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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 15:33

 

Mediator : Les politiques exonérés de responsabilité

 

Le rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS) sur le Mediator, rendu public samedi 15 janvier, ne porte que sur la sphère administrative. Les hommes politiques n'ont pas été auditionnés par les trois inspecteurs.

A l'issue de dizaines d'auditions, ceux-ci arrivent toutefois à la conclusion que les ministres concernés n'ont reçu aucune information sur le risque que représentait le médicament. "Les ministres et leurs services centraux ne disposaient pas d'informations précises sur le problème sanitaire représenté par le Mediator", indique le rapport. Néanmoins, "ils auraient dû être attentifs à la nécessité de réformer le système de pharmacovigilance", a affirmé le rapporteur, Aquilino Morelle, lors de la conférence de presse de samedi.

Leur attention aurait dû être attirée par trois rapports, un audit de l'IGAS de décembre 2002, le rapport de la mission d'évaluation et d'expertise de la veille sanitaire en France de 2006, et un autre de la Cour des Comptes la même année.

LES MINISTRES EXONÉRÉS DE RESPONSABILITÉ

Les ministres sont donc exonérés de responsabilité quant aux risques.

En revanche, trois d'entre eux, Elisabeth Guigou, Bernard Kouchner et Jean-François Mattéi, ont été saisis d'une demande de baisse du taux de remboursement du Mediator, et n'y ont pas donné suite, selon le rapport. La direction de la sécurité sociale avait envoyé le 24 décembre 2001 une note à deux des membres du gouvernement Jospin dont elle dépendait, Elisabeth Guigou, ministre de l'emploi et de la solidarité, et Bernard Kouchner, ministre de la santé.

Deux ans plus tôt, la commission de la transparence, chargée d'évaluer les médicaments dans le cadre de leur remboursement, avait jugé que le Mediator ne devait plus être remboursé. Constatant qu'il l'était toujours à hauteur de 65 %, la sécurité sociale proposait une baisse du taux de remboursement à 35 %, un premier pallier appliqué à de nombreux médicaments. Cette proposition est restée sans suite, notent les inspecteurs de l'IGAS.

La sécurité sociale avait réitéré sa demande un an et demi plus tard auprès de Jean-François Mattéi, ministre de la santé du gouvernement Raffarin. "La baisse est particulièrement nécessaire pour le Mediator", préconisait-elle dans une note du 8 août 2002. Une deuxième note sera envoyée au cabinet de M. Mattéi le 11 décembre 2002, puis un rappel le 23 février 2003. Ces courriers sont restés sans suite. Le Mediator est resté remboursé au taux de 65 % jusqu'à son retrait du marché, en novembre 2009.

Si ces trois ministres avaient cherché à suivre les recommandations de la Sécurité sociale, et donc à baisser le niveau de remboursement du Mediator, il est cependant probable que les autorités sanitaires auraient émis un avis négatif. Comme à chaque étape, elles auraient fait valoir que l'étude des laboratoires Servier sur le médicament était encore en cours.

Marie-Pierre Subtil

Jacques Servier cité à comparaître dans l'affaire du Mediator

 

  

 

Photo prise le 21 mai 1985 au palais de l'Elysée, à Paris, du président des laboratoires Servier Jacques Servier décoré par le président François Mitterrand de l'ordre national du Mérite.

Photo prise le 21 mai 1985 au palais de l'Elysée, à Paris, du président des laboratoires Servier Jacques Servier décoré par le président François Mitterrand de l'ordre national du Mérite.AFP/G

 
Le fondateur et président du laboratoire Servier, Jacques Servier, fabricant du Mediator, est cité à comparaître le 11 février devant le tribunal de grande instance de Nanterre, annonce Le Figaro, lundi 17 janvier. M. Servier, 88 ans, sera appelé à comparaître le 11 février à 13 h 30 devant la 15e chambre correctionnelle du TGI de Nanterre, précise le quotidien.

