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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 20:31

Depuis 30 ans, la National Endowment for Democracy (NED) sous-traite la partie légale des opérations illégales de la CIA. Sans éveiller de soupçons, elle a mis en place le plus vaste réseau de corruption du monde, achetant syndicats ouvriers et patronaux, partis politiques de gauche et de droite, pour qu’ils défendent les intérêts des Etats-Unis au lieu de ceux de leurs membre

 

 

En 2006, le Kremlin dénonçait la prolifération d’associations étrangères en Russie, dont certaines auraient participé à un plan secret de déstabilisation du pays orchestré par la Fondation américaine pour la démocratie (National Endowment for Democracy – NED). Pour prévenir une « révolution colorée », Vladislav Surkov élaborait une stricte réglementation de ces « organisations non-gouvernementales (ONG) ». A l’Ouest, cet encadrement administratif était décrit comme une nouvelle attaque du « dictateur » Poutine et de son conseiller contre la liberté d’association.

Cette politique a été suivie par d’autres Etats qui, à leur tour, ont été présentés par la presse internationale comme des « dictatures ».

Le gouvernement des Etats-Unis assure qu’il s’emploie à « la promotion de la démocratie dans le monde ». Il revendique que le Congrès puisse subventionner la NED et que celle-ci puisse, à son tour et en toute indépendance, aider directement ou indirectement des associations, des partis politiques ou des syndicats, oeuvrant en ce sens n’importe où dans le monde. Les ONG étant, comme leur dénomination l’indique, « non-gouvernementales » peuvent prendre des initiatives politiques que les ambassades ne pourraient assumer sans violer la souveraineté des Etats qui les reçoivent. Toute la question réside donc là : la NED et le réseau d’ONG qu’elle finance sont-elles des initiatives de la société civile injustement réprimées par le Kremlin ou des paravents des services secrets US pris en flagrant délit d’ingérence ?

Pour répondre à cette question, nous allons revenir sur l’origine et le fonctionnement de la National Endowment for Democracy. Mais avant toute chose, nous devons analyser ce que signifie le projet officiel des Etats-Unis d’« exportation de la démocratie ».

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Les puritains qui fondèrent les Etats-Unis voulaient en faire une « cité radieuse » éclairant le monde. Ils se pensèrent comme les missionnaires d’un modèle politique.

Quelle démocratie ?

Les Etats-uniens, en tant que peuple, adhèrent à l’idéologie de leurs pères fondateurs. Ils se pensent comme une colonie venue d’Europe pour fonder une cité obéissante à Dieu. Ils conçoivent leur pays comme « une lumière sur la montagne », selon l’expression de Saint Mathieu reprise durant deux siècles par la plupart de leurs présidents dans leurs discours politiques. Les Etats-Unis seraient une nation modèle, brillant en haut d’une colline, éclairant le monde. Et tous les autres peuples de la terre espéreraient copier ce modèle pour atteindre leur salut.

Pour les Etats-uniens, cette croyance naïve implique comme allant de soi que leur pays est une démocratie exemplaire et qu’ils ont un devoir messianique de l’étendre au reste du monde. Alors que Saint Mathieu envisageait la propagation de la foi par le seul exemple d’une vie juste, les pères fondateurs des Etats-Unis pensaient l’allumage de leur feu et sa propagation comme un changement de régime. Les puritains anglais décapitèrent Charles Ier avant de fuir vers les Pays-Bas et les Amériques, puis les patriotes du Nouveau monde rejetèrent l’autorité du roi George III d’Angleterre et proclamèrent l’indépendance des Etats-Unis.

Imprégnés de cette mythologie nationale, les Etats-Uniens ne perçoivent pas la politique extérieure de leur gouvernement comme un impérialisme. A leurs yeux, il est d’autant plus légitime de renverser un gouvernement que celui-ci ambitionne d’incarner un modèle différent du leur, donc maléfique. De même, sont-ils persuadés qu’investis de leur mission messianique, ils sont parvenus à imposer par la force la démocratie dans des pays qu’ils ont occupé. Ils apprennent par exemple dans leurs écoles que les GI’s ont apporté la démocratie en Allemagne. Ils ignorent que l’histoire est exactement inverse : leur gouvernement aida Hitler à renverser la République de Weimar et à instaurer un régime militaire pour combattre les Soviets.

Cette idéologie irrationnelle les empêche de s’interroger sur la nature de leurs institutions et sur l’absurdité du concept de « démocratie forcée ».

Or, selon la formule du président Abraham Lincoln, « la démocratie, c’est le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple ».

De ce point de vue, les Etats-Unis ne sont pas une démocratie, mais un système hybride, dans lequel le pouvoir exécutif revient à une oligarchie, tandis que le peuple en limite l’arbitraire grâce aux contre-pouvoirs législatif et judiciaire. En effet, si le peuple élit le Congrès et certains juges, ce sont les Etats fédérés qui élisent le pouvoir exécutif et ce dernier qui désigne les hauts magistrats. Bien que les citoyens soient appelés à se prononcer sur le choix de leur président, leur vote en la matière n’est que consultatif, comme l’a rappelé la Cour suprême en 2000 dans l’affaire Gore contre Bush. La Constitution des Etats-Unis ne reconnaît pas la souveraineté du peuple, car le pouvoir est partagé entre lui et les Etats fédérés, c’est-à-dire les notables locaux.

Au passage, on observera que la Constitution de la Fédération de Russie est au contraire démocratique — sur le papier tout au moins — en ce qu’elle affirme : « Le détenteur de la souveraineté et l’unique source du pouvoir dans la Fédération de Russie est son peuple multinational » (Titre I, Ch. 1, art.3).

Ce contexte intellectuel explique que les Etats-Uniens soutiennent leur gouvernement lorsqu’il annonce vouloir « exporter la démocratie », alors même que leur pays n’en est pas une constitutionnellement. Mais, on ne voit pas comment ils pourraient exporter ce qu’ils n’ont pas et ne veulent pas avoir chez eux.

Au cours des trente dernières années, cette contradiction a été portée par la NED et s’est concrétisée par la déstabilisation de nombreux Etats. Des milliers de militants et d’ONG crédules ont violé la souveraineté des peuples avec le sourire béat de la bonne conscience.

 

 

 

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 20:27




L’empressement de Nicolas Sarkozy à se débarrasser de Michèle Alliot-Marie trois mois après sa nomination au Quai d’Orsay vise à éteindre une polémique avant que de nouvelles révélations n’atteignent le président Sarkozy lui-même.

Dans cet entretien au site helvétique Mecanopolis.org, enregistré le 9 février 2011, soit au début de la polémique sur les vacances tunisiennes de la ministre, de ses parents et de son compagnon,  évoque la vente discrète d’un ancien avion présidentiel français de type A319CJ à la société tunisienne Karthago Airlines, propriété d’Aziz Miled et de Belhassen Trabelsi (frère de Mme Ben Ali). La vente aurait été négociée par Mme Alliot-Marie à la fois au nom du ministère français de la Défense et de la présidence de la République qu’elle représentait en sa qualité de ministre des Affaires étrangères. Les vacances de rêve de la ministre et de ses proches sont donc la partie émergée d’un iceberg de corruption dont Nicolas Sarkozy en personne est partie prenante.

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 23:38

Les affaires internes du PS peuvent-elles relever d'une juridiction judiciaire ?

jeudi 24.02.2011, 05:15 PAR PASCAL WALLART

 À l'issue de l'audience, Pierre Ferrari et ses conseils espéraient avoir trouvé les bons arguments. PHOTO « LA VOIX »À l'issue de l'audience, Pierre Ferrari et ses conseils espéraient avoir trouvé les bons arguments. PHOTO « LA VOIX »

| TRIBUNAL DEBÉTHUNE |

C'est en gros la problématique de droit qui est posée en filigrane du référé intenté par l'ex-socialiste héninois, Pierre Ferrari, et une dizaine de militants SDF contre le PS et sa fédération du Pas-de-Calais, pour non-respect des statuts du parti. Dissoute en avril 2009, la section PS d'Hénin-Beaumont n'a en effet toujours pas été reconstituée. Mais est-ce aux magistrats du tribunal de grande instance de Béthune de contraindre le PS à respecter ses règles internes ?

 

Socialistes héninois recherchent section désespérément. Depuis la chute actée de la maison Dalongeville, côté fédéral puis national, par un baisser de rideau sur la section socialiste locale, le PS n'a plus de pas-de-porte dans la commune. Ni de représentation légitime.

Les militants « en manque » se sont, pour certains, exilés dans les sections des communes voisines, tandis que d'autres ont choisi de mettre la pression sur la fédération afin qu'elle reconstitue au plus vite un appareil local. Une véritable gageure dans une commune où la guerre civile est quotidiennement de mise entre militants qui n'ont parfois qu'un sigle en commun... Cette situation tendue sert de toile de fond à l'audience en référé qui s'est tenue hier au tribunal de Béthune. Une affaire peu commune puisque le socialiste fraîchement exclu par les siens, Pierre Ferrari, aux côtés de dix militants héninois SDF, assignait les instances nationale et fédérale du PS pour non-respect des statuts du parti. Lesquels fixent qu'une section doit être reconstituée si, un an après la dissolution, un groupe d'au moins cinq adhérents en fait la demande.

Or cela fait dix mois que Pierre Ferrari et ses amis interpellent en vain les instances fédérales. D'où, pour leurs avocats, Serge Defosse et Patrick Drancourt, la conviction que la justice doit, dans cette affaire, mettre en place « un contrôle judiciaire » au nom du « pacte associatif » qui est la nature même d'un parti politique. Un parti pris que se refusent à envisager les avocats du PS. Yves Baudelot, défendant Martine Aubry, juge même « choquante » la démarche de ses contradicteurs : « Chacun comprendra que ce n'est pas le rôle d'un tribunal que de prendre des décisions de matière politique à la place d'instances d'un parti politique ! »

Et d'expliquer que s'il n'y a pas d'accord entre la fédération et certains adhérents, « cela relève des instances du PS et non d'une juridiction judiciaire ».

Conviction partagée par Me War- mé, pour la fédération du Pas-de-Calais, mettant ces gesticulations au profit d'un « Ferrari à l'ego totalement surdimensionné ». Mise en délibéré, la décision sera rendue le 16 mars. « Une décision juridique en dehors des scories passionnelles », commentera la présidente. •

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 09:15

 

La génération « papy boom » du PS

 

 

 

Les scrutins tenaient de la formalité. Les conseils régionaux ont élu hier leurs présidents. À l'exception de la Corse et de l'Alsace, les sortants ont, sans surprise, été reconduits en métropole. Les alliances ont trouvé un nouvel équilibre, entre socialistes, écologistes et Front de gauche.


