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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 10:12

A l’occasion du déplacement du président de la république en Libye, au Sénégal et au Gabon, une action symbolique et visuelle a été organisée jeudi 26 juillet à Paris par des militants de Survie et de la Cellule Françafrique. Un "tour cycliste de Françafric" (tenues sportives, casques coloniaux et produits dopants de rigueur) a ainsi sillonné les hauts lieux de la Françafrique du 16ème arrondissement, sous le regard médusé des badauds. L’ équipe coachée par un Nicolas Sarkozy plus vrai que nature dans sa jeep militaire était composée de cyclistes aux couleurs de Total, Bouygues, Bolloré, Suez, Areva, Rougier, Dassault, entreprises françaises présentes en Afrique et qui ont beaucoup à attendre de la visite présidentielle sur ce continent.

La « course aux contrats » est passée devant plusieurs biens immobiliers possédés par Omar Bongo ou ses proches, résidences visées par la plainte pour recel de détournement de biens publics déposée par Survie, Sherpa et la Fédération des Congolais de la Diaspora. Le ravitaillement a eu lieu face à la rue Dosne, où Omar Bongo possède un hôtel particulier, à grand renfort de produits dopants autorisés par la Françafrique (valises de billets, allégements de dette et cargaison de pétrole non déclarées). Quelques minutes plus tard l’arrivée et la cérémonie de remise des maillots se sont déroulés avenue Foch, baptisée avenue de dictateurs il y a quelques mois par des militants de la Cellule Françafrique.

Le maillot jaune a été remis à Total, qui a accumulé un bénéfice record en 2006 et qui possède des intérêts pétroliers considérables au Gabon. Le maillot vert du meilleur sprinter a été remis à Vincent Bolloré, très présent lui aussi au Gabon, au Congo et au Cameroun, pour honorer sa magnifique course en tête au lendemain de l’élection de Nicolas Sarkozy et le magnifique cadeau qu’a constitué le prêt de son yacht pour une croisière dans le paradis fiscal maltais. Le maillot à taches rouge sang a été remis au groupe Dassault, spécialiste des contrats d’armements, en particulier à la Libye. Un prix spécial a été remis à Areva pour l’énorme marché que Nicolas Sarkozy vient de lui décrocher suite à sa rencontre avec Muammar Kadhafi.

La caravane du tour de Françafric s’est ensuite réunie pour entonner son hymne. « des armes (bis), du pétrole(bis), nous voulons des marchés (bis), et nous allons les gagner (bis) allez allez Bongo, allez allez Sarko ! » L’équipée héroïque de la fine fleur du patronat français a été suivie par une dizaine de journalistes.

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 10:45

600 millions d'euros manquent pour le nouveau sarcophage de Tchernobyl

Le sarcophage existant sur le réacteur 4 de la centrale de Tchernobyl, en Ukraine, le 24 février 2011 © AFP/Archives Sergei Supinsky

31/03/2011 5:46 pm

TCHERNOBYL (Ukraine) (AFP) - Il manque environ 600 millions d'euros sur un total de plus d'un milliard et demi pour financer les travaux en vue de la construction du nouveau sarcophage à la centrale nucléaire accidentée de Tchernobyl, ont déclaré jeudi les autorités ukrainiennes.

"Le programme complet de travaux est actuellement évalué à 1 milliard 540 millions d'euros, dont 990 millions d'euros pour le seul sarcophage", a souligné Volodymyr Kholocha, le directeur de la zone d'exclusion, au cours d'une visite organisée pour la presse.

Il a souligné que les dépenses annexes concernaient les travaux de préparation, de décontamination du site, et l'installation de systèmes de sécurité nucléaire.

"Des dons d'environ 940 millions d'euros ont déjà été annoncés et rassemblés dans le fonds de Tchernobyl; le manque s'élève donc à environ 600 millions d'euros", a ajouté M. Kholocha.