"Sont également cités les laboratoires Servier et Biopharma, qui a commercialisé le Mediator, mais aussi des personnes physiques comme le directeur général délégué et pharmacien responsable de la firme", ajoute-t-il. Le choix de cette procédure vise à obtenir un jugement beaucoup plus rapide que par le biais de poursuites classiques.

Le 11 janvier, l'Association des victimes de l'Isoméride et du Mediator a déposé 116 plaintes au parquet de Paris pour homicides et blessures involontaires provoqués par ce médicament commercialisé en 1976.

Le Mediator (dont le principe actif est le benfluorex), un médicament des laboratoires Servier destiné aux diabétiques en surpoids, prescrit aussi comme coupe-faim à des non-diabétiques, avait été retiré de la vente en France en 2009 en raison des risques cardiaques encourus par les patients. Cinq millions de malades l'ont utilisé.

Le ministre de la santé, Xavier Bertrand, a dénoncé le 15 janvier "une responsabilité première et directe" de Jacques Servier et s'est engagé, à la suite de l'affaire, à une refonte du système de contrôle des médicaments. A l'automne 2010, l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) avait révélé une estimation de la Caisse nationale d'assurance-maladie selon laquelle le médicament aurait fait au moins 500 morts en trente-trois ans.

 

L'affaire du médicament MEDIATOR RESSEMBLE DE PLUS EN PLUS AU SANG CONTAMINE (hiv) ! Avec son cortége de : "Responsable mais pas Coupable "! Des 500 a 2000 morts occasionnés par ce médicament meurtrier ! Nouveauté : Le PS et l'UMP se tiennent les coudes ! Puisque 10 Ministres de droite et du PS sont mis en cause !

 

 

 

Hirsch et Kouchner "ne savaient rien" en 1998

Kouchner et Hirsch, l'ancien secrétaire d'État à la Santé et son directeur de cabinet affirment n'avoir rien su de l'alerte lancée contre l'antidiabétique.

Hirsch et Kouchner "ne savaient rien" en 1998

Les responsables politiques socialistes chargés de la Santé en France en 1998 disent avoir tout ignoré de l'alerte lancée à l'époque par l'Agence française du médicament sur la dangerosité du Mediator. Cet antidiabétique également utilisé comme coupe-faim n'a été retiré du marché français qu'en 2009 alors que l'Espagne et l'Italie ont interdit sa commercialisation dès 2003. Il serait, selon l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps, nouveau nom de l'Agence du médicament), à l'origine d'au moins 500 décès en France depuis sa commercialisation en 1976. Mais l'Afssaps estime que le nombre de victimes pourrait s'élever à 2.000 si l'on prend en compte les personnes qui sont mortes longtemps après l'avoir pris.

Le Figaro a publié vendredi une lettre alarmante adressée à l'Agence du médicament le 21 septembre 1998 par trois professeurs, dont Hubert Allemand, médecin conseil de la Caisse nationale d'assurance-maladie. "Il est en effet assez paradoxal de constater que la prescription de Mediator est tout à fait libre tandis que celle des médicaments du groupe des amphétaminiques est strictement encadrée depuis mai 1995", estiment les médecins de la Sécurité sociale dans un courrier qui n'a eu aucune suite.

Dès septembre 1997, l'Isoméride, autre médicament coupe-faim des laboratoires Servier, qui commercialisaient le Mediator, était retiré du marché mondial du fait du risque d'hypertension artérielle pulmonaire et de maladies des valves cardiaques. Or le Mediator et l'Isoméride ont des caractéristiques chimiques très proches. Martin Hirsch, qui était en 1998 directeur de cabinet du secrétaire d'État à la Santé Bernard Kouchner, a déclaré dimanche sur Canal+ ne pas avoir entendu parler de cette mise en garde.

 

 

 

Mediator acte 2

L'affaire médiator

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Published by conscience politique
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