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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 12:47

La Société industrielle et son avenir

Theodore Kaczynski

décembre 2002
(création : septembre 1995)

 

Traduit de l’anglais américain par Jean-Charles Vidal.

Le texte original anglais est présent sur ce site, et des liens sont établis, paragraphe par paragraphe, entre les deux versions.

TABLE DES MATIÈRES



INTRODUCTION

1. (en) La révolution industrielle et ses conséquences ont été un désastre pour la race humaine. Elle a accru la durée de vie dans les pays « avancés », mais a déstabilisé la société, a rendu la vie aliénante, a soumis les êtres humains a des humiliations, a permis l’extension de la souffrance mentale (et de la souffrance physique dans les pays du Tiers-Monde) et a infligé des dommages terribles à la biosphère. Le développement constant de la Technologie ne fera qu’aggraver la situation. Ce qu’auront à subir les hommes et la biosphère sera de pire en pire ; le chaos social et les souffrances mentales s’accroîtront, et il est possible qu’il en aille de même pour les souffrances physiques, y compris dans les pays « avancés ».

2. (en) Le système techno-industriel peut survivre ou s’effondrer. S’il survit, il PEUT éventuellement parvenir à assurer un faible niveau de souffrances mentales et physiques, mais seulement après être passé par une longue et douloureuse période d’ajustements, et après avoir réduit les êtres humains et toutes les créatures vivantes à de simples rouages, des produits calibrés de la machine sociale.

En outre, si le système perdure, les conséquences sont inéluctables : Il n’y a aucun moyen de réformer ou modifier le système de façon à l’empêcher de dépouiller les hommes de leur dignité et de leur autonomie.

3. (en) Si le système s’effondre, les conséquences seront dramatiques. Mais plus le système se développera, plus désastreux seront les effets de sa destruction, et donc il vaut mieux qu’il s’effondre au plus vite.

4. (en) Par conséquent, nous préconisons une révolution contre le système industriel. Cette révolution peut user de violence ou pas ; elle peut-être brève et radicale ou s’étaler sur plusieurs décades en tant que processus graduel. Nous ne pouvons le prédire. Mais nous pouvons présenter de manière générale les mesures que ceux qui haïssent la société industrielle devront prendre pour s’engager sur le chemin de la révolution contre cette forme de société. Il ne s’agit pas d’une révolution POLITIQUE. Son objectif n’est pas de se débarrasser des gouvernements, mais de la base techno-économique de la société actuelle.

5. (en) Dans ce qui va suivre, nous porterons notre attention sur certains aspects négatifs générés par le système techno-industriel. Certains autres aspects ne seront que brièvement abordés, voire ignorés. Cela ne signifie pas que ces autres aspects ne soient pas importants. Pour des raisons pratiques, nous avons restreint nos propos à des domaines qui ne sont pas bien connus du grand public ou pour lesquels nous présentons du neuf. Par exemple, bien que les mouvements écologistes soient bien implantés, nous avons peu écrit à propos de la dégradation de l’environnement et de la destruction de la biosphère, même si nous considérons cela comme de la plus haute importance.

PSYCHOLOGIE DE LA GAUCHE MODERNE

6. (en) Pratiquement tout le monde s’accorde à reconnaître que nous vivons dans un monde chaotique. Une des manifestations les plus répandues de la folie de notre monde en est le « gauchisme » [leftism] ; une discussion sur le « gauchisme » peut servir d’introduction à une discussion des problèmes de la société moderne en général.

7. (en) Mais qu’est ce que le « gauchisme » ? Durant la première moitié du 20esiècle, le « gauchisme » pouvait grosso modo être identifié au socialisme. Aujourd’hui le mouvement est plus diffus, et il est plus difficile de discerner ce qu’est un « gauchiste ». Quand nous parlons de « gauchistes » dans ce texte, nous pensons principalement aux socialistes, collectivistes, adeptes du « politiquement correct », féministes, homosexuels, défenseurs des droits des animaux et ainsi de suite. Mais tous ceux qui sont affiliés à ces mouvements ne sont pas nécessairement des « gauchistes ». Nous allons essayer de montrer que le « gauchisme » n’est pas tant un mouvement ou une idéologie que la manifestation d’un type psychologique, ou plutôt de différents types. Ainsi, ce que nous appelons « gauchisme » apparaîtra plus clairement au cours de notre exposé sur la psychologie « gauchiste » (voir aussiparagraphes 227-230).

