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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 16:10

 

Michèle Alliot-Marie en août 2010.

Michèle Alliot-Marie a choisi de faire front. Isolée, au cœur d'une série de polémiques autour de la Tunisie, la ministre des affaires étrangères s'est exprimée, mercredi 2 février,  sur les plateaux de télévision pour se défendre. Quitte à commettre quelques approximations.

Déjà sur la sellette pour avoir proposé d'offrir à l'Etat tunisien le "savoir-faire français en matière de maintien de l'ordre", quelques jours avant la chute de Ben Ali, Mme Alliot-Marie a été épinglée par Le Canard enchaîné. L'hebdomadaire satirique a révélé qu'elle avait, ainsi que son compagnon, Patrick Ollier, ministre des relations avec le Parlement, profité, entre Noël et le jour de l'an, du jet privé d'Aziz Miled, riche homme d'affaires tunisien, pour un trajet entre Hammamet et Tabarka.

DE NOMBREUSES ERREURS

Invitée de Canal+, puis du 20 Heures de France 2 (voir la vidéo), la ministre, qui se dit "meurtrie", a tenté de se défendre tous azimuts contre "des choses qui sont fausses". Mais sa propre version n'est pas exempte d'erreurs.

"Aucune répression" lors de son séjour ? La ministre a ainsi affirmé "qu'il n'y avait aucune répression" au moment de son voyage en Tunisie. Pour elle, il n'y avait "rien", "quelques événements qui n'avaient rien à voir avec ce qu'on a connu ensuite". La ministre a également encouragé David Pujadas, sur France 2, à "se reporter à la presse de l'époque" pour confirmer ses dires. Or, il suffit de se replonger dans la presse de cette fin 2010 pour constater que les émeutes étaient déjà importantes. Elles ont par exemple fait un mort et dix blessés, le 24 décembre, dans la région de Sidi Bouzid.

Le suicide de M. Bouazizi s'est produit "à la fin de mon séjour". Visiblement mal informée, la ministre n'a pas hésité à affirmer que "le suicide qui a été à l'origine des événements s'est produit à la fin de mon séjour". Une affirmation totalement fausse : la tentative de suicide de Mohamed Bouazizi, jeune vendeur ambulant qui s'est immolé par le feu à Sidi Bouzid, dans le sud du pays, événement considéré comme le déclencheur des émeutes et de la révolution tunisienne, s'est produite le 17 décembre. Donc bien avant l'arrivée de Mme Alliot-Marie.

Miled, "victime" du clan Ben Ali ? Autre affirmation de Mme Alliot-Marie : Aziz Miled, un ami de son père, était "surtout une victime du clan Ben Ali". Pourtant, sans être un complice actif du régime, Aziz Miled, associé – contre son gré, selon lui –  au beau-frère de M. Ben Ali, Belhassen Trabelsi, a su faire des affaires sous le régime du président déchu. Il a également signé plusieurs appels à une réélection de ce dernier, dont il a financé la campagne en 2004. Il était également membre du comité central du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), le parti au pouvoir. Ce qui lui a valu de voir ses avoirs gelés par la Suisse après la chute du régime.

>> Pour en savoir plus : Aziz Miled, l'ami tunisien d'Alliot-Marie, victime ou complice du régime ?

Un avion qui n'a "pas été mis à disposition" ? Autre version avancée par la ministre : son voyage en avion serait le fruit d'un heureux hasard. "[Aziz Miled] n'a à aucun moment mis son avion à ma disposition, je l'ai accompagné pendant vingt minutes de trajet en avion", qui allait, selon ses dires, vers la même destination, et ce qui lui a permis d'éviter "deux heures de route dans des conditions difficiles".L'histoire d'une rencontre, au hasard de l'aéroport de Tunis, avec ce "vieil ami" qui – coïncidence – allait justement, lui aussi, à Tabarka, à bord de son jet de douze places justement vide, laisse tout de même quelque peu sceptique.

"Si je prends mes vacances parfois en Tunisie, c'est à mes frais, voyages et hôtels." Interrogés à ce sujet par le Canard enchaîné, les services du Quai d'Orsay n'ont pas été en mesure de fournir la note de l'hôtel où ont séjourné MmeAlliot-Marie, son compagnon, Patrick Ollier, et les parents de ce dernier. Le ministre des relations avec le Parlement a, depuis, assuré qu'il avait réglé cette note, mais sans en fournir de preuve. Et Mme Alliot-Marie a admis que l'hôtel en question était, comme de nombreux autres en Tunisie, la propriété du même Aziz Miled.

