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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 09:53

Le premier ministre tunisien Mohamed Ghannouchi, dont les manifestants réclamaient le départ, a annoncé dimanche sa démission au cours d’une conférence de presse à Tunis. De violents affrontements ont fait plusieurs morts depuis vendredi soir.

 

Photo twitter - Tunis ce 25 février

Source : Le Figaro

Dimanche, les jeunes et la police s’affrontent à Tunis. En Oman, au moins deux manifestants ont été tués par les forces de l’ordre. La vague de contestation se poursuit aussi en Algérie, au Yémen, à Bahreïn et en Irak.

Nouvelles violence dimanche à Tunis

A Tunis, de nouvelles violences ont éclaté dimanche dans le centre de Tunis. Des jeunes ont lancé des pierres sur des immeubles et dressé des barricades pour freiner l’avancée des policiers, qui ont tenté en vain de les disperser à coups de gaz lacrymogènes. La veille, des affrontements similaires avaient fait trois morts.

Le ministère de l’Intérieur avait d’ailleurs annoncé samedi l’interdiction de circuler pour les piétons et les voitures dans l’avenue Habib Bourguiba dans le centre de Tunis. Lors des affrontements, la police a procédé à de nombreuses arrestations musclées et demandé des renforts.

La police tue deux manifestants dans le sultanat d’Oman

Deux manifestants ont été tués et cinq blessés dimanche par des tirs de la police lors de la dispersion d’une manifestants de chômeurs à Sohar, à 200 km au nord de Mascate, a indiqué une source au sein des services de sécurité.«Ils ont été tués par des balles en caoutchouc lors d’une tentative d’attaque contre un poste de police», précise une source au sein des services de sécurités.

Selon des témoins, les manifestants, quelque 250 personnes, se sont ensuite rassemblés sur un rond-point proche qu’ils ont rebaptisé «rond-point de la Réforme». La police a tenté de les disperser à nouveau avant de quitter les lieux. Les manifestants ont scandé des slogans demandant des emplois, de meilleurs salaires pour les Omanais et des mesures de lutte contre la corruption.

 

Une manifestation empêchée samedi à Alger

A Alger, des centaines d’opposants, emmenés par le président du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD) Saïd Sadi, n’ont même pas pu se réunir Place des Martyrs, leur lieu de rendez-vous. Ils se sont retrouvés encerclés par les forces de l’ordre avant même le début de la marche. Les policiers ont réussi à repousser vers le front de mer les partisans du RCD. Saïd Sadi a dénoncé «les brutalités de la police», affirmant avoir lui-même été «violemment bousculé» par des éléments du cordon policier. Une vingtaine de partisans du président Abdelaziz Bouteflika sont ensuite apparus, brandissant des portraits, scandant son nom et affichant une pancarte en arabe : «Les Algériens sont pro-Bouteflika, ils ne veulent pas de la Coordination des avides». La présence de la police entre les deux camps a évité tout affrontement.

La manifestation devait se diriger de la Place des Martyrs vers celle du 1er Mai, à 4 km de là, selon un modus operandi similaire aux manifestations avortées des 12 et 19 février mais suivant un itinéraire inversé. Cette marche avortée intervient après la levée jeudi de l’état d’urgence décrété il y a 19 ans. Mais les manifestations de rue demeurent interdites dans la capitale. Outre la levée de l’état d’urgence, le pouvoir a annoncé une série de mesures en faveur de l’économie, de l’emploi et du logement pour tenter de se mettre à l’abri d’une contestation similaire à ce qui s’est passé en Egypte ou en Tunisie.

 

A Sanaa, les chefs tribaux se rallient à l’opposition

Au Yémen, d’importants chefs tribaux ont annoncé samedi lors d’un vaste rassemblement près de Sanaa leur ralliement à la contestation du président Ali Abdallah Saleh. Ce ralliement, après celui de l’opposition parlementaire et des rebelles zaïdites (chiites) dans le Nord, élargit encore le cercle des contestataires du régime de Saleh, au pouvoir depuis 32 ans. Les chefs de deux des plus importantes tribus du pays où la structure clanique est très importante, les Hached et les Baqil, se sont dissociés du pouvoir. L’un des chefs des Hached, cheikh Hussein ben Abdallah Al-Ahmar, a annoncé sa «démission du Congrès populaire général (de Saleh, ndlr) pour protester contre la répression des manifestants pacifiques à Sanaa, Taëz et Aden».

Ce ralliement intervient au lendemain d’une journée de forte mobilisation à travers le pays où des dizaines de milliers de personnes ont participé à des prières collectives et des marches exigeant «la chute du régime». A Aden, la grande ville du Sud à la pointe de la contestation, a vécu dans la nuit «de véritables scènes de guerre menées par des éléments de la garde républicaine (corps d’élite de l’armée) qui ont pris pour cible «des jeunes innocents voulant manifester pacifiquement», selon un habitant. Selon le ministère de la Défense, trois personnes, un soldat et deux civils, ont péri. Mais des sources médicales ont fait état de quatre morts et d’au moins 40 blessés.

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Published by conscience politique - dans Maghreb et Moyen-Orient
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