  

 

Les exécutifs ont été remaniés en fonction du rapport de forces sorti des urnes. Mais dans les sièges présidentiels, on retrouve les mêmes têtes.

 

Portrait robot : le président socialiste est un homme aux cheveux grisonnants, bien installé dans son fauteuil. En moyenne, le capitaine est âgé de 64 ans. Tous occupaient déjà leur place avant les élections. Six d'entre eux empilent depuis hier un troisième mandat, dont Daniel Percheron qui est entré en fonction en cours de mandat, en 2001. Six aussi, pas toujours les mêmes, cumulent le poste avec un mandat de parlementaire, une pratique à laquelle le PS veut mettre fin... à partir de la prochaine élection.

 

 

 

Le message du suffrage universel est clair. Si la valeur n'attend pas le nombre des années, elle ne décroît pas non plus avec celui-ci. Les employeurs frileux à l'idée d'embaucher des seniors pourraient s'en inspirer. Cette moyenne d'âge est aussi un clin d'oeil au PS lui-même qui revendique le droit à une retraite à 60 ans. Née dans les années 40, la génération devenue « papy boom » est encore très active.

Martin Malvy, doyen des présidents de région, du haut de ses 74 ans, a été réélu dimanche dernier pour un troisième mandat en Midi-Pyrénées. Avec, 67,77 % des suffrages, le plus haut des scores des socialistes !

Mais le constat révèle aussi la difficulté du PS à faire émerger une nouvelle génération. La parité est obligatoire sur les listes. Mais seules deux régions sont dirigées par des présidentes, le Poitou-Charentes de Ségolène Royal et la Franche-Comté de Marie-Marguerite Dufay. Le Parti socialiste s'était fait fort de placer 15 % de candidats représentants la « diversité » en position éligible. Mais le symbole d'un président issu de l'immigration devra encore attendre.

Le principal mouvement d'opposition prépare pourtant l'alternance. Or, seule Ségolène Royal utilise la région comme tremplin, comme laboratoire non pas uniquement d'idées, mais aussi d'ambitions. Les régions semblent parfois confinées au rang de baronnies, qu'il faut notamment défendre contre la réforme territoriale en cours d'élaboration.

Si la gauche revient un jour aux responsabilités nationales, elle devra piocher parmi l'expérience des élus locaux pour constituer un gouvernement.

L'échelon régional, malgré des pouvoirs élargis, ne parvient pas à s'imposer comme une marche vers de plus hautes fonctions. Mieux valent, pour construire une carrière, la proximité d'une mairie et la tribune de l'Assemblée nationale.

Le message du suffrage universel est clair. Si la valeur n'attend pas le nombre des années, elle ne décroît pas non plus avec celui-ci.

 

 

 

La Voix du Nord

 

 

 

 

 

Des triomphes, des bides, des poches de résistance et des effets trompeurs

 

 


 

 

> Effets trompeurs La comparaison du nombre de sièges obtenu en 2004 et 2010 est instructive. Les chiffres relevés par La Lettre de l'opinion confirment la poussée d'Europe Écologie (+ 104, de 159 à 263) mais relativise les effets pour les autres. En raison de ses stratégies d'accord, le triomphateur PS ne gagne que quarante sièges (714 contre 754). La poussée verte coûte surtout cher au Front de gauche (89 sièges en moins).

Malgré la claque, la majorité présidentielle en gagne 39, passant de 421 à 460 ! L'UMP perd 15 sièges mais le Nouveau Centre en gratte 11 ainsi que les petits partis agrégés. La disparition de l'UDF expliquant cela. Le choc des scores du FN dans les régions les plus en crise est à atténuer. Sur la France, le Front national passe de 156 sièges à 118. Vous l'auriez parié ?

> Cartons roses Martin Malvy, le président de Midi-Pyrénées est le champion toutes catégories du PS avec un score de 67,77 % (10 % de plus mais 5 000 voix de moins qu'en 2004).

Sur le podium rose, il est suivi par Ségolène Royal en Poitou-Charentes (60,61 %) qui gagne deux sièges par rapport à 2004 et se replace dans le jeu national. Le troisième larron est moins connu. René Souchon passe 59,68 % en Auvergne au ministre Alain Marleix. Cette région avait été prise à Valéry Giscard d'Estaing en 2004. Enfin, Alain Rousset obtient en Aquitaine le meilleur score en triangulaire (56,34 %).

> Corsica gauche L'assemblée territoriale de Corse était tenue par la droite depuis vingt-cinq ans. Paul Giaccobi dans la quadrangulaire obtient une majorité relative (36,62 %). Il faudra travailler avec les nationalistes de Gilles Simeoni (25,89 %).

> Un petit Vert La fusion PS - Europe Écologie a fonctionné à pleins poumons. Une région dérogeait à la nouvelle règle, la Bretagne. Guy Hascoët, ancien député du Nord (1997-2000), a montré là que l'alliance des programmes et des hommes n'est pas toujours simple. Surtout que dans la triangulaire, le socialiste Jean-Yves Le Drian était sûr de s'imposer. L'opération est blanche pour Hascoët qui réclamait à la liste PS 14 à 15 sièges et en obtient 11.

> Le fort d'Alsace Philippe Richert sauve l'honneur de l'UMP en métropole. Il améliore même le score de feu Adrien Zeller (46,16 %). L'électorat alsacien traditionnel s'est mobilisé avec une participation passant de 43 à 51 % entre les deux tours.

> Outre-mer à droite La majorité présidentielle sauve son bilan avec le gain de deux régions d'outre-mer. Didier Robert rafle la Réunion, perdue dans une triangulaire entre le cacique du parti communiste réunionnais Paul Vergès (allié à une liste de droite) et le socialiste Michel Vergoz. C'est la fin d'un système. En Guyane, Rodolphe Alexandre, ancien du PSG (Parti socialiste guyanais) investi par l'UMP et maire de Cayenne, domine Christiane Taubira. Deux victoires avec des particularités locales en somme.

> Ministres en miettes Il ne faisait pas bon être ministre et tête de liste. Valérie Pécresse a résisté en Île-de-France (43,31 %), ainsi qu'Alain Joyandet en Franche-Comté (38,36 %) et Hervé Novelli dans le Centre (36,46 %) dans des triangulaires. Pour le reste, la claque est sévère pour Dominique Bussereau, Alain Marleix, Bruno Le Maire, Xavier Darcos et Valérie Létard.

> Les petits fours Valérie Létard donc (25,91 %) et Raymond Couderc en Languedoc-Roussillon (26,43 %) réalisent les moins bons scores à droite dans des triangulaires. Brigitte Barrèges en Midi-Pyrénées (32,23 %) est la pire en duel. À gauche, la Réunion et la Guyane ont été des échecs pour les raisons citées plus haut. En métropole, Michel Vauzelle s'impose mais perd un siège en PACA.

> MoDem d'Aquitaine Le député béarnais Jean Lassalle sauve la peau du MoDem. Il arrache 10 sièges en Aquitaine (15,65 %), les seuls dans le pays du mouvement orange de François Bayrou. Peut-on avoir un destin présidentiel sans élus ?

> Demi Front national La totalisation sur le pays du score du FN (9,17 %) n'a pas grand sens puisqu'il n'a pu se maintenir que dans douze régions, grosso modola moitié est de la France, allant de la Haute-Normandie au Languedoc-Roussillon. L'air de l'Atlantique a plus qu'un effet iodé.

Pour son dernier combat, Jean-Marie Le Pen en PACA (22,87 %) passe le relais à sa fille Marine (22,2 %, lire en pages Région ). La contagion gagne les deux régions limitrophes des fiefs des Le Pen (19,38 % en Languedoc-Roussillon, 19,3 % en Picardie).

 

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 08:51
AFP
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Le président américain Barack Obama a imposé hier des sanctions à l'encontre du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi et de ses proches à la suite de la répression menée par son régime contre les manifestants, a indiqué un communiqué de la Maison Blanche. Le président Obama a signé un décret présidentiel gelant les avoirs et bloquant tous les biens aux Etats-Unis du colonel Kadhafi et de ses quatre fils, précise le communiqué.

"Le gouvernement de Mouammar Kadhafi a baffoué les normes internationales et la morale élementaire et doit en être tenu responsable", a déclaré le président Obama dans ce communiqué. "Ces sanctions visent en conséquence le régime Kadhafi, mais protègent les avoirs qui appartiennent au peuple libyen", ajoute le président américain. "La violation continue des droits de l'homme, la cruauté contre son peuple et les menaces atroces du gouvernement libyen ont mérité à juste titre la condamnation forte et large de la communauté internationale", a affirmé Obama. "Nous nous tiendrons fermement aux côtés du peuple libyen dans sa demande d'accès aux droits universels et d'un gouvernement qui réponde à ses aspirations. Sa dignité humaine ne peut pas lui être refusée", a-t-il ajouté.

Un responsable américain qui a requis l'anonymat a affirmé que ces sanctions étaient destinées à encourager les membres du gouvernement libyen à faire défection. Obama indique dans le décret qu'il existait un "risque sérieux" que les avoirs de l'Etat libyen soient détournés par Kadhafi, des membres de son gouvernement et sa famille. Il affirme également que "les attaques prolongées" et le nombre croissant de Libyens qui cherchent refuge à l'étranger constituent "un sérieux risque" pour la stabilité du pays.

 

 

 

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 08:36

Lors d'un débat public sur l'identité nationale, la secrétaire d'Etat à la Famille a affirmé qu'elle «voulait d'un jeune musulman qu'il aime son pays, qu'il trouve un travail, qu'il ne parle pas le verlan, qu'il ne mette pas sa casquette à l'envers». Une phrase qu'elle estime «sortie de son contexte».

