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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 09:28

Internet s'organise pour reconnecter l'Egypte



logo fdn

Afin de lutter contre l'isolement dans lequel le gouvernement d'Hosni Moubarak voudrait confiner la révolte égyptienne, FDN, FAIfrançais historique, met à disposition des Egyptiens un compte d'accès RTC permettant de se connecter à Internet via une ligne téléphonique classique. Les comptes d'accès d'autres FAI sont peu à peu rendus publics. 


Bien que son recours ait été rejeté par le Conseil d'Etat, French Data Network (FDN), plus ancien FAI de France, s'est illustré ces derniers mois par son action contre la mise en place de la riposte graduée et l'instauration de l'Hadopi. 

Aujourd'hui, le FAI présidé par Benjamin Bayart livre une nouvelle bataille en faveur d'Internet et de la liberté d'expression. Ainsi, suite à la coupure d'Internet imposée par les autorités égyptiennes, FDN a décidé de publier le numéro d'un de ses comptes de test. 

Moubarak Egypte Internet


N'importe qui dans le monde disposant d'une ligne téléphonique classique peut accéder à Internet en composant le +33 1 72 89 01 50 et entrant le login et le mot de passe « toto ». 


Si FDN ne souhaite pas communiquer sur le nombre de connexions enregistrées depuis ce numéro, il assure néanmoins qu'il a été utilisé non seulement par des résidents d'Egypte mais également de Syrie, des Emirats Arabes Unis et d'Irak. 

D'autres FAI semblent par ailleurs prendre part à cette lutte contre la censure en publiant également des numéros de comptes de test que les blogueurs et les utilisateurs de réseaux sociaux s'échinent à relayer afin de faire parvenir d'une manière ou d'une autre l'information en Egypte. 

Qui a dit que le net n'était qu'un repère de pirates sans foi ni loi ?

 

 

 

 

La censure

25 janvier

Inspirées par l'exemple tunisien, quelque 15 000 personnes manifestaient ce mardi 25 janvier pour des réformes politiques et sociales dans les rues du Caire. Au total, c'est plus de 90 000 Egyptiens qui se sont donnés rendez-vous par le biais de Facebook. Aujourd'hui ils sont 439 238 à avoir rejoint ce groupe de contestation.  

Rapidement, les internautes égyptiens utilisent le Web pour accentuer la voix de la révolte. Depuis six jours, sur Twitter, ce sont 2 messages par seconde qui sont diffusés sous différent hashtag (#jan25 , #egypt, #khaledsaïd).  

28 janvier

Pour déstabiliser l'organisation des manifestations et des protestations en ligne, le gouvernement décide de bloquer le Web.Si le réseau n'est pas complètement coupé, 90% des sites ne sont plus disponibles.  

De leur côté, les dirigeants de Twitter se félicitent de l'utilisation de leur outil par les manifestants. Et affirment que "Twitter fait partie de la liberté d'expression".  

29 janvier

Très vite, une "résistance" à ce blocage s'organise. Des manifestants continuent de communiquer sur les réseaux sociauxpar d'autres moyens. Ils ont recours à leur téléphone Blackberry, des applications de bureau comme Tweetdeck et Hootsuite, par exemple. Et la version anglaise du site de la chaîne Al-Jazeeraretransmet en direct les images de la révolte. Le site sera lui aussi bloqué ce dimanche 30 janvier. 

31 janvier

Le Net subit toujours des blocages en Egypte. Faut-il alors parler de révolution Internet? "Ce qui se passe en là-bas n'est ni une révolution Twitter, ni une révolution télévisée. C'est une révolution informée", répond le journaliste Olivier Tesquet sur Owni.fr.  

"A l'origine de tout engagement, il y a un cheminement individuel [...] Analyser la mobilisation à l'aune exclusive du nombre de manifestants gomme l'individu, en prêtant à Internet des vertus mobilisatrices qui réduiraient à néant son cheminement intérieur,répond encore l'historienne Catherine Lacour-Astol sur lefigaro.fr.Donner un tel rôle à Internet peut être dangereux, car cela suppose que l'opinion est aisément mobilisable, donc manipulable à loisir." 

 


 

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Published by conscience politique - dans Egypte
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