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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 16:00
Tully home hit hard

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Toilet left standing after Cyclone Yasi

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Marina in ruin after Cyclone Yasi

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Trees and debris lie across a ute in El Arish

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Cardwell

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House toppled in Innisfail

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Homes are destroyed in Tully

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House destroyed in Mission Beach

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Fallen trees surround a battered home in El Arish

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Trees uprooted by Cyclone Yasi

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Ocean laps over The Strand in Townsville

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Banana farm inundated by Cyclone Yasi floodwaters

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Storm surge hits Cairns

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Looking to the sky in Mourilyan

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Shops hammered by Yasi in Mission Beach

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Child looks at cyclone debris

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Townsville sign blown over by Cyclone Yasi

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Damage at Wongaling Beach

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Trees fall like dominos in Townsville

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Townsville locals emerge after Cyclone Yasi

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Trees litter Townsville street

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Cyclone debris litters Cairns streets

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Ocean churns in Yasi

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Banana plantation destroyed by Cyclone Yasi

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Winds cause damage in Charters Towers

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Cyclone Yasi heads west

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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 15:51

CIA : Frank G. Wisner est arrivé au Caire  03/02/2011

CIA : Frank G. Wisner est arrivé au Caire

 

 

 

Alors que la révolte s’amplifie en Egypte, le Conseil de sécurité nationale des Etats-Unis a considéré que le travail de l’ambassadrice au Caire, Margaret Scobey, était insuffisant.
 
Mme Scobey est une diplomate de carrière qui a joué un rôle important au Proche-Orient, mais n’est pas rompue aux opérations secrètes. Ne préjugeant pas de ce qui va suivre, elle se dépense sans compter depuis plusieurs jours pour rencontrer le maximum de protagonistes et nouer des contacts dans tous les camps à la fois. 
Le Conseil de sécurité nationale ne considère pas comme suffisant de préserver les intérêts des Etats-Unis, mais comme indispensable de préserver la paix séparée égypto-israélienne, ce qui implique de choisir les prochains dirigeants du pays. Il a donc fait appel à un ancien ambassadeur en Egypte (1986-91), aujourd’hui à la retraite, Frank G. Wisner, et l’a envoyé d’urgence au Caire où il est arrivé lundi 31 janvier 2011 au soir. 
M. Wisner est le fils de Frank Wisner Sr., co-fondateur de la CIA et du Gladio. Il fut, aux côtés d’Alan Dulles, l’un des pères de la doctrine d’intervention secrète des Etats-Unis : soutenir les démocraties qui font le « bon choix », contrecarrer les peuples qui font le mauvais. 
Frank G. Wisner Jr. a lui-même toujours travaillé pour l’Agence et y travaille encore, notamment via Refugees International dont il est administrateur. 
L’ambassadeur Wisner, qui un ami personnel du président Hosni Moubarak, est chargé d’organiser sa destitution en douceur. Son arrivée a été juste précédée d’un appel téléphonique du chef d’état-major interarmes, l’amiral Mike Müllen, à son homologue égyptien, le général Sami Enan —l’armée égyptienne est équipée et formée par le Pentagone—. Officiellement, Müllen l’a félicité pour sa retenue ; un message parfaitement reçu au Caire et suivi quelques minutes plus tard d’un communique de l’état-major annonçant que l’armée considére les manifestations comme légitimes. 
Le public états-unien connaît Frank G. Wisner non comme un diplomate, ni comme un maître-espion, mais comme un financier sans scrupules. Il était en effet responsable d’une des filiales d’Enron, le géant du trading en énergie dont la faillite frauduleuse a ruiné nombre de petits épargnants. Il était aussi administrateur de l’assureur American International Group (AIG) lors de la crise financière de 2008 qui vit l’action de la société chuter de 95 % avant son sauvetage par les deniers publics. 
Inconnu des Français, Frank G. Wisner a pourtant joué un grand rôle dans ce pays. Il a épousé Christine de Ganay (seconde épouse de Pal Sarkozy) et, à ce titre, a élevé Nicolas Sarkozy dans sa période new-yorkaise. C’est lui qui a introduit l’adolescent dans les cercles de la CIA et qui lui a ouvert les portes de la politique française. C’est un de ses enfants, qui fut le porte-parole de la campagne présidentielle de Sarkozy pour les médias anglo-saxons, tandis qu’un autre de ses enfants est devenu un des piliers du Carlyle Group, le fond de placement des Bush et des Ben Laden. 
Par ailleurs, c’est encore Frank G. Wisner qui a imposé son ami Bernard Kouchner comme ministre français des Affaires étrangères avec pour mission de mobiliser les Etats européens en faveur de l’indépendance du Kosovo.
 