Les Mercenaires de Sarkosy

Gérard Longuet au naturel

Daniel Cohn-Bendit au naturel

 

 

 

 

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 08:27

 

Dans le nord du Texas le gisement de Barnett Shale a éveillé une nouvelle ruée vers l’or gris. Chaque mois des milliards de m3 de gaz sont extraits des couches profondes de roches de schistes sous la ville de Fort Worth. Des torrents de gaz drainés par des milliers de camions. Une activité qui, ajoutée aux rejets des raffineries, pollue plus que le tout le trafic automobile de cette ville de 725 000 habitants selon un rapport réalisé par le professeur Al Armendariz en janvier 2009, nouvel administrateur de l’EPA (Agence de protection de l’environnement américaine). Ce précieux gaz, certains des habitants de Fort Worth l’ont retrouvé jusqu’à la sortie de leur robinet. Leur eau même contient des traces de produits chimiques injectés dans les puits de gaz, selon des analyses indépendantes menées parle documentariste américain Josh Fox. Nouvel arrivant dans cet Eldorado énergétique, Total a acquis début 2010, 25 % du plus gros exploitant de la Barnett Shale,Chesapeake, pour un montant de 600 millions d’euros et prévoit d’investir 1 milliard supplémentaire pour de nouveaux puits. Sans compter les engagements financiers que le groupe pétrolier prévoit en France.

Depuis le début du printemps le géant pétrolier français et le Texan Schuepbach sont libres d’explorer 9672 km² dans le Sud de la France, un terrain de prospection grand comme la Gironde.Signés par Jean-Louis Borloo, trois permis exclusifs de recherche (Permis de Montélimar ; Permis de Nant, Permis de Villeneuve de Berg)) dessinent un gigantesque V de Montelimar au Nord de Montpellier, remontant à l’Ouest le long du parc naturel des Cévennes. Pour obtenir deux des trois permis, l’Américain a cependant du rassurer les autorités françaises en s’alliant à GDF : “S’il y a un problème, ils sont juste là”, nous dit Charles Lamiraux, géologue à la direction générale de l’énergie et du climat (ministère de l’écologie) et en charge du dossier, en pointant la tour du gazier français depuis son bureau dans l’Arche de La Défense.Encore novices dans l’exploitation des gaz de schistes, les groupes français ne peuvent se passer de partenaires américains, les seuls à maîtriser la technique clef d’extraction de ces nouvelles ressources.

Avant, pour les gaziers, la vie était facile : un forage vertical de quelques centaines de mètres jusqu’à une poche, et le gaz remontait tout seul à la surface. Avec l’explosion de la demande, ces gaz dits conventionnels sont de plus en plus difficiles à trouver. Cette raréfaction a poussé les exploitants à creuser toujours plus loin et toujours plus profond… jusqu’à plus de 2000 mètres pour récupérer des micropoches de gaz emprisonnées dans un mille feuilles de roches de schiste. Or,ces nouveaux gisements représentent une manne considérable, présente dans le sous-sol d’un bout à l’autre de la planète selon le rapport du géant italien de l’énergie E.ON : des milliers de milliards de mètres cubes de gaz en Europe, sept fois plus en Amérique du Nord et plus encore en Asie et en Australie… De quoi flamber encore pendant quelques décennies sans besoin d’énergies renouvelables. Tout ça grâce à la technique révolutionnaire de fracturation hydraulique mise au point par le géant de l’armement texan, Halliburton. Un procédé efficace mais brutal.

A 2500 m de profondeur, c’est un petit tremblement de terre : pour réunir les micropoches en une unique poche de gaz, un explosif est détonné pour créer des brèches. Elles sont ensuite fracturées à l’aide d’un mélange d’eau, de sable et de produits chimiques propulsé à très haute pression (600 bars) qui fait remonter le gaz à la surface avec une partie de ce “liquide de fracturation”. Chacun de ces “fracks” nécessite de 7 à 15 000 mètres cube d’eau (soit 7 à 15 millions de litres), un puits pouvant être fracturé jusqu’à 14 fois.

Selon la couche de schiste, un puits peut donner accès à des quantités de gaz très variables, précise Aurèle Parriaux, docteur en géologie de l’ingénieur à l’université polytechnique de Lausanne. Pour être sûr de rentabiliser un champ il faut une forte densité de forage.

Dans le Garfield County (Colorado), le désert s’est hérissé de puits de gaz de schiste tous les 200 mètres.

Chacun des points blanc sur la carte est un puits d'extraction de gaz de schiste

Pour chaque “frack”, deux cents allers retours de camions sont nécessaires au transport des matériaux de chantier, de l’eau, puis du gaz. De quoi transformer n’importe quelle nationale en autoroute. Sans compter les rejets de CO2 des raffineries, le bruit généré par le site et la transformation du paysage environnant.

Loin des ambitions affichées par le Grenelle de l’environnement, la fracturation hydraulique va à l’encontre de nombreux engagements pris par le ministre de l’écologie Jean Louis Borloo, qui a signé l’attribution des permis de recherche. Parmi les objectifs de ce Grenelle, améliorer la gestion des émissions de gaz à effet de serre grâce à la réduction de la circulation automobile, protéger les sources d’eau potables et les zones d’écosystèmes sensibles.

Si l’exploitation devait commencer dans les frontières définies par les permis, ce serait plus d’un paragraphe du Grenelle de l’environnement qui serait piétiné.  Pour ce qui est des quantités d’eau à mobiliser, le choix de la région, frappée de sécheresse endémique depuis plusieurs années (notamment en Drôme et en Ardèche), est loin de satisfaire au principe de préservation des ressources en eau énoncé à l’article 27 du Grenelle :

Le second objectif dans ce domaine est de garantir l’approvisionnement durable en eau de bonne qualité propre à satisfaire les besoins essentiels des citoyens. A ce titre, l’Etat promeut des actions visant à limiter les prélèvements et les consommations d’eau. Il participe, en s’appuyant sur les acteurs compétents, à la diffusion des connaissances scientifiques et des techniques visant à une meilleure maîtrise des prélèvements et des consommations finales d’eau pour l’ensemble des usages domestiques, agricoles, industriels et de production énergétique.

Le risque est clairement identifié comme on nous le confie au ministère de l’Ecologie : “le problème de l’approvisionnement en eau nécessaire à l’exploitation des gaz de schiste se posera à un moment ou à un autre.”

Dans le document de référence remis aux autorités, Total et Schuepbach assurent prendre toutes les précautions nécessaires pour minimiser l’impact des recherches de gaz de schiste sur l’environnement. Malgré la cimentation des puits, les bourbiers avec films plastiques et autres sécurités mises en place pour empêcher la contamination, la notice d’impact précise la nécessité de réaliser au préalable une étude hydrogéologique, le forage pouvant traverser des nappes phréatiques. Le risque, comme l’ont expérimenté les riverains de la Barnett Shale au Texas, c’est la contamination des eaux souterraines par les polluants inclus dans le liquide de fracturation. Séverin Pistre, chercheur en hydrogéologie aulaboratoire hydrosciences de Montpellier, souligne la fragilité des sources dans la région :

il y a beaucoup de problèmes de protection des captages d’eau du fait des aquifères karstiques qui peuvent réagir de façon très violente aux polluants. Selon l’endroit où le fluide pénètre la nappe phréatique, sa vitesse de propagation peut aller de 1 à 1000. Dans certain cas, il peut ainsi parcourir des centaines de mètres par jour dans les sous-sols.

Mais Total a tout prévu : en cas de nuisances, la notice d’impact donne aux habitants “la possibilité d’introduire un dossier auprès du Mécénat Total pour des actions patrimoniales ou culturelles”. L’honneur est sauf !

La priorité reste néanmoins à l’investissement : pour obtenir les permis, Total s’est engagée à dépenser 37 800 000 euros sur cinq ans pour sa zone d’exploration. Schuepbach quant à elle, a promis d’investir sur trois ans 1 722 750 euros pour les 4414 km² du permis de Nant et 39 933 700 pour le permis de Villeneuve de Berg et ses 931 km², soit 14319€ par km² et par an.

L’investissement dépend du degré de certitude que les entreprises ont de trouver des gisements de gaz, précise Charles Lamiraux. En Ardèche, des forages anciens permettent d’affirmer qu’il y a des réserves profondes que nous ne pouvions pas exploiter jusqu’ici. Peut-être même du pétrole.

Une éventualité qui pourrait expliquer certains investissements de dernière minute : Total E&P, abandonnée sur le permis de Montélimar par Devon Energy, n’a pas hésité à racheter la filiale française du groupe (non sans avoir obtenu l’aval du ministère de l’Ecologie). La rumeur veut que Chesapeake, basée à Oklahoma City, devienne le nouveau partenaire technique du pétrolier français. La même entreprise dans laquelle Total a pris en janvier dernier une participation de 25%.

Même si aucun  des acteurs n’avoue encore d’ambition d’exploitation réelle, les investissements mis en place laissent entrevoir une stratégie à long terme.

Pour l’instant nous en sommes à une phase d’analyse de données par nos géologues, explique-t-on chez Total. Si les résultats de la phase de prospection de cinq ans sont positifs, il faut en général quatre ans de plus pour mettre en place l’extraction d’hydrocarbures. Cependant, pour les gaz de schiste, le forage des puits peut être très rapide et extensif.

Le PDG de Total lui-même Christophe de Margerie n’a pas caché que lorsqu’il prenait pied sur les gisements texans cela “permettra à Total de développer son expertise dans les hydrocarbures non conventionnels pour poursuivre d’autres opportunités au niveau mondial.”

Si des géants comme Exxon Mobil n’hésitent pas à acheter pour 41 milliards de dollars un exploitant régional de la Marcellus Shale, le marché reste aujourd’hui dans une phase spéculative.

La situation dans les gaz de schiste aujourd’hui est assez comparable à celle de la bulle internet : actuellement, le gaz naturel se vend autour de 4$ le Gjoule mais coûte à peu près 6$ le Gjoule à produire, expliqueNormand Mousseau, titulaire de la chaire de recherche du Canada en physique numérique de matériaux complexes et auteur du livre “La révolution des gaz de schistes”.

Des petites compagnies texanes ou albertaines se positionnent pour se faire racheter par des acteurs majeurs du secteur : le pétrole est de plus en plus difficile à trouver et le gaz pèse de plus en plus lourd dans les comptes d’exploitation.Bien plus que les bilans financiers d’une poignée de magnats du pétrole, c’est peut-être l’indépendance énergétique de nombreux pays qui se joue ici. Ces gisements non conventionnels remettent en cause la suprématie gazière de la Russie et des pays du Golfe et pourraient redessiner la carte du monde des hydrocarbures. Quitte à faire courir des risques environnementaux aux habitants, dépassant de loin les bénéfices énergétiques de l’exploitation des gaz de schiste.

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 08:19

Un ministre pas si timbré

A la lecture d’une information parue dans la presse ce jour, on apprend, grâce à Martin Hirsch, que Gérard Longuet se serait offert une maison en partie grâce à sa collection de timbre.

