Lundi 31 janvier 2011 1 31 /01 /Jan /2011 09:02

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La France n'en a pas fini avec le chômage. Loin s'en faut. Le nombre des demandeurs d'emploi de catégorie A, ceux qui n'exercent pas d'actitivé réduite, a nettement augmenté en décembre 2010 (+ 1 %, soit 27 100 chômeurs de plus) et sur an (+3 %, soit 80 100 sans emploi supplémentaires), a indiqué, mercredi 26 janvier, la Dares, le service statistique du ministère du travail.

 

 

Certes, on est loin des niveaux atteints en 2009, l'année de la récession, marquée par une poussée du chômage dans cette catégorie de l'ordre du demi-million de personnes. Les résultats de 2010 n'en restent pas moins mauvais. D'autant que si l'on ajoute aux sans-emploi de la catégorie A ceux qui ont exercé une activité réduite de moins de 78 heures (catégorie B) et de plus de 78 heures (catégorie C), le nombre des demandeurs d'emploi a augmenté de 202 500 en France métropolitaine (+ 5,3%), à 4 051 700, et de 222 300, départements d'outre-mer (Dom) compris, à 4,3 millions.

Dans ces trois catégories, qui permettent de tenir compte du chômage total et du sous-emploi, le nombre d'hommes inscrits à Pôle emploi a augmenté trois fois moins vite que celui des femmes. Cette moindre progression est probablement à mettre en rapport avec le ralentissement des destructions d'emplois dans l'industrie.

LE CHÔMAGE DE LONGUE DURÉE S'EST ACCRU DE PRÈS DE 20 %

Si le taux de chômage des jeunes est quasiment trois fois plus fort que celui des adultes, c'est parmi les moins de 25 ans que le nombre de demandeurs d'emploi a reculé, alors que plus d'adultes (25-49 ans) et plus de seniors (50 ans et plus) sont au chômage.

Sur fond de reprise faible, le chômage de longue durée s'est accru de près de 20 %. Il touche plus d'un million et demi de personnes. Le nombre des demandeurs d'emploi inscrits depuis plus de deux ans et moins de trois a augmenté de 38,5 % sur un an et celui des chômeurs de longue durée inscrits depuis trois ans et plus s'est accru de 18,1 %.

Au total, le chômage de très longue durée, particulièrement difficile à faire reculer, frappait, fin décembre, 682 900 personnes. La plupart doivent être prises en charge par le régime de solidarité, financé par l'Etat, qui leur verse l'allocation spécifique de solidarité (460 euros par mois) ou percevoir le RSA.
 

"2011, UNE ANNÉE DE BAISSE SENSIBLE DU CHÔMAGE"

Dans un communiqué, publié mercredi en fin de journée, le ministre du travail, Xavier Bertrand, fait savoir qu'il va mobiliser tous les acteurs de l'emploi, notamment sur le plan régional, pour faire en sorte que "2011 soit une année de baisse sensible du chômage". Il assure, sans plus de précisions, que des mesures seront prises en faveur des publics les plus fragiles.

Toutefois, les restrictions budgétaires augurent mal de ce que pourra faire M. Bertrand. Le budget de la mission emploi n'a pas échappé à la rigueur et le gouvernement ne cache pas son intention de faire financer par l'assurance-chômage le dispositif unique pour les licenciés économiques, qui devrait résulter de la fusion de la convention de reclassemement personnalisée et du contrat de transition professionnelle, ainsi que l'allocation pour les demandeurs d'emploi en formation.

Le traitement social du chômage a fait les frais de la rigueur. Quant à une véritable politique de l'emploi, elle supposerait pour être efficace un véritable rebond de la croissance, et sûrement pas cette croissance molle que prédisent la plupart des économistes pour les prochaines années.

 

 

 

 

 

Par conscience politique - Publié dans : Economie
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