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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 19:47

 


DSK-Parti-socialiste

 

Le gouvernement grec a jugé "inacceptables" samedi les demandes de privatisation portées à 50 milliards d'euros d'ici à 2015 formulées, la veille, par le Fonds monétaire international, l'UE et la Banque centrale européenne (BCE). "La conduite des représentants de l'Union européenne, du Fonds monétaire international et de la Banque centrale européenne (...) a été inacceptable", a réagi le porte-parole du gouvernement, George Petalotis, dans un communiqué. "Nous leur avons demandé de nous aider et nous respectons entièrement nos obligations. Mais nous n'avons demandé à personne de se mêler des affaires intérieures du pays", a-t-il ajouté.

 

"Nous sommes dans le besoin, mais nous avons aussi des limites. (...) Nous ne négocierons les limites de notre dignité avec personne. Nous prenons des ordres seulement auprès du peuple grec", a poursuivi George Petalotis, en soulignant notamment qu'aucune terre appartenant à l'État ne serait vendue. Athènes doit recevoir en mars la quatrième tranche - d'un montant de 15 milliards d'euros - du prêt de 110 milliards d'euros accordé en mai 2010 par la zone euro et le FMI pour éviter la faillite du pays.

Efforts d'assainissement

Malgré de gros efforts d'assainissement budgétaire déjà réalisés et salués par l'UE, le FMI et la BCE, les trois institutions ont exigé vendredi une "accélération significative" et un "élargissement" des réformes structurelles. L'annonce qui a le plus frappé les esprits porte sur la révision à la hausse de l'objectif de privatisations destinées à permettre au pays de rester à flots : 50 milliards d'euros d'ici à 2015, dont 15 milliards d'ici à 2013, au lieu de 7 milliards sur trois ans initialement annoncé. Samedi, la presse grecque, y compris celle proche des socialistes au pouvoir, se déchaînait. "La troïka demande et prend tout ce qu'elle veut : entreprises, eaux, terrains", critiquait le quotidien Eleftherotypia (centre-gauche) tandis que le quotidien pro-gouvernemental Ta Nea titrait "Les boss sont devenus fous".

 

Le principal parti d'opposition a taxé pour sa part le gouvernement d'"hypocrisie" et réclamé la démission du ministre des Finances. La Grèce est parvenue en un an à réduire le déficit de ses finances publiques de six points de pourcentage et a engagé des réformes sociales majeures, comme celle des retraites et l'abaissement du traitement des fonctionnaires. Pour Ta Nea, la possible prolongation de la cure d'austérité est un signe que le Premier ministre Georges Papandréou envisage des élections anticipées. Selon ce quotidien, "beaucoup de choses vont se décider d'ici à 45 jours", notamment à l'issue d'un prochain sommet européen en mars qui déterminera si la Grèce obtient le rééchelonnement du remboursement de ses prêts de sauvetage.

 

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Published by conscience politique - dans FMI
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