Selon lui, 600 millions d'euros ont déjà été dépensés pour les travaux.

Le sarcophage actuel, construit dans l'urgence après la catastrophe de 1986, provoque "un peu de rejets, mais leur quantité est insignifiante", a-t-il affirmé.

Ce sarcophage "peut tenir encore 15 ans" après les travaux de consolidation qui ont été réalisés, a dit M. Kholocha, qualifiant la situation écologique dans la zone de "stable" et affirmant qu'elle ne suscite "pas de craintes".

La centrale ukrainienne, située à une centaine de kilomètres au nord de Kiev, fut le théâtre de la pire catastrophe nucléaire de l'Histoire lorsque son quatrième réacteur explosa en avril 1986, contaminant une bonne partie de l'Europe, en particulier de vastes régions de l'Ukraine, du Bélarus et de la Russie.

Le réacteur accidenté a été recouvert en 1986 d'une chappe de béton, mais cette installation est fissurée et ne peut pas être considérée comme sûre.

Un consortium formé par les sociétés françaises Bouygues et Vinci a remporté en 2007 un appel d'offres pour la construction d'un nouveau sarcophage étanche financée par un fonds international géré par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd).

Cette nouvelle enceinte de confinement, une grande arche de 108 mètres de haut et d'un poids de 20.000 tonnes, sera assemblée à côté, puis glissée au-dessus du sarcophage existant.

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 10:27

 

 

Au Japon, Sarkozy défend le nucléaire

A Tokyo, le président français a rappelé que, pour lui, le nucléaire est incontournable. Des robots français interviendront bientôt à Fukushima

 

 

Trois semaines après le séisme et le tsunami gigantesques qui ont ravagé le nord-est du Japon et provoqué le plus grave accident nucléaire depuis Tchernobyl en 1986, Nicolas Sarkozy a promis hier à Tokyo toute l’aide de la France face à l’urgence. Il a pour cela fait un crochet depuis Nankin, en Chine, où il a ouvert un séminaire du G20 sur la réforme du système monétaire international. Il a notamment cité les robots du numéro un mondial du nucléaire Areva, «  qui permettent d’intervenir dans les zones contaminées » comme à la centrale de Fukushima, à 250 km au nord de Tokyo.

Sarkozy a également profité de son séjour japonais pour réaffirmer le choix nucléaire de la France. «  Nous avons pris des engagements de réduction des gaz à effet de serre. Pour les remplir, il n’y a pas 150 solutions, il y a le nucléaire », a-t-il martelé. Dans la foulée, il a dénoncé ceux qui, comme la chancelière allemande Angela Merkel, ont pris des décisions sur l’avenir de la filière nucléaire dans l’urgence. «  L’heure n’est pas aux choix précipités qui ne marquent qu’une seule chose, le manque de sang-froid », a-t-il jugé. Selon lui, en revanche, l’avenir du nucléaire passe par un indispensable renforcement de sa sécurité. Il propose en mai la réunion à Paris des autorités de sûreté nucléaire des pays du G20, afin d’imposer des normes de sûreté internationales.

Selon une source française, un renforcement des normes devrait bénéficier commercialement aux réacteurs géants d’Areva, qui avait essuyé un échec fin 2009 aux Emirats arabes unis face à leurs concurrents sud-coréens, nettement moins chers.

Autour de Fukushima, alors que l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a prévenu qu’elle avait mesuré des niveaux de radiations «  justifiant une évacuation » à 40 km au nord-ouest de la centrale, le gouvernement japonais a exclu d’élargir la zone d’évacuation, fixée à 20 km.

Dans la nappe phréatique

En outre, alors qu’une contamination radioactive 10 000 fois supérieure à la normale a été détectée dans une nappe phréatique sous la centrale nucléaire, la société Tokyo Electric Power (Tepco) ne pense pas qu’un quelconque réseau d’approvisionnement en eau potable soit affecté par la contamination.

