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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 07:38
Pour l’ensemble de son œuvre tunisienne, MAM, la ministre des affaires étrangères, a été débarquée dimanche, lors du remaniement ministériel annoncé par Sarkozy en personne. Moins compréhensible, c’est que son compagnon, Patrick "Ollier"-Marie reste lui dans l’équipe Fillon. Mais gare aux prochaines révélations du Canard Enchaîné ! 

Sinon, Juppé est appelé en sauveur d’une diplomatie aux abois, Guéant aura la haute main sur les services de renseignements et Hortefeux va préparer une candidature de Sarkozy en 2012. 

Retrouvez les détails et la vidéo de l'intervention de Nicolas Sarkozy par ici. 

Tour d’horizon du remaniement dominical :


1. MAM, la retraite à 64 ansMAM et Sarkozy.

MAM paye la polémique sur ses vacances tunisiennes plus que controversées. C'est la fin d'un parcours qui était resté sans faute jusqu'à ses vacances de Noël. Neuf ans sans interruption à la tête des plus prestigieux ministères régaliens : Défense (première femme à ce poste) jusqu’en 2007, Intérieur (2007-2009), Justice (2009-2010). Michèle Alliot-Marie occupait le Quai d'Orsay depuis novembre dernier seulement. 

Dans sa lettre de démission, elle invoque notamment une campagne d'"attaques politiques et médiatiques" véhiculant "contre-vérités et amalgames" sur son compte. "Bien qu'ayant le sentiment de n'avoir commis aucun manquement, j'ai (...) décidé de quitter mes fonctions de ministre des Affaires étrangères et européennes", indique Michèle Alliot-Marie. Vous pouvez consulter cette lettre ici.

Curieux arbitrage de la part de Nicolas Sarkozy : curieusement, le compagnon de MAM, Patrick Ollier, reste lui au gouvernement. Le JDD rapportait pourtant vendredi cette phrase prêtée au ministre chargé des relations avec le Parlement : "Si elle part, je pars". Une phrase qu'il a démentie par la suite dans Sud-Ouest : "Je n'ai jamais dit ça, mais je me poserai la question". 
Reste à savoir ce qui se passera si le Canard Enchaîné (ou tout autre média) venait à faire de nouvelles révélations sur les relations des "Ollier-Marie" en Tunisie.


2. Juppé prend les rênes du Quai d'Orsay 

Trois mois seulement après son retour au gouvernement, Alain Juppé passe de la Défense aux Affaires étrangères, Pour bon nombre d’observateurs, avec ce changement de portefeuille, Alain Juppé devient en quelque sorte un "vice-Premier ministre". 

Le maire de Bordeaux revient au pied levé à un ministère étrenné de 1993 à 1995 dans le gouvernement d'Edouard Balladur. Avec succès, de l'avis général, notentLes Echos.
Alain Juppé, le 14 septembre 2009, à Bordeaux.La mission d'Alain Juppé aux Affaires étrangères : redorer l'image de la France à l'étranger et rassurer les diplomates français. Après les polémiques sur les vacances égyptiennes de François Fillon, sur les vacances de MAM en Tunisie, sur la gestion des révolutions arabes, sur le cas de Florence Cassez et les rapports avec le Mexique, le "fils spirituel" de Jacques Chirac a du pain sur la planche. 

En juillet 2010, Alain Juppé publait une tribune avec Hubert Vedrine (ministre des Affaires étrangères de Lionel Jospin) dans laquelle ils critiquaient la politique extérieure de Nicolas Sarkozy. "Cessez d'affaiblir le Quai d'Orsay", s'exclamaient les deux hommes.


3. Gérard Longuet arrive au gouvernement et remplace Juppé à la Défense 

Le patron des sénateurs UMP fait (enfin) son entrée au gouvernement. Lors du remaniement de novembre dernier, il avait fait part de sa déception de ne pas faire partie de l'équipe gouvernementale. 
Gérard Longuet.Le nouveau ministre de la Défense est un personnage controversé. Il a d'abord fait ses classes à l'extrême droite avec Alain Madelin et Patrick Devedjian. Il a été poursuivi pour financement illégal du Parti républicain, avant de bénéficier d'un non-lieu. Il a également été blanchi dans l'affaire des marchés publics d'Ile-de-France, dans laquelle il a été mis en examen, rappelle LeMonde.fr.


4. Brice Hortefeux passe du gouvernement à l'Élysée 

Condamné à deux reprises (pour atteinte à la présomption d'innocence et pour injure raciste envers un militant d'origine maghrébine, il a fait appel), le ministre de l'Intérieur paye aussi des résultats mitigés en matière de lutte contre l'insécurité. 
Brice Hortefeux.
Brice Hortefeux devient conseiller spécial de Nicolas Sarkozy à l’Elysée en vue de 2012. Un rôle de directeur de campagne avant l’heure, estime Le Parisien. En rapatriant son "ami de plus de 30 ans" à ses côtés, le président de la République semble donner le signe qu'il veut commencer à préparer la campagne présidentielle. 


5. Claude Guéant rentre au gouvernement et prend les rênes de l'Intérieur

De l'Élysée à la place Beauvau, Claude Guéant secrétaire général de l'Élysée rentre un peu plus dans la lumière. Ancien directeur général de la police nationale, ancien préfet, ancien directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy, Claude Guéant poursuivra la politique de Brice Hortefeux, explique L'Express. 

Claude Guéant



C'est l'homme de confiance, le bras droit du président qui s'installe dans un ministère que Sarkozy a toujours surveillé de près. Claude Guéant aura la haute main sur les services de renseignements de la DCRI (RG + DST).


Il est remplacé par Xavier Musca au secrétariat général de l'Élysée. Cet autre fidèle du chef de l'État était jusque là secrétaire général adjoint de l'Elysée, en charge de l'économie et des finances. C'est lui qui pilotait les dossiers G8 et G20.

 

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Published by conscience politique - dans France
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