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Sarko land

Lundi 14 février 2011 1 14 /02 /Fév /2011 16:24

La séquence est incroyable. Depuis des mois, Nicolas Sarkozy s'exerce à redonner une belle image, sérieuse et protectrice de son action gouvernementale et de sa propre personne. On sait combien l'exercice était préparé et artificiel. Dans quelques heures, il sera sur TF1. Depuis des semaines, il a sillonné la France de ses voeux archi-maîtrisés. On ne sait toujours excellent et efficace en campagne. On n'imaginait pas qu'il pouvait saborder lui-même cette entreprise électorale. Un dérapage à Pornic, des voyages Bling Bling pour quelques ministres et lui-même, et voici des mois d'efforts réduits en poussière en quelques jours à peine. 


Sarkozy : voyage de Riches contre rigueur de pauvres.


Privatiser la Sécu ? 
Mardi, Nicolas Sarkozy clôturait un colloque du Conseil Economique et Social sur la dépendance, « son » grand chantier pour 2011. Cette concertation est une opération avant tout médiatique dont Nicolas Sarkozy, comme hier avec les retraites, n'a pas l'intention de prendre en compte; Il a déjà ses convictions, comme celle privatiser au mieux le financement croissant de la dépendance. Tout sera question de curseur. A chaque occasion, il répète ses idées, qu'importe les sondages et réflexions alternatives. Selon un récent baromètre Banque Postale Prévoyance - « La Tribune », 75% des Français interrogé, âgés de 35 à 75 ans sont favorables à une prise en charge de la dépendance, via les impôts et les taxes. Mais mardi à Paris, le candidat ne s'empêcha pas de plaider pour ses propres options, à savoir le recours à l'assurance privée, compte tenu des déficits publics : « Je demande à chacun d'entre vous d'examiner toutes les options possibles, de n'écarter d'emblée aucune solution, y compris celle de l'assurance, pour des a priori idéologiques. L'idéologie n'a rien à faire dans une affaire de cette importance et de cette gravité.» Ou encore : « Quand nos finances publiques sont dans la situation où elles sont, quand le travail est à ce point taxé, quand 5 millions de Français ont déjà souscrit une assurance dépendance, est-il raisonnable de ne pas s'interroger sur le rôle que peuvent jouer les mutuelles, les compagnies d'assurances et les organismes de prévoyance ? » 

Évidemment, Sarkozy s'est défendu de vouloir « utiliser la dépendance pour privatiser insidieusement l'assurance maladie ». Évidemment ! La semaine dernière, sa ministres aux solidarités actives, Roselyne Bachelot, avait livré les premières conclusions de ses propres consultations avec les partis politiques, les syndicats et et des associations, avant que les différents groupes de travail installés voici quelques semaines ne débutent leurs travaux : refus d'une privatisation du système (« Personne ne veut de privatisation. Chacun, y compris le Medef et la Fédération des sociétés d'assurance, est favorable à un système majoritairement national.»), libre choix entre maintien à domicile et établissement spécialisé, développement de la prévention, les principes semblent clairs. Mais Bachelot s'est empressé d'en minimiser la portée : « C'est ce que je retiens de cette première étape : la “non-maturation” du débat, aussi bien dans l'opinion publique que parmi les leaders. Il existe même parfois une méconnaissance du fonctionnement concret du système actuel. Du coup, tout le monde juge utiles les six mois de débat qui s'ouvrent.» En d'autres termes, personne n'y connaît rien, laissez nous faire ! 

Pourtant, la ministre a relayé quelques-unes des propositions très concrètes (extension de la CSG, réforme fiscale, et même recours aux complémentaires privées) qu'elle a reçu sur le financement de la dépendance. Mais visiblement, cela ne suffisait pas. Nicolas Sarkozy a d'autres plans. 

Les siens. 

Réduire les aides à l'emploi 
Mardi, le gouvernement s'est félicité d'avoir co-financé quelques 533.000 contrats aidés (dont 417.000 dans le secteur non-marchand), « ce qui a contribué à limiter la hausse du nombre de chômeurs » précise-t-il. Pour 2011, [alors que le chômage continue de progresser]url:../../../../La-France-qui-pleure-contre-la-Presidence-des-Riches_a202632.html , le ministre du Travail Xavier Bertrand soutient que le nombre de contrats aidés sera ramené à 390.000, soit une baisse de 27%. Quel effort ! 

Pour faire reculer le chômage, le ministre avance des mesures de simple affichage : « accès prioritaire aux contrats aidés et à la formation professionnelle » pour les chômeurs de longue durée, « incitations » (non précisées) en faveur de l'alternance pour les plus jeunes, création d'un « dispositif unifié et plus efficace » (tout aussi flou) pour les licenciés économiques. Enfin, Bertrand promet de raccourcir les délais, simplifier les démarches et soutenir les « formations des métiers qui recrutent ». Bref, aucune promesse précise. 