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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 15:49

L'armée s'interpose entre les manifestants

Mise à jour le jeudi 3 février 2011 à 9 h 15

Vingt-quatre heures après le début des heurts sanglants entre manifestants pro et anti-Moubarak, l'armée s'interpose entre les deux groupes qui s'affrontent encore jeudi place Tahrir, au Caire.

Des militaires tentent d'empêcher des partisans du raïs d'approcher des manifestants anti-Moubarak.

Photo: AFP/Mohammed Abed

Des militaires tentent d'empêcher des partisans du raïs d'approcher des manifestants anti-Moubarak.

Reuters rapporte notamment qu'un conducteur de char a orienté sa tourelle vers les partisans du président, qui lançaient des pierres à leurs adversaires depuis un lieu plus élevé. Des militaires les ont ensuite chassés de cette position.

Plusieurs médias ont cependant rapporté peu après que des tirs nourris ont été entendus aux abords de la place Tahrir.

Malgré les plus récents affrontements, qui se sont notamment traduits par des jets de pierre et de cocktails Molotov, les manifestants antigouvernementaux continuent de tenir la place Tahrir. Selon Al-Jazira, 15 000 manifestants sont toujours dans les environs.

Autres développements

  • Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, demande à ce que la transition en Égypte commence dès maintenant. Il appelle aussi à la pleine protection de la liberté d'expression;

  • Associated Press rapporte que l'armée a rassemblé des journalistes présents à la place Tahrir, possiblement pour leur protection;

  • le premier ministre Ahmed Chafic affirme que le canal de Suez, point de passage important pour le pétrole, fonctionne toujours normalement;

  • le fournisseur de service de téléphonie Vodafone affirme que le gouvernement utilise son réseau pour envoyer des messages textes, mais sans attribuer la source. L'un des messages envoyés mercredi aurait donné des indications pour une manifestation pro-Moubarak;

  • l'agence de notation Fitch a abaissé la cote de crédit de l'Égypte en raison de « l'intensification » de la vague de protestations dans le pays. Moody's et Standard and Poor's ont fait de même plus tôt cette semaine.

Les journalistes pris pour cibles

L'envoyée spéciale de Radio-Canada au Caire, Sophie Langlois, rapporte pour sa part que les nombreux journalistes qui logent au Hilton situé près du Musée de l'Égypte, à proximité de la place Tahrir, ne sont plus en mesure de sortir, sous peine d'être tabassés par des partisans pro-Moubarak. Les autorités voudraient évacuer les journalistes vers un autre hôtel.

Des manifestants anti-Moubarak amènent des sacs de pierres à leurs collègues rassemblés place Tahrir.

Photo: AFP/Khaled Desouki

Des manifestants anti-Moubarak amènent des sacs de pierres à leurs collègues rassemblés place Tahrir.

L'ambulance qui devait venir chercher le caméraman Sylvain Castonguay pour qu'il subisse des examens de routine ne peut se rendre sur les lieux, rapporte Sophie Langlois. Sylvain Castonguay a été agressé au moment où il filmait dans les rues de la capitale. L'armée est intervenue pour le soustraire des griffes de ses agresseurs.

Le département d'État américain déplore cette situation. « Il y a une campagne concertée pour intimider les journalistes internationaux et les empêcher de rapporter la nouvelle. Nous condamnons ces actions », a commenté un porte-parole du département, P.J. Crowley, sur Twitter.