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 10:14

 

 

Voici ce qu'on apprends par Philippe de Villiers.9.6 millions d'euros ont été versé pour payer une piscine pour les démocrates européen.L'argent viens bien de nos poches et en temps de crises,pendant que nous,nous essayons de survivre,eux,vont faire trempéte.

Cependant,comme toujours,l'info est démentie par Gérard Onesta ( Responsable des infrastructures du Parlement ) qui déclare qu'il existe bien un projet de « rénovation » des installations sportives du parlement, qui n'est pas destiné aux parlementaires mais à l'ensemble des personnels des trois institutions communautaires (conseil, parlement, commission). 

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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 12:19

Deux photos, une seule personne : à gauche, l'affiche officielle de Sandra Kaz, la candidate FN aux cantonales dans le Nord ; à droite, sous le pseudo Angunn, sur un site d'escort girl Deux photos, une seule personne : à gauche, l'affiche officielle de Sandra Kaz, la candidate FN aux cantonales dans le Nord ; à droite, sous le pseudo Angunn, sur un site d'escort girl | Montage Le Post

La semaine dernière, la secrétaire d'Etat Nadine Morano pestait contre certaines candidatures invisibles du Front national lors des élections cantonales, des "candidats fantômes".
Une expression qui avait fait bondir Marine Le Pen, dimanche dernier, à la télévision, face à Jean-François Copé, le patron de l'UMP.

Les cantonales ont eu lieu les 20 et 27 mars, et certains candidats frontistes sortent brusquement de l'anonymat.

C'est le cas de Sandra Kaz, candidate du Front national aux élections cantonales à Coudekerque-Branche (Nord), qui est référencée sur des sites d’escort girls, révèlel'hebdomadaire le Phare dunkerquois, dans son édition du mercredi 30 mars.

Lors de la présentation des candidats du Front national à ce scrutin, le leader du mouvement d'extrême droite dans le Dunkerquois avait présenté Sandra Kaz comme étudiante en littérature, rappelle l'hebdomadaire. "Dans le document qu'elle transmet à la presse, elle ne cache pas qu'elle est également écrivain, et chanteuse dans un groupe de rock".

Une novice qui ne tarde pas à se faire un nom. Surfant sur la vague porteuse de Marine Le Pen, elle atteint un score de 24 % au premier tour. Au second tour, plus d'un électeur sur trois votera même pour elle dimanche dernier dans un duel qui l'opposait au candidat socialiste Joël Carbon...

Fan de Marylin Manson. "Sur le net, on la retrouve sous le pseudo de Gothika, fan de Marylin Manson, chantre ténébreux de la provoc", rapporte le Phare dunkerquois. Sur son blog (angunn66679.skyrock.com), toujours actif en janvier 2011 à deux mois des élections cantonales, Sandra-Gothika s'affiche en blonde platine, avec des serpents.

Sexy et répertoriée sur deux sites. Mais sur le net, on retrouve aussi Sandra Kaz sous le pseudo d'Angunn, blonde et sexy, qui propose ses services comme escort girl sur deux sites spécialisés. Avec l'accroche suivante : "jeune femme cultivée, ayant beaucoup voyagé et parlant 6 langues couramment, vous accompagnera dans vos diverses soirées...".


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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 12:15
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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 12:14
AFP  

Le président Barack Obama dépêche mercredi ses principaux lieutenants au Congrès à Washington avec pour mission d'expliquer l'opération militaire américaine en Libye à des élus échaudés par ce nouveau conflit qui s'ajoute aux guerres en Irak et en Afghanistan.

La secrétaire d'Etat Hillary Clinton, le secrétaire à la Défense Robert Gates, le directeur du renseignement James Clapper et le plus haut gradé américain, l'amiral Mike Mullen, vont présenter mercredi après-midi à huis clos un compte-rendu de la situation aux élus des deux Chambres.