8. (en) Même ainsi, notre conception du « gauchisme » apparaîtra bien moins claire que nous ne l’aurions souhaité, mais il ne semble pas qu’il puisse en être autrement. Tout ce que nous allons tenter de faire sera d’exposer en gros et approximativement les deux tendances psychologiques que nous croyons être les lignes de force principales du « gauchisme » moderne. Nous n’avons pas la prétention d’expliquer tout ce qui fait la psychologie « gauchiste ». Ainsi nous nous limiterons seulement au « gauchisme » moderne. Nous laisserons de côté ce qui pourrait s’appliquer aux « gauchistes » du 19e et du début du 20e siècle.

9. (en) Les deux tendances psychologiques qui sous tendent le « gauchisme » moderne sont le « sentiment d’infériorité » et la « sur-socialisation ». Le « sentiment d’infériorité » s’applique au « gauchisme » moderne dans son ensemble, tandis que la « sur-socialisation » se s’applique qu’à une partie du « gauchisme » moderne, mais cette partie est la plus influente.

LE SENTIMENT D’INFÉRIORITÉ

10. (en) Par « sentiment d’infériorité » nous ne pensons pas seulement au sentiment d’infériorité dans le sens strict du terme, mais à tout un faisceau de traits apparentés : faible estime de soi, sentiment de faiblesse, tendances dépressives, défaitisme, culpabilité, haine de soi, etc. Nous prétendons que les « gauchistes » modernes sont habités par ces sentiments (plus ou moins marqués) et que ces sentiments sont fondamentaux pour la détermination du « gauchisme » moderne.

11. (en) Quand quelqu’un prend comme une offense personnelle pratiquement tout ce qui peut être dit à propos de lui (ou des groupes auxquels il s’identifie), nous en concluons qu’il souffre d’un sentiment d’infériorité ou d’une faible estime de soi. Cette tendance est prononcée chez les défenseurs des droits des minorités, qu’ils appartiennent ou non aux dites minorités. Ils sont hypersensibles quant aux mots utilisés pour désigner ces minorités. Les termes « noir », « jaune », « handicapé » ou « nana » pour un africain, un asiatique, une personne souffrant de troubles invalidants, ou une femme n’ont pas à l’origine une connotation péjorative. « Gonzesse » et « nana » sont simplement les équivalents féminins de « mec », « type » ou « gars ». Les connotations péjoratives ont été attachées à ces termes par les activistes eux-mêmes. Certains défenseurs des animaux vont jusqu’à rejeter le vocable depet [animal de compagnie ; pas d’équivalent français] pour celui d’« animal de compagnie ». Les anthropologues « gauchistes » font de grands efforts pour essayer de dissimuler ce qui pourrait être interprété comme négatif chez les peuplades primitives. Ils voudraient remplacer le terme « primitif » par « nonliterate » [qui ne sont pas parvenus au stade de l’écriture]. On arrive à une attitude paranoïaque envers tout ce qui pourrait suggérer qu’une culture primitive puisse être inférieure à la notre (nous ne voulons pas dire que les cultures primitives SONT inférieures à la notre ; nous voulons simplement montrer l’hypersensibilité des anthropologues « gauchistes »).

12. (en) Ceux qui sont le plus sensible au « politiquement correct » ne sont pas des habitants des ghettos noirs, ni des immigrants asiatiques, des femmes battues ou des handicapés, mais une minorité d’activistes, la plupart d’entre eux ne venant d’aucun des groupes « opprimés », mais bien plutôt des couches privilégiées de la société. La forteresse du « politiquement correct » abrite essentiellement des professeurs d’université, qui ont la sécurité de l’emploi avec de confortables salaires, et la majorité d’entre eux sont des blancs hétérosexuels de la classe moyenne.