Bilan officiel : 5 morts, 836 blessés

Selon le ministère de la Santé, 5 personnes sont mortes et 836 autres ont été blessées, mercredi, dans les affrontements qui ont éclaté après que des partisans pro-Moubarak se soient dirigés vers la place Tahrir. La télévision d'État a annoncé jeudi que le nouveau premier ministre Ahmed Chafik a promis une enquête sur ces évènements, pour lesquels il s'est excusé.

Un porte-parole du gouvernement, Magdy Rady, a cependant une fois de plus nié que les partisans pro-Moubarak soient manipulés par le pouvoir, comme l'affirment l'opposant Mohamed ElBaradei et de nombreux manifestants.« Accuser le gouvernement relève véritablement de la fiction. Cela sera contraire à notre rôle de maintien de l'ordre », a-t-il dit.

La bataille rangée qui s'est déroulée mercredi dans le secteur de la place Tahrir, en plein coeur de la capitale, n'a donné lieu à aucune intervention, ni de la part des policiers, ni de la part de l'armée.

Des manifestants anti-Moubarak montrent des cartes d'identité et un canif qu'ils disent avoir saisis sur des manifestants pro-Moubarak.

Photo: La Presse Canadienne /AP/Tara Todras-Whitehill

Des manifestants anti-Moubarak montrent des cartes d'identité et un canif qu'ils disent avoir saisis sur des manifestants pro-Moubarak.

Les manifestants antigouvernementaux et de nombreux correspondants de la presse internationale sont d'avis que ces violences ont été orchestrées par le régime pour démontrer que le chaos guette le pays.

Pas de négociations avant le départ de Moubarak

L'opposant égyptien Mohamed ElBaradei et les Frères musulmans ont rejeté jeudi l'offre de négociation avec le pouvoir en place. Ils exigent au préalable le départ du président Hosni Moubarak et le rétablissement de l'ordre sur la place Tahrir.

« Nous avons refusé de les rencontrer. Toute négociation est subordonnée au départ d'Hosni Moubarak et au rétablissement de la sécurité place Tahrir », a déclaré à Reuters l'ancien directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

Mohamed al Beltagi, ancien député et membre des Frères musulmans, a aussi rejeté d'emblée les résultats de cette rencontre, ajoutant que son mouvement soutenait Mohamed ElBaradei.

L'invitation au dialogue a été lancée à plusieurs formations d'opposition, comme le parti progressiste Wafd. Ce dernier a accepté, mais a rapidement annoncé que ces pourparlers ont été suspendus.

« Après la violente attaque des protestataires par des milices du Parti national démocrate [parti de Moubarak], nous avons décidé de suspendre les discussions puisque le gouvernement ne respecte pas sa promesse de protéger les manifestants », a déclaré un haut responsable du parti, Yassin Tageldin.

Selon lui, les membres du comité exécutif du parti, dont le chef, Sayyid Badawi, vont maintenant se rendre place Tahrir pour se joindre aux manifestants anti-Moubarak.

Jeudi matin, la télévision publique égyptienne a annoncé que le vice-président égyptien Omar Souleimane avait commencé le « dialogue » avec « les partis politiques et les forces nationales ».

L'agence Mena a aussi rapporté que le nouveau premier ministre égyptien Ahmed Chafic s'est dit prêt jeudi à se rendre place Tahrir pour discuter avec les manifestants
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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 15:39

Alliot marie un scandale de plus

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MAM, la grande pro du gouvernement, a encore frappé. Après l’aide à la police de Ben Ali et les chaussures de Gaza, voici l’avion du beauf et du financier de Ben Ali. 

MAM a fait le choix de passer ses vacances de Noël en Tunisie : bonne pioche ! Le 17 décembre, Mohamed Bouazizi, 26 ans, s'était immolé par le feu à Sidi Bouzid, un geste ouvrant vers les premières manifestations et les premiers morts. Mais c’était tellement vacances que MAM n’avait pas lu les journaux. Ni elle, ni son compagnon Patrick Ollier, vu que nous avons maintenant les ministres en couple : Affaires étrangères et relations avec le Parlement. Nous sommes bien gouvernés. 

C’est les vacances, et on se prive de rien. Quelques jours à Hammamet, puis une virée à Tabarka pour un hôtel de luxe. Oui, mais il faut trois heures de route, ce qui est fâcheux, voire ringard. Un coup de jet privé c’est bien mieux. Petit problème : l’avion « appartenait, nous dit-on » à Aziz Miled, un financier de Ben Ali, et Belhassen Trabelsi, le beau-frère. 