Nombre de parlementaires, républicains comme démocrates, ont déploré ces derniers jours que M. Obama n'ait pas cherché l'approbation du Congrès avant de lancer l'opération en Libye.

Par ailleurs, plusieurs élus des deux partis et des deux chambres ont exprimé leurs inquiétudes concernant les objectifs, la durée et le coût des opérations.

M. Gates a répété à plusieurs reprises que la durée de l'opération ne pouvait être fixée avec précision. "Je ne pense pas que quiconque ait une idée", a-t-il dit sur la chaîne CBS dimanche.

Une première réunion est prévue à 14H30 (18H30 GMT) avec les élus de la Chambre des représentants et une deuxième à 17H00 (21H00 GMT) avec ceux du Sénat.

Parmi les mécontents, le chef de la minorité républicaine du Sénat, Mitch McConnell, avait estimé lundi que le Congrès n'avait pas été consulté de façon "adéquate" au sujet de l'engagement des forces américaines en Libye.

A l'autre bout de l'échiquier politique, le représentant démocrate de gauche Dennis Kucinich opposant farouche aux guerres américaines en Irak et en Afghanistan, a proposé la semaine dernière une mesure visant à empêcher l'emploi de fonds américains pour financer les opérations en Libye.

Dans une déclaration devant la Chambre mercredi, M. Kucinich s'est inquiété de l'intention de l'administration Obama d'armer les rebelles, citant une information du New York Times affirmant que des éléments de l'opposition "pourraient être liés à Al-Qaïda".

Le républicain Mike Rogers qui préside la commission du Renseignement de la Chambre s'est prononcé mercredi contre la livraison d'armes aux rebelles. "Nous devons faire très attention avant de nous lancer dans une décision qui pourrait revenir nous hanter", a-t-il dit dans un communiqué.

Toutefois, l'intervention militaire décidée par Barack Obama a obtenu le soutien d'élus démocrates, mais aussi celui de membres de l'opposition.

Le sénateur républicain John McCain, candidat malheureux à la présidentielle en 2008, très écouté sur les questions de défense, a appuyé sans réserve la décision du président.

"Si notre objectif en Libye mérite qu'on se batte, et je crois qu'il le mérite, alors les Etats-Unis doivent rester fermement engagés à obliger Kadhafi à quitter le pouvoir", a dit M. McCain mardi devant le Sénat.

Outre les deux réunions à huis-clos de mercredi, l'administration devra rendre des comptes devant le Congrès au cours d'une série d'auditions cette semaine. Les commissions de la Défense des deux chambres entendront jeudi les principaux responsables militaires du pays, dont M. Gates.

Après avoir pris connaissance de la situation, le Congrès pourrait décider de tenir un vote formel pour approuver l'opération militaire américaine en Libye aux côtés des alliés de l'Otan. Une initiative à laquelle le président Obama serait favorable.

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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 12:06

1. Vous n’avez pas utilisé votre nom réel

Ne pas essayer d’utiliser un pseudonyme (ou des initiales), à la place du nom figurant sur votre certificat de naissance, Facebook vous démasquera et désactivera votre compte.

2. Vous avez rejoint un trop grand nombre de groupes

N’oubliez pas que la limite maximale est de 200 groupes par utilisateur. D’un autre côté, être membre de plus de 200 groupes semblerait un peu désespéré, non?

3. Vous avez envoyé un trop grand nombre de messages sur un « wall » ou dans un groupe

Même Guy Kawasaki a eu son compte désactivé pour « excès d’évangélisation ».

4. Vous envoyé des messages dans un trop grand nombre de groupes ou de « wall »

Vous pouvez être supprimé pour être trop bavard, dans de trop nombreux endroits. C’est ce que font les spammeurs d’ailleurs. Sur Facebook, il vaut donc mieux être vu qu’entendu.

5. Vous êtes amis avec trop de personnes

Il n’y a pas si longtemps c’était une première cause de suppression de compte, mais désormais Facebook a institué un maximum de 5000 amis par compte (ce qui devrait vous protéger contre vous-même).

