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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 05:51

Des inondations ont ravagé le nord-est de l'Australie, et notamment le Queensland. Ici, le 5 janvier 2011.

Des inondations ont ravagé le nord-est de l'Australie, et notamment le Queensland. Ici, le 5 janvier 2011.AFP/TORSTEN BLACKWOOD

 

 

Le premier ministre australien, Julia Gillard, a évoqué la création d'un impôt exceptionnel pour couvrir la réparation des dégâts causés par les inondations historiques qui ont frappé le pays dès la fin novembre. Les récoltes, les routes, les voies de chemin de fer et des milliers d'habitations ont été dévastées par les inondations qui ont touché ce mois-ci le nord-est de l'Australie ainsi que quatre autres Etats. Canberra a estimé qu'il s'agissait de la catastrophe naturelle le plus coûteuse que le pays ait jamais connue.

Mme Gillard, travailliste, a déclaré qu'elle se trouvait face à des décisions difficiles compte tenu de l'ampleur des dommages dans l'Etat du Queensland, mais qu'elle entendait tenir son engagement de renouer en 2012-2013 avec un budget en excédent. "Des dépenses vont être diminuées mais il se peut aussi qu'il y ait une taxe", a-t-elle déclaré jeudi soir à la la télévision ABC. "Je suis en train de travailler sur ces décisions et je les annoncerai en temps et en heure. Nous devons encore travailler car la facture globale des dégâts n'est pas arrêtée".

14,6 MILLIARDS D'EUROS DE SINISTRES

Le chef du gouvernement a cependant indiqué que ce sinistre, évalué par certains économistes à 20 milliards de dollars australiens (environ 14,6 milliards d'euros), pourrait engendrer une hausse des prix de l'alimentation et peser sur le PIB, tout en affirmant que le secteur minier, poumon de l'économie, résistait bien.

"Cela veut dire qu'en 2012-2013 notre économie sera très dynamique et ce sera le bon moment pour avoir un excédent budgétaire et mettre de côté pour l'avenir", a déclaré Julia Gillard.
L'opposition libérale s'est pour sa part opposée à l'idée d'une fiscalisation des inondations, appelant à une plus grande maîtrise des dépenses.

 

 

 

La troisième ville d'Australie, Brisbane, est désormais assiégée par les eaux. Chaque jour les Australiens comptent les dégâts causés par les inondations qui ont fait douze morts et des dizaines de disparus depuis lundi. Mais les dégâts se mesurent également en dollars. Les inondations pourraient en effet entamer le produit intérieur brut de 10 milliards de dollars américains (7,7 milliards d'euros). Des économistes affirment que leurs effets sur l'économie pourraient être plus dévastateurs encore que l'ouragan Katrina, qui avait frappé les Etats-Unis en 2005.

L'impact qui pourrait se faire ressentir dès début 2011 : la croissance pourrait être amputée d'un point de pourcentage, soit quelque 13 milliards de dollars australiens (9,9 milliards d'euros), selon Stephen Walters, chef économiste à la banque d'investissement JP Morgan.

"Le PIB devrait afficher un creux à court terme, ou en tout cas une croissance fortement ralentie, mais pas nécessairement négative, souligne l'économiste,avant de se reprendre au deuxième semestre 2011 puis en 2012", grâce à la demande asiatique en matières premières et aux travaux de reconstruction des logements, bureaux et infrastructures. En Australie, la croissance annuelle s'élève actuellement à 2,7%.

 UN IMPACT PENDANT PLUSIEURS ANNÉES

Pour John Rolfe, économiste à l'Université du Queensland, les prévisions sont plus sombres : les inondations vont surtout affecter les exportations de charbon et de matières premières et leur impact se fera sentir pendant plusieurs années. "Sur le plus long terme, l'économie va souffrir à cause des perturbations durables dans la production, et des dépenses supplémentaires, publiques et privées, pour remettre en état les infrastructures, estime-t-il. 

Il s'attend cependant à une révision minime de la croissance, entre 0,1 et 0,3 point de pourcentage pour 2011.

LE QUEENSLAND, TOUCHÉ DANS SES PRINCIPAUX SECTEURS D'ACTIVITÉ

L'impact des inondations sur le Queensland, destination touristique majeure et lieu de production de la moitié du charbon de coke dans le monde, pourrait donc être supérieur à celui qu'a eu l'ouragan Katrina sur l'économie américaine, toute proportion gardée, juge John Rolfe.

Les autorités américaines estimaient en 2005 que Katrina et Rita avaient causé des dommages aux bâtiments pour environ 70 à 130 milliards de dollars, et auraient un effet prononcé, mais bref, sur l'économie du pays. Le Queensland, lui, va être directement touché dans ses deux principaux secteurs d'acvité, la mine et le tourisme. Le Conseil du tourisme du Queensland avait chiffré les pertes du secteur à 100 millions de dollars australiens, mais ce chiffre va être revu à la hausse maintenant que Brisbane, la capitale de l'Etat, est sous les eaux.

Pour l'économiste Warwick McKibbin, membre du conseil de la Banque centrale d'Australie, l'impact ne se réduira pas à la simple perte des exportations: "Cela va être plus important que les gens ne l'imaginent. Cela va être bien supérieur au simple coût des dommages." Le trésorier du Queensland, Andrew Fraser, a évoqué "des milliards [de dollars] en terme d'impact sur le budget".

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Published by conscience politique - dans Catastrophes
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