante.




Après le conseil d'administration réuni il y a quelques jours, c'est au tour des salariés de Calaisis TV d'apprendre les mauvaises nouvelles. demain après-midi, ils sont invités à prendre part à la réunion d'informations générales proposée par leur président. Alain Potier veut ainsi les mettre au courant de la situation actuelle que traverse la télévision d'agglomération. Une situation plus que délicate. Quatre contrats aidés par l'Etat, de type CAE, ne seront pas renouvelés. Deux personnes sont licenciées : la technicienne de surface et un infographiste. Pour raisons économiques.

« Entendons-nous bien, précise le président Alain Pottier, si nous prenons ces mesures aujourd'hui, c'est pour ne pas être demain dans une situation de cessation de paiement. » Autrement dit, cela pourrait être pire. Et si en interne les salariés se posent des questions, « je les comprends », insiste Alain Potier. La décision a été vite prise dans la mesure où la masse salariale de la télé représente 70 % du budget. Pour remplacer la technicienne de surface, Calaisis TV fera désormais appel à une société spécialisée. Pour l'infographiste, il s'agit de supprimer un poste aujourd'hui en "doublon" après un retour de congé maternité.

Le principal argument avancé pour justifier le contexte économique de Calaisis TV est la mise en place des "box". Depuis plus d'un an, la télévision locale ne dispose plus d'une fréquence pour émettre ses programmes vers les téléviseurs. Elle a donc recours à la technique qui passe par internet et par les FreeBox, AliceBox et autre SFR Box. « Coûteux, souligne Alain Potier, d'autant plus que lorsque je suis allé plaider notre cause en mairie, j'ai écopé d'une fin de non-recevoir. » Depuis 2008, la télévision est d'intérêt communautaire, elle est donc financé aux deux tiers par Cap Calaisis (300 000 euros) et par la Ville (150 000 euros). Mais pour un proche du dossier, le vrai problème ne serait pas le coût trop élevé de ces petites "box" mais le fait que celui-ci n'aurait tout bonnement jamais été budgété...



Et après ?



En guise de réaction à cette situation, le président de Calaisis TV et son directeur, Emmanuel Bécour, ont tenté de trouver d'autres sources de financement. « Nous avons pu monter des partenariats avec Pôle Emploi, par exemple, avec la Chambre de commerce. Mais ce sont des choses ponctuelles... Et si elles ne sont pas renouvelées ? Tout s'est arrêté avec la Chambre de commerce à cause des élections qui y ont eu lieu. Idem pour le Conseil général puisque les élections cantonales ont lieu en mars... » Acculés, les dirigeants ont alors fondé d'autres espoirs sur un projet de dimension européenne qui pourrait donner une nouvelle aura - et surtout une bouffée d'oxygène financière à la télévision. « Mais tant que ce n'est pas signé... » La télévision doit donc rapidement sortir la tête de l'eau en se tournant par exemple vers des annonceurs privés, clients publicitaires. C'est le point de vue de Philippe Blet, le président de Cap Calaisis, qui incite la télé à se tourner vers le marché publicitaire de manière plus offensive. « Nous en avons un certain nombre qui seraient intéressés pour faire de la publicité sur l'ensemble du littoral », analyse Alain Potier. Cela tombe bien, Calaisis TV participe au processus de création d'une grande télé littorale avec ses grandes soeurs de Gravelines, Grande-Synthe et Dunkerque et avec sa très grande soeur régionale, Wéo. Mais comment Calaisis TV pourrait-elle travailler dans un tel contexte, sans journalistes en nombre suffisant pour assurer les reportages ? « Je ne suis pas un politique, je suis déçu des politiques même si certains croient en nous et tentent de nous aider », conclut Alain Potier. Qui estime qu'il manque aujourd'hui 200 000 euros pour être à l'aise - alors que le coût des "box" serait de l'ordre de 80 000 euros selon certaines estimations. De quoi susciter en effet pas mal de questions chez les salariés.

Par Laurent GEUMETZ

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Published by conscience politique - dans Vie locale Calaisis
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