13. (en) Beaucoup de « gauchistes » s’identifient avec les groupes qui ont une image d’êtres faibles (femmes), de vaincus (Amérindiens), de victimes d’ostracisme (homosexuels) ou de toute forme d’infériorité en général. Les « gauchistes » ont eux-mêmes le sentiment que ces groupes sont inférieurs. Ils ne se l’admettront jamais, mais c’est précisément parce qu’ils ressentent ces groupes comme inférieurs qu’ils s’identifient à leurs problèmes (nous ne voulons pas dire que les femmes, les indiens, etc., SONT inférieurs ; nous élucidons la psychologie « gauchiste » quant à ce point).

14. (en) Les féministes sont obsédées par l’idée de prouver que les femmes sont aussi fortes et aussi capables que les hommes. Il est évident qu’elles sont angoissées par le fait qu’une femme puisse ne PAS être aussi forte et aussi capable qu’un homme.

15. (en) Les « gauchistes » ont tendance à haïr tous ceux qui donnent une image de personnes fortes, bonnes et qui réussissent. Ils haïssent les USA, la civilisation occidentale, ils haïssent les hommes blancs, ils haïssent le rationalisme. Les raisons qu’invoquent les « gauchistes » pour haïr l’Occident, etc., ne correspondent évidemment pas avec leur motivations réelles. Ils DISENT qu’ils haïssent l’Occident car il est belligène, impérialiste, sexiste, ethnocentrique, et ainsi de suite, mais lorsque ces même tares apparaissent dans les pays socialistes ou dans les cultures primitives, les « gauchistes » leur trouvent des excuses, ou au mieux admettent A CONTRE CŒUR qu’elles existent ; alors qu’ils soulignent AVEC ENTHOUSIASME ces mêmes tares dans la civilisation occidentale. Ainsi, il est clair que ces tares ne sont pas le motif réel des « gauchistes » pour haïr les USA et l’Occident. Ils haïssent les USA et l’Occident parce qu’ils sont forts et puissants.

16. (en) Des termes tels que « confiance en soi », « initiative », « entreprise », « optimisme », etc., jouent peu de rôle dans le vocabulaire libéral [progressiste] et « gauchiste ». Le « gauchiste » est anti-individualiste, pro-collectiviste. Il veut que la société règle les problèmes de tout un chacun et prenne soin de lui. Il n’a a pas l’esprit d’une personne ayant une profonde confiance en elle-même, dans sa capacité à résoudre ses problèmes et à satisfaire ses besoins. Le « gauchiste » est opposé au concept de compétition car au fond de lui, il a une mentalité de perdant.

17. (en) Les formes d’art qui séduisent les intellectuels « gauchistes » modernes se polarisent sur le sordide, l’échec et le désespoir, ou bien se complaisent dans un mode orgiaque, rejetant le rationalisme comme s’il n’y avait aucun espoir d’accomplir quelque chose grâce à la pensée rationnelle, et que tout ce qui restait était de se plonger dans les sensations du moment.

18. (en) Les philosophes « gauchistes » modernes ont tendance à repousser raison, science, réalité objective et à préférer le relativisme culturel. Il est vrai que l’on peut se poser de sérieuses questions sur les fondements du savoir scientifique, et comment, finalement, le concept de réalité objective peut être défini. Mais il est évident que les philosophes « gauchistes » modernes ne sont pas simplement de froids logiciens analysant systématiquement les fondements du savoir. Ils sont profondément impliqués au niveau émotionnel dans leurs attaques contre la vérité et la réalité. Ils attaquent ces concepts en fonction de leurs besoins psychologiques. D’une part leur attaque canalise leur hostilité, et, pour autant qu’elle soit accomplie avec succès, elle satisfait le besoin de pouvoir. Plus important, les « gauchistes » haïssent les sciences et le rationalisme car ces derniers classifient certaines attitudes mentales comme bonnes (c.-à-d. : le succès, la supériorité) et d’autres comme mauvaises (c.-à-d. : l’échec, l’infériorité). Le sentiment d’infériorité du « gauchiste » est tel qu’il ne peut supporter cette classification entre supérieur et inférieur. Ceci sous-tend le rejet de nombreux « gauchistes » du concept de maladie mentale et de l’utilité des tests QI. Les « gauchistes » sont opposés aux thèses génétiques sur les capacités et comportements humains du fait que ces théories font apparaître certaines personnes comme supérieures et d’autres comme inférieures. Les « gauchistes » préfèrent laisser la responsabilité à la société de la capacité ou de l’incapacité d’un individu. Ainsi, si une personne est « inférieure », ce n’est pas de sa faute, mais celle de la société qui ne lui a pas permis de se réaliser.