La ministre a confirmé en bredouillant des salades avariées dans le genre Aziz Miled et Belhassen Trabelsi n’étaient pas des proches du régime. Sacrée MAM. 

Ceci dit, il y a un autre problème qui pourrait être plus gênant. Je dis « appartenait, nous dit-on » car je ne suis pas convaincu. 

Si l’avion appartient à Aziz Miled et Belhassen Trabelsi, comme deux bons copains qui ont acheté un vélo ensemble, pas d'obstacle juridique. Ils font ce qu’ils veulent de leur bien. Ils auraient même pu me donner le vélo comme je suis sympa. 

Le problème, c’est que ce n’est pas un vélo mais un avion, et il est rare que des hommes d’affaires achètent un avion sur leur cassette personnelle. L’hypothèse la plus vraisemblable est que cet avion appartient à une société, dont les actionnaires principaux sont Aziz Miled et Belhassen Trabelsi. C’est tout à fait légal, et ça limite le coût : si vous achetez l’avion à titre personnel c’est avec vos revenus, et les dépenses d’usage c’est aussi à tirer sur les revenus. Si l’avion est acheté par la société, c’est une dépense de la société et l’usage ne pèse pas sur les revenus. 

Si l’avion appartient à une société, ça change tout pour MAM. Car la société ne fonctionne pas comme un particulier. Elle ne peut engager de dépenses que dans le cadre de son objet social. Si la dépense ne se raccroche pas à l’objet social, c’est de l’abus de biens, et du recel d’abus de biens pour celui qui en profite. C’est l’histoire de Patrick Poivre d'Arvor qui voyageait aux frais des sociétés contrôlées par Pierre Botton. Ah, ah ! 

Alors, demain MAM va produire un communiqué expliquant qu’avant de monter dans l’avion, elle a vérifié les titres administratifs pour s’assurer que l’avion était la propriété personnelle d'Aziz Miled et Belhassen Trabelsi. Autre solution, elle va nous expliquer que l’avion appartenait à une société ayant pour objet social le transport de ministres français en vacances. Là, en effet, il n’y aurait rien à dire… on serait dans le cadre de l'objet social. 

Elle est rigolote cette histoire, finalement. Ca pourrait faire un petit cas pratique pour la nouvelle justice tunisienne. Pour le moment, que du léger : demander aux flics de vérifier à qui appartient réellement l’avion. Après, on peut convoquer les vacanciers intéressés pour poser quelques questions. 

 

  Jet privé en Tunisie : MAM a-t-elle violé la "jurisprudence

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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 15:32

L'Autorité palestinienne dans tous ses états

Mise à jour le lundi 24 janvier 2011 à 19 h 20

L'Autorité palestinienne a vertement attaqué Al-Jazira, lundi, au lendemain de la diffusion de premières informations extraites des « Palestine Papers », qui regroupent pas moins de 1600 documents utilisés dans le cadre des négociations de paix israélo-palestiniennes depuis 1999.

Des Palestiniens marchent dans Ramallah. Sur l'affiche: Israël = Al-Jazira.

Photo: AFP/Abbas Momani

Des Palestiniens marchent dans Ramallah. Sur l'affiche: Israël = Al-Jazira.

Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, son ministre des Affaires étrangères, Riyad Al-Maliki, et deux des principaux négociateurs palestiniens, Saëb Erekat et Yasser Abed Rabbo, s'en sont pris tour à tour à Al-Jazira.

La chaîne de télévision affirme que les « Palestine Papers » prouvent que l'Autorité palestinienne a proposé à Israël d'annexer tous les quartiers de Jérusalem-Est à l'exception de Har Homa et de limiter à 100 000 le nombre de Palestiniens qui pourraient retrouver leur terre.

« Le but de cela est de créer la confusion, j'ai vu moi-même ce que la chaîne a diffusé en disant que ce sont des documents palestiniens, alors qu'ils sont israéliens », a déclaré le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, en marge d'un entretien avec le président égyptien Hosni Moubarak au Caire.

