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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 18:20

 

La "Journée de la colère" contre l'impéritie du gouvernement fait sept morts en Irak

Au milieu d'un important déploiement militaire et policier, quelque 5 000 manifestants se sont rassemblés sur la place Tahrir de Bagdad.

Des manifestants en colère ont lancé des pierres vendredi à Bagdad, alors que des milliers d'autres personnes protestaient pour une "Journée de la colère" contre le gouvernement dans le reste de l'Irak, où sept d'entre elles ont été tuées par les forces de l'ordre. Les Irakiens ont été forcés de marcher jusqu'à la place Tahrir, dans le centre de Bagdad, le commandement militaire de Bagdad ayant interdit toute circulation automobile.

Au milieu d'un important déploiement militaire et policier, quelque 5 000 manifestants étaient rassemblés sur la place, alors que d'autres protestataires affluaient. Des restrictions ont également été imposées sur les manifestations à travers le pays. Les forces de sécurité ont bloqué avec de grands blocs de béton l'entrée du pont al-Joumhouriya menant à la zone verte, le secteur ultra-sécurisé qui abrite le siège du gouvernement et l'ambassade des États-Unis.

"Nous n'avons rien"

Des manifestants sont parvenus à renverser deux blocs de béton et ont commencé à jeter des pierres, des chaussures et des bouteilles d'eau sur la police antiémeute et les soldats qui ont fini par les bloquer. Un député, Sabah al-Saadi, qui essayait de rencontrer des manifestants a été accueilli par des huées. "Pourquoi les députés ont un salaire de millions de dinars (des milliers de dollars) ? et nous n'avons rien !" lui a lancé un manifestant. Au nord de Bagdad, des affrontements ont éclaté entre forces de sécurité et manifestants à Hawija, au nord de Bagdad, et à Mossoul (nord), où sept manifestants ont été tués par balle, selon la police.

Depuis le début du mouvement populaire il y a quelques semaines en Irak, onze manifestants et un policier ont été tués. S'inspirant des révoltes en Tunisie et en Égypte, un mouvement dénommé "la Révolution de la colère irakienne" a appelé via Facebook à manifester pour exiger "le changement, la liberté et une démocratie véritable".

"Des citoyens irakiens ordinaires" (manifestants)

La majorité des organisateurs insistent sur leurs seules revendications de "réformes". "Il ne s'agit pas de faire tomber le gouvernement", soulignent-ils dans un communiqué. "Les gens viennent à pied jusqu'à la place", a affirmé l'une des organisatrices, Chourouq al-Abayachi. "L'annonce tardive de l'interdiction de la circulation automobile vise bien sûr à tenter d'empêcher les gens de venir". "Je suis venu à pied de Sadr City (quartier est de Bagdad), ça m'a pris deux heures, mais j'ai décidé de venir, parce que je veux que le gouvernement change la situation", a indiqué Chachef Chenchoun, 48 ans.

Jeudi, le Premier ministre Nouri al-Maliki a accusé les organisateurs de la manifestation d'être des partisans de l'ancien dictateur Saddam Hussein, des "terroristes", appelant "dans un souci de contrecarrer les plans des ennemis" à ne pas participer spécifiquement à cette manifestation. "Aucun de nous n'appartient à al-Qaida ni aux partisans de Saddam, nous sommes des citoyens irakiens ordinaires qui protestons contre l'absence de services publics, la corruption et nous voulons la réforme du système", a rétorqué Chourouq al-Abayachi.

Dans le Sud, le gouverneur de Bassora a démissionné après que quelque 3 000 personnes ont manifesté dans cette ville, alors qu'à Nassiriya (sud), Kout et Kerbala (centre), des centaines de personnes ont crié "Menteur, menteur, Maliki". Un responsable du gouvernement a indiqué à l'AFP que M. Maliki avait démis de ses fonctions le gouverneur de Bassora. Pour tenter de calmer la grogne, le gouvernement a récemment multiplié les gestes, augmentant notamment d'un milliard de dollars le montant alloué aux rations alimentaires distribuées à six millions de familles.

 

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Published by conscience politique - dans Maghreb et Moyen-Orient
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