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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 19:46

Michèle Alliot-Marie prise à partie par les Palestiniens à Gaza

 

Elle a été vivement prise à partie par des dizaines de Palestiniens en colère qui ont bloqué le véhicule dans lequel elle circulait et tapé du poing sur son capot en criant "Hors de Gaza!", à son arrivée dans le territoire sous contrôle du mouvement islamiste. Elle n'a pas été blessée, mais un des membres de son entourage a dû subir un contrôle médical.

Une pluie d'oeufs et de babouches s'est abattue sur le pare-brise de la voiture, alors que la ministre y reprenait place après avoir visité un hôpital détruit par les forces israéliennes durant le conflit de 2008-09. Les forces de sécurité du Hamas ont dû intervenir pour permettre au véhicule de repartir.

Les manifestants étaient des proches de Palestiniens détenus en Israël, indignés par les propos attribués la veille à la ministre française lors d'une rencontre avec les parents de Shalit, qui possède aussi la nationalité française.

Selon une radio israélienne, la ministre a parlé à son sujet de "crime de guerre" sans s'indigner du sort des milliers de prisonniers palestiniens. Mais son entourage a déclaré que ces propos, aussitôt dénoncés par le Hamas, avaient été déformés.

Le Hamas réclame la libération de centaines d'entre eux en échange de celle de Shalit. "Nous rejetons cette déclaration et nous exhortons la France à revoir sa position qui ne sert pas le rôle qu'elle joue dans la région", a déclaré Sami Abou Zouhri, porte-parole du Hamas. L'Allemagne et l'Egypte travaillent depuis des mois, sans succès, à la libération de Shalit.

"QUITTEZ GAZA!"

Michèle Alliot-Marie, dont c'est le premier voyage dans la région depuis sa nomination à la mi-novembre à la tête de la diplomatie française à la faveur du remaniement ministériel, s'est vu intimer l'ordre de quitter immédiatement le territoire par les protestataires qui frappaient sur sa 4x4.

Les manifestants étaient pour la plupart des proches des Palestiniens détenus en Israël protestant contre les propos attribués jeudi à la ministre.

La manifestation a eu lieu alors qu'Alliot-Marie quittait un l'hôpital reconstruit par la France après avoir été détruit par Israël durant son offensive dévastatrice contre le Hamas à Gaza. "Quittez Gaza!" lui enjoignait la banderole d'un manifestant.

Alliot-Marie, un des rares dirigeants occidentaux à s'être rendu à Gaza depuis le conflit de l'hiver 2008-2009, a rencontré jeudi à Jérusalem les parents de Shalit, dont on pense qu'il est encore vivant bien que le Hamas le prive de tout contact avec le monde extérieur.

Alliot-Marie n'a fait aucune allusion vendredi à ce dossier, se bornant à dire à la presse que la France restait attachée à une solution du conflit israélo-palestinien.

"La France tient à Gaza. La France n'abandonnera pas Gaza. Je tient à vous dire la détermination de la France à aboutir à un double objectif: établir un Etat palestinien et garantir la sécurité d'Israël."

La ministre française a par ailleurs invité l'Etat juif a lever le strict blocus qu'il impose au territoire palestinien tombé en juin 2007 aux mains du mouvement islamiste, estimant qu'il ne faisait qu'y alimenter la violence et y accroître la pauvreté.

Israël a déclaré que la libération de Shalit était une des conditions de la levée de ce blocus.

Marc Delteil, pour le service français, édité par Jean-Loup Fiévet

 

 

 

 

La ministre des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie a été bousculée par des Palestiniens qui lui ont lancé des oeufs et l'ont manquée de peu avec une chaussure vendredi dans la Bande de Gaza, lui reprochant des propos qu'elle n'avait en réalité pas tenus. C'était la première visite d'un chef de la diplomatie française dans la Bande de Gaza depuis 2005. Lire la suite l'article

Les incidents se sont soldés par une légère blessure à la tête de l'un des membres de la délégation française, Valérie Hoffenberg, représentante de la France pour le processus de paix au Proche-Orient. Cette dernière s'est dite "extrêmement choquée". "Je dois dire que je n'ai jamais vu autant de haine dans les yeux que là en quelques heures", a-t-elle ajouté dans un entretien téléphonique à l'Associated Press, estimant toutefois que "ça ne correspond certainement pas à tous les habitants de Gaza".

"Il faut ramener les choses à leur juste proportion, c'est un petit groupe de personnes un peu excitées", a également déclaré le porte-parole des Affaires étrangères à l'AP. "Quelques petites manifestations ne doivent pas occulter l'engagement de la France en faveur des populations gazaouies", a insisté Bernard Valero.

Les manifestants croyaient que Mme Alliot-Marie avait qualifié de "crime de guerre" l'enlèvement en juin 2006 du soldat franco-israélien Gilad Schalit, détenu depuis par le Hamas dans la Bande de Gaza. C'est en réalité le père du militaire, Noam Schalit, qui a tenu ces propos la veille après avoir rencontré la ministre à Jérusalem.

Réagissant à ces propos mal attribués, un porte-parole du Hamas, Sami Abou Zuhri, a reproché à la cheffe de la diplomatie d'être "totalement partiale au profit d'Israël" et d'ignorer les milliers de Palestiniens détenus en Israël. "Ce sont eux les vrais prisonniers de guerre", a-t-il lancé.

Un peu plus tard, des dizaines de Palestiniens parents de détenus en Israël attendaient Mme Alliot-Marie au point de passage d'Erez entre Israël et la Bande de Gaza. Certains se sont allongés sur la route et d'autres ont sauté sur sa voiture, tandis que des oeufs ont volé. La ministre a évité une chaussure au moment où elle montait dans une jeep, sous une importante protection.

La police du Hamas au pouvoir dans le territoire a finalement dispersé les manifestants mais d'autres se sont réunis devant un bureau des Nations unies à Gaza, première arrêt de la ministre française, avant de la suivre à l'hôpital Al-Quds, récemment réhabilité avec des fonds français. Des oeufs ont encore été lancés sur le convoi.

La France considère Gilad Schalit comme un otage dont elle exige la libération. "Sa situation d'isolement total, d'absence de tout contact, sans accès du Comité international de la Croix-Rouge, sans échanges avec sa famille, sans même un signe de vie depuis très longtemps est profondément inhumaine", a réaffirmé Mme Alliot-Marie dans un entretien publié vendredi par le quotidien israélien "Haaretz" (classé à gauche). En 2009, une vidéo montrant le jeune soldat avait été diffusée par ses ravisseurs.

La France et l'Union européenne considérant le Hamas comme une organisation terroriste qui a pris illégalement le contrôle de la Bande de Gaza en 2007, la ministre des Affaires étrangères n'a pas rencontré de responsables du Mouvement de la résistance islamique pendant sa visite à Gaza.

Lors d'un discours au Centre culturel français, elle a appelé à la création d'un Etat palestinien indépendant et à la sécurité pour Israël. Elle a également exhorté l'Etat hébreu à lever totalement les restrictions à la circulation des biens et des personnes venant de ou à destination de la Bande de Gaza.

Michèle Alliot-Marie, qui est arrivée jeudi en Israël, se rendait ensuite en Egypte et devait achever sa visite au Proche-Orient à Amman en Jordanie dimanche. AP

 

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Published by conscience politique
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