« Ce qui a été diffusé a été déformé et sorti de son contexte, et contient des mensonges », a pour sa part déclaré à l'AFP Saëb Erakat, considéré comme le principal négociateur palestinien. « S'il est nécessaire de publier tous les documents du département des négociations, nous le ferons. »

L'attaque la plus virulente est venue de Yasser Abed Rabbo. Le conseiller de Mahmoud Abbas a directement accusé l'émir du Qatar, cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani, d'avoir donné son « feu vert » à une « campagne » contre l'Autorité palestinienne.

C'est une décision politique prise au plus haut niveau politique au Qatar. [...] Al-Jazira a coupé les citations et les a montées comme un film.

— Yasser Abed Rabbo

 

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M. Rabbo affirme que c'est un employé du département des négociations de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) qui a remis les documents en question à Al-Jazira. Des médias israéliens attribuaient plutôt ces fuites à l'ex-homme fort de la bande de Gaza, Mohammad Dahlane, en conflit avec M. Abbas.

Le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad al-Maliki a quant à lui accusé « Al-Jazira d'aider Israël à liquider l'Autorité palestinienne ».

Le coordinateur spécial des Nations unies pour le processus de paix au Proche-Orient, Robert Serry, a déclaré que « certains commentaires qu'il a pu voir donnaient une impression trompeuse ». Selon un porte-parole, il a attesté personnellement de l'engagement des dirigeants palestiniens à faire respecter les droits et les intérêts légitimes du peuple palestinien.

Les « Palestine Papers » donnent des munitions au parti islamiste Hamas, au pouvoir depuis juin 2007 dans la bande de Gaza, après une guerre fratricide l'opposant au parti laïque Fatah, dont est issu Mahmoud Abbas.

« Ces documents secrets sont graves et montrent l'implication de l'Autorité du Fatah dans les tentatives de liquidation de la cause palestinienne, en particulier sur le dossier de Jérusalem et des réfugiés », a ainsi commenté Sami Abou Zouhri, porte-parole du Hamas à Gaza.

En Israël, le ministre ultranationaliste des Affaires étrangères Avigdor Lieberman dit voir dans ces documents la preuve qu'il faut parvenir à un accord intérimaire et non définitif avec les Palestiniens.

Le chef de la diplomatie israélienne travaille précisément à un tel plan. « Il s'agit pour l'heure uniquement de documents de travail qu'il n'y aucune raison de publier », s'est borné à dire M. Lieberman lorsqu'il a été interrogé à ce sujet.

Selon le quotidien israélien Haaretz, M. Lieberman envisage la constitution d'un mini-État palestinien sur moins de 50 % de la Cisjordanie occupée. La constitution d'un tel État n'impliquerait aucun démantèlement de colonie juive, ni même un gel de la colonisation.

Processus de paix au point mort

Les pourparlers de paix directs entre Israéliens et Palestiniens ont été suspendus en septembre 2010, après qu'Israël eut refusé de prolonger un moratoire sur la colonisation juive en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, comme l'exigeait l'Autorité palestinienne. 

Les États-Unis ont tenté de convaincre Israël de changer d'idée au sujet du moratoire, mais en vain. L'émissaire du président Obama pour la paix au Proche-Orient, George Mitchell, mène depuis des pourparlers indirects entre les deux parties.

Pour reprendre le dialogue, l'Autorité palestinienne exige la reconnaissance de l'État palestinien à l'intérieur des frontières de juin 1967, avant la guerre des Six Jours, moyennant des échanges mineurs de territoire.

Le Quartette pour la paix au Proche-Orient se réunira à Munich du 4 au 6 février pour étudier comment relancer les pourparlers.

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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 15:29

Pas de mort, mais beaucoup de dégâts en Australie

Mise à jour le jeudi 3 février 2011 à 7 h 50

Le cyclone Yasi, de catégorie 5, a eu des vents allant jusqu'à 300 km/h.

Photo: AFP/Torsten Blackwood

Le cyclone Yasi, de catégorie 5, a eu des vents allant jusqu'à 300 km/h.

Le cyclone Yasi, le plus important de l'histoire d'Australie, a surtout causé des dommages matériels estimés à plus de 5,5 milliards de dollars. On ne rapporte aucun mort pour le moment, mais deux personnes sont portées disparues.

« Les premières informations nous soulagent vraiment », a dit Anna Bligh, première ministre de l'État du Queensland.