19. (en) Typiquement, le « gauchiste » n’est pas le genre de personne dont le sentiment d’infériorité fera de lui un vantard, un égotiste, une brute, un mégalomane ou un compétiteur impitoyable. Ce genre de personnes n’ont pas tout à fait perdu confiance en elles-mêmes. Elles estiment mal leur propre valeur et leur pouvoir, mais ont encore la capacité de se concevoir comme fortes, et leurs efforts pour arriver à ce résultat explique leur comportement déplaisant. [1] Mais le « gauchiste » est bien au-delà de tout cela. Son sentiment d’infériorité est tel qu’il lui est impossible de s’imaginer comme quelqu’un de fort et de valable. Ce qui explique le collectivisme du « gauchiste ». Il ne peut se sentir fort que comme membre d’une grande organisation ou d’un mouvement de masse avec lequel il puisse s’identifier.

20. (en) Remarquons les tendances masochistes des tactiques « gauchistes ». Les « gauchistes » protestent en s’allongeant devant des véhicules, ils provoquent intentionnellement la police ou les racistes pour qu’ils les agressent, etc. Ces tactiques peuvent parfois obtenir des résultats, mais beaucoup de « gauchistes » ne les utilisent pas comme des moyens correspondant à une fin, mais parce qu’ils PRÉFÈRENT les tactiques masochistes. La haine de soi est une caractéristique « gauchiste ».

21. (en) Les « gauchistes » peuvent bien clamer que leur activisme est motivé par la compassion ou un principe moral (et le principe moral ne joue aucun rôle pour les « gauchistes » du type « sur-socialisés »). Mais la compassion et la morale ne peuvent être les motivations principales de l’activisme « gauchiste ». L’hostilité est une composante bien trop importante de la mentalité « gauchiste » ; c’est en fait elle qui mène la barque. De surcroît, le comportement de beaucoup de « gauchistes » n’est pas rationnel quand il s’agit d’agir de façon bénéfique envers les personnes auxquelles ils disent venir en aide. Par exemple, si l’on estime que l’affirmative action[discrimination positive, ndlé] est bonne pour les noirs, est-ce que cela a un sens de la faire dans des termes hostiles ou dogmatiques ? Il est évident qu’il serait plus rentable d’avoir une approche plus diplomatique et plus conciliatrice, en faisant au moins des concessions verbales ou symboliques aux blancs qui pensent que l’affirmative action [discrimination positive, ndlé] est discriminatoire pour eux. Mais les « gauchistes » n’ont pas ce genre d’approche car elle ne satisferait pas leurs penchants psychologiques. L’aide aux noirs n’est pas leur véritable but. En fait, le problème racial est une excuse pour exprimer leur propre hostilité et leur besoin frustré de pouvoir. Ce faisant, ils vont à l’encontre des aspirations des noirs, car leur attitude hostile envers la majorité blanche a tendance à intensifier la haine raciale.

22. (en) Si notre société n’avait pas le moindre problème, les « gauchistes » INVENTERAIENT des problèmes pour justifier leur agitation.

23. (en) Il est évident que ce qui précède ne prétend pas être une description précise de quiconque peut-être considéré comme un « gauchiste ». Il ne s’agit que d’une indication générale des tendances du « gauchisme ».