Sur le terrain, les nouvelles sont bien sombres. Dix-sept missions locales pour l'emploi des Jeunes de Bretagne viennent ainsi d'apprendre que leur budget 2011 allait être réduit. Elles perdront 60 conseillers d'accompagnement, soit 14% des 433 effectifs ! Non seulement les financements du plan de relance n'ont pas été reconduits, mais l'Etat réduit leurs budgets de 5% supplémentaires. En Bourgogne, à Dijon, la mission locale perd 10% de son effectif. 

... et voyager bon marché 
Depuis lundi, Nicolas Sarkozy se prépare à son émission face aux Français, prévue jeudi soir sur TF1. Jean-François Copé, secrétaire général désigné à l'UMP, prépare ses troupes. Il a adressé un courrier aux militants UMP leur demandant de « réserver leur soirée du 10 février » pour mieux faire part de leurs « réactions et commentaires sur les différents sites d'actualités disponibles sur Internet » et « faire face aux campagnes de désinformation et de démagogie orchestrées par l'opposition et relayées sans scrupule par certains médias.» Copé a loué, mardi matin, la réponse de son rival François Fillon aux magistrats protestataires, et dénoncé le harcèlement dont Michèle Alliot-Marie serait victime. Il paraît que cette affaire des jets agace profondément Nicolas Sarkozy; le candidat se serait bien passé de telles polémiques dans son entreprise électorale de reconquête de l'opinion. Et pourtant, ces abus ne concernent pas que la ministre des affaires étrangères. 

Le weekend dernier, Nicolas et Carla Sarkozy se sont offerts un voyage privé et discret à New-York. Cette fois-ci, nul jet étranger. Le Falcon 7X était bien français, de l'Escadron de transport, d'entraînement et de calibration (ETEC). Les deux sont partis de Bruxelles vendredi, et Sarkozy est revenu seul lundi, pour son sommet du triangle de Weimar à Varsovie. Carla aurait filé à Los Angeles pour l'enregistrement de son prochain album. Cette information, révélée par France Inter, a dérangé les conseillers élyséens. Ces derniers ont expliqué que le couple présidentiel avait réglé son billet comme s'il s'agissait d'un vol commercial régulier, soit 10% environ du coût du déplacement. Les contribuables ont payé le solde. 

Toute la journée de mardi, conseillers ou ministres laissaient entendre, officieusement, qu'ils craignaient de nouvelles révélations dans le Canard Enchaîné. On nous expliquait également que Nicolas Sarkozy pourrait tirer les conséquences de la polémique MAM dès le conseil des ministres mercredi matin. Mardi en fin de journée, on comprit enfin pourquoi l'aréopage sarkozyen était si inquiet. En pleine session de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, l'information est tombée : pendant ses vacances de Noël en Egypte, François Fillon a lui aussi profité des faveurs d'une autre dictature arabe. Pour ses vacances privées, il a été hébergé et transporté par le gouvernement d'Hosni Moubarak. 

Immédiatement, sans attendre la parution du Canard Enchaîné, auteur du scoop, les services du premier ministre confirment dans un communiqué officiel : « Le Premier ministre a été hébergé lors de ce séjour par les autorités égyptiennes. Le Premier ministre, toujours à l’invitation des autorités égyptiennes, a emprunté un avion de la flotte gouvernementale égyptienne pour se rendre d’Assouan à Abou Simbel où il a visité le temple. Il a également effectué une sortie en bateau sur le Nil dans les mêmes conditions. » Dans la foulée, les « éléments de langage » concoctés à l'Elysée étaient servis sur les ondes par quelques proches du Monarque : ces polémiques relèveraient de la « politique de caniveau » (Eric Ciotti,Chantal Jouanno ), on cible les déplacements passés de François Mitterrand (Christian Estrosi). On fait mine de s'interroger sur la famille Obama. Coûte que coûte, il fallait allumer des contre feux. 

L'affaire est-elle terminée ? En août dernier, Eric Besson et sa jeune épouse étaient partis au Maroc, Luc Chatel était en famille en Chine. A Noël, le couple Sarkozy était également au Maroc, à Marrakech. On imagine des limiers de la presse fouiller désormais les récentes vacances de nos dirigeants à l'étranger... 
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Jeudi 10 février 2011 4 10 /02 /Fév /2011 17:00

 

 

Propos attribués directement à Cécilia Sarkozy 

- Sur Nicolas Sarkozy 

"Nicolas est un sauteur ! C'est ce que tout le monde me dit aujourd'hui." 

"Il y a les nanas qu'il saute et dont il ne se rappelle même plus le prénom."

"Maintenant qu'il n'y a plus de First Lady, il faut qu'il sorte avec de jolies filles à son bras, habillées en Dior. Des tapisseries." 