Selon son gouvernement, ce bilan humain très encourageant serait attribuable au fait que le public a suivi les consignes émises par les autorités.

Plus de 180 000 résidences ont été éventrées par la tempête. Des toitures ont été arrachées et des arbres déracinés.Il y a eu des milliers de pannes d'électricité qui perdurent.

Les récoltes de cannes à sucre ont été sérieusement touchées par des vents allant de 170 à 300 km/h, selon les météorologues. Près de 75 % des bananiers ont été détruits, un dur coup pour cette industrie.

Une catégorisation exagérée?

De nombreux spécialistes ont toutefois contesté les prévisions des météorologues qui avaient classé le cyclone en catégorie 5, la plus élevée de l'échelle, et annonçaient des vents de 300 km/h.

« S'il y avait vraiment eu des vents aussi violents, tout aurait été balayé », a déclaré à Reuters George Walker, de l'Université James Cook, selon qui le cyclone était en fait de catégorie 3.

Le cyclone Yasi poursuit sa trajectoire dans le continent, maintenant rétrogradé à la catégorie 1.

Les vents ont déraciné des centaines d'arbres.

Photo: AFP/Paul Crock

Les vents ont déraciné des centaines d'arbres.


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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 09:55

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  La visite de quatre jours de Benoît XVI au Royaume-Uni a coûté 10 millions de livres aux contribuables (près de 16 millions $ CAN), le reste étant à la charge de l'Église catholique

 

G.-B.: le voyage du pape financé par des fonds réservés aux pays pauvres

pape_benoit_xvi_16.jpg

  

Agence France-Presse
Londres

Le voyage du pape au Royaume-Uni en septembre dernier a été financé en partie, à hauteur de 1,85 million de livres (environ 3 millions $ CAN), sur des fonds publics d'aide au développement des pays pauvres, selon un rapport parlementaire britannique publié jeudi.

Les députés ont déniché ce financement «quelque peu surprenant» en épluchant les comptes pour 2010 du Départment pour le développement international (DfID).

Un porte-parole du DfID a expliqué que l'attribution des fonds à la visite papale était «une reconnaissance du rôle de l'Église catholique comme important contributeur de services de santé et d'éducation dans les pays en développement».

La visite de quatre jours de Benoît XVI au Royaume-Uni a coûté 10 millions de livres (près de 16 millions $ CAN) aux contribuables, le reste étant à la charge de l'Église catholique.

«Bien des gens seront surpris comme nous de découvrir que l'argent britannique destiné à l'aide a été utilisé pour financer la visite du pape l'an dernier», a estimé Malcolm Bruce, député à la tête de la commission sur le développement international.

«Le gouvernement doit expliquer précisément à quoi cet argent a servi et comment cela rentre dans les attributions de l'aide extérieure», a-t-il ajouté.

L'aide au développement ne fait pas partie à ce stade des secteurs soumis aux sévères coupes budgétaires décidées par le gouvernement de David Cameron.

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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 09:54


Le Hamas empêche une manifestation pro-égyptienne à Gaza

GAZA, bande de Gaza (AP) — La police du Hamas a empêché un petit groupe de Palestiniens à Gaza de tenir une manifestation de soutien au mouvement de protestation égyptien, a-t-on appris mardi.

La police est intervenue lorsqu'un petit groupe de manifestants s'est rassemblé mardi dans le centre de Gaza, a déclaré Asma al-Ghoul, une militante, qui faisait partie du groupe. Les policiers ont procédé à des interpellations et ont malmené certains manifestants, a-t-elle précisé.

L'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch a appelé le Hamas à "cesser d'interférer arbitrairement dans les manifestations pacifiques sur l'Egypte ou tout autre sujet".

En Cisjordanie, l'Autorité palestinienne a également réprimé une manifestation de soutien aux manifestants égyptiens cette semaine. AP

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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 09:43

Jet privé en Tunisie : MAM a-t-elle violé la "jurisprudence Sarkozy" sur les frais privés des ministres ?

 

Un député PS a rappelé à la ministre qu'en juin dernier, le Président avait menacé de sanctions les ministres ne payant pas leurs frais privés. Cela concerne-t-il MAM aujourd'hui ? Décryptage.

