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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 07:24

23/02/11

 

Des affrontements ont opposé jeunes et forces de l'ordre mercredi à Athènes en marge d'une manifestation contre la politique d'austérité menée par le gouvernement à la demande de ses créanciers, l'Union européenne et le Fonds monétaire international, pour désendetter la Grèce.
Un appel à la grève générale lancé par les deux principaux syndicats du pays a été très suivi mercredi, affectant administrations, écoles et la plupart des moyens de transport. 

 

 

 

La grève était la première de l'année, après sept journées d'actions en 2010.
Parallèlement, à Helsinki, le Premier ministre grec Georges Papandreou en tournée européenne depuis lundi, tentait d'obtenir de ses partenaires qu'ils desserrent l'étau financier sur le pays, en rallongeant les délais de remboursement d'un prêt de 110 milliards d'euros consenti à la Grèce en mai.
A Athènes, plus de 60.000 personnes ont défilé, selon les syndicats. Selon la police, ils étaient moins de 20.000. A Salonique, la police a dénombré environ 16.000 manifestants.
Tous protestaient contre les nouvelles mesures d'austérité annoncées passant par une dérégulation de l'économie, après les baisses des salaires et des pensions et les hausses de taxes déjà intervenues en 2010.
"Nous n'en pouvons plus", proclamait la banderole de tête du cortège des syndicats GSEE (privé) et Adedy (Fonction publique).
"Le +remède+ infligé au pays est pire que le mal, les riches deviennent plus riches, les pauvres plus pauvres", a déclaré le président de la GSEE, Giannis Panagopoulos, réclamant notamment "des mesures immédiates" contre le chômage, qui frôle les 14%.
Dans l'après-midi, juste après l'arrivée du cortège principal sur la place principale d'Athènes près du Parlement, des dizaines de jeunes se sont opposés aux forces anti-émeute.
Les forces de l'ordre ont tiré des gaz irritants et lacrymogènes pour repousser les jeunes, qui les visaient avec divers projectiles, avant de se déployer pour repousser la masse des manifestants, dont beaucoup toussaient et suffoquaient.
Après avoir reçu un cocktail molotov directement sur lui, un policier dont l'uniforme anti-émeute s'est enflammé, a dû être secouru par ses collègues pour éviter un embrasement, a témoigné un photographe de l'AFP.
La police, qui comptait trois blessés légers dans ses rangs, a procédé à neuf arrestations. Une moto de la police a été brûlée, et une devanture de banque endommagée.
En prévention des débordements, quelque 5.000 policiers avaient été déployés à Athènes. La plupart des magasins étaient restés fermés dans le centre, voire barricadés.
"Tout le monde pense que c'est l'impasse complète, financière, politique, morale et culturelle, la société grecque est sans espoir", a lancé à l'AFP Iannis Albanis, salarié dans l'informatique, se désolant de ne pas sentir la "puissance formidable qu'on a senti en Egypte".

Photo du Parthénon sur l'acropole à Athènes en Grèce
"Nous demandons que le gouvernement renonce à toutes ses mesures, qu'il renonce aux privatisations, qu'il interdise les licenciements et qu'il arrête le paiement de la dette du pays", a ajouté Tania Vrizaki, militante du Sek (gauche anticapitaliste).
D'autres catégories se sont jointes à la grogne, notamment le mouvement citoyen "je ne paie pas" qui proteste contre les hausses des tarifs et taxes en encourageant les consommateurs à ne plus payer les péages d'autoroutes. Ainsi que des pharmaciens et avocats, dont les professions ont été ouvertes à la concurrence pour relancer l'économie, en récession pour la troisième année consécutive.
En Finlande, M. Papandréou a promis mercredi que son pays rembourserait "avec les intérêts" le prêt des pays européens destiné à sauver les finances publiques grecques, au moment où Athènes cherche à en allonger le délai de paiement.
Aucune décision sur ce délai n'a encore été prise, avait indiqué mardi la chancelière allemande, qui souhaite que cette question soit abordée lors de discussions plus larges sur un mécanisme permanent de résolution des crises budgétaires en zone euro.



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Published by conscience politique - dans Europe
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