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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 23:46

Une pêche curieuse près de Gravelines

Vous avez dit bizarre ?

vendredi 25.03.2011, 06:00

Vous avez dit bizarre ?Vous avez dit bizarre ?

 

Encore une curiosité, allez-vous dire ? C'est que ce poisson n'est pas très connu dans la région ; pourtant, c'est un pêcheur en mer, client des établissements Louguet, qui l'a mis au sec entre Gravelines et Grand-Fort-Philippe.


Plusieurs noms lui ont déjà été attribués mais sans certitude.


Nous vous sollicitons donc, fidèles lecteurs de cette page hebdomadaire réservée à la pêche, pour que la lumière soit faite sur cette espèce. Les photos du poisson sont au magasin du boulevard Curie et Beverley se charge de collecter tous les renseignements qui pourraient identifier la " bête ".
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Published by conscience politique - dans Vie locale Calaisis
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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 23:44

Marcel Pidou, MSDC

«Pourquoi pas un ticket avec Deguines pour 2012 »

mercredi 23.03.2011, 06:00
Marcel Pidou.Marcel Pidou.

 

Les membres du MSDC ont reçu une claque lors de ce premier tour des cantonales. Ils se sont réunis lundi soir. Tour d'horizon avec Marcel Pidou.




Comment au MSDC avez-vous analysé cette déroute ?

«C'est catastrophique... Mais notre position est fragilisée par notre présence sur une liste d'ouverture, une gauche qui est divisée sur Calais. La montée du Front national rentre aussi dans l'explication. » Quelles consignes de vote donnez-vous à vos électeurs ?

«Nous appelons à faire barrage au Front national. » Et sur le canton Calais Nord Ouest ?

« Je ne peux pas appeler à voter pour un candidat contre qui nous avons fait barrage en 2008... Je laisse libre choix aux électeurs. » Qu'en est-il des recours que vous vouliez engager au tribunal administratif, à propos de la mauvaise distribution de vos professions de foi ?

«Laurent Lenoir et moi-même avons décidé d'abandonner toute idée de recours... Ce serait ridicule. » Avec cette cuisante défaite, le MSDC est-il en danger ?

«Non je ne crois pas. Nous avons 120 membres qui continuent de nous faire confiance... Nous sommes déçus du résultat car nous avons la sensation de bien travailler pour les Calaisiens. » Le PRG vous a fait un appel du pied avant les élections, allez-vous lui répondre ?

« Je ne crois pas. Je ne suis pas encore prêt à être carté, avec tout ce que l'on voit en politique... A Calais, le PS a été tenu par le PC pendant 37 ans. J'espère que, depuis dimanche, on est pas reparti pour le même bail... Mais si je ne vais pas au PRG, j'envisage de faire quelque chose avec Antoine Deguînes. » En 2012 ou 2014 ? 

« En 2012... On pourrait faire équipe pour les législatives. » 
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Published by conscience politique - dans Economie
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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 23:37

 Hier matin, la presse était invitée à constater le soutien apporté par Jack Lang à Philippe Vasseur. Mis à mal par le Front national, passé en tête au premier tour, le conseiller général sortant dit avoir le sentiment du devoir accompli.




Selon Philippe Vasseur, les votes en faveur du FN disent « la désespérance de gens en situation tragique, qui ont des difficultés à avancer. C'est à nous d'expliquer ce que le conseil général peut faire pour eux, les aides dont ils peuvent bénéficier. » Des aides, quand la principale attente des électeurs est l'emploi : « L'emploi ne peut relever qu'une politique nationale », tranche Jack Lang, « que le conseil général accompagne. » Sur cette question, Philippe Vasseur a néanmoins quelques bons points à avancer : « Interaction 62, dont j'ai été président, a créé 19 000 emplois dans le Pas-de-Calais. Avec Force Calaisis, j'ai organisé la création d'entreprises à Calais. Les outils existaient, mais avaient besoin d'être coordonnés. » Jack Lang conclut : « Au deuxième tour, le choix est simple et clair. On peut soutenir le candidat du désespoir ou celui de l'espoir. Il faut choisir un bon représentant au département et Philippe Vasseur est un excellent conseiller général, un homme de fidélité et d'action. Dans ce Pas-de-Calais qui a la chance d'être animé par Dominique Dupilet, j'ai vu une impulsion nouvelle. Il faut aller plus loin ! » 

 

 


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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 23:35

Vasseur doit rassembler contre le FN

vendredi 25.03.2011, 06:00
Françoise Vernalde, conseillère régionale FN.Françoise Vernalde, conseillère régionale FN.