"Je ne l'aime plus. Quand je le regarde aujourd'hui, je me demande même comment j'ai pu..." 

"De quel amour l'ai-je aimé ? Je ne savais pas ce qu'aimer veut dire." 

"Il ne se conduit pas bien." 

"Nicolas est pingre. Il est généreux quand on est avec lui; si on le quitte, c'est fini."" 

"Nicolas ne va pas laisser son fils vivre sous les ponts, quand même !" 

"Mon fils ne sera pas comme ceux de Nicolas, avec des chaussures à 2000 euros." 

"C'est par respect de la fonction que je suis revenue ! Je me sentais responsable !" 

"Pendant toute ma vie avec Nicolas, pendant dix-huit ans passés avec lui, jamais, à la maison, il n'a mangé avec nous. Je mangeais avec les enfants, lui mangeait un plateau-repas en travaillant." 

"Nicolas, c'est un homme politique, il n'est pas de la même espèce que nous, il n'a pas les mêmes codes, pas la même morale. C'est pour cela qu'il est arrivé là où il est." 

"Un homme qui n'aime personne, même pas ses enfants" 

"Même lui, il faut le protéger, il a un côté ridicule." 

"Il n'est pas digne !" 

"Nicolas, il ne fait pas président de la République, il a un réel problème de comportement. Il faut que quelqu'un le lui dise, j'ai fait cela pendant dix-huit ans, je ne peux plus le faire, je suis désormais la dernière à pouvoir le faire." 

"Nicolas n'a pas d'amis. C'est pour cela qu'il s'entoure des miens." 

"Tout ça, ce n'est pas ma vie, ce n'est pas mon monde, ce ne sont pas des gens comme moi. Je ne suis pas de cette race-là. Ma vie d'aujourd'hui, c'est très très loin de mes essentiels". 

- Sur Richard Attias 

"Richard est un type bien. Je l'aime, c'est une histoire d'amour". 

"Il a été humilié. C'est ce qu'il n'arrête pas de me dire. Je l'ai humilié. Et pour le juif marocain qu'il est..." 

"Richard est la personne que j'ai le plus aimée dans ma vie. Je crois que je n'avais jamais aimé, avant lui." 

"C'est l'homme de ma vie, je suis la femme de sa vie." 

- Divers

"Pourquoi on n'a pas des nanas intelligentes à l'UMP ? Des Ségolène, quoi !" 

"Dans ce parti, il n'y a que des homos et des machos. J'en ai marre, des homos et des machos. Marre !" 

Propos d'Anna Bitton dans son ouvrage 

"Il s'est toujours opposé aux ambitions propres de Cécilia. Il ne voulait pas qu'elle grandisse, de peur d'être abandonné. Manque de confiance en lui. Défaut de foi en elle." 

"Sans elle, aussi, Henri Guaino aurait peut-être été contraint de mettre à exécution sa menace de démission." 

"Elle a beau feindre l'indifférence, aujourd'hui, elle est touchée par la rumeur qui dit qu'une ravissante journaliste a récemment quitté son époux pour 'Nicolas'" 

"Elle a menti, évidemment, en disant qu'elle ne partait 'pour personne'"

 

 


 

 

 
Quelques nouvelles de la République. “Nicolas est un sauteur”. Bien. Quoi d’autre?“Nicolas est pingre.” Mais encore? “Un homme qui n’aime personne, même pas ses enfants.”  Et puis? “Il a un côté ridicule. Il n’est pas digne. Nicolas, il ne fait pas Président de la République, il a un réel problème de comportement.” Résumons donc. La France est présidée par un sauteur doublé d’un radin, un agité incapable d’amour et dépourvu de dignité... Ainsi parle Cécilia de Nicolas Sarkozy, dans des confidences recueillies au fil de l’amertume par  la journaliste Anna Bitton, et offertes à l’édification du peuple dans un livre-portrait, “Cécilia” (1).

Conçu comme un ouvrage amical -que l’auteur a même dédié à son héroïne- il se révèle, à la lecture, d’une cruauté implacable. Pour Sarkozy, évidemment. Mais également pour Cécilia, froide impératrice devenue pitoyable imprécatrice: incroyablement fleur bleue, déconcertante de naïveté, pauvre petite fille riche addicte au shopping, s’amusant à emprunter les couloirs de bus pour constater la surprise des flics, gémissant sur sa pension insuffisante avec l’inconscience des bien-nantis: “Même en renégociant la pension alimentaire, j’obtiendrai quoi? Mille ou deux mille euros de plus? Ce n’est pas avec cela que je vais pouvoir vivre? Nicolas ne va pas laisser son fils sous les ponts quand même!”

