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Mardi 17 mai 2011 2 17 /05 /Mai /2011 01:19



On parle beaucoup de conflits d’intérêts dans la vie politique ces derniers temps, mais les journalistes de la presse officielle "oublient" parfois de nous préciser certaines choses. Voici, tout à fait au hasard quelques "détails" oubliés. 

Le Pôle Emploi, né de la fusion de l’ANPE et de l’ASSEDIC sur une idée de Nicolas Sarkozy, compte 50.000 employés. La Sécurité Sociale, comprenant l’Assurance Maladie, l’Assurance Vieillesse et les URSSAF compte 120.000 employés. Ces deux organismes ont été concernés par une réforme récente concernant les Complémentaires Santé. Ainsi, depuis le 1er janvier 2009, 170.000 employés ont été contraints de résilier leurs contrats avec leurs mutuelles pour adhérer à une « mutuelle employeur obligatoire ». Ceux qui ont des enfants ont également été obligés d’inscrire ces derniers sur le nouveau contrat (sauf s’ils étaient déjà ayant-droits sur le compte du conjoint via une mutuelle employeur obligatoire). On peut appeler ça du passage en force. C’est une conséquence de la loi Fillon de 2003. 

Ce qui est encore plus étonnant, c’est de constater que c’est le même organisme qui a remporté les deux marchés. Je ne connais pas les modalités des appels d’offre mais je m’étonne de voir que c’est le groupe Malakoff-Médéric qui a raflé la mise, obtenant d’un coup, d’un seul, 170.000 adhérents supplémentaires, sans compter les ayant-droits. Ajoutez à cela les 800.000 salariés CHR (café-hôtellerie-restauration) qui rentreront dans le dispositif en janvier 2011… c’est encore Malakoff Médéric qui a emporté le marché. Revenons donc sur l’histoire de cette compagnie d’assurance et de prévoyance pour comprendre un peu mieux les enjeux. 

Pour vous donner une idée du poids de Malakoff-Médéric sur le marché français, c’est le n°1 des groupes paritaires de protection sociale, n°2 de la retrait e complémentaire et n°3 en santé collective (classement Argus de l’Assurance). Le groupe est né de la fusion de Malakoff et Médéric (d’où son nom) le 30 juin 2008, soit 6 mois avant la mise en place du dispositif « mutuelle obligatoire employeur » pour la Sécurité Sociale et le Pôle Emploi. Ainsi, dès le 1er Juillet, le président de Médéric cède sa place pour laisser seul au commande du groupe, le président de Malakoff : un certain Guillaume Sarkozy. Ce dernier est loin d’être un inconnu : au Medef de 2000 à 2006, il a aussi été le vice-président de la CNAM de 2004 à 2005. Guillaume Sarkozy, comme son nom l’indique, est le frère de Nicolas. 

Puisque j’évoque la fratrie Sarkozy, intéressons-nous maintenant au troisième larron : François Sarkozy. Pédiatre de formation, François a abandonné la pratique de la médecine pour se consacrer à l’industrie pharmaceutique (principalement orientée vers la gériatrie) depuis 2001. Ainsi, il siège au conseil de surveillance de Bio Alliance Pharma et est devenu le président d’AEC Partners dont une des missions est le conseil aux fonds d’investissement. 

Par ailleurs, François Sarkozy a également lancé une chaîne de télévision spécialisée dans la santé sur internet…  Sarkozy financée par le laboratoire Sanofi. Ajoutons à cela ses relations avec le groupe Paris Biotech Santé, l’un des protagonistes de l’affaire de l’Arche de Zoé, et on l’aura compris, l’homme a tissé sa toile : il fait partie aujourd’hui des puissants lobbyistes de l’industrie pharmaceutique. D’ailleurs le grand plan Alzheimer lancé par le gouvernement est un joli cadeau de quelques centaines de millions d’euros, une aubaine pour le secteur dont il défend les intérêts. 