 

Calais a payé cher la vague bleue du FN. Trois candidats pilotés par Marine Le Pen seront au second tour dans trois des quatre cantons du Calaisis.




La conseillère régionale frontiste Françoise Vernalde arrive même en tête à Calais Centre 

au soir du premier tour, prenant 600 voix d'avance sur le conseiller général socialiste, Philippe Vasseur. Dimanche, 

un barrage anti FN devrait offrir à ce dernier un troisième mandat Si la vague bleue reste en cet état, Françoise Vernalde ne sera pas conseillère générale dimanche soir. Profitant d'une abstention de près de 51 %, elle est arrivée en tête dans plusieurs bureaux à Calais : Archimède, Fleurs, Diderot... Elle a pulvérisé les scores frontistes à Coulogne et Les Attaques. Mais son problème est qu'elle n'a pas de réserve de voix. Natacha Bouchart, pour l'UMP, a confirmé son opposition à voter FN. Les 600 voix d'avance ne seront alors pas suffisantes pour mettre en danger le candidat socialiste Philippe Vasseur. Pourtant, ce dernier n'a pas créé un engouement au premier tour. Son absence sur le terrain lui est reprochée aussi bien par les élus locaux que par des membres de son propre camp, que ce soit à Calais ou à Arras. Dominique Dupilet est venu lui prêter main forte pour démarrer sa campagne. Jack Lang était à ses côtés hier pour le soutenir.

Devant le danger du FN, il devrait pouvoir compter sur l'intégralité des voix communistes qui se sont portées sur Patrick Allemand (981), des 929 électeurs d'Europe Ecologie du premier tour, des 236 bulletins de vote du MSDC de Laurent Lenoir et des 315 voix de Charles François. Ce matelas d'un peu plus de 4  000 voix semble assez épais pour lui éviter une mauvaise surprise dimanche soir.

Une meilleure participation pourrait aussi donner un peu plus d'étoffe à sa victoire. Les Coulonnois et les Attaquois montrés du doigt dimanche soir devraient se déplacer un peu plus nombreux pour aller voter. Pour toutes ces raisons, dimanche soir, Philippe Vasseur sera conseiller général pour les trois prochaines années. Mais pour cela, il faut aller voter... P.H.
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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 23:29

« Jacky Hénin est un goujat »

vendredi 25.03.2011, 06:00

Francis Gest est particulièrement remonté contre Jacky Hénin qui utilise abusivement le logo d'Europe écologie sur sa profession de foi.Francis Gest est particulièrement remonté contre Jacky Hénin qui utilise abusivement le logo d'Europe écologie sur sa profession de foi.

 

Francis Gest n'est pas parvenu à joindre le siège calaisien du PC hier matin. Il valait sans doute mieux pour Bertrand Péricaud, secrétaire de la section calaisienne.


Le candidat d'Europe écologie pour le canton Calais centre était pour le moins en colère : « J'ai découvert dans ma boîte aux lettres la profession de foi de Jacky Hénin pour le second tour des cantonales. Il a osé utiliser, à deux reprises, le logo d'Europe éco logie, alors qu'il n'en avait pas l'autorisation. » Clairement, la position nationale des écologistes est de faire barrage au Front national. « Lorsqu'il y a des duels gauche/droite, les instances nationales, régionales et départementales laissent la liberté aux locaux de se prononcer, explique Francis Gest. Sur le canton nord-ouest, nous appelons à faire barrage à la droite. » Europe écologie appelle donc à voter en faveur de Jacky Hénin (Front de gauche). « Mais il n'est pas autorisé à utiliser notre logo », s'insurge Christian Louchez, candidat d'Europe écologie sur ce canton.