Eric Woerth, Michèle Alliot-Marie et Nicolas Sarkozy, à Nice, le 21 avril 2009 (REUTERS).
Eric Woerth, Michèle Alliot-Marie et Nicolas Sarkozy, à Nice, le 21 avril 2009 (REUTERS). |

La ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, se retrouve au coeur d'une polémique pour avoir utilisé en décembre 2010 - avec son conjoint, le ministre des Relations avec le Parlement, Patrick Ollier- le jet privé d'un ami présumé proche de Ben Ali pour se rendre dans la station balnéaire de Tabarka pour y passer des vacances. 

Le Canard Enchaîné a révélé l'affaire, et MAM a admis mardi soir avoir voyagé dans le jet de son "ami, Aziz Miled, un homme d'affaires tunisien. Elle a seulement nié qu'il s'agisse d'un membre du clan Ben Ali, comme l'affirme le journal satirique.


1. Quand un député PS rappelle à MAM la "jurisprudence Sarkozy"

Mercredi après-midi, à l'Assemblée nationale, en demandant à MAM de se justifier sur ses vacances de Noël en Tunisie, le député socialiste de l'Ardèche Olivier Dussopt lance à la ministre : 

"Le 28 juin, dans un courrier qu'il vous a adressé, le président de la République avait menacé de sanctions les ministres ne respectant pas les règles éthiques, notamment sur leurs frais privés", promettant une "République irréprochable".

 


2. C'est quoi cette "jurisprudence Sarkozy" ?

En juin 2010, le chef de l'Etat avait prévenu que les ministres ne payant pas leurs frais privés avec leurs deniers personnels s'exposeraient à une "sanction" (le site de l'Elysée, qui héberge cette lettre, en témoigne). 

"Tous les frais (des ministres) liés à leur vie privée doivent être acquittés sur leur deniers personnels (...) La violation de cette règle sera immédiatement sanctionnée", écrivait Nicolas Sarkozy dans cette lettre adressée à François Fillon, le 28 juin dernier.

Le Président avait rédigé cette lettre juste avant la démission de Christian Blanc et Alain Joyandet du gouvernement. Le premier pour son affaire de cigares payés par son ministère, le second pour avoir utilisé un jet privé pour se rendre en Martiniquepour un coût de 116.500 euros.

Nicolas Sarkozy avait édicté ce code de bonne conduite gouvernemental pour montrer l'exemple en temps de crise dans l'optique d'une "République irréprochable", selon ses propres termes. Le Président y affirmait alors que le train de vie de l'Etat serait "vigoureusement réduit" à l'avenir.

3. MAM assure avoir payé "voyages et hôtels"

En réponse à la question du député PS sur ses vacances en Tunisie, MAM a assuré mercredi à l'Assemblée avoir toujours payé ses vacances : "Si je prends mes vacances parfois en Tunisie, c'est à mes frais, voyages et hôtels". 

Elle a également affirmé n'avoir voyagé qu'une vingtaine de minutes à bord de cet avion en compagnie de l'homme d'affaires en précisant que le jet privé n'était pas à sa disposition. Quelques "démission !" ont fusé sur les bancs de l'opposition quand elle a pris la parole.

Déjà, mercredi midi, à sa sortie du conseil des ministres, MAM avait déjà assuré qu'elle avait "toujours payé (ses) vacances", avant de préciser qu'elle n'avait pas l'intention de démissionner.

 

Pourtant, Le Canard Enchaîné affirme avoir cherché en vain à savoir qui avait réglé la facture de l'hôtel de Tabarka où ont séjourné la ministre et sa famille. Un hôtel qui appartiendrait à Aziz Miled, selon le journal satirique.


4. Alors, MAM est-elle concernée par la "jurisprudence Sarkozy" ?

Il est impossible de l'affirmer car la règle édictée par Nicolas Sarkozy reste ambiguë.

La question se pose en ces termes :

Quand il a établi sa règle, Nicolas Sarkozy ne faisait-il qu'interdire l'utilisation de fonds publics à des fins privés ?

Ou d'une manière plus globale, imposait-il à ses ministres de règler l'intégralité de leurs dépenses privées, sans profiter des deniers d'amis fortunés ? 

En gros, est-ce une question d'éthique ou de réduction du train de vie de l'Etat ? 

La nuance est de taille... Au chef de l'Etat de trancher. 

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