 

 

Un mélange de clichés et de lucidité venimeuse
 

Entre deux plaintes, Cécilia décrit ce que fut sa vie dans un mélange de clichés et de lucidité venimeuse. La politique: “Un décor de western derrière lequel il n’y a rien.” L’entourage de Sarkozy: “Une bande malfaisante”“de jeunes mecs qui se sont retrouvés gonflés de pouvoir et qui se sont pris pour les princes de Paris”. Les grandes amies, Mathilde Agostinelli de Prada et Agnès Cromback de Tiffany -fringues et diamants- compagnes des jours heureux, qui ont coupé les ponts avec la reine après le divorce:“Des pétasses fardées et intéressées.” Et les jolies ministres dont Sarkozy vante la beauté -comme il vantait la sienne, avant: “Des tapisseries. Maintenant qu’il n’a plus de first lady, il faut qu’il sorte avec de jolies filles à son bras, habillées en Dior.”

Il faut toujours se méfier des ex. Les potes de Sarkozy vont avoir confirmation de leurs craintes. “Elle est déséquilibrée”, disait Brice Hortefeux, incarnation du rude bon sens des rudes politiques pour qui Cécilia était une bombe à retardement. L’explosion est arrivée. Sarkozy s’adresse au pays dans une conférence de presse pugnace, veut supprimer les 35 heures et imposer les quotas d’immigration, il revit au bras de Carla Bruni, tenant en haleine la Cour saoudienne et le protocole indien... Mais Cécilia est revenue, entre volonté de revanche et effet de système médiatique.

 
Trois livres
 

Trois livres sortent simultanément. Celui d’Anna Bittton est troublant comme un miroir: la journaliste connaît Cécilia Sarkozy depuis des années, au point d’en être devenue une confidente. Elle lui rend justice en la trahissant -ou la venge en lui donnant la parole.

Confident également, mais de plus fraiche date, le journaliste et éditeur Yves Derai, qui avait rencontré l’alors présidente par l’intermédiaire de sa “soeur”, Rachida Dati... Derai raconte avec Michael Darmon les “Ruptures” (2) du début du quinquennat, dont Cécilia est l’héroïne.

Deux autres journalistes, Denis Demonpion et Laurent Léger, publient enfin une biographie de l’ex-première dame, (3) passant au crible son mysticisme d’ex-tourneuse de table reconvertie dans l’adoration de la Vierge et des paillettes, belle ambitieuse de la bourgeoisie, nourrie depuis l’adolescence des préceptes d’un gourou yankee, adepte du “pouvoir de la volonté”....

On peut sourire: tant de mots, pour une ex? Pour Cécilia qui a refusé le pouvoir? Mais c’est précisément son mystère! Elle a rompu la première, avec l’homme choisi par les Français. Ce renoncement la rend crédible, ou du moins l’espère-t-elle. L’avalanche éditoriale pourrait être l’intronisation d’une Lady Di à la française. Celle qui a connu l’intérieur du pouvoir et revient pour détruire avec des mots. Le succès des livres étalonnera la capacité de nuisance de la dame. Peut-être, d’ailleurs, Sarkozy sortira-t-il indemme. Trop rapide, travaillant trop vite, ayant déjà reconstruit sa vie, ayant dépassé Cécilia? Mais au-delà de la vitesse, les mots de l’ex-Reine vont sédimenter, et participeront au portrait du sarkozysme: cette construction politique conçue comme un tourbillon de réformes pour “remettre le pays en mouvement”, mais qui le surexcite aussi, dans une débauche people de moins en moins contrôlable!


Troublant
 

Passons sur la description de Sarkozy, l’homme à femmes, prédateur politique dans la grande tradition du pouvoir viril... On est, ici, dans un registre amer et classique. Plus troublante est la description des enjeux de cette comédie. Vu au prisme de Cécilia, la politique devient un ballet tenant de la prestidigitation médiatique, du chantage conjugal, des intrigues de Cour. Le Roi offre des têtes à la reine, on s’épie entre favoris. Derai et Darmon décrivent une scène hallucinante, en juillet 2006, qui voit Cécilia, à son retour au foyer et au ministère après sa première rupture, passer en revue les collaborateurs de son mari en notant leur fidélité:“Un par un les conseillers du ministre de l’Intérieur la saluent. Un par un, elle leur accorde une évaluation et un statut: “Pas confiance”, “pas sûr”. A ceux qu’elle a décidé de tester, elle dit :  “je ne sais pas si je peux t’embrasser.” “

 
Dans un magasin de chaussures
 

Bitton, elle raconte le “cardinal” Guéant, guidant Cécilia dans son bureau, lui susurrant: “Vous savez, madame, les fleurs étaient changées chaque jour pendant votre absence.” Contingences dans le destin des grands hommes. Plus tard, dans la campagne présidentielle, Henri Guaino, la plume de Sarkozy, son ancrage républicain, son lien direct avec Jaurès, conservera son statut privilégié grâce à Cécilia. Devenue ministre, Rachida Dati devra faire appel à Cécilia pour affirmer son autorité: ayant décidé de renvoyer son directeur de cabinet, Michel Dobkine, elle ne vaincra les résistances de l’Elysée qu’en faisant intervenir celle-ci, croisée dans un magasin de chaussures! 