« Cet appel à voter sans utilisation du logo est quelque chose de très important pour nous, précise Francis Gest.Il s'agit clairement pour nous d'assurer le service minimum. » Les écologistes locaux affirment avoir été sollicités par les socialistes calaisiens : « Philippe Vasseur nous a appelés par exemple. Nous lui avons expliqué notre position.Ce qu'il a très bien compris. Nous le soutenons, mais il n'a pas utilisé notre logo. Il a été réglo. » Et Francis Gest d'insister : «  Je ne comprends pas l'attitude de Jacky Hénin. Ou plutôt si. C'est un goujat. Je pèse mes mots. Son attitude est malhonnête. » Peu de recours s'offrent désormais aux écologistes calaisiens. « Nous pourrions déposer plainte, dénonce Christian Louchez.

- Hénin le mériterait d'ailleurs. Mais franchement, on a autre chose à faire », enchaîne Francis Gest.

Les écologistes rappellent en outre que l'ancien maire est coutumier du fait. « Déjà en 2007, Gisèle Coquerelle avait utilisé le logo des Verts au second tour des cantonales », regrette Francis Gest qui, à l'époque était candidat sur le canton nord-ouest.

« Comment, dans ces conditions, peut-on établir une relation de confiance en vue des élections législatives qui ont lieu l'an prochain, et surtout des municipales prévues dans trois ans ? », conclut Valérie Robilliard qui fut candidate sur Calais est.

Lors de la conférence commune Front de Gauche-Parti Socialiste, c'est Dominique Dupilet au sujet de la reprise du logo : « accord national ! » a-t-il tranché, tandis que Jacky Hénin expliquait avoir repris l'ensemble des logos figurant sur un document émis par le PS dimanche soir.

 



 

Faire passer celui dont on ne veut pas !!!

vendredi 25.03.2011, 06:00

Françoise Vernalde, conseillère régionale FN.Françoise Vernalde, conseillère régionale FN.

 

Calais a payé cher la vague bleue du FN. Trois candidats pilotés par Marine Le Pen seront au second tour dans trois des quatre cantons du Calaisis.



La conseillère régionale frontiste Françoise Vernalde arrive même en tête à Calais Centre 

au soir du premier tour, prenant 600 voix d'avance sur le conseiller général socialiste, Philippe Vasseur. Dimanche, 

un barrage anti FN devrait offrir à ce dernier un troisième mandat Si la vague bleue reste en cet état, Françoise Vernalde ne sera pas conseillère générale dimanche soir. Profitant d'une abstention de près de 51 %, elle est arrivée en tête dans plusieurs bureaux à Calais : Archimède, Fleurs, Diderot... Elle a pulvérisé les scores frontistes à Coulogne et Les Attaques. Mais son problème est qu'elle n'a pas de réserve de voix. Natacha Bouchart, pour l'UMP, a confirmé son opposition à voter FN. Les 600 voix d'avance ne seront alors pas suffisantes pour mettre en danger le candidat socialiste Philippe Vasseur. Pourtant, ce dernier n'a pas créé un engouement au premier tour. Son absence sur le terrain lui est reprochée aussi bien par les élus locaux que par des membres de son propre camp, que ce soit à Calais ou à Arras. Dominique Dupilet est venu lui prêter main forte pour démarrer sa campagne. Jack Lang était à ses côtés hier pour le soutenir.

Devant le danger du FN, il devrait pouvoir compter sur l'intégralité des voix communistes qui se sont portées sur Patrick Allemand (981), des 929 électeurs d'Europe Ecologie du premier tour, des 236 bulletins de vote du MSDC de Laurent Lenoir et des 315 voix de Charles François. Ce matelas d'un peu plus de 4  000 voix semble assez épais pour lui éviter une mauvaise surprise dimanche soir.

Une meilleure participation pourrait aussi donner un peu plus d'étoffe à sa victoire. Les Coulonnois et les Attaquois montrés du doigt dimanche soir devraient se déplacer un peu plus nombreux pour aller voter. Pour toutes ces raisons, dimanche soir, Philippe Vasseur sera conseiller général pour les trois prochaines années. Mais pour cela, il faut aller voter... P.H.

 

 


Dimanche, second tour des élections cantonales

La gauche fait front commun contre le FN

vendredi 25.03.2011, 06:00

Front et Gauche et Parti Socialiste en conférence de presse commune, hier soir.Front et Gauche et Parti Socialiste en conférence de presse commune, hier soir.