Celle-ci ne lui aurait pas couté très cher du temps qu’il était ministre des Postes.

Le ministre dément.

On peut découvrir cette affaire dans le dernier livre deMartin Hirsch « pour en finir avec les conflits d’intérêts  » (chez Stock)

Qu’en est-il ?

Jusqu’en 1990 le président de la République, le premier ministre, le ministre des Poste, et des hauts fonctionnaires recevaient de rares épreuves de luxe de nouveaux timbres, très prisées par les collectionneurs.

Hirsch raconte qu’un ministre (sans en donner le nom) avait vendu pour plusieurs centaines de milliers de francs des timbres qui « lui avaient été offerts pendant son mandat (…) ce qui lui avait permis de financer en grande partie l’achat d’une maison » (à St Tropez). lien

Ce ministre n’est autre que le président du groupe UMP au Senat : Gérard Longuet.

Il a été ministre des Postes entre 1986 et 1988 et admet qu’il s’agit bien de lui, mais dénie aujourd’hui que sa maison ait pu être payée par des timbres.

Il affirme que cela correspondait à l’équivalent de 1000 € par mois, et que çà ne pouvait en aucun cas lui payer la totalité de sa maison. (mais une partie peut-être ?)

Si l’on fait un rapide calcul, cela fait pour un mandat de 26 mois, 26 000 €, (soit plus de 170 000 francs) ce qui est loin d’être négligeable.

Or cette maison et l’ancien Ministre avait déjà eu maille à parti avec la justice.

Le célèbre juge Van Ruymbeke avait déjà levé un lièvre concernant Longuet et sa maison à l’époque.

La construction de celle-ci a été commencée en 1989. Elle a été payée 2,7 millions de francs, alors que son prix de revient dépasse 4 millions.

On peut lire les détails de cette affaire compliquée sur ce lien, mais ce qui est sur, c’est qu’elle avait provoqué à l’époque la démission du Ministre, lequel avait été sous l’accusation de recel début janvier 1995.

Gérard Longuet à une longue histoire avec la justice. lien

Il a été mis en examen à 5 reprises dans les années 1990 (lien) et il se considère comme une « victime de la république de la délation ».

Sa première condamnation remonte à 1967, soupçonné d’avoir été co-instigateur d’une expédition de son mouvement (Occident) qui a provoqué le coma d’un étudiant d’extrême gauche.

Il a été condamné à 1000 francs d’amende pour complicité de « violence et voies de fait avec armes et préméditation ». lien

C’est pas cher payé le coma.

Rappelons que Gérard Longuet à été mis en examen dans le cadre du financement duParti Républicain. Lien

Il a aussi été inquiété pour financement occulte du RPR, et pour l’affaire des marchés publics d’Ile de France, même s’il vient début 2010 de bénéficier d’un non-lieu. lien

Et puis, avec Gérard Longuet, l’affaire Bettencourt refait parler d’elle, puisque l’ex-comptable desBettencourt, Claire Thibout a affirmé, le 7 juillet dernier, l’avoir croisé chez ses patrons.

Ce que reconnait l’intéressé. lien

Dans ce même livre, Martin Hirsch s’en prend aussi à Jean François Coppé, « un ambitieux sans bornes » à qui il reproche de présider l’Agence du Service Civique, alors qu’il est déjà Haut Commissaire aux solidarités actives (lien)

Il lui reproche aussi de cumuler la rétribution de ce poste avec celle de l’avocat qu’il est resté. lien

Le piquant de l’histoire est que Jean François Coppé est d’origine Roumaine, son grand père s’appelantCopelovici. lien

Serait-il donc d’origine Rom ?

Va-il bientôt être reconduit à la frontière ?

Décidément ce gouvernement collectionne les casseroles.

Entre celles d’Eric Woerth, « l’homme qui ne ment pas », mais qui a été pris en flagrant délit de dissimulation de la vérité dans l’affaire Bettencourt,

Christian Estrosi qui s’offre des voyages en jet privé pour 138 000 euros, fait agrandir son chalet sans permis de construire, et envoie au casse pipe des pompiers venus lui apporter des revendications tout à fait recevables, lien

On n’a pas oublié non plus l’affaire du Golf de Nice, dont on cherche toujours où sont passés les 750 000 francs de subventions allouées à l’association du même nom, et qui ont bizarrement atterries dans la caisse de la SARL du Golf de Nice, dont la femme d’Estrosi (à l’époque) gérait les intérêts.

Et que dire de Fadela Amara, qui invite ses deux frères à profiter des largesses de la république : appartement luxueux, maitre d’hôtel, cuisinier ? (lien), de Christian Blanc qui se fait payer ses cigares par des citoyens fauchés.

Nicolas Sarközi qui après avoir doublé son propre salaire, offre, avec nos sous des repas à 5050 eurospar « tête de pipe » aux congressistes du sommet de la méditerranée, ce qui a couté au contribuable16,6 millions d’€.

La collusion d’intérêt qu’il a provoqué dans l’affaire Tapie, en permettant à son ami de recevoir plus de200 millions d’euros, grâce au dessaisissement qu’il a organisé, enlevant l’arbitrage aux magistrats, et en le donnant à un « comité des sages ». vidéo

C’est l’occasion de rappeler que notre autocrate aime bien les fleurs, celle que lui offre sa cour en le félicitant sur son teint halé, et celle qu’il s’offre : 280 000 € par an pour fleurir 300 mètres carrés à l’Elysée.

On ne s’attardera pas plus longtemps sur lui, la liste serait trop longue, sans rappeler qu’après son élection, en voyage à La Réunion, il avait déclaré en petit comité :

« Je serais servile avec les puissants, et ignoble avec les faibles ». lien

Roselyne Bachelot a organisé un gaspillage d’1,7 milliards d’euros pour un vaccin dont on a vu l’inutilité...sauf pour les labos, bien sur.

Brice Hortefeux condamné pour injure à caractère racial (lien)

Christine Boutin a été épinglée pour avoir accepté 9500 € pour une mission « sur la Mondialisation » que lui a offert l’Elysée. lien

Même Borloo, instigateur de l’imposture du Grenelle, a été assigné par la justice pour une affaire interne à son parti Radical. lien

Arnaud Richard, député UMP, (son ancien conseiller) vient d’être pris dans une affaire de conflit d’intérêt. lien

Et que dire de Rama Yade qui dénonce le prix de l’hôtel des Bleus en Afrique du Sud lors du mondial, alors qu’une suite à 667 € la nuit lui est réservée ? Du faux permis de construire de la villa de St Tropezde Joyandet, de son Jet privé à 108 000 € ? De la mise en examen d’André Santini pour infractions financières ? lien Du cumul des mandats d’Henri de Raincourt, ministre en charge des Relations avec le Parlement qui a avoué à « Public Sénat » cumuler une partie de sa retraite de sénateur à son salaire de ministre ? lien

Rachadi Dati n’a pas échappé non plus aux dérapages puisque le « nouvel Obs » nous apprenait que le dossier présenté à l’école de magistrature présentait un diplôme qu’elle n’avait jamais eu. lien

La ministre de la justice, Michèle Alliot Marie, que l’on ne s’attend pas à trouver dans cette liste, semble pourtant avoir aussi sa casserole.

Le quotidien « Le Parisien » fait état d’une lettre adressé par cette dernière à Rachida Dati, alors Garde des Sceaux, lui suggérant d’intervenir dans une affaire de jeux truqués impliquant Fabien Chalandon, le fils de l’ancien ministre.

Xavier Bertrand, secrétaire général de l’UMP (contrôlé à 144 km/h sans sanction) assumant la circulaire d’Hortefeux stigmatisant les Roms, et sanctionné par l’Europe, n’en sort pas grandi. lien,

D’autant qu’il a été tourné en ridicule par les « identitaires » niçois sur cette vidéo.

N’oublions pas Bernard Kouchner dont on a appris qu’il avait offert sa table pour permettre une rencontre entre Sarközy, Hortefeux, et Tapie, lequel s’est employé par la suite à torpiller la gauche en 2007, (lien) ou Frédéric Mitterrand critiqué pour son « tourisme sexuel ». lien

Eric Besson, instigateur d’un débat nauséabond sur l’identité nationale,  ferme la marche puisqu’on apprend le 25 septembre 2010 qu’il se serait fait payer les 4 billets (il y avait 2 gardes du corps) de son voyage de noce à Capri aux frais du contribuable, (1500 €) ce qu’il dément, affirmant qu’il va porter plainte. lien

On peut allonger la liste des « dérapages » sur ce lien proposé par Médiapart.

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 08:02

Gérard Longuet, né le 24 février 1946 à Neuilly-sur-Seine, est unadministrateur civil et un homme politique français.

Ancien ministre, ancien député de la Meuse et sénateur depuis 2001, il est président du groupe UMP au Sénat depuis 2009. Libéral, Gérard Longuet est vice-président du mouvement Les Réformateurs au sein de l'UMP.

Description Gérard Longuet Gérard Longuet.jpg

   

 

 


 

 

Les dessous d'un contrat en or

Ces faits, susceptibles de constituer les délits d'abus de biens sociaux et complicité, de faux et usage de faux et de recel de ces infractions apparaissent relever de la compétence de la Cour de justice de la République. » Fidèle à sa réputation, le juge Renaud Van Ruymbeke n'y va pas par quatre chemins judiciaires. Repassant un dossier sensible à un collègue de Nanterre, le juge Philibeaux, il propose tout simplement d'expédier en Haute Cour Gérard Longuet, ancien ministre de l'Industrie, démissionnaire du gouvernement Balladur, et Alain Madelin, actuel ministre de l'Economie et des Finances, pièce principale du gouvernement Juppé. D'autres personnalités, à des titres divers, pourraient également être impliquées dans cette rocambolesque affaire.

C'est l'histoire d'un mirifique contrat industriel signé avec un émirat où valsent milliards, argent public et fortes commissions. Une affaire également très française, où, malgré l'une des meilleures technologies du monde, une société privée, nationalisée sous la gauche, puis reprivatisée, engloutit des sommes folles. L'Etat la soutient. Les politiques s'en mêlent pour faire payer le pays débiteur, ce qui est normal. Plus surprenante, en revanche, l'apparition d'un intermédiaire, proche du pouvoir, qui récupère via le Panama, la Suisse et le Luxembourg de confortables commissions. Enfin, ces « coms » ont été accordées le plus légalement du monde par le ministre des Finances de l'époque, Edouard Balladur. Bref, un mauvais compte d'Orient qui coûte très cher au contribuable. Mais, comme aimait à le dire feu Alexandre de Marenches : « L'argent ne se perd jamais, il change de poche... » Voici le récit complet de cette histoire exemplaire.

