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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 09:15

 

La génération « papy boom » du PS

 

 

 

Les scrutins tenaient de la formalité. Les conseils régionaux ont élu hier leurs présidents. À l'exception de la Corse et de l'Alsace, les sortants ont, sans surprise, été reconduits en métropole. Les alliances ont trouvé un nouvel équilibre, entre socialistes, écologistes et Front de gauche.


  

 

Les exécutifs ont été remaniés en fonction du rapport de forces sorti des urnes. Mais dans les sièges présidentiels, on retrouve les mêmes têtes.

 

Portrait robot : le président socialiste est un homme aux cheveux grisonnants, bien installé dans son fauteuil. En moyenne, le capitaine est âgé de 64 ans. Tous occupaient déjà leur place avant les élections. Six d'entre eux empilent depuis hier un troisième mandat, dont Daniel Percheron qui est entré en fonction en cours de mandat, en 2001. Six aussi, pas toujours les mêmes, cumulent le poste avec un mandat de parlementaire, une pratique à laquelle le PS veut mettre fin... à partir de la prochaine élection.

 

 

 

Le message du suffrage universel est clair. Si la valeur n'attend pas le nombre des années, elle ne décroît pas non plus avec celui-ci. Les employeurs frileux à l'idée d'embaucher des seniors pourraient s'en inspirer. Cette moyenne d'âge est aussi un clin d'oeil au PS lui-même qui revendique le droit à une retraite à 60 ans. Née dans les années 40, la génération devenue « papy boom » est encore très active.

Martin Malvy, doyen des présidents de région, du haut de ses 74 ans, a été réélu dimanche dernier pour un troisième mandat en Midi-Pyrénées. Avec, 67,77 % des suffrages, le plus haut des scores des socialistes !

Mais le constat révèle aussi la difficulté du PS à faire émerger une nouvelle génération. La parité est obligatoire sur les listes. Mais seules deux régions sont dirigées par des présidentes, le Poitou-Charentes de Ségolène Royal et la Franche-Comté de Marie-Marguerite Dufay. Le Parti socialiste s'était fait fort de placer 15 % de candidats représentants la « diversité » en position éligible. Mais le symbole d'un président issu de l'immigration devra encore attendre.

Le principal mouvement d'opposition prépare pourtant l'alternance. Or, seule Ségolène Royal utilise la région comme tremplin, comme laboratoire non pas uniquement d'idées, mais aussi d'ambitions. Les régions semblent parfois confinées au rang de baronnies, qu'il faut notamment défendre contre la réforme territoriale en cours d'élaboration.

Si la gauche revient un jour aux responsabilités nationales, elle devra piocher parmi l'expérience des élus locaux pour constituer un gouvernement.

L'échelon régional, malgré des pouvoirs élargis, ne parvient pas à s'imposer comme une marche vers de plus hautes fonctions. Mieux valent, pour construire une carrière, la proximité d'une mairie et la tribune de l'Assemblée nationale.

Le message du suffrage universel est clair. Si la valeur n'attend pas le nombre des années, elle ne décroît pas non plus avec celui-ci.

 

 

 

La Voix du Nord

 

 

 

 

 

Des triomphes, des bides, des poches de résistance et des effets trompeurs

 

 


 

 

> Effets trompeurs La comparaison du nombre de sièges obtenu en 2004 et 2010 est instructive. Les chiffres relevés par La Lettre de l'opinion confirment la poussée d'Europe Écologie (+ 104, de 159 à 263) mais relativise les effets pour les autres. En raison de ses stratégies d'accord, le triomphateur PS ne gagne que quarante sièges (714 contre 754). La poussée verte coûte surtout cher au Front de gauche (89 sièges en moins).

Malgré la claque, la majorité présidentielle en gagne 39, passant de 421 à 460 ! L'UMP perd 15 sièges mais le Nouveau Centre en gratte 11 ainsi que les petits partis agrégés. La disparition de l'UDF expliquant cela. Le choc des scores du FN dans les régions les plus en crise est à atténuer. Sur la France, le Front national passe de 156 sièges à 118. Vous l'auriez parié ?