Petites histoires de petite cour? Mais cela n’est rien comparé à l’épisode libyen, où le mélange des genres aurait pu tourner au drame. La libération des infirmières bulgares et du médecin palestinien restera la grande affaire de Cécilia: “Je ne suis pas passée sur terre pour rien. J’ai sauvé, seule, six vies humaines.” En lisant le Bitton et le Derai-Darmon, Pierre Moscovici, président socialiste de la commission d’enquête parlementaire, regrettera de ne pas avoir interrogé directement l’épouse du Président. Loin de s’admettre comparse, Cécilia pose en héroïne et en patronne. “Je suis arrivée, je les ai prises, je suis partie, j’ai fait le plus grand casse du siècle: Kadhafi n’avait aucune intention de libérer ces filles! C’est moi qui ai mené les négociations. Très vite j’ai eu la mainmise sur kadhafi, j’ai senti que j’avais un pouvoir sur lui.” 

 
“C’est le moment de prouver que vous en avez”
 

Le récit des voyages chez le Guide de la révolution lybienne est confondant de vaudeville et d’exaltation. Cécilia, “morte de trouille”, dévore des Ferrero Roche d’or en attendant Kadhafi dans son bunker. Mabrouka, la femme du guide, joue les intermédiaires essoufflées.  Cécilia force la porte de Kadhafi, le défiant -“vous ne passez pas vos nerfs sur moi”. Elle s’affronte avec un de ses héritiers -”ce sinistre personnage refusait de me regarder lorsqu’il s’adressait à moi. Il ne voulait pas traiter avec une femme, sans doute pour des raisons religieuses.”  Elle provoque une crise, elle pleure avec Guéant dans l’attente des otages, elle s’imagine en danger: “j’ai vu le moment où on se faisait tous descendre”...  Et mieux encore: à en croire Derai et Darmon, Cécilia aurait carrément envoyé les policiers de son escorte, enfoncer pistolet au poing les portes de la prison des infirmières, pour forcer la décision! “Cécilia dévoile son plan à ses hommes et leur lance sur le ton du défi: “C’est le moment de prouver que vous en avez.” Il ne faudra pas le leur dire deux fois. Les bodyguards font sauter les verrous des cellules de Djoudeida avec leurs armes de poing! Dans l’Airbus, la James Bond Girl de Neuilly suit le déroulement de l’intervention grâce à son téléphone sécurisé.”

James Bond Girl? Cécilia a vécu la Lybie avec un enthousiasme mystique. Elle s’était battue pour avoir le droit de devenir une héroïne, arrachant son ordre de mission à son mari, contre l’avis des conseillers de l’Elysée... C’est l’aspect surréaliste et émouvant de cette aventure, au-delà des rancœurs et des déballages d’aujourd’hui.  Derai et Darmon en sont persuadés : c’est par amour, dans une dernière tentative pour garder Cécilia, sa femme, qui se détachait, inexorablement, que le Président lui a “offert” le dossier libyen. Au-delà des compliments en public, des offrandes de mots, d’un séjour à Malte, il fallait quelque chose de réel, d’exaltant, le frisson de l’histoire pour réveiller une histoire qui n’existait plus. Cécilia ne votant pas pour son mari le 6 mai, pleurant le jour du couronnement, soufflant à ses proches qu’elle voulait partir: “La totalité des femmes rêveraient d’être à ma place et moi je rêve de me tirer....” La Libye a été un cadeau risqué. Le dernier geste d’un mari qui était aussi président. Il n’a pas suffi. Au retour de l’aventure, la banalité a repris ses droits, et l’effacement. Cécilia, empêchée de revendiquer son rôle, “protégée” par Sarkozy, a eu l’impression de passer sous l’éteignoir. Elle prétendait ne pas vouloir la lumière. En même temps, celle-ci lui a manqué.


Comme on échappe à la noyade
 

C’est la contradiction de celle qui n’aura pas voulu être reine. Cécilia Sarkozy, qui méprise aujourd’hui la politique, en a aussi beaucoup rêvé. Etre reconnue. Affirmer sa supériorité sur les politiciens professionnels. Aller sur leur terrain, se faire élire -à la mairie de Neuilly par exemple, qu’elle se préparait à prendre d’assaut, avant sa première rupture... Séduite et enlevée par Richard Attias en 2005, revenue chez Nicolas Sarkozy en 2006 “par devoir”  dit-elle aujourd’hui, Cécilia Sarkozy a fini par divorcer comme on échappe à la noyade. C’est à l’Elysée -selon Derai et Darmon- ou à leur domicile de Neuilly -selon Léger et Demonpion- que les Sarkozy ont acté leur divorce.