6. Votre école / organisme d’affiliation est douteux

Les seigneurs ne sont parfois pas très confiants, et ils peuvent vous accuser de ne pas être diplômé de Harvard (ou de Plum Senior High School).

7. Vous avez « poké » un trop grand nombre de personnes

Nous avons découvert cette raison par différentes sources, et il semble assez facile de l’éviter. N’utiliser le « poke » que pour les personnes que vous appréciez vraiment comem votre maman ! Mais méfiez-vous de cette étrange application Facebook FB qui « poke » à votre place

8. Pour faire de la publicité pour votre application sur les messages des « walls »

La frontière entre spam et de auto-promotion est très mince, mais il semblerait que faire de la pub pourvotre petite application Facebook est définitivement considéré comme SPAM.

9. Utilisation du même texte dans plusieurs messages

Certaines personnes postent un même message de bienvenue pour l’accueil de leurs amis.. Ne faites pas cela! Cela vous fait ressembler à un spammeur. (Paradoxalement, les spammeurs professionnels doivent certainement poster un message aléatoire à chaque fois pour éviter ce piège)

10. Vous êtes une vache, un chien, ou une bibliothèque

Être une personne réelle n’est pas suffisant, vous devez être un Homo Sapiens ! Des comptes ont été supprimés pour être une vache, un chien ou encore une bibliothèque.

11. Vous avez moins de dix-huit ans

Selon un rapport, le compte d’une utilisatrice a été suspendu lorsque qu’ils l’ont soupçonnée d’avoir de moins de 18 ans. Elle a du spécifier une adresse e-mail de sa société pour prouver sa maturité et réactiver son compte.

12. Vous avez écrit du contenu provocant

On parle de comptes subitement supprimés parce que des utilisateurs avaient posté du contenu provocant, mais on n’a pas plus de détails sur la nature de ces propos.

13. Vous avez aspiré du contenu de Facebook

Il existe une politique de tolérance zéro pour l’aspiration de page (= récupérer le contenu de pages Web au moyen d’un script) chez Facebook. Malheureusement, ils n’ont pas de moyen fiable pour prouver que c’est vous qui êtes à l’origine du délit.


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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 00:30

Celui qui vante au Président la chasse aux voix FN est un ex-journaliste de l'hebdo d'extrême-droite. Nous avons relu ses articles.

Article signé Patrick Buisson, paru dans "Minute", en décembre 1983.

 

Patrick Buisson, 61 ans, est « conseiller extérieur » de Nicolas Sarkozy. Le directeur du cabinet de sondages Publifact et le patron de la chaîne de télé Histoire est celui qui a proposé au Président de réinvestir les « lieux de mémoire ». Le Puy-en-Velay, d'abord (un retour au Mont-Saint-Michel devrait suivre).

Il n'a pas écrit le discours de Grenoble d'août mais ses idées l'auraient fortement inspiré et il n'est probablement pas étranger à la récente « chasse aux voix FN » du Président.

Nous avons retrouvé et lu ses articles écrits dans le journal d'extrême-droite Minute. Il y a passé au moins six ans, de 1981 à 1987. Patrick Buisson, grand enquêteur puis grand reporter, y dévoile ses idées politiques et ses obsessions, avec une jolie plume.

Si son auteur a probablement changé depuis, la lecture de ses articles de jeunesse n'est pas sans intérêt : Patrick Buisson faisait partie de la droite dure, certes, mais avec un très grand contrôle de ce qu'il écrivait.

Même pas de sévices au quartier haute sécurité ! 

Patrick Buisson (capture d'écran de l'émission de LCI Politiquement show du 2 septembre 2006).

C'est l'un de ses premiers papiers à Minute : en janvier 1981, Patrick Buisson publie un article au surtitre vendeur : « J'ai visité “l'enfer” des quartiers de haute sécurité ». Le mot « enfer » est entre guillemets, parce que le journaliste s'apprête à démontrer que la réalité est « sensiblement différente ».