> Cartons roses Martin Malvy, le président de Midi-Pyrénées est le champion toutes catégories du PS avec un score de 67,77 % (10 % de plus mais 5 000 voix de moins qu'en 2004).

Sur le podium rose, il est suivi par Ségolène Royal en Poitou-Charentes (60,61 %) qui gagne deux sièges par rapport à 2004 et se replace dans le jeu national. Le troisième larron est moins connu. René Souchon passe 59,68 % en Auvergne au ministre Alain Marleix. Cette région avait été prise à Valéry Giscard d'Estaing en 2004. Enfin, Alain Rousset obtient en Aquitaine le meilleur score en triangulaire (56,34 %).

> Corsica gauche L'assemblée territoriale de Corse était tenue par la droite depuis vingt-cinq ans. Paul Giaccobi dans la quadrangulaire obtient une majorité relative (36,62 %). Il faudra travailler avec les nationalistes de Gilles Simeoni (25,89 %).

> Un petit Vert La fusion PS - Europe Écologie a fonctionné à pleins poumons. Une région dérogeait à la nouvelle règle, la Bretagne. Guy Hascoët, ancien député du Nord (1997-2000), a montré là que l'alliance des programmes et des hommes n'est pas toujours simple. Surtout que dans la triangulaire, le socialiste Jean-Yves Le Drian était sûr de s'imposer. L'opération est blanche pour Hascoët qui réclamait à la liste PS 14 à 15 sièges et en obtient 11.

> Le fort d'Alsace Philippe Richert sauve l'honneur de l'UMP en métropole. Il améliore même le score de feu Adrien Zeller (46,16 %). L'électorat alsacien traditionnel s'est mobilisé avec une participation passant de 43 à 51 % entre les deux tours.

> Outre-mer à droite La majorité présidentielle sauve son bilan avec le gain de deux régions d'outre-mer. Didier Robert rafle la Réunion, perdue dans une triangulaire entre le cacique du parti communiste réunionnais Paul Vergès (allié à une liste de droite) et le socialiste Michel Vergoz. C'est la fin d'un système. En Guyane, Rodolphe Alexandre, ancien du PSG (Parti socialiste guyanais) investi par l'UMP et maire de Cayenne, domine Christiane Taubira. Deux victoires avec des particularités locales en somme.

> Ministres en miettes Il ne faisait pas bon être ministre et tête de liste. Valérie Pécresse a résisté en Île-de-France (43,31 %), ainsi qu'Alain Joyandet en Franche-Comté (38,36 %) et Hervé Novelli dans le Centre (36,46 %) dans des triangulaires. Pour le reste, la claque est sévère pour Dominique Bussereau, Alain Marleix, Bruno Le Maire, Xavier Darcos et Valérie Létard.

> Les petits fours Valérie Létard donc (25,91 %) et Raymond Couderc en Languedoc-Roussillon (26,43 %) réalisent les moins bons scores à droite dans des triangulaires. Brigitte Barrèges en Midi-Pyrénées (32,23 %) est la pire en duel. À gauche, la Réunion et la Guyane ont été des échecs pour les raisons citées plus haut. En métropole, Michel Vauzelle s'impose mais perd un siège en PACA.

> MoDem d'Aquitaine Le député béarnais Jean Lassalle sauve la peau du MoDem. Il arrache 10 sièges en Aquitaine (15,65 %), les seuls dans le pays du mouvement orange de François Bayrou. Peut-on avoir un destin présidentiel sans élus ?

> Demi Front national La totalisation sur le pays du score du FN (9,17 %) n'a pas grand sens puisqu'il n'a pu se maintenir que dans douze régions, grosso modola moitié est de la France, allant de la Haute-Normandie au Languedoc-Roussillon. L'air de l'Atlantique a plus qu'un effet iodé.

Pour son dernier combat, Jean-Marie Le Pen en PACA (22,87 %) passe le relais à sa fille Marine (22,2 %, lire en pages Région ). La contagion gagne les deux régions limitrophes des fiefs des Le Pen (19,38 % en Languedoc-Roussillon, 19,3 % en Picardie).

 

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Published by conscience politique - dans parti politique
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