En janvier 1983, la société La Signalisation, filiale de la CGCT (Compagnie générale de construction téléphonique), remporte un contrat en or : la refonte du réseau téléphonique de la capitale du Koweït, Koweit City. Un marché de 450 millions de francs. Alléluia, comme on ne dit pas au Koweït ! Malheureusement, très vite, la société française prend du retard dans les travaux. Elle avait, semble-t-il, sous-estimé l'importance du chantier et la nationalisation l'a privée du soutien d'autres filiales. Elle appelle à l'aide le ministère des P et T, qui intervient en force : près d'une centaine de missions d'assistance sont expédiées au Koweït pour prêter main- forte à La Signalisation.

Grâce à ce soutien, les travaux sont terminés en janvier 1987. Et les Koweïtiens possèdent actuellement, dit-on, le meilleur réseau téléphonique du Golfe. Mais la facture est salée. De 450 millions de francs, elle est passée à près de 800 millions. Du coup, le Koweït exige de considérables pénalités de retard et bloque des cautions bancaires.

La Cour des comptes, qui se penchera plus tard sur ce dossier dans un rapport naturellement non publié, se montrera terriblement sévère pour certains dirigeants de La Signalisation. D'abord, la Cour flaire - mais sans preuve - que des commissions sur ce marché auraient été récupérées par le gouvernement socialiste d'avant mars 1986. Mais, surtout, la quatrième chambre de la Cour envisage de saisir la justice, car certaines « fautes » qu'elle a épinglées ne relèvent pas seulement, selon elle, d'« une grande incompétence ou d'un laxisme certain dans la conduite du chantier [...], mais sont susceptibles de constituer des abus de biens sociaux ». L'affaire, pourtant, n'ira pas plus loin. Reste à faire payer les Koweïtiens, malgré les retards accumulés.

La course après les milliards

La Signalisation engage donc, en mars 1985, les services d'un intermédiaire suisse, la Société Egecena, qui, moyennant une commission de 18,5 % sur la récupération des paiements du MOC (le ministère koweïtien des Communications), se fait fort d'obtenir le règlement intégral du marché. En vain, semble-t-il. Les responsables français, comme c'est leur rôle, vont à leur tour se livrer à d'« amicales pressions » sur le Koweït. Le ministre le plus actif est évidemment Gérard Longuet, devenu, après mars 1986, ministre délégué aux P et T. Il demande au ministre de l'Economie de l'époque, Edouard Balladur, d'intervenir lors de la tenue de la commission mixte franco-koweïtienne, les 16 et 17 décembre 1986, à Paris.

Mais, surtout, Gérard Longuet a chargé l'un des membres - officieux - de son cabinet de suivre particulièrement, et de près, cette affaire sensible. Ce conseiller, proche du ministre, est mandaté officiellement pour cette mission par une lettre de Gérard Longuet du 22 juillet 1986 que le juge Van Ruymbeke saisira bien plus tard à son domicile. Il doit récupérer une créance de 1 milliard de francs due par le Koweït, précise la lettre. Cet ancien ingénieur, Genia Constantinoff, recyclé dans le business international, n'a pas son pareil, paraît-il, pour négocier des contrats difficiles avec les pays de l'Est, mais aussi dans le monde entier. Il possède l'art des négociations ardues et subtiles, et sait trouver les arguments pour convaincre ses partenaires. Il va déployer toute sa science pour faire payer l'émirat. Il analyse soigneusement, pour le compte de son ministre, les rapports entre les différentes personnalités koweïtiennes : le prince héritier, Cheikh Saad, Premier ministre, le ministre des Communications, Khalid Al Jumeian, le vice-Premier ministre, Cheikh Sabah, sans oublier Rached El Rached, le ministre d'Etat chargé du conseil des ministres.

L'affaire, d'ailleurs, n'est pas évoquée lors d'une nouvelle rencontre de la commission mixte franco-koweïtienne, début 1988, puisqu'« un membre du cabinet de M. Longuet, M. Constantinoff, qui a suivi personnellement l'affaire, sera présent au Koweït et pourra sans doute avoir les contacts qu'il jugera nécessaires », écrit un haut fonctionnaire. Lors du voyage effectué au Koweït, fin janvier 1988, et dirigé par le ministre des Finances, Edouard Balladur, Genia Constantinoff fait partie de la délégation officielle aux côtés du directeur du Trésor de l'époque, Jean-Claude Trichet, et d'autres hauts fonctionnaires.

Lors d'une escale éclair de François Mitterrand au Koweït, Pierre Méhaignerie, alors ministre de l'Equipement, évoquera à son tour le délicat dossier de La Signalisation avec son homologue koweïtien.

Mais, début 1987, l'efficace Genia Constantinoff peut être satisfait : il pense aboutir rapidement. Et cela grâce à l'action d'une étrange société intermédiaire, choisie par le conseiller du ministre et, sans aucun doute, créée pour la circonstance... Il s'agit, en effet, d'un curieux intermédiaire pa- naméen, la Porwood Corporation, dont le représentant habite Lausanne. Une société bidon officiellement chargée d'une mission de « consultant ». En réalité, la Porwood se propose de récupérer les précieux dinars koweïtiens moyennant deux commissions : l'une de 20 % sur les sommes payées par le Koweït après ses réclamations et sur les pénalités de retard qui seraient « remisées » ; l'autre de 4,5 % sur les montants des garanties bloquées par l'émirat « et qui seraient levées défini- tivement ». Les « coms » doivent être payées en « devises convertibles » au compte n° 105 558 6266 du Crédit suisse, à Lausanne...

Le liquidateur tire les sonnettes

Apparemment, les « arguments » de la Porwood conviennent aux Koweïtiens, puisque, le 26 janvier 1988, un accord sur le règlement « définitif » est signé. Pour l'occasion, Genia Constan- tinoff, qui est décidément partout, représente la société La Signalisation... Mais, en échange, les fameuses « coms » doivent être payées dans les trente jours qui suivent le règlement des Koweïtiens. Prudence, prudence... Cet accord provoque au passage la colère des premiers intermédiaires suisses, la Société Egecena, qui estime avoir droit à une part du gâteau. Elle tentera d'ailleurs, à l'époque, d'obtenir de la justice koweïtienne le blocage de ces fonds. On reparlera bientôt de l'action de cette société en France.

Entre-temps, La Signalisation et la CGCT ayant été mises en liquidation, un administrateur judiciaire, Claude Altersohn, est chargé de s'occuper du règlement et de verser les commissions. Dès le 11 mars, la Porwood Corporation s'inquiète dans un courrier de la lenteur du règlement, déjà exigé dans deux lettres précédentes. Elle réclame même le versement des commissions par retour !

Le liquidateur, sans doute inquiet de devoir verser de telles sommes, tire les sonnettes des autorités politiques. Il écrit à Alain Madelin, alors ministre de l'Industrie, et à son ministre délégué aux P et T, Gérard Longuet, pour réclamer des instructions claires : « Faut-il payer ? »

Alain Madelin répond, le 7 mars, par une lettre détaillée, qui prouve sa bonne foi dans cette affaire : « En ce qui concerne le versement des commissions à la société Porwood Corporation Panama, je comprends que le dossier ne comporte aucun élément prouvant l'efficacité de ce nouvel intermédiaire dont le taux de commission semble élevé, et qu'il vous apparaît plus discutable. Je comprends aussi que le non-paiement, du moins dans un premier temps, de cet intermédiaire pourrait avoir des conséquences sur le règlement du solde, soit environ 37 millions de francs.

» La Cour des comptes a d'ailleurs déjà fait état dans son rapport sur La Signalisation d'observations sur l'existence pour les mêmes contrats de nombreuses rémunérations à "des prestataires de services" dont le rôle n'apparaît pas toujours clairement, et mon cabinet n'a été alerté que très tardivement de l'implication de Porwood lors d'une réunion le 17 février 1988.

» Dans ces conditions, je ne suis pas en mesure d'approuver le paiement des commissions à cet intermédiaire. Il serait donc utile que vous vous rapprochiez du ministère délégué des P et T, et des administrations qui ont l'habitude de suivre les problèmes de commerce extérieur pour avoir un avis sur l'opportunité d'effectuer ces versements. »

Deux semaines plus tard, Gérard Longuet répond à son tour à Claude Altersohn. Mais lui se montre beaucoup plus « positif » vis-à-vis de Porwood : « Comme je l'ai indiqué dans un courrier du 21 mars 1988 à mon collègue Madelin, répond Longuet au liquidateur, je considère que l'accord intervenu le 26 janvier, au moment de la réunion de la commission mixte franco-koweïtienne, est très favorable à nos intérêts. Il est incontestablement le fruit de l'action conduite depuis deux ans par mon collaborateur, M. Constantinoff. Le choix de la société Porwood comme intermédiaire apparaît donc absolument justifié a posteriori. Il est clair que son intervention a été déterminante, comme en témoigne d'ailleurs, ces jours derniers, le rapatriement, malgré un contexte juridique délicat, de la quasi-totalité des fonds restant dus par le Moc.

» C'est pourquoi je vous demande instamment de faire en sorte que le contrat signé avec cette société soit strictement exécuté dans les meilleurs délais. Tout retard ne pourrait que compromettre à l'avenir la position commerciale des entreprises françaises au Koweït. »

Le juge saisit une intéressante lettre

Cette lettre, également saisie en mai dernier par Van Ruymbeke et publiée dans Le Monde, fera l'effet d'une bombe, et renforcera considérablement le dossier judiciaire du conseiller rennais. Mais l'histoire des commissions ne s'arrête pas là, et la suite de l'affaire ne manque pas de piquant. Pour payer les fameuses « coms », le liquidateur devait accomplir une dernière formalité, à l'époque obligatoire : obtenir de la Direction des douanes l'autorisation de les verser à l'étranger. Cette disposition, supprimée depuis, faisait en effet obligation à toutes les entreprises devant verser des dessous-de-table à l'extérieur de la France de prévenir les Douanes. Ces « coms », bien qu'immorales, étant jugées nécessaires pour obtenir des marchés, les Douanes et le ministère des Finances se réservaient un droit de refus, et, surtout, un droit de contrôle sur ce qu'il faut bien appeler des pots-de-vin. Il fallait aussi éviter que des Français puissent toucher à l'étranger une partie de ces sommes, qui échappent évidemment à l'impôt.