Dans un paragraphe baptisé « Ni hôtel, ni ghetto », il décrit les « QHS » :

« Rien à voir avec le Club Méditérrannée, certes. Rien à voir non plus avec les “ghettos d'extermination” complaisamment décrits par les enfants de la balle 9 mm [en référence à Mesrine qui se battait pour la disparition des QHS, ndlr]. »

 

Patrick Buisson interroge un médecin qui travaille dans ces quartiers. Lui demande si l'assistance médicale est suffisante. Dr Laurens « ricane » :

« Une sainte colère lui brosse l'échine, vu qu'avec une sinon deux visites de l'interne chaque semaine et le psy à la demande, il ne voit guère que les nurseries pour rivaliser dans ce domaine. »

 

Le journaliste trentenaire discute avec un détenu. Il se moque de la futilité de ses frustrations : pas de salle de sports, les séances télé sont interrompues en plein milieu du film, son courrier est parfois intercepté. « Des sévices ? Non, pas de sévices », lui répond le détenu. (Mais alors, de quoi se plaignent-ils ? )

Patrick Buisson conclut ainsi : ces quartiers « fournissent déjà le prétexte d'une nouvelle libéralisation du régime pénal appliqué aux autres délinquants. En attendant sans doute de servir d'alibi à l'abolition de la peine de mort ».

Les « gauchistes de la JOC » ? Des meurtriers

La couverture du Nouvel Obs sur la mort d'Anne-Monique.Quelques mois plus tard, autre long reportage à dessein idéologique. Le journaliste part d'une couverture du Nouvel Obs, titrée « Chômage : ce qui a tué Anne-Monique ».

Il riposte :

« Ce n'est pas du chômage qu'est morte Anne-Monique. Mais d'un matraquage idéologique, qui l'a métamorphosée en zombie. »

 

Les responsables : la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC).

Patrick Buisson raconte la descente aux enfers d'Anne-Monique, au fur et à mesure de son implication militante à la JOC. Elle ne cherche plus d'emploi car « à ce stade, le chômage n'est plus une fatalité mais un choix plus ou moins conscient ».

Elle milite bêtement :

« Qu'on ne compte pas sur elle pour l'économie d'une action inutile. Ni de revendications tantôt ubuesques, tantôt surréalistes, comme celle qui consiste à réclamer, vêtue de lin blanc et de probité candide, des places de cinéma gratuites pour les chômeurs. »

 

Anne-Monique finit par se suicider d'une balle entre les deux yeux. Patrick Buisson accuse les « gauchos-cathos de la JOC » d'avoir fait une récupération politique de sa mort. Avant de conclure :

« Jocistes et communistes l'ont étouffée dans leur médiocrité soigneuse de fanatiques. Mais il y a peu de chances que cet aveu passe jamais les lèvres des cagots rouges. »

 

Expert en patrimoine et casseroles socialistes 

Sa haine de la gauche, Patrick Buisson l'alimente chaque semaine dans ses articles. Comme par exemple, quand il décortique le patrimoine des socialistes. Son péché mignon. Il le fera à plusieurs reprises dans l'hebdomadaire Minute.

Dans un article sur l'argent de la gauche co-signé avec Philippe Joffard en 1981, il liste « les milliards de Defferre, la banquière de Chevènement, les langoustes d'Attali, les Picasso de Dumas, le manoir de Cresson, les studios de Mauroy, les collections de Fabius, etc ». Laurent Fabius ?

« Laurent a grandi dans un hôtel particulier à l'ombre de la colline de Chaillot entre un père antiquaire et une mère (née Mortimer) issue d'une famille de diamantaires. »

 

Tandis que Jacques Attali « déjeune volontiers au Pré-Catelan, le restaurant du bois de Boulogne. C'est là que ce damné de la chère déguste le saumon à l'oseille, et la langouste sauce grelette, arrosés d'un champagne rosé ».

