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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 00:24

Le ministre des Affaires étrangères et maire de Bordeaux, Alain Juppé, a appelé mardi soir à voter en Gironde pour le candidat socialiste dans les six cantons où se déroulera un duel FN/PS au deuxième tour des cantonales, dimanche prochain. Dans un communiqué de presse, celui-ci affirme qu’il n’a « jamais transigé avec le Front national » et que « dans le cas particulier des 6 cantons girondins où se joue un duel? Front national/Parti socialiste, je recommande de voter pour le candidat républicain. »

Contacté par Infos-Bordeaux, Jacques Colombier responsable du Front national en Gironde (et qualifié pour le second tour à Pauillac) a vivement réagi : « Alain Juppé a rendu un grand service au Front national en confirmant que l’UMPS est une réalité. Il vient d’ôter le dernier doute aux électeurs UMP que seul le Front national est l’alternative au parti de la régression sociale, du mondialisme et de l’appauvrissement des Français. »

La position d’Alain Juppé est pourtant loin de faire l’unanimité au sein de l’UMP. La réunion ce matin du conseil national a même été houleuse. « Cette position est désastreuse sur le terrain », a déclaré le député Yanick Paternotte. « Ce n’est pas la même chose de voter PS dans la Sarthe (le département de François Fillon) et à Marseille », a lancé un autre élu. Allusion aux « affaires » qui mettent en cause le président sortant (PS) du conseil général Jean-Noël Guérini. L’électorat UMP va t-il suivre les consignes du maire de Bordeaux ? Pas si sûr. En janvier 2011, selon une étude TNS Sofres, 43 % des sympathisants de l’UMP souhaitaient que le parti majoritaire s’allie avec le Front national.(Source: LeParisien) Le bureau du groupe UMP à l’Assemblée nationale s’est réuni, ce mardi matin, dans une ambiance très tendue. La prise de position de François Fillon sur les consignes de vote à respecter en cas de duels entre PS et FN au second tour des cantonales divise les élus du parti présidentiel. Et, pour la première fois depuis 2007, François Fillon, qui jouit d’une réelle autorité sur sa majorité, s’est retrouvé sous le feu des critiques au sein des députés UMP, certains lui reprochant de jouer sa propre partition en se démarquant de Nicolas Sarkozy sur les cantonales.
Acte politique délibéré ou simple expression d’une conviction personnelle ? Le Premier ministre a donné l’impression de s’éloigner de la consigne du «ni Front national, ni front républicain» élaborée de concert par l’Elysée et la direction de l’UMP en appelant à «voter contre le FN» en cas de duel gauche/FN. Selon les participants, à cette réunion, plusieurs députés UMP ont dénoncé la stratégie du premier ministre.
«La divergence à la tête de l’Etat est catastrophique. Je ne comprends pas la position de François Fillon», aurait ainsi lancé Bernard Debré.
«Cette position est désastreuse sur le terrain», a renchéri Yanick Paternotte, alors que Guy Teissier s’est dit «terriblement choqué» par les propos du Premier ministre, évoquant lui aussi un «dysfonctionnement catastrophique».
A l’inverse, d’autres députés UMP ont soutenu la position de M. Fillon, comme le libéral Marc Laffineur, le centriste Pierre Méhaignerie et le radical Jean Leonetti, «ravi» que l’UMP soit ainsi «sortie de l’ambiguïté du +ni-ni+».
Mais les critiques les plus vives sont venues, dans l’après-midi, de Claude Goasguen. «Pour la première fois, François Fillon nous a déçus. Il a fait sa première faute politique», a lancé le député parisien avant d’ironiser: «mais on lui pardonne…»

Le ministre de l'intérieur, Claude Guéant, à Paris, le 11 mars 2011.

"Le  FN ne nous sert pas de boussole", déclare Claude Guéant, le ministre de l'intérieur et de l'immigration, dans un entretien au Monde. "Un gouvernement doit travailler en fonction de ce qu'il estime être nécessaire et il doit être à l'écoute de la population, poursuit-il. Les Français ont le sentiment que les flux [migratoires] non maîtrisés changent leur environnement. Ils ne sont pas xénophobes. Ils veulent que la France reste la France."

 



Duflot et Aubry pensent déjà à 2012

Les deux dirigeantes ont organisé un déplacement commun ce mardi dans la Sarthe. L'occasion d'appeler à mobiliser pour faire de ces cantonales une victoire politique. Pas gagné.

Au Mans, Duflot et Aubry pensent déjà à 2012

 

Il y avait tout pour la photo. Un grand soleil, une poignée de militants, des cités en rénovation urbaine et au milieu de la cohue des journalistes: Cécile Duflot et Martine Aubry, deux leaders rivalisant d'amabilités, venues pour délivrer un seul message. Celui de l'unité de la gauche face à la menace frontiste. 

Au Mans, elles tenaient à soutenir le candidat du PS local qui affrontera dimanche un représentant du FN dans le cadre du second tour des cantonales. Un déplacement de quelques heures mené au pas de charge: départ de Paris en TGV. Interviews cote-à-cote en seconde classe. Meeting express puis retour vers la capitale. 

Mais l'important n'était pas là: il s'agissait avant tout d'appeler à mobiliser. Car derrière les sourires officiels se cachent quelques interrogations. Le PS est arrivé en tête du premier tour mais il ne capitalise pas pour autant sur l'essouflement de l'UMP. Pas sûr que de nouveaux départements basculent à gauche dimanche. François Lamy, le bras droit d'Aubry minimise: "Le découpage des cantons est tel, avec de tels écarts de population entre deux cantons, que vous pouvez enregistrer une poussée sans que cela se traduise par de nouveaux élus". 

De son côté, les Verts peuvent se réjouir: "Nous avons doublé notre score dans un scrutin difficile pour nous et nous améliorons notre implantation, y compris dans des zones rurales", se félicite Jean-Vincent Placé, proche de l'écologiste Cécile Duflot. 

Ce déplacement en tandem fleurait bon également la gauche "plurielle", après la déclaration commune PS-Ecologistes-PCF de dimanche soir à Paris. En se posant en rassembleuse, Aubry espère aussi poser des jalons pour la suite. Car dès le scrutin terminé, commence une autre échéance, plus cruciale: la présidentielle. Et ses liens privilégiés avec les partentaires de gauche constituent pour la première secrétaire socialiste un atout qu'elle fera tout pour mettre en avant, si elle décidait de briguer l'investiture. 

 

 

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Published by conscience politique - dans parti politique
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