Claude Altersohn va donc s'adresser au fameux bureau des Douanes, situé alors rue de la Tour-des-Dames, chargé d'autoriser ces mystérieuses transactions. Un bureau quasi protégé par le « secret défense ». Il demande l'autorisation de verser ces deux « coms » qui représentent - soyons précis - 11 568 000 francs pour celle de 20 % et 4 011 000 francs pour la « petite » de 4,5 %, soit, au total 15,5 millions de francs (3,2 % du contrat global). Claude Altersohn, dans sa demande, aura l'honnêteté d'avertir le directeur des Douanes : « En ce qui me concerne, écrit-il, je ne connais pas l'identité des personnes physiques appelées à bénéficier des commissions dont Porwood Corporation Panama doit assurer la répartition. » D'autres le savent pour lui... Le directeur des Douanes, à son tour, s'adresse à son ministre pour donner le feu vert. Le 22 avril 1988, le transfert d'argent est donc autorisé par le ministre de l'Economie de l'époque, Edouard Balladur.

On peut toutefois s'étonner que l'Etat français paie aussi facilement, sans savoir à qui vont profiter ces confortables commissions. Et s'interroger sur le rôle multicarte de Genia Constantinoff. Ce conseiller de ministre, qui utilise une société panaméenne pour faire verser des commissions occultes, s'affiche aussi comme représentant de la société La Signalisation. Cela fait beaucoup de casquettes pour un seul homme. La suite va montrer qu'elles coiffaient des opérations encore plus étonnantes. Car cette « transaction » - réussie - serait demeurée dans l'ombre sans la sagacité du juge Van Ruymbeke, empêcheur de « toucher en rond ». Toujours à la recherche d'une commission versée par la société Pont-à-Mousson à un intermédiaire nantais - un objectif de plus en plus lointain - le magistrat rennais a voulu vérifier les dires, très précis, d'une lettre anonyme reçue voilà un an. Le « courageux » scripteur racontait qu'une société française qui avait livré du matériel gazier à l'Algérie n'arrivait pas à se faire payer par ce pays. Le PDG de l'entreprise aurait alors sollicité, en 1987, l'aide d'Alain Madelin. Il aurait même été reçu par son directeur de cabinet.

Deux jours plus tard, le directeur financier de ladite société aurait eu la surprise de recevoir un coup de fil de Gérard Longuet en personne, le ministre des P et T ayant évidemment été saisi de l'affaire. Longuet aurait fait comprendre que l'intervention du ministère était possible, moyennant une commission de 3,5 % - destinée, aurait assuré l'homme politique, au Parti républicain. Elle devait être payée à l'étranger sur le compte d'une société appartenant à un certain... Genia Constantinoff. Ce « marché » n'avait pas eu de suite mais le magistrat rennais devait retenir le nom du « conseiller » Constantinoff.

Le 23 mai dernier, le juge récupère donc au domicile parisien du « conseiller » la lettre de mission de Gérard Longuet, qui révèle l'affaire du Koweït, et le lance sur une autre piste. Dans la foulée, Renaud Van Ruymbeke débarque à l'ancien siège de la CGCT, maison mère de La Signalisation, où il met la main sur la deuxième lettre du ministre Longuet adressée au liquidateur et l'incitant à payer au plus vite la Porwood... Longuet dément toute implication dans l'affaire du gaz algérien, mais, contacté par Le Point, refuse de s'exprimer sur le dossier de La Signalisation.

Un nom fait sursauter Van Ruymbeke

Cependant le juge, patient, ne s'arrête pas en si bon chemin. Il tire le fil de cette panaméenne pour savoir où l'argent a bien pu aboutir. Grâce à ses contacts suisses, Van Ruymbeke va remonter à la source. Une source bien passionnante. Il écrit dans le rapport adressé à son collègue de Nanterre : « Les investigations menées par le juge Thelin de Genève auraient révélé que 12 des 16 millions de la société Porwood, précisément gérée par M. Constantinoff, ont été virés en mai 1988 au profit d'une autre panaméenne, Suchy, dirigée par Alain Cellier (ami intime de Gérard Longuet), lequel gère encore à ce jour en toute impunité, poursuit le juge, un réseau de sociétés panaméennes détenant des avoirs supérieurs à 50 millions de francs... »

Le nom de Suchy, en effet, a dû faire sursauter Van Ruymbeke, car il connaît par coeur cette société-écran panaméenne qu'il avait découverte lors d'autres investigations (voir Le Point n° 1155, « Les juges font sauter les caisses noires »). Recherchant à l'époque l'origine d'une commission - encore une - versée sous la table pour l'achat du siège du PR, rue de Constantine, à Paris, Van Ruymbeke avait mis au jour une vaste toile d'araignée financière dirigée, via la Suisse, le Luxembourg et le Panama, par un banquier intime de Gérard Longuet - ils ont fait l'Ena ensemble - Alain Cellier. Cet important responsable d'une banque japonaise gérait, par l'intermédiaire de la société panaméenne Suchy et une fiduciaire suisse, des sommes considérables. Des dizaines de millions de francs ont ainsi tourné dans ces sociétés, à l'intérieur d'une noria d'autres panaméennes aux noms énigmatiques : Pepsi-Cola, Parasol, Xée, Club 54, Vancouver...

Dorénavant, on peut donc ajouter Porwood à la liste de ces sociétés-écrans. La maison mère Suchy a ainsi récupéré 12 des 15,5 millions de la « com » koweïtienne ; c'est-à-dire qu'ils sont tombés dans l'escarcelle d'Alain Cellier. Qu'en a-t-il fait ? On en est réduit aux hypothèses. Constitution à l'étranger d'une confortable caisse noire politique qui pouvait servir à beaucoup d'usagers ? Trésorerie d'élection présidentielle - à l'époque, certains membres du PR pouvaient en rêver ? Réserves commerciales en cas de recyclage dans l'industrie, tirelires personnelles pour les mauvais ou les bons jours ? Pour le savoir, il faudrait interroger Alain Cellier. D'autant que le juge suisse aurait, toujours selon le rapport du juge Van Ruymbeke, découvert que deux autres personnes ont profité du système Cellier : le banquier Rochon, beau-frère de Longuet, aurait ainsi perçu 3 millions de francs, et un autre proche de l'ancien ministre de l'Industrie, également membre, à l'époque, du cabinet d'Alain Madelin, Marc de Scitivaux, aurait récupéré 15 millions de francs, dont une partie en espèces, sur ce réseau. Gestionnaire de fonds, Marc de Scitivaux a pu également profiter du précieux réseau Cellier en tant que « professionnel » de l'investissement. Car, de toute évidence, vu l'importance des sommes brassées par le banquier Cellier, son système suisse devait dépasser largement le financement politique, pour assurer celui de beaucoup d'autres clients qui, aujourd'hui, doivent faire grise mine.

On ignore, en revanche, pourquoi deux commissions étaient nécessaires pour que La Signalisation rentre dans ses fonds. Une partie est certainement retournée dans les sables du désert ?

Le volet de l'affaire Cellier a finalement échappé au juge Van Ruymbeke, pour être confié au juge Filippini, à Paris, qui a déjà mis deux fois en examen - quasi secrètement - Gérard Longuet. Mais elle n'a jamais entendu Alain Cellier. D'où l'amertume de Renaud Van Ruymbeke, qui relevait, dans un rapport adressé au conseiller de la chambre d'accusation de Rennes : « J'ai régulièrement informé M. le procureur général de Rennes, destinataire, ainsi que le garde des Sceaux (à l'époque, Pierre Méhaignerie), des commissions rogatoires internationales, au fur et à mesure de la progression des investigations. Il était flagrant que les fonds placés à l'étranger étaient en train de s'évaporer. Néanmoins, le cadre restreint de la saisine définie par le ministère public et l'absence de poursuites contre Alain Cellier ne m'ont pas permis de demander aux autorités luxembourgeoises d'ordonner la saisie des fonds à titre conservatoire. Ces avoirs dépassent largement les 50 millions de francs et constituent un minimum, d'autres fonds étant sortis dans le passé du réseau sans que l'on en connaisse la destination. »

Bon courage !

En ce qui concerne l'affaire du Koweït, elle a rebondi récemment de façon inattendue. A la suite des révélations par la presse des découvertes de Renaud Van Ruymbeke, la société suisse Egecena, qui, à l'origine, devait servir d'intermédiaire, s'est bruyamment manifestée par l'intermédiaire de son avocat français, Me José Roseff. La société, s'estimant lésée par l'action de Genia Constantinoff et de la société Porwood - qui aurait, selon elle, récupéré les commissions à sa place - a porté plainte avec constitution de partie civile au parquet de Nanterre. D'où la nomination du doyen des juges de Nanterre, Alain Philibeaux, chargé de ce délicat dossier. C'est ainsi que son collègue Van Ruymbeke, dessaisi de l'affaire, lui a expédié la copie de toute sa procédure. Et c'est dans cette « transcription » que le magistrat rennais évoque la « compétence » de la Cour de justice de la République, seule instance susceptible d'instruire et de juger l'action des ministres en exercice.

Mais le juge Philibeaux s'est à son tour dessaisi, sur instruction du parquet général, du dossier en faveur de son collègue parisien Mireille Filippini. C'est donc ce magistrat qui instruit à présent l'ensemble du dossier Longuet-PR. A elle de décider si le renvoi en Cour de justice est nécessaire. Encore faut-il savoir jusqu'où cette affaire est montée et quels ministres sont concernés. Bon courage, Madame le juge ! 

  

Longuet relaxé dans l'affaire de sa villa tropézienne. L'ex-ministre reste mis en examen dans d'autres dossiers.

 

(3 mai 2004) Gérard Longuet en correctionnelle

L'ANCIEN MINISTRE des Télécommunications du gouvernement Balladur, Gérard Longuet, est jugé à partir d'aujourd'hui (03 mai 2004) par le tribunal correctionnel de Paris. 
Il est soupçonné de recel d'abus de biens sociaux et de recel de contrefaçon, aux côtés de Michel Mauer, ex-PDG de la société de promotion immobilière Cogedim. 
Selon l'accusation, Gérard Longuet aurait perçu 170 000 € de la Cogedim pour des prestations fantômes.