Dans ses autres enquêtes, Patrick Buisson attaque Mitterrand sur son dilletantisme. Il fait le compte de ses séjours à Latché, de ses heures dans une journée de travail et de ses voyages à l'étranger :

« Vingt-quatre voyages, quarante pays visités en dix mois, dans la tête une valise en sommeil, des fourmis dans les jambes : mais qu'est-ce qui fait courir Tonton, alias “la madone des aéroports” ? »

 

Il accuse Gaston Defferre, surnommé « Gastounet », de faire régner à Marseille « le règne des copains et des requins » et d'être indirectement impliqué dans la tuerie d'Auriol. Lionel Jospin, de protéger les membres d'Action directe.

Et Pierre Mauroy lui inspire des titres comme « La miraculeuse opération immobilière de Rougeaud de Lille » – un article sur les conditions d'achat de son hôtel particulier dans le Vieux-Lille.

La « caste » des fonctionnaires

Sous le titre « La caste des fonctionnaires, plus égaux que les autres », Patrick Buisson dresse la liste des privilèges de la fonction publique. L'illustration, à côté de l'article, montre un fonctionnaire fumant un cigare, dont la chemise éclate sous l'embonpoint. Le journaliste écrit :

« La fonction publique, un terre de haute privilégiature, une Nomenklatura à la française où l'on bénéficie simultanément de la sécurité de l'emploi, de l'avancement à l'ancienneté, de la surprotection syndicale, du droit à la retraite prévoce, d'une couverture sociale sans équivalent, de rémunérations annexes mais substantielles, de facilités de crédit, etc. »

 

Article signé Patrick Buisson, paru dans "Minute", en décembre 1983.A propos des employés de la Banque centrale :

« Ce cas unique d'hermaphrodisme statutaire les situe à mi-chemin entre le fonctionnaire et le banquier. Avec les garanties de l'un et la paye de l'autre. »

 

Dans la rubrique « Des idées pour l'opposition » qu'il dirige pendant quelques mois, il défendra le retrait de l'impôt sur la fortune qui touche les classes moyennes, la fin aussi de l'impôt sur le revenu (« à quoi ça sert ? ») et la mise en place du plan André Saltiel pour la Sécurité sociale (le plan d'épargne sociale individuelle, chacun gère son pécule).

Dans ces pages, il fait également intervenir Bruno Mégret qui propose la constitution de « groupes de progrès » pour briser le monopole des syndicats. Et il invite Jean-Marie Le Pen à faire ses propositions pour la fin du chômage (immigration zéro).

Jean-Marie Le Pen va faire un malheur ! 

Patrick Buisson est l'un des premiers à signer des reportages dont Jean-Marie Le Pen est le héros, accompagnant ainsi sa première ascension, celle des européennes de 1984.

Article signé Patrick Buisson, paru dans "Minute", en décembre 1983.En décembre 1983, il signe un article « Le Pen à l'abordage du Morbihan », à propos de l'élection législative partielle du département.

Complaisant :

« Jean-Jean, comme l'appellent
les vieilles dames de la Trinité-sur-Mer, c'est avant tout le fils de Pierre-Marie, patron-pêcheur mort pour la France. »

« La percée du Front national est si spectaculaire, le courant porteur si impétueux que le candidat officiel de l'opposition a changé son fusil d'épaule. »

 

Quelques mois plus tard, rebelote pour les élections cantonales, il écrit « A Marseille, je n'ai rencontré que des lepénistes », qui commence par :

« A Marseille, personne n'en doute : dimanche, “ ils ” vont faire un malheur. “ Ils ”, ce sont les candidats du Front national lancés à l'assaut des vingt-trois cantons renouvelables dans les Bouches-du-Rhône. »

 

Enfin, mai 1985, à un an des législatives, il écrit l'article qui accompagne un sondage interne au RPR que Minute s'est procuré et selon lequel 30% des militants sont favorables à l'union avec le FN.