Depuis, Cécilia Sarkozy médit de son ex-mari, mais a conservé son nom.

Derai et Darmon affirment qu’elle a laissé au Président un “testament politique”, et qu’elle peut toujours influencer l’Elysée -protégeant notamment Michèle Alliot-Marie.

Demonpion et Léger, eux, célèbrent la liberté d’une femme si longtemps à l’ombre de ses hommes.

Bitton, elle, montre une femme amoureuse, déprise de Nicolas, subjuguée par Richard Attias, aux accents de midinette. “Richard est la personne que j’ai le plus aimée dans ma vie je crois que je n’avais jamais aimé avant lui; c’est l’homme de ma vie, je suis la femme de sa vie.” Et les échotiers annoncent un mariage Richard-Cécilia -avant ou après les noces Nicolas-Carla?

Dans cette affaire, les jeux de l’amour se mêlent à la politique, et s’apparentent aussi aux jeux de la guerre. En décembre dernier, assure Anna Bitton, Nicolas Sarkozy avertissait: “Si elle veut revenir il faut qu’elle fasse vite. La liste est longue de celles qui aimeraient prendre sa place. Je peux avoir n’importe quelle femme.”

Transmis à Carla Bruni, avec qui Nicolas Sarkozy gambadait à Petra, le week-end dernier, dans cette cité des Nabbatéens où Cécilia s’était promenée, en 2005, avec son rival Richard Attias.


Claude Askolovitch

 


 

 

 

 

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Vendredi 4 février 2011 5 04 /02 /Fév /2011 12:44
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Lundi 31 janvier 2011 1 31 /01 /Jan /2011 11:42


Troisième guerre mondiale : le casus belli iranien est-il crédible ?

 Mehr Licht 





Par Mehr Licht

Nicolas Sarkozy a récemment déclaré de façon non ambiguë à Washington que le problème nucléaire iranien pourrait être réglé au moyen de sanctions prises par l’ONU et l’Union Européenne, émettant tout de suite une réserve sur la volonté de poursuivre le dialogue avec Téhéran. Selon le président français, la détention d’armes nucléaires par l’Iran est inadmissible, mais tout le monde, y compris ce pays, a le droit d’accéder au nucléaire civil. Bien sur monsieur Sarkozy, en bon politicien sait où mettre des bémols.

Par contre, le président américain a récemment appelé à "empêcher l’Iran d’accéder aux technologies nucléaires en vue d’éviter une troisième guerre mondiale". "Le terme est un symbole de la représentation de la réalité dans la conscience". Si l’on suit cette logique, une conclusion s’impose : si George W. Bush a mentionné une troisième guerre mondiale, il doit avoir une réelle notion de celle-ci. Quel peut être le scénario ?

Les positions de la Russie et des États-Unis sont cruciales dans le scénario d’une troisième guerre mondiale hypothétique, car les armes nucléaires de ces États (à la différence des autres États, même nucléaires) jouent un rôle fondamental dans le monde contemporain. Il serait non seulement politiquement naïf, mais aussi erroné d’admettre que les deux supergrands ne seront pas entraînés dans une telle guerre.

Si ces deux pays devenaient alliés, cela rendrait une troisième guerre mondiale impossible par définition. Mais puisque de l’avis de George W. Bush, elle est tout de même possible, alors une confrontation militaire de grande envergure entre les États-Unis et la Russie l’est également. George Walker Bush, depuis son accession au pouvoir, ne nous a vraiment rien épargné comme idiotie à date. De nouveau il ment à tout le monde en invoquant encore une fois les fameuses « armes de destructions massives », afin de s’approprier le pétrole iranien. Rien d’autre ne motive ce faux texan, sinon les profits directs que les puits d’huile iraniens pourraient lui apporter.

LA FIN D’UNE CIVILISATION ET LA MORT DE L’HUMANITÉ - 1.3 Mo
LA FIN D’UNE CIVILISATION ET LA MORT DE L’HUMANITÉ

L’idée maîtresse du président américain se réduit à ceci : pour atteindre leurs objectifs, les États-Unis sont même prêts à déclencher une troisième guerre mondiale, sans faire attention ni prêter l’oreille à personne. La logique élémentaire ne suggère aucune autre conclusion. Espérons que les paroles de George W. Bush s’inscrivent dans la lignée de ses discours où il a confondu notamment l’Autriche et l’Australie (il est vrai, on ne comprend pas avec quoi on peut confondre une troisième guerre mondiale). Il est non seulement question d’ignorance, mais aussi de mépris hautain envers les habitants de la planète, y compris les Américains. Il s’agit d’ailleurs non pas de mépris au niveau des États ou des ethnies, mais au niveau social et biologique, car une troisième guerre mondiale et la disparition de la civilisation humaine sur Terre sont synonymes. Mais comme le règne de Bush s’achèvera l’année prochaine, il est important pour lui de le terminer comme il l’a commencé. Dans la guerre...sauf que celle-là pourrait bien être la dernière.