Pour tenter de dissimuler le côté fictif de ses prestations, l'ancien ministre est aussi soupçonné d'avoir remis à la Cogedim deux études, intitulées « les immeubles intelligents » et « le marché des téléports », réalisées en réalité pour le compte du ministère des Télécommunications par une experte, Agnès Huet, partie civile au procès. 
Gérard Longuet, défendu par Me Jean-René Fartouat, l'avocat de Roland Dumas, espère un non-lieu. 
Le Parisien, lundi 03 mai 2004, p. 14

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Gérard Longuet relaxé par le tribunal correctionnel

L'ancien ministre Gérard Longuet, actuellement sénateur UMP de la Meuse, qui était poursuivi pour recel d'abus de biens sociaux et recel de contrefaçon, a été relaxé mercredi (02 juin 2004) par le tribunal correctionnel de Paris.

M. Longuet est notamment prévenu de "recel d'abus de biens sociaux" pour avoir reçu, par le biais de sa société Avenir 55, la somme de 173.561 euros en rétribution de prestations de conseil fictives en faveur de la société immobilière Cogedim, à l'époque présidée par Michel Mauer, et d'avoir également "sciemment recelé des rapports contrefaits".

Mardi, le parquet avait requis la relaxe pour l'ancien ministre, qui comparaissait depuis lundi. 
lexpress.fr, mercredi 02 juin 2004

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(Avril 2006, Marianne, 22 au 28 avril, p. 46) Un cumulard nommé Longuet

Gérard Longuet, sénateur UMP, conseiller régional de Lorraine, cumule les rémunérations. 
En tant que parlementaire, il est soumis à une limitation de ses revenus: une fois et demie les 5 326 euros mensuels de son indemnité de la Haute Assemblée, limite qu'il tutoie en tant qu'élu puisqu'il perçoit 7 986 euros: par mois.

Avec la présidence de l'Afitf (Agence de financement des infrastructures de transports de France), l'organisme chargé du développement des autoroutes, il crève le plafond de revenus issus de ses mandats publics. Grâce à la magie de deux décrets et d'un arrêté, ce poste en principe bénévole s'est transformé en minifromage : 42 000 euros par an au titre d'indemnités, soit 3500 euros par mois. 
Selon l'esprit d'une loi votée par la gauche en 1992, il n'aurait pas dit pouvoir bénéficier de cette rémunération. Mais le texte a des trous. 
« Il s'agissait de limiter les rémunérations générées par la qualité d'élu. Quand nous avons écrit la loi, nous y avons inscrit les sociétés d'économie mixte. Malheureusement, les agences type Afitfi elles, n'y figurent pas », se désole Didier Mathus, député PS, à l'origine du texte.

Ce n'est pas tout. En perdant son fauteuil de président de la région Lorraine, Gérard Longuet a théoriquement perdu son chauffeur et sa voiture. Mais l'Afitf a signé avec La Poste la mise à disposition d'un chauffeur. 
Pourquoi La Poste ? Parce que la signature de cette convention « régularise », selon le mot d'une porte-parole de La Poste, un état de fait, en « mettant fin à une situation d'emploi fictif». En tant qu'ancien ministre des PTT, Gérard Longuet bénéficiait d'un chauffeur. Une pratique à laquelle Thierry Breton a mis un terme l'année dernière. 
Pour que Longuet puisse toujours être véhiculé par un postier, c'est l'Afitf qui paie. 
Em.l., Marianne, 22 au 28 avril 2006, p. 46

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Polémiques après les propos de Gérard Longuet sur Malek Boutih AFP 11 mars 2010

 

A l'approche du premier tour des régionales Gérard Longuet a déclenché mercredi une polémique en jugeant préférable de nommer à la Halde (Haute autorité de lutte contre les discrimations et pour l'égalité) quelqu'un du "corps français traditionnel" plutôt que le socialiste Malek Boutih dont le nom circule avec insistance pour remplacer Louis Schweitzer.

 

M. Bouti est "un homme de grande qualité mais ce n'est pas le bon personnage" pour présider la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité, a déclaré le patron des sénateurs UMP, invité mercredi de "Questions d'Info LCP/France Info/AFP".

 

A la question de savoir pourquoi M. Boutih ne correspondait pas, à ses yeux, au poste, il a répondu : "Parce qu'il vaut mieux que ce soit le corps français traditionnel qui se sente responsable de l'accueil de tous nos compatriotes. Si vous voulez, les vieux Bretons et les vieux Lorrains - qui sont d'ailleurs en général Italiens ou Marocains - doivent faire l'effort sur eux-mêmes de s'ouvrir à l'extérieur"."Si vous mettez quelqu'un de symbolique, extérieur, vous risquez de rater l'opération", a insisté M. Longuet.

 

Le PS, par la voix de son numéro deux, Harlem Désir, s'est aussitôt dit "scandalisé" par ces propos, demandant à l'UMP de les "condamner immédiatement avec la plus grande fermeté et à M. Longuet de présenter des excuses publiques à Malek Boutih. "Ces propos sont, bien plus qu'un dérapage, une véritable théorie raciale totalement contraire à l'idée de la Nation républicaine et à l'égalité des droits entre les citoyens de toutes origines", a affirmé l'eurodéputé en estimant que de telles assertions méritaient une saisine de la Halde. Fustigeant également des propos "d’un autre siècle", le porte-parole du PS, Benoît Hamon, a jugé sur Public Sénat que "le rapport de la droite à l’immigration est consternant". "Ce n'est plus un dérapage, c'est une chute libre", a réagi le PCF Faouzi Lamdaoui, membre du Conseil national du PS, a demandé à Nicolas Sarkozy "de prendre toutes les mesures pour mettre fin au déchaînement d’un racisme décontracté, devenu le +sport+ préféré d’un pan entier de la droite française".

 

Même indignation du côté de SOS Racisme: "La vision véhiculée par M. Longuet (...) montre la conception ethnique qu’il s’en fait et qui rappelle la France de Maurras en contradiction avec la France républicaine qu’il est censé incarner", a dénoncé l'association antiraciste.

 

L'association Tjenbé Rèd de lutte contre les racismes, les homophobies et le sida juge que "cette logique Shadok masque mal un retour du refoulé assez évident chez un ancien militant d’extrême droite et M. Longuet pourrait utilement, soit déclarer plus clairement qu’il a du mal à digérer qu’un +bougnoule+ puisse diriger une institution française, soit retirer ses propos manifestement incompatibles avec les valeurs républicaines".

 

Dans un communiqué publié en fin d'après-midi, Gérard Longuet n'a pas retiré ses propos tout en se disant "désolé d'avoir choqué (son) compatriote Harlem Désir, tout comme" il est "désolé d'avoir sans doute choqué Malek Bouti dont (il) a reconnu volontiers les qualités personnelles"."J'ai simplement exprimé le désir que l'ouverture d'esprit soit portée par une personnalité moins politique et parfaitement sereine en qui puissent et doivent se reconnaître tous nos compatriotes dans leur diversité et dans leur unité", a-t-il ajouté. "Etre militant socialiste n'est certes pas un obstacle, mais ce n'est pas non plus un droit pour exercer une mission nationale à la Halde ou ailleurs", a souligné M. Longuet.

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Longuet dément avoir payé une maison grâce à une dotation en timbres rares 25.09.2010, 16h39 leparisien.fr

 

Le président du groupe UMP au Sénat, Gérard Longuet, a démenti dans l'édition du JDD de samedi avoir, dans le passé, financé en partie l'achat d'une maison avec des timbres rares reçus en tant que ministre des Postes entre 1986 et 1988, accusation soutenue par Martin Hirsch.

 

Dans son livre, "Pour en finir avec les conflits d'intérêts", l'ex-Haut commissaire aux solidarités actives révèle que pendant des années le président de la République, le Premier ministre, les ministres des Postes et des hauts fonctionnaires se voyaient régulièrement offrir par La Poste des épreuves de luxe de nouveaux timbres, très rares et donc très prisés des collectionneurs.

 

Certains avaient pour habitude de les revendre, se constituant alors de confortables primes. Sans le nommer, il évoque le cas d'un homme politique dont il avait eu à examiner le cas dans le cadre de ses fonctions au sein de la commission pour la transparence financière de la vie politique.

 

Apparaissait dans son patrimoine "une maison dans le sud de la France", dont l'intéressé expliquait qu'il avait pu la financer "en grande partie" par "la vente de timbres", poursuit M. Hirsch. Interrogé plus avant, il expliquait alors que ces timbres "lui avaient été offerts pendant son mandat" et que les ventes réalisées "se chiffraient à plusieurs centaines de milliers de francs".

 

Interrogé par le JDD, Gérard Longuet ne cache pas qu'il s'agit de lui mais oppose un démenti formel à Martin Hirsch, assurant qu'"évidemment cette maison n'a pas été pas été payée en timbres". Alors ministre des Postes, il reconnaît avoir bénéficié de la dotation en question et avance que la revente de ces timbres rapportait "l'équivalent de 1.000 euros pas mois". "Je recevais un chèque mensuel et cette rémunération était une prime déclarée. Mais pour payer ma maison avec cela, il aurait fallu que je sois ministre plus de cinquante ans".

 

C'est cette même villa qui avait valu à Gérard Longuet des investigations judiciaires dont il est finalement ressorti blanchi, ajoute le JDD.

 

Contacté par le journal, Martin Hirsch "maintient l'essentiel de ses écrits". "Je viens d'adresser une lettre à Gérard Longuet dans laquelle je lui rappelle ce qu'il avait déclaré à la commission", ajoute-t-il.

 

Dans son ouvrage, l'ancien haut commissaire raconte avoir eu confirmation de l'existence de cette tradition "très particulière" de dotation en timbres par l'ancien président de La Poste de 1990 à 1993, Yves Cousquer.

 

"Il n'avait plus en tête la liste exhaustive, au demeurant codifiée par le ministre, des bénéficiaires, mais il se souvenait du Premier ministre et du ministre en charge des PTT. A la question de savoir si l'un d'entre eux avait renvoyé ces hommages philatéliques, la réponse semblait négative", écrit-il.

 

Le système, qu'il qualifie de "l'un des secrets les mieux gardés de la République", a été arrêté "au milieu des années 1990", sous le mandat de Jacques Chirac, ajoute Martin Hirsch.

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Longuet "ne casse la gueule à personne" Par Aurélie Frex europe1.fr Publié le 25 novembre 2010 à 08h55 Mis à jour le 25 novembre 2010 à 10h14

 

Gérard Longuet est revenu jeudi sur un épisode révélé cette semaine par le Canard enchaîné.