LA SUR-SOCIALISATION

24. (en) Les psychologues utilisent le terme de « socialisation » pour désigner le processus par lequel les enfants apprennent à agir et à penser en fonction des demandes de la société. Une personne est dite bien socialisée si elle croit et obéit au code moral de cette société et s’y insère. Cela semble ne pas tomber sous le sens de dire que beaucoup de « gauchistes » sont sur-socialisés du fait qu’ils sont perçus comme des rebelles. En fait cette proposition est tout à fait défendable. De nombreux « gauchistes » ne sont pas les rebelles qu’ils semblent être.

25. (en) Le code moral de notre société est tellement astreignant que personne ne peut penser, sentir et agir de manière totalement morale. Par exemple, nous sommes censés ne haïr personne, bien que tout le monde ait haï quelqu’un à un moment ou à un autre, que ce fait soit admit ou non. Certaines personnes sont tellement socialisées que le devoir de penser, sentir et agir de manière morale leur impose un pénible fardeau. Pour éviter des sentiments de culpabilité, elles doivent sans cesse se leurrer quant à leurs motivations et trouver des explications morales pour des sentiments et actions qui, en réalité, n’ont pas d’origine morale. Nous utilisons le terme de « sur-socialisés » pour désigner de pareilles personnes. [2]

26. (en) La sur-socialisation conduit à une piètre estime de soi, un sentiment de faiblesse, de défaitisme, de culpabilité, etc. Un des moyens les plus importants par lequel notre société socialise les enfants est de leur faire honte lorsque leurs comportements ou discours est contraire à ce que cette société attend d’eux. S’il y a exagération dans ce sens, ou si un enfant est particulièrement réceptif à ce genre de sentiments, il finit par être honteux de LUI-MÊME. La pensée et le comportement d’une personne sur-socialisée sont bien plus aliénées que celles d’une autre modérément socialisée. La majorité des gens possèdent de larges franges de comportements antisociaux. Ils mentent, commettent de menus larcins, enfreignent le code de la route, tirent au flanc, haïssent, cancanent, ou utilisent des moyens déloyaux pour arriver à leurs fins. Une personne sur-socialisée ne peut pas faire ce genre de choses, ou si elle le fait, cela provoque un sentiment de honte et de haine de soi. La personne sur-socialisée ne peut même pas avoir une expérience, sans culpabilité, de pensées ou sentiments qui soient contraires à la morale en place ; elle ne peut avoir de « mauvaises » pensées. Et la socialisation n’est pas juste une question de morale ; nous sommes socialisés pour nous adapter à de nombreuses normes qui n’ont rien à voir avec la morale proprement dite. Ainsi, la personne sur-socialisée est maintenue en laisse et sa vie avance sur les rails que la société a construit pour elle. Pour beaucoup de personnes sur-socialisées, cela se traduit par un sentiment de contrainte et de faiblesse qui peut être un terrible handicap. Nous affirmons que la sur-socialisation est parmi les pires choses qu’un être humain peut infliger à un autre.

27. (en) Nous pensons qu’une très grande et très influente partie de la gauche moderne est sur-socialisée et que cette sur-socialisation est d’une grande importance dans la constitution du « gauchisme » moderne. Les « gauchistes » sur-socialisés sont en général des intellectuels ou des membres de la classe moyenne supérieure. Notons que les universitaires [3]constituent la portion la plus sur-socialisée de notre société, ainsi que la plus à gauche.

28. (en) Le « gauchiste » sur-socialisé essaie de se débarrasser de sa laisse mentale et affirme son autonomie en se rebellant. Mais il n’est pas généralement assez fort pour se rebeller contre les plus élémentaires valeurs de la société. En fait, les buts des « gauchistes » actuels n’entrent PAS en conflit avec la morale courante. Au contraire, la gauche s’approprie un principe moral reconnu, l’adopte comme étant le sien, puis accuse le gros de la société de violer le dit principe. Par exemple : égalité des races, des sexes, aide aux pauvres, pacifisme, non-violence en général, liberté d’expression, bonté envers les animaux. Plus fondamentalement, les devoirs des individus envers la société, et ceux de la société vis à vis des individus. Toutes ces valeurs sont profondément enracinées dans notre société (ou au moins dans les couches sociales supérieures [4] ) depuis longtemps. Ces valeurs sont explicitement ou implicitement formulées par les mass-média ou le système éducatif. Les « gauchistes », surtout sur-socialisés, ne se rebellent pas contre ces valeurs mais justifient leur hostilité à la société en prétendant (avec une certaine raison) que la dite société vit en contradiction avec ces valeurs.