La bêtise de l’un n’exclut pas la stupidité de l’autre

L’armée de l’Air israélienne se prépare à frapper l’Iran

L’armée de l’Air israélienne s’entraîne sur des vols à longue distance, y compris avec des ravitaillements en vol, en prévision de possibles frappes contre des cibles nucléaires iraniennes. Le programme de formation se déroule déjà depuis quelque temps mais il n’a été rendu public que vendredi, selon le quotidien (israélien) Ma’ariv.

Fin 2007, les États-Unis et Israël sont censés avoir une réunion commune pour déterminer l’influence des sanctions économiques contre l’Iran.

Une nouvelle série de sanctions a été établie conjointement par Israël et les États-Unis, notamment l’exercice de pressions sur les gouvernements européens pour annuler 22 milliards de dollars en garanties de prêts chaque année à des entreprises européennes collaborant avec l’Iran.

Cette nouvelle série de sanctions comprend également des sanctions à l’encontre des banques travaillant avec l’Iran, le non renouvellement d’infrastructures pétrolières en Iran et une longue série d’actions économiques qui sont censées nuire gravement à l’économie iranienne. Mais comme mentionné plus haut, si ces sanctions aussi coercitives qu’elles puissent être n’arrivaient pas à convaincre l’Iran de continuer, non pas des recherches en vue de posséder l’arme atomique, mais simplement comme c’est le cas présentement, de poursuivre le nucléaire afin de doter le pays d’une énergie non fossile, comme l’a à plusieurs reprises affirmé El Baradei le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), effectivement alors, nous pouvons nous attendre au pire.

Si les informations que l’on détient présentement sur les possibilités que les États-Unis, Israël et peut-être même la France entreprennent une guerre contre l’Iran, alors le monde risque fort d’aller à sa perte. Si comme nous les disions plus haut, si la Russie et sans que cela prête à utopie, la Chine devait s’associer à cette dernière si une telle attaque de l’Occident envers l’iran avait lieu, nous assisterions au dernier conflit mondial.

Et oui... les Russes ne dorment certainement pas. Le fait que Bush ait évoqué la troisième guerre mondiale n’est sûrement pas un hasard. C’est qu’il s’attend à une confrontation avec la Russie s’il attaquait l’Iran. Et il est fort probable que Poutine ne va pas rester les bras croisés. Il ne serait peut-être pas si stupide que ça de songer à émigrer, car jamais de la vie certains français ne feront partie d’un pays dont le président entre en guerre pour Israël ou pour Bush. Là, les choses sont bien claires et nous le disons du fond du coeur. Jamais nous n’irons au casse-pipe pour le sionisme et pour Bush et sa clique. C’est une certitude. Plutôt crever. Nous n’avons pas envie de nous retrouver comme les Allemands en 1945, subir la honte et le déshonneur.

Pour terminer nous évoquerons certains discours de Sarkozy sur le monde musulman.

Sarkozy pratique la même politique envers les musulmans que les sionistes en Israël et dans le monde. Et il tient le même discours, ce qui est normal puisqu’il est comme eux. Que c’est un des leurs. .

TOUS DEUX VOUÉS AU SIONISME - 13.5 ko
 
 
 

Il tient aussi le même gros mensonge sur le khalifat et sur Al Qaïda alors que tout le monde pense que c’est le Mossad qui est derrière Al Qaïda. Même désinformation. Même cas de figure. Depuis la fameuse loi sur le voile, tout est signé. On sait qui sont ses maîtres. Quant à l’infiltration mossadienne chez nous, il paraît qu’elle est copieuse. 

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Dimanche 30 janvier 2011 7 30 /01 /Jan /2011 11:25

Dîner du Siècle: les contre-manifestants et Les Inrocks au commissariat

27/01/2011 | 10H20

 

Crédits photo:  Des manifestants dans un des bus de la police. (Capture d'écran)

Venus mercredi perturber le dîner du Siècle pour la troisième fois, les manifestants –et les journalistes présents– se sont fait embarquer par la police avant même l’arrivée des célèbres invités. Récit en image de cette manifestation avortée et de l'ambiance au commissariat.

Mercredi soir, sur un trottoir face à l’hôtel Crillon, environ 70 personnes sont venues manifester leur opposition à la tenue mensuelle du dîner du Siècle. Il réunit chaque mois "l’élite" des politiques, des journalistes et des industriels conviés à l’hôtel Crillon, place de la Concorde, chaque dernier mercredi du mois. L'association "Le Siècle", organisatrice du dîner, est présidée depuis peu par Nicole Notat, ex-patronne de la CFDT. 

