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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 22:41

Emploi fictif : Cohen-Solal et Mauroy crient à « l'injustice »

Lyne Cohen-Solal en meeting à Paris en mars 2008 (Jean-Paul Pelissier/Reuters).

Quels arguments de défense n'auraient pas été entendus ?

Pierre Mauroy et Lyne Cohen-Solal ont accueilli côte à côte le jugement du tribunal correctionnel de Lille, ce vendredi après-midi : 20 000 euros d'amende avec sursis chacun, pour « abus de confiance », dans l'affaire d'emploi fictif de la communauté urbaine de Lille. En train de lire la décision avec l'ancien président socialiste de l'agglomération, l'ex-attachée de presse de la CUDL s'est confiée à Rue89.

Un jugement qui intervient après plus de dix années d'une procédure judiciaire engagée par Eric Darques, un ancien élu de l'agglomération lilloise. Lequel accusait Lyne Cohen-Solal d'avoir été rémunérée par la CUDL en 1992, mais de n'avoir rempli que son autre rôle de rédactrice en chef de l'hebdomadaire socialiste Vendredi.

Le 3 décembre dernier, le parquet avait requis la relaxe générale, mais le tribunal correctionnel vient donc de trancher dans le sens inverse. S'il n'a décidé que de peines d'amende avec sursis contre les deux protagonistes, ainsi que l'ex-directeur de cabinet Bernard Masset, il leur ordonne d'indemniser la CUDL à hauteur de 19 654 euros et de verser 5 000 euros en remboursement des frais de justice à Eric Darques. Une décision qui fait bondir l'actuelle adjointe à la mairie de Paris.

« J'ai fait mon boulot… »

 Quel est votre sentiment après cette condamnation ?

Lyne Cohen-Solal : Le juge n'a rien entendu ou n'a rien compris à ce qu'on a dit. C'est une injustice totale. Je pense qu'on va faire appel. Nos avocat sont en train de lire le jugement de 23 pages. On ne peut pas se laisser condamner comme ça. Si on est vraiment coupable, on ne nous condamne pas à une peine d'amende avec sursis. Je refuse d'accepter qu'on est coupable, on n'est coupable de rien du tout.

 

Je suis de bonne foi, j'ai vraiment travaillé pour la communauté urbaine, il n'y a pas eu d'emploi fictif. D'ailleurs, le juge ne dit pas qu'il y a eu emploi fictif, il parle d'abus de confiance et je suis condamnée pour recel. J'ai fait mon boulot. Est-ce qu'il fallait que je sois payée pour mon travail ou pas ?

« C'était bon pour la communauté urbaine »

L'abus de confiance est cependant le chef d'accusation habituellement retenu dans les affaires d'emplois fictifs…

Ce n'est pas la même chose, c'est même très différent. Ici, on considère que Pierre Mauroy a dépensé de l'argent pour me payer et occuper un emploi, mais que cet emploi n'était pas au bénéfice seul de la communauté urbaine. Le juge se permet donc de juger, à la place du président de la communauté urbaine, si ce qu'il me demandait de faire était bon ou pas pour la communauté urbaine. A ce que je sache, il est désigné par le peuple pour ça.

Pierre Mauroy au meeting du PS à La Rochelle en août 2009 (Stéphane Mahé/Reuters).Je ne vois pas comment le juge aujourd'hui, dix-huit ans après, peut se permettre de dire : « De telle heure à telle heure, c'était bon pour la communauté urbaine ; de telle heure à telle heure, ce n'était pas bon pour la communauté urbaine. » Fallait-il que je sorte pendant que Pierre Mauroy parlait de quelque chose qui ne concernait pas directement la communauté urbaine ? On en est là…

Tout ce que Pierre Mauroy m'a demandé de faire, je l'ai fait. Et lui considère que ce qu'il me demandait de faire était bon pour la communauté urbaine de Lille. Sinon, il n'aurait sans doute pas été réélu comme président de la communauté urbaine de Lille.

« La dénonciation, c'est chic ! »

Vous allez donc continuer à vous défendre dans un nouveau procès…

Il y a toutes les chances qu'on fasse appel parce que quand même… Tout ça a commencé par une lettre de dénonciation de Jean Tibéri en 1997 [maire UMP du Ve arrondissement de Paris, où Lyne Cohen-Solal est conseillère PS d'opposition]. La dénonciation, c'est chic ! On faisait ça aussi dans les années 40… Et même deux lettres, parce qu'ils avaient peur que le procureur de Paris ne reçoivent pas la première.

Le procureur de Paris a d'ailleurs classé sans suite en 1998. Puis, la chambre régionale des comptes a fait des remarques, mais n'a pas transmis à la justice. Ensuite, le procureur de Lille a fait un réquisitoire de non-lieu. Et enfin, à l'audience, la relaxe a été requise. Franchement, je me sens un petit peu harcelée…

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Published by conscience politique - dans Faits Divers
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