Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Accueil

  • : Le blog de consciencepolitique.over-blog.com
  • Le blog de consciencepolitique.over-blog.com
  • : Présente une revue de presse, des dossiers et des liens sur l'actualité politique en France et dans le monde.
  • Contact

Texte Libre

Recherche

Texte Libre

Archives

1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 09:51

Source : AFP

TRIPOLI — L’opposition libyenne contrôlait mardi matin de vastes zones du pays où le colonel Mouammar Kadhafi restait indifférent aux critiques et sanctions internationales, alors que la contestation se poursuivait dans le monde arabe, notamment en Tunisie où est né le mouvement.

 

La ville de Tobrouk à l'est de la Libye serait sous le contrôle des manifestants depuis trois jours © REUTERS

A Tunis, le Premier ministre Mohammed Ghannouchi, qui avait pris les rênes d’un gouvernement de transition après la chute le 14 janvier du président Zine al Abidine Ben Ali, a fini dimanche par démissionner sous la pression de la rue.

Mais, l’arrivée d’un nouveau Premier ministre, Béji Caïd Essebsi, ne semblait pas apaiser les esprits, ni les démissions lundi des ministres de l’Industrie et de la Coopération internationale, qui figuraient dans le dernier gouvernement Ben Ali. « Nous maintenons notre sit-in jusqu’à la formation d’une Assemblée constituante et la reconnaissance du Conseil de protection de la révolution », a déclaré à l’AFP le coordinateur du sit-in, Mohamed Fadhe, en référence à un collectif de l’opposition en cours de formation.

Le numéro deux d’Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri, a fustigé les nouveaux dirigeants installés au pouvoir selon lui par les Etats-Unis en Tunisie et en Egypte, appelant les musulmans à se soulever contre les « envahisseurs », selon le centre américain de surveillance de sites islamistes (SITE).

En Libye, au 14e jour d’un mouvement de contestation sans précédent, le colonel Kadhafi et les forces qui lui sont restées loyales ne contrôlaient plus que Tripoli et sa région. Selon le commissaire européen à l’Energie Gunther Oettinger, les principaux champs de pétrole libyens étaient entre les mains de l’insurrection.

L’opposition a annoncé la reprise imminente des exportations de pétrole à partir de l’Est qu’elle contrôle, avec le départ d’un bateau à destination de la Chine. Elle a également dit se préparer à marcher sur Tripoli, en rejetant toute opération militaire de la communauté internationale qui les déposséderait de leur soulèvement.

La communauté internationale s’interrogeait de son côté sur les moyens pour mettre fin à l’instabilité dans le pays. Après avoir imposé des sanctions sévères au leader libyen et à ses proches, elle réfléchit à une interdiction de l’espace aérien libyen en mesure d’empêcher des bombardements de la population.

En Libye, au 14e jour d’un mouvement de contestation sans précédent, le colonel Kadhafi et les forces qui lui sont restées loyales ne contrôlaient plus que Tripoli et sa région. Selon le commissaire européen à l’Energie Gunther Oettinger, les principaux champs de pétrole libyens étaient entre les mains de l’insurrection.

Washington a accusé le gouvernement libyen de brouiller la retransmission des programmes des chaînes d’information étrangères.

De son côté, le chef de l’ONU Ban Ki-moon a jugé à Washington que la communauté internationale était à nouveau « mise à l’épreuve » 70 ans après les atrocités nazies en dénonçant l’attitude du pouvoir en Libye et en Côte d’Ivoire.

Dans le reste du monde arabe, le vent de contestation continuait à se propager.

A Oman, de nouveaux affrontements ont éclaté dans la ville de Sohar entre police et manifestants qui dénoncent la corruption du régime, des protestataires bloquant l’entrée du port, le deuxième de ce sultanat du Golfe. Ces violences marquent le troisième jour de forte tension dans cette ville, qui abrite des installations industrielles et une grande raffinerie. Dimanche, un manifestant au moins avait été tué.

Les manifestants, qui réclamaient jusqu’à présent une amélioration des conditions d’emploi, ont commencé lundi à s’en prendre au régime du sultan Qabous, qui règne depuis 40 ans, mais est considéré comme un souverain modéré et attentif aux préoccupations de ses sujets. Ce dernier a annoncé des mesures sociales pour apaiser les tensions.

En Arabie saoudite, des islamistes de renom ont à leur tour réclamé des réformes, au lendemain d’une pétition d’intellectuels libéraux appelant à l’instauration d’une monarchie constitutionnelle.

A Bahreïn, le prince héritier Salman ben Hamad al-Khalifa a considéré que le calme était revenu et que les conditions étaient réunies pour entamer des négociations avec l’opposition, au lendemain d’un appui explicite à ce processus par les Etats-Unis. Une marche de protestation est pourtant prévue mardi à l’appel de mouvements chiites.

Mardi s’annonce comme une journée de forte mobilisation dans la région.

Au Yémen, les opposants au président Ali Abdallah Saleh ont appelé à une « journée de colère ». Lundi, M. Saleh a mis en garde contre une « partition » du pays si son régime venait à tomber sous la pression populaire et affirmé que ses opposants « ne pourront pas gouverner pendant une seule semaine ».

Les sites de l’opposition iranienne prévoient également de nouvelles manifestations ce jour-là pour demander la libération de deux de leurs leaders placés en résidence surveillée après avoir appelé à une manifestation interdite le 14 février. Mais le procureur général Gholam Hossein Mohseni Ejeie a affirmé que « quiconque enfreindra la loi devra répondre de ses actes ».

Des informations contradictoires circulaient sur le sort des deux chefs de l’opposition: les sites internet de Mir Hossein Moussavi et Mehdi Karoubi ont affirmé qu’ils avaient été arrêtés et emprisonnés, une information démentie par l’agence Fars citant une source judiciaire.

En Egypte, l’ex-président Hosni Moubarak et sa famille proche sont interdits de quitter le pays, et leurs avoirs en Egypte gelés.

En Algérie, le ministre des Affaires étrangères Mourad Medelci a déclaré que la liberté d’expression existait dans son pays car elle a permis à ceux qui avaient été récemment empêchés de manifester à Alger de s’exprimer.

Partager cet article

Repost 0
Published by conscience politique - dans Maghreb et Moyen-Orient
commenter cet article

commentaires