Grâce à la police, la soirée fut tranquille. Pas de perturbation bruyante possible comme en octobre et novembre dernier. Les manifestants et les journalistes venus couvrir l’événement ont été interpellés par la police dès 19h45, puis conduits dans le parking du commissariat central du XIe arrondissement avant d’être relâchés au compte goutte, à partir de 21h30. Les Inrocks étaient justement passés y faire un tour…

"Symbole d'une collusion"

Face au prestigieux Automobile club de France (ACF), vers 19h20, un militant l’assure : "Il n’y a qu’une entrée, les invités devront tous passer devant nous." Le "nous" est principalement représenté par le collectif Fini les concessions (animé entre autres par le réalisateur Pierre Carles), venu ce soir fustiger pour la troisième fois ce rassemblement "symbole d’une collusion entre grands entrepreneurs, médias et politiques de droite ou de gauche et que les gens ne connaissent pas ou ne voient pas", dixit un militant.

Après des contrôles d’identité et une première dispersion imposée par des policiers en civil, un groupe revient. De timides pancartes commencent à sortir : "Pouvoir au peuple", "Non au nouvel ordre mondial"…

 

 

 

Mais ce soir Emmanuel Chain, Nathalie Kosciusko-Morizet, Rachida Dati, Arlette Chabot, Louis Gallois, Serge July et tous les autres membres ou invités du Siècle ne verront pas ce chahut. La préfecture de police de Paris a vu les choses en grand pour cette manifestation non déclarée.

Des camions et bus de la police arrivent, un cordon bleu se forme autour des manifestants. Les 70 personnes présentes sont palpées, puis emmenées dans deux bus de la police. Direction inconnue, mais trajet en chanson…

 

 

 

Arrivée vers 20h30, au commissariat du XIe arrondissement. Enfin, dans le parking. "Qui êtes vous ?", demande un policier après une nouvelle palpation. "De la presse". Le policier s’arrête. "Vous êtes de la maison ?" Hésitation. "Euh non… de la presse…" "Ah, j’avais compris de la 'préf' (préfecture)… Videz vos poches de blouson s’il vous plaît."

A côté de deux véhicules de police spécialisés dans le contrôle de la pollution, deux enclos ont été improvisés avec des barrières de chantier, histoire de séparer les manifestants disposant de papiers d’identité (la majorité) et les autres.

Il est 21h30, deux policières arrivent pour nous appeler un à un et nous rentrer dans nos pénates. "M. Untel ?… M. Untel ! Ne m’obligez pas à répéter !" Dans l’enclos des manifestants "avec papiers", une personne lui répond à mi-voix "Pourquoi ? T’es payée au mot ?"

Contrepoint : En liberté au commissariat

Les téléphones portables des interpellés fonctionnant à plein régime dans les cars de police, les Inrocks ont pu envoyer des renforts pour récupérer leur journaliste stagiaire au commissariat du XIe arrondissement. Sur le trajet, un photographe indépendant rencontré lors d'une précédente interpellation téléphone également pour signaler sa présence dans le deuxième car.

Arrivée sur place, la seconde journaliste des Inrocks fait la connaissance de charmants policiers, employés du commissariat et membres des compagnies d'intervention. "Bonjour, je suis journaliste et vous avez embarqué mon collègue." Tous recommandent de ne pas s'inquiéter : "Ce ne sera pas long, il s'agit juste de vérifications d'identité", "de toute façon ils n'ont rien fait, ça ne devrait pas mettre plus de deux heures". 

Certains policiers demandent à connaître le motif de la manifestation, dont ils ne sont pas au courant. Un policier présent devant le Crillon explique que les manifestants ont été emmenés parce que le rassemblement n'était pas déposé en Préfecture. Il confirme qu'il n'y a eu "ni violence, ni outrage" et que l'opération "s'est bien passée".

Ce genre d'arrestations préventives n'est pas une première : nous en avons déjà parlé ici, ici, ici et ici. Il s'agit d'empêcher les rassemblements non déclarés en emmenant leurs membres loin des lieux, en les gardant parfois plusieurs heures. Ils ne sont cependant pas placés en garde à vue, donc réputés "libres". 

Après la sortie des manifestants (qui racontent leur soirée ici), vers 22h, le commissariat laisse partir la journaliste des Inrocks en lui demandant son nom, sa date et son lieu de naissance, ainsi que ceux des journalistes embarqués. Certains militants ont annoncé leur projet de repartir devant le Crillon. 

Jeudi matin, la préfecture de police de Paris, jointe par téléphone, s'étonne de l'absence de carte de presse de notre journaliste stagiaire, encore en formation. "Comment voulez-vous qu'on l'identifie comme journaliste?", nous demande-t-on. Parce qu'il s'est déclaré comme tel et a montré aux policiers plusieurs badges d'accréditation "presse" à son nom qu'il transportait sur lui. Mais pour la préfecture, "dans ce cas, la vérification d'identité semble logique".

Par conscience politique - Publié dans : Sarko land
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