Et maintenant la cerise sur le gâteau, celui dont on ne parle jamais, le cerveau, l’éminence grise : Olivier Sarkozy (demi-frère de Nicolas Sarkozy), qui copilote depuis avril 2008 l’activité mondiale de services financiers de Carlyle Group (), probablement celui qui tire les ficelles. Le Groupe Carlyle est une société d’investissement américaine fondée en 1987. Basé à Washington D.C., il est présent dans de nombreux domaines d’activités, comme l’aéronautique, la défense, l’industrie automobile et des transports, l’énergie, les télécommunications et les médias. Ses investissements sont essentiellement situés en Amérique du Nord, en Europe et en Asie du Sud-Est. Le groupe possède 89,3 milliards de dollars de capitaux propres et il emploie plus de 515 professionnels de l’investissement dans 21 pays. Les différentes entreprises de son portefeuille emploient, quant à elles, plus de 286 000 personnes dans le monde et Carlyle a environ 1 100 investisseurs répartis dans 31 pays à travers le monde. 

Pour rappel, le groupe Carlyle a ou a eu parmi ses membres actifs l’ancien Premier ministre britannique John Major, James Baker, ancien secrétaire d’État américain, George Bush père, ancien directeur de la CIA et ancien président des États-Unis, Frank Carlucci, ancien directeur de la CIA et secrétaire à la Défense américain, Karl Otto Pöhl, ex-président de la Bundesbank, la famille Ben-Laden et plusieurs chef d’État et de gouvernement. 

Le groupe Carlyle n’est pas coté en Bourse, et n’est donc non tenu de communiquer à la Securities and Exchange Commission (la commission américaine chargée de veiller à la régularité des opérations boursières) le nom des associés, des actionnaires, pas plus que le nombre de leurs parts respectives. 

4 frères : Le cerveau qui copilote l’activité mondiale des services financiers d’une multinationale tentaculaire, l’un en charge de l’exécutif de la France, notre Président, l’un à la tête d’un des plus gros groupe d’assurance santé et le dernier qui sert les intérêts des laboratoires. Si ça ne s’appelle pas un conflit d’intérêt, je me demande ce que c’est… Pourtant les médias en parlent peu et préfèrent s’étendre sur les amis milliardaires de Nicolas Sarkozy. On peut légitimement nourrir des inquiétudes sur l’avenir de notre pays. Les réformes engagées depuis 2004 ne font que confirmer sa détérioration et l’on peut prédire le démantèlement de toutes nos structures sociales et services publiques d’ici quelques années. 

 

La reléve

 

 

 

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Jeudi 31 mars 2011 4 31 /03 /Mars /2011 12:11
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Mercredi 30 mars 2011 3 30 /03 /Mars /2011 15:43

 


Sarkozy sous le feu des critiques chinoises

C'est dans un climat de prudence que la première partie de la délégation française accompagnant le président Sarkozy s'est installée mardi à Pékin. Mercredi arrivera le chef d'État français, qui doit rencontrer son homologue chinois Hu Jintao pour un long entretien suivi d'un dîner officiel. Le temps de rencontre a été rallongé au dernier moment par le protocole chinois, afin de laisser aux deux hommes le temps d'aborder l'ensemble des bouleversements de ce début d'année 2011 et plus particulièrement la Libye. 

Car l'intervention internationale en Libye, initiée par la France, a totalement modifié les priorités et le climat franco-chinois. Voilà deux semaines encore, les relations paraissaient au beau fixe entre Paris et Pékin. Sur l'insistance de Nicolas Sarkozy, les préparatifs pour le sommet du G20, que préside la France en 2011, s'organisaient à Nankin, le chef de l'État français ayant dans l'idée d'associer Pékin à son projet de refonte du système financier international. Mais depuis le début des frappes aériennes, la France fait l'objet d'une critique acerbe de la part des médias chinois.

La Chine, opposée à l'utilisation de la force

Pékin s'abrite généralement derrière son principe de "non-ingérence dans les affaires intérieures des autres pays" dans l'espoir que les autres nations fassent de même à son égard. À ce titre, la Chine, qui dispose d'un droit de veto au Conseil de sécurité, avait d'abord choisi de s'abstenir lors du vote par le Conseil de sécurité de la résolution autorisant la création d'une zone d'exclusion aérienne et la protection des civils libyens contre les attaques de Kadhafi. Après avoir consulté les positions des pays arabes et de l'Union africaine, Pékin s'était ensuite laissé convaincre, soulignant les "circonstances spéciales" régnant en Libye. 

