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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 15:32

L'Autorité palestinienne dans tous ses états

Mise à jour le lundi 24 janvier 2011 à 19 h 20

L'Autorité palestinienne a vertement attaqué Al-Jazira, lundi, au lendemain de la diffusion de premières informations extraites des « Palestine Papers », qui regroupent pas moins de 1600 documents utilisés dans le cadre des négociations de paix israélo-palestiniennes depuis 1999.

Des Palestiniens marchent dans Ramallah. Sur l'affiche: Israël = Al-Jazira.

Photo: AFP/Abbas Momani

Des Palestiniens marchent dans Ramallah. Sur l'affiche: Israël = Al-Jazira.

Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, son ministre des Affaires étrangères, Riyad Al-Maliki, et deux des principaux négociateurs palestiniens, Saëb Erekat et Yasser Abed Rabbo, s'en sont pris tour à tour à Al-Jazira.

La chaîne de télévision affirme que les « Palestine Papers » prouvent que l'Autorité palestinienne a proposé à Israël d'annexer tous les quartiers de Jérusalem-Est à l'exception de Har Homa et de limiter à 100 000 le nombre de Palestiniens qui pourraient retrouver leur terre.

« Le but de cela est de créer la confusion, j'ai vu moi-même ce que la chaîne a diffusé en disant que ce sont des documents palestiniens, alors qu'ils sont israéliens », a déclaré le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, en marge d'un entretien avec le président égyptien Hosni Moubarak au Caire.

« Ce qui a été diffusé a été déformé et sorti de son contexte, et contient des mensonges », a pour sa part déclaré à l'AFP Saëb Erakat, considéré comme le principal négociateur palestinien. « S'il est nécessaire de publier tous les documents du département des négociations, nous le ferons. »

L'attaque la plus virulente est venue de Yasser Abed Rabbo. Le conseiller de Mahmoud Abbas a directement accusé l'émir du Qatar, cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani, d'avoir donné son « feu vert » à une « campagne » contre l'Autorité palestinienne.

C'est une décision politique prise au plus haut niveau politique au Qatar. [...] Al-Jazira a coupé les citations et les a montées comme un film.

— Yasser Abed Rabbo

 

oppression-in-palestine.jpg

M. Rabbo affirme que c'est un employé du département des négociations de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) qui a remis les documents en question à Al-Jazira. Des médias israéliens attribuaient plutôt ces fuites à l'ex-homme fort de la bande de Gaza, Mohammad Dahlane, en conflit avec M. Abbas.

Le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad al-Maliki a quant à lui accusé « Al-Jazira d'aider Israël à liquider l'Autorité palestinienne ».

Le coordinateur spécial des Nations unies pour le processus de paix au Proche-Orient, Robert Serry, a déclaré que « certains commentaires qu'il a pu voir donnaient une impression trompeuse ». Selon un porte-parole, il a attesté personnellement de l'engagement des dirigeants palestiniens à faire respecter les droits et les intérêts légitimes du peuple palestinien.

Les « Palestine Papers » donnent des munitions au parti islamiste Hamas, au pouvoir depuis juin 2007 dans la bande de Gaza, après une guerre fratricide l'opposant au parti laïque Fatah, dont est issu Mahmoud Abbas.

« Ces documents secrets sont graves et montrent l'implication de l'Autorité du Fatah dans les tentatives de liquidation de la cause palestinienne, en particulier sur le dossier de Jérusalem et des réfugiés », a ainsi commenté Sami Abou Zouhri, porte-parole du Hamas à Gaza.

En Israël, le ministre ultranationaliste des Affaires étrangères Avigdor Lieberman dit voir dans ces documents la preuve qu'il faut parvenir à un accord intérimaire et non définitif avec les Palestiniens.

Le chef de la diplomatie israélienne travaille précisément à un tel plan. « Il s'agit pour l'heure uniquement de documents de travail qu'il n'y aucune raison de publier », s'est borné à dire M. Lieberman lorsqu'il a été interrogé à ce sujet.

Selon le quotidien israélien Haaretz, M. Lieberman envisage la constitution d'un mini-État palestinien sur moins de 50 % de la Cisjordanie occupée. La constitution d'un tel État n'impliquerait aucun démantèlement de colonie juive, ni même un gel de la colonisation.

Processus de paix au point mort

Les pourparlers de paix directs entre Israéliens et Palestiniens ont été suspendus en septembre 2010, après qu'Israël eut refusé de prolonger un moratoire sur la colonisation juive en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, comme l'exigeait l'Autorité palestinienne. 

Les États-Unis ont tenté de convaincre Israël de changer d'idée au sujet du moratoire, mais en vain. L'émissaire du président Obama pour la paix au Proche-Orient, George Mitchell, mène depuis des pourparlers indirects entre les deux parties.

Pour reprendre le dialogue, l'Autorité palestinienne exige la reconnaissance de l'État palestinien à l'intérieur des frontières de juin 1967, avant la guerre des Six Jours, moyennant des échanges mineurs de territoire.

Le Quartette pour la paix au Proche-Orient se réunira à Munich du 4 au 6 février pour étudier comment relancer les pourparlers.

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Published by conscience politique - dans Maghreb et Moyen-Orient
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