Cohabitation, immigration, peine de mort, rejet du Front national : Chirac est trop à gauche, dit le journal. A la lecture de ce sondage, commente-t-il, « les adversaires de la stratégie de recentrage peuvent se frotter les mains ».

Illustrations : article signé Patrick Buisson, paru dans Minute, en décembre 1983 ; Patrick Buisson (capture d'écran de l'émission de LCI « Politiquement show » du 2 septembre 2006) ; la couverture du Nouvel Obs sur la mort d'Anne-Monique ; articles signés Patrick Buisson, parus dans Minute, en décembre 1983.

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Published by conscience politique - dans Economie
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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 19:26

La participation belge aux opérations militaires en Libye coûtera près de douze millions d'euros si l'intervention dure trois mois, un montant qui pourrait grimper à 43 millions d'euros sur un an, a indiqué mercredi le ministre de la Défense, Pieter De Crem, qui a essuyé des critiques du sp.a pour son opacité sur le choix des objectifs attaqués par les avions belges.

"Le prix de notre participation aux opérations en Libye est estimé à 12,14 millions d'euros bruts et à 11,75 millions d'euros nets pour la période initiale prévue de trois mois", a-t-il indiqué en commission de la défense de la Chambre.

Pour une période de six mois, le coût net s'élèverait à 21,5 millions d'euros, à 32,25 millions pour neuf mois et à 43 millions pour un an, a ajouté le Ministre (CD&V) en réponse à de nombreuses questions.

Ces montants couvrent l'engagement de six chasseurs-bombardiers F-16 (dont quatre avions opérationnels et deux en réserve) stationnés sur la base d'Araxos (ouest de la Grèce) et d'un chasseur de mines, le "Narcis", intégré dans une flottille de l'OTAN, le "Standing NATO Response Force MCM (Mine Countermeasures) Group 1", le SNMCMG1, une unité multinationale de lutte contre les mines.

Les avions sont passés ce mercredi matin sous le commandement de l'OTAN, alors que le "Narcis" a rejoint le 23 mars l'opération "Unified Protector" de l'Alliance atlantique.

Le député Dirk Van der Maelen (sp.a) - qui avait approuvé la semaine dernière l'intervention belge en Libye - a dénoncé l'"absence de transparence" de la part du ministre, qui a refusé de révéler quels objectifs les F-16 belges visaient au nom de la sécurité du personnel.

Des erreurs du Pentagone

Pieter De Crem a toutefois indiqué que les informations diffusées par le Pentagone était "totalement incorrectes". Selon le ministère américain de la Défense, des avions de combat belges ont bombardé ce lundi un dépôt de munitions à Mizdah (ouest de la Libye), une ville située en Tripolitaine à 160 km au sud de la capitale libyenne, en compagnie d'appareils danois, canadiens et américains.

Les objectifs des F-16 belges sont des "shelters" (abris bétonnés pour avions) ainsi que des avions et des hélicoptères qui se trouvent à l'extérieur de ces abris et constituaient "une menace pour l'instauration de la zone d'exclusion aérienne (No Fly Zone)", a dit Pieter De Crem.

Selon une source informée, l'attaque du dépôt de Mizdah aurait eu lieu avant le début, dimanche dernier, des bombardements par les avions belges et le Pentagone aurait confondu les chasseurs belges avec des F-16 norvégiens.

Le ministre a ajouté que les F-16 belges n'utilisaient pas de munitions à uranium appauvri (UA), conformément à la loi du 11 mai 2007, qui proscrit ce type d'armement. Il n'a toutefois pas exclu que d'autres pays de la coalition internationale en emploient. "Cela tombe sous le coup de leurs compétences nationales souveraines", a-t-il souligné.

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Published by conscience politique - dans Economie
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