Mais dès le 20 mars, au lendemain du démarrage des bombardements internationaux sur les forces de Kadhafi, menés par la France et la Grande-Bretagne avec le soutien des États-Unis, la Chine s'est rétractée, exprimant tout d'abord ses "regrets", puis son "opposition à l'utilisation de la force dans les relations internationales". 

Considérations électorales

Très vite, la presse officielle chinoise s'est alors focalisée sur la France, dénonçant particulièrement les ambitions de Nicolas Sarkozy. Dans un éditorial du 23 mars, le Quotidien du peuple soulignait que "l'insistance française à prendre le commandement des opérations" était motivée par des intérêts économiques et surtout pétroliers, mais aussi par la volonté de Nicolas Sarkozy de magnifier la présidence du G20 ainsi que par des considérations électorales, compte tenu de l'érosion de l'UMP aux cantonales. La Chine considère que la France a mis le doigt dans un engrenage et court le "haut risque, après avoir porté un premier coup de poing, de ne plus maîtriser les conséquences". De son côté, Pékin, qui observe avec beaucoup d'inquiétude la succession de révolutions dans le monde arabe tout en récusant les analogies, escompte préserver ses cartes avec les pays arabes et tirer les marrons du feu.

Pour l'heure, ces critiques proviennent seulement de la presse et le dialogue officiel est resté sur la réserve, la France et la Chine ayant toujours beaucoup d'intérêts communs. En signe de bonne volonté, le président chinois a reçu mardi les lettres de créance du nouvel ambassadeur de France, Mme Sylvie Bermann, première femme à détenir un poste aussi important au Quai d'Orsay.

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Jeudi 10 mars 2011 4 10 /03 /Mars /2011 17:11

 

La tension diplomatique entre la France et la Libye monte d'un cran.

Le timing semble bien calculé. Au moment où Nicolas Sarkozy reconnaît officiellement l'opposition libyenne, le régime de Kadhafi affirme, via son agence officielle Jana, que la révélation d'un "grave secret" pourrait entraîner la chute du président français.

Ces révélations du régime Kadhafi seraient liées au financement de la campagne électorale de Nicolas Sarkozy en 2007, selon Jana. Cette annonce du régime libyen a été reprise par la télévision officielle.

La menace de Kadhafi intervient quelques heures après la rencontre prévue jeudi matin entre Nicolas Sarkozy et le Conseil national de transition (CNT) libyen, qui regroupe l'opposition au régime du colonel Kadhafi. Une rencontre au cours de laquelle la France a reconnu la résistance libyenne comme "seul représentant légitime du peuple."

Alors que Nicolas Sarkozy proposerait à l'UE des frappes aériennes ciblées en Libye, le dirigeant libyen envisage de rompre ses relations diplomatiques avec la France.

Qu'est-il ressorti de la rencontre entre Nicolas Sarkozy et les trois représentants de l'opposition libyenne ?


La France, après les couacs dans sa gestion des crises tunisienne et égyptienne, se vante d'être la première à reconnaître l'opposition armée au régime du colonel Kadhafi.

L'opposition libyenne sera donc l'interlocuteur officiel de la France dans le pays. C'est dans ce cadre que la France envisage d'envoyer un ambassadeur à Benghazi, le siège de la contestation au colonel Kadhafi.

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Samedi 5 mars 2011 6 05 /03 /Mars /2011 04:56

Sarkozy invite à Paris les géants du Net

Les patrons de Facebook, Google, Twitter seraient conviés pour le G8. 

Les patrons de Facebook, Google ou encore eBay devraient être invités à se réunir à Paris, quelques jours avant le sommet du G8 à Deauville fin mai, afin de formuler des propositions sur l'avenir de l'Internet mondial. Une délégation partirait ensuite à Deauville pour transmettre leurs remarques et conclusions aux chefs d'État du G8. La réunion avait été annoncée en janvier par Nicolas Sarkozy, qui préside le sommet, lors d'une visite à Barack Obama.

 

 

À l'initiative de Nicolas Sarkozy, la question de l'Internet a été inscrite à l'agenda du G8. Les chefs d'État doivent évoquer la régulation de la Toile, la gouvernance des noms de domaine, la neutralité des réseaux, la protection de la vie privée ou encore la fracture numérique des pays du Sud.

 

 

 

 

 

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