 

"Je ne casse la gueule à personne. En cour de récré, ça m’est arrivé quand j’étais gamin, depuis je me suis calmé", a lancé avec humour Gérard Longuet, jeudi sur Europe 1.

 

Le président du groupe UMP au Sénat revenait ainsi sur un épisode raconté par le Canard enchaîné cette semaine. Déçu de ne pas s’être vu proposer un ministère, il aurait, d'après l'hebdomadaire, gratifié le président de la République d’un "tu sais que j’ai envie de te casser la gueule !".

 

"J’aurais préféré qu’on me dise que 'mon vieux, c’est pas possible pour tout un tas de raisons', ça m’aurait évité de rêver", commente-t-il, pas satisfait de la façon dont, pressenti pour le ministère de l’Industrie, il en a finalement été évincé.

 

"Je n’ai pas de talent pour défendre mes intérêts personnel, je défends mieux les intérêts des autres", regrette-t-il, avant de lancer avec humour : "je le dis, et c’est la veille de la Saint-Nicolas !"

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Longuet s'en prend à Sarkozy Actu France-Soir 04/12/10 à 18h17

 

Le patron des sénateurs UMP n'a apparemment toujours pas digéré la composition du nouveau gouvernement de François Fillon.

 

Il y a de la « déception » dans les mots de Gérard Longuet, une déception née un certain dimanche de novembre quand le patron des sénateurs UMP a eu connaissance de la composition du nouveau gouvernement, dont la seule préoccupation semble être, pour lui, le « premier tour de 2012 ».

 

Dans un entretien accordé au Monde de dimanche-lundi, il fait savoir qu'il aurait aimé « des formes de politesse » de la part du président Nicolas Sarkozy. « L'ouverture à l'ensemble de la majorité n'est pas réussie dans la composition de ce gouvernement: une fois enlevés les chiraquiens historiques, il reste peu d'acteurs », poursuit le sénateur de la Meuse.

 

« Quand on forme un gouvernement restreint, il faut à la fois des critères d'exclusion et des formes de politesse. Les critères n'étaient pas clairs et les formes expéditives », assène celui qui était pressenti pour décrocher un portefeuille ministériel. « J'ai un très beau job. Il suffisait de me demander de le garder et je le comprenais.

 

 

 

 

Gérard Longuet vient de franchir victorieusement la première étape

d'un long parcours judiciaire. La 11e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris a relaxé hier le président du conseil régional de Lorraine, poursuivi pour recel d'abus de crédit. Il lui était reproché d'avoir obtenu des conditions de paiement particulièrement avantageuses pour la construction de sa villa de Saint-Tropez au début des années 90, de la part de l'entreprise meusienne René Céréda SA. René Céréda, poursuivi pour abus de crédit, a également été relaxé.

Ouverte fin 1994, l'information judiciaire avait d'abord porté sur les délits d'abus de biens sociaux et de recel. Confié au juge d'instruction Mireille Filippini, le dossier de la construction de cette villa n'était que l'un des éléments d'un puzzle qu'il aurait été nécessaire d'assembler si la justice s'était montrée désireuse de pousser ses investigations. Pour comprendre, par exemple, comment Gérard Longuet s'était procuré les fonds nécessaires à travers ses sociétés Avenir 55 et Investel: mais ce morceau des démêlés judiciaires de Gérard Longuet n'a pas été regroupé avec celui de la villa. Ou pour vérifier si le choix d'une entreprise de la Meuse n'avait pas quelque relation avec la façon dont sont attribués les marchés publics dans ce département, terre d'élection de Gérard Longuet. Au cours de l'année 1996, la chancellerie avait suggéré au parquet de Paris de nombreuses investigations complémentaires. Le procureur de Paris, Gabriel Bestard, s'était contenté de demander au juge quelques menues vérifications. Mireille Filippini, mécontente que l'on vienne ainsi l'ennuyer, avait opposé une fin de non-recevoir, refusant de poursuivre son instruction. Le parquet ne faisait pas appel.

Ces contradictions, ces incohérences débouchaient en octobre sur un procès impossible. Au dernier moment, Anne-José Fulgeras, substitut du procureur, tentait de sauver un édifice en voie de démolition, en apportant de nouvelles pièces. Elle évoquait dans son réquisitoire les «mariages douteux entre le pouvoir et l'argent». Et revendiquait une requalification pour abus de bien social. En vain. Bruno Steinman, le président de la 11e chambre, a refusé d'entendre ces rattrapages de dernière minute. Et s'en est tenu au droit. L'origine des fonds? «Il n'appartient pas au tribunal de ce siège, qui n'en est pas saisi, d'apprécier leur caractère éventuellement pénalement répréhensible», note le jugement. L'abus de bien social est écarté en quelques phrases lapidaires: le coût pour l'entreprise «n'est certain ni dans son montant ni même dans son principe», souligne Bruno Steinman. «Le crédit consenti par René Céréda à Gérard Longuet procède donc des facilités qu'un entrepreneur est en droit d'accorder à un client», estime enfin le tribunal, avant d'accorder la relaxe. Lors du procès, l'avocat de Longuet, Jean-René Farthouat, s'était emporté contre les numéros de «trapèze judiciaire» auxquels la justice s'était livrée dans l'affaire Longuet. Bruno Steinman s'en est tenu aux minces fils qui subsistaient dans le dossier.

Le procès de la villa hypothéquait en partie la carrière politique de Gérard Longuet. Saluant «l'indépendance de la justice», il a annoncé qu'il ferait part mardi prochain au conseil régional de Lorraine de ses intentions. Une période de calme s'ouvre pour lui d'ici les élections régionales, qu'il devrait mettre à profit. A moins que le juge d'instruction Mireille Filippini ne décide de se réveiller, d'ici là, dans les autres dossiers où est impliqué l'ex-député.

 

 

 

Affaire Longuet, l'horreur suprême : un sol, une consonance, une religion

Les propos tenus par le président du groupe UMP du Sénat ne peuvent être considérés comme accidentels. Patrick Roger, dansLe Monde reprenait les mots exacts de Gérard Longuet qui ne se contente pas d'un seul «corps français traditionnel». 

Rappelons qu'aux dernières universités d'été de l'UMP, ce n'était pas uniquement la phrase de Brice Hortefeux qu'il fallait retenir. Les ricanements et allusions de militantes autour du ministre de l'intérieur, enregistrés et peut-être même insuffisamment diffusés ou rediffusés, traduisaient le profond dérapage jusqu'où mène l'humour lorsqu'il se décline sur le modèle de la discrimination positive !


Lors de l'émission sur la chaîne « Public-Sénat », le président du groupe sénatorial UMP a prolongé son argumentation comme s'il voulait, absolument, trouver une justification à sa construction, pas si personnelle mais partagée, de l'identité française : un sol, une consonance, une religion . « J'aimais bien Schweitzer, parce qu'il parlait au nom d'une certaine tradition. En quelque sorte, c'est le primat des Gaules qui défendait la lutte contre les discriminations  Schweitzer, c'est parfait. Un vieux protestant, la vieille bourgeoisie protestante, parfait ». 
De quel droit un homme politique se permet de livrer sur les ondes, sans y être autorisé, la religion d'une autre personne. Qui plus est... associer cette appartenance religieuse à un code de bonne conduite qui détermine les religions qui auraient, donc, droit à « l'investiture » et celle qui en seraient écartées !


Comment des sénateurs UMP, certains appartenant aux loges maçonniques, peuvent-ils accepter une telle intolérance, une telle discrimination volontaire. Le « corps français traditionnel » de Gérard Longuet s'appuie donc sur l'appartenance à un sol qui exclut le « symbolique extérieur », à la consonance d'un patronyme ou d'un simple prénom, à la pratique d'une religion « conforme » aux racines chrétiennes de l'Europe que certains se proposaient d'imposer dans le préambule de la constitution européenne, peut-être même - puisque le mot a été prononcé - de l'appartenance à une bourgeoisie rassurante et gage de respectabilité.


De tels propos n'engagent, selon un porte-parole de l'UMP, que l'intéressé ! Non...Ils engagent aussi les sénateurs qui l'ont élu à la présidence de leur groupe. La moindre des convenances aurait consisté à remettre sa démission de président de groupe devant ses pairs et en parler avec eux. Le silence de l'un, le silence de tous les autres valent donc signature d'un chèque en blanc. Le président du Sénat a eu bien tort de créer un comité de déontologie parlementaire car ce ne sont pas des usages de la supposée « profession » des sénateurs dont il faut débattre mais de leur morale et de leur conduite, dans et hors du Parlement, au sein d'une vraie instance qui n'aurait pour nom que celui de comité d'éthique.

Denys Pouillard

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 07:46

Le premier ministre Stephen Harper a annoncé vendredi que son gouvernement pourrait apporter des changements à un controversé programme de subventions blâmé pour une forte hausse des prix des aliments dans l'Arctique canadien.

Le premier ministre a dit que son gouvernement a entendu les doléances des citoyens concernant le programme de subventions alimentaires Nutrition Nord Canada.

De passage à Val d'Or, vendredi, Stephen Harper a visité le musée minier Cité d'Or.

De passage à Val-d'Or, le premier ministre a dit être au courant des plaintes formulées à l'encontre du programme. M. Harper a ajouté que son gouvernement allait écouter le public et effectuer des changements, si nécessaire.

«Il est prioritaire pour notre gouvernement d'assurer que les habitants de l'Arctique aient accès à des aliments de bonne qualité, et à un prix abordable, a déclaré le premier ministre. Nous y avons apporté des changements pour en améliorer l'efficacité, mais il subsiste des préoccupations. Notre position est d'être à l'écoute de la population et si des changements doivent être apportés, ils le seront.»

 

Le programme Nutrition Nord Canada subventionne des aliments santé, tels que des fruits et des légumes. Ce programme couvre cependant un nombre d'aliments moindre que l'ancien programme postal qu'il a remplacé.

Les prix des aliments non couverts auraient aussi fortement augmenté, cette hausse se traduisant par des prix de 13 $ pour un paquet de spaghetti, 29 $ pour un pot de tartinade au fromage ou encore 77 $ pour un paquet de poulet pané.

Le but du programme est d'aider au transport d'aliments de qualité à des prix plus bas, le tout vers une région souffrant d'importants problèmes de santé, dont de forts taux de diabète.

Nutrition Nord Canada devait également remplacer un programme d'envoi d'aliments par colis jugé inefficace par Ottawa.

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