29. (en) Voici une illustration qui montre combien les « gauchistes » sur-socialisés sont attachés aux attitudes conventionnelles de notre société tout en prétendant se rebeller contre elle. Beaucoup de « gauchistes » se remue pour l’affirmative action, pour promouvoir les noirs à des métiers gratifiants, pour améliorer le niveau dans les écoles noires, ainsi qu’une augmentation du budget pour ces écoles ; pour eux la « sous-vie » des noirs est une tare sociale. Ils veulent intégrer les noirs dans le système, en faire des hommes d’affaire, des juristes, des scientifiques, comme c’est le cas des blancs des classes aisées. Les « gauchistes » répondront que la dernière chose qu’ils veulent est de faire d’un noir une copie d’un blanc ; En fait, ils veulent préserver la culture afro-américaine. Mais en quoi consiste cette préservation ? Cela se résume à manger de la cuisine noire, écouter de la musique noire, se vêtir de vêtements pour noirs, et aller dans des églises noires ou dans des mosquées. Sur le fond, il ne s’agit que de quelque chose de totalement superficiel. Sur L’ESSENTIEL, les « gauchistes » sur-socialisés veulent rendre le noir conforme aux idéaux blancs de la classe moyenne. Ils veulent que ce dernier étudie des matières scientifiques, devienne un cadre ou un scientifique, passe sa vie à grimper les échelons pour prouver que les noirs valent les blancs. Ils veulent que les pères noirs soient « responsables », que les gangs deviennent non-violents, etc. Mais ce sont exactement les valeurs du système techno-industriel. Le système se moque de savoir ce que vous écoutez comme musique, ce avec quoi vous vous habillez, la religion en laquelle vous croyez, tant que vous étudiez à l’école, dégottiez un travail respectable, soyez un parent « responsable », un individu non-violent, et ainsi de suite. En effet, quoi que puissent être ses dénégations, le « gauchiste » sur-socialisé veut intégrer le noir dans le système et lui en faire adopter les valeurs.

30. (en) Nous ne prétendrons certainement pas que les « gauchistes », même « sur-socialisés », ne se rebellent JAMAIS contre les valeurs fondamentales de notre société. Bien sur, il arrive qu’ils le fassent. Certains gauchistes sur-socialisés sont allés si loin dans la rébellion contre notre société moderne qu’ils se sont engagés dans l’action violente. Selon leurs propres dires, la violence est pour eux une forme de « libération ». En d’autres termes, en devenant violents, ils brisent les contraintes morales qu’ils ont en eux. Du fait de leur sur-socialisation, ces contraintes sont plus enfouies chez eux ; d’où le besoin impérieux de s’en défaire. Mais ils justifient ordinairement leur rébellion au nom de valeurs reconnues. S’ils s’engagent dans l’action violente, ils affirmeront qu’ils combattent le racisme ou quelque chose du même acabit.

31. (en) Nous sommes conscients que de nombreuses objections peuvent être émises contre l’exposé rapide qui précède concernant la psychologie « gauchiste ». La situation réelle est complexe, et une description exhaustive prendrait plusieurs volumes quant bien même toute la documentation serait disponible. Nous affirmons simplement avoir donné des pistes concernant les deux principales tendances de la psychologie du « gauchisme » moderne.

32. (en) Les problèmes du « gauchisme » sont ceux de notre société dans son ensemble. Faible estime de soi, tendances dépressives et défaitisme ne sont pas l’apanage de la gauche. Bien qu’ils soient particulièrement prononcés dans les rangs de la gauche, ils sont omniprésent dans notre société. Et la société actuelle essaie de nous socialiser à un degré jamais atteint par les sociétés précédentes. Nous sommes même conseillés par des experts pour manger, pour nous maintenir en forme, pour faire l’amour, pour élever nos enfants et ainsi de suite.

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