  La gauche sera de tous les duels du Calaisis dimanche. Dans trois cantons, des candidats de gauche auront des adversaires non pas de droite, mais d'extrême droite.


Pour ne pas laisser au Front national les cantons Est, Sud-Est et Centre, la gauche s'organise.


Parti Socialiste et Front de Gauche, avec la participation du Parti Radical de Gauche et du Mouvement Républicain et Citoyen, ont donné une conférence de presse commune hier soir.

Une alliance sous le sceau du bon sens, c'est l'esprit du message de Jacky Hénin (Front de Gauche) qui rappelait que « si nous, (communistes et socialistes, ndlr) avons des différences, nous sommes ensemble dans la gestion du département. » Et dimanche, - exhorte le candidat du Front de Gauche dans le canton Nord-Ouest -, « il ne doit manquer aucune voix. » A défaut de faire voter autrement les électeurs du Front national, Front de Gauche et PS unis entendent faire venir aux urnes ceux qui les ont négligées dimanche dernier.

Les résultats du FN à Calais, jamais atteint lors d'élections cantonales, Jacky Hénin les lit « comme un vote de protestation contre la mauvaise politique nationale. » Pour Yann Capet, secrétaire de la section PS du Calaisis, la gauche doit s'unir dans l'objectif commun de battre le Front national « qui n'a pas de solutions, seulement des illusions. » Il ajoute que « le département est une instance de proximité et, qu'en l'occurrence, beaucoup d'électeurs ne connaissent pas les visages des candidats FN. Comment peut-on confier de telles responsabilités à quelqu'un qu'on ne sait pas identifier ? » Dominique Dupilet rejoint Jacky Hénin sur la motivation du vote en faveur du Front national : « on le doit à cette situation dans laquelle la droite nous a plongés. » Il cite les augmentations de prix qu'on ne cesse de nous annoncer et poursuit : « Face à cela, le discours du Front national est - peut-être - séduisant, mais il n'est pas réaliste. Partout où ce parti a gagné des élections, ses élus n'ont pas fini leur mandat ou l'ont terminé dans de biens tristes conditions. » Enfin, Dominique Dupilet s'engage : « Le département tiendra compte de ce message. Sa caractéristique de proximité sera renforcée. Nous renforcerons la pédagogie sur les actions du conseil général. Nous allons exiger le milliard et deux cent millions euros que l'État nous doit pour créer des actions dans les quartiers, réaliser un travail de médiation. » Cette union Front de Gauche-Parti Socialiste durera, c'est promis. « Parce que la gauche ne gagne que quand elle est rassemblée  » rappelle Yann Capet qui répond « que nous seront unis au deuxième tour pour battre Nicolas Sarkozy. » Pour les autres échéances, plus locales, il semble qu'on verra plus tard. C'est Dominique Dupilet qui conclut : « Au premier tour, on choisit. Au deuxième, on élimine. Eh bien nous allons éliminer les bêtes malfaisantes ! »
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Published by conscience politique - dans Cantonales calais 2011
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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 01:09

« On ne s'intéresse à la communauté musulmane de Calais qu'au moment des élections »

mercredi 23.03.2011, 05:07  - La Voix du Nord

 Hocine Metlaghi va créer une association qui «montre que nous existons en dehors des élections».Hocine Metlaghi va créer une association qui «montre que nous existons en dehors des élections».

|  LE VISAGE DE L'ACTUALITÉ |

Hocine Metlaghi conserve son sourire et une pointe de malice se lit toujours dans les yeux. Mais l'actualité politique locale n'est pas loin de l'énerver.

 

« Franchement, on se fiche de nous. Avant les élections, tout le monde nous ignore. La communauté musulmane, personne ne s'en soucie. Et puis, voilà que pour ces élections cantonales, on nous fait les yeux doux. Bizarrement, on commence à intéresser les candidats, qui montrent le bout de leur nez au Beau-Marais, où on ne les a jamais vus. La communauté musulmane devient intéressante au moment de voter. C'est quand même un peu fort ».

À titre personnel, l'ex-président de l'association des rapatriés de France trouve le jeu de certains politiques un rien indécent. « Juste avant les élections, on a assisté à la valse des partis politiques. Y'en a qui gagne des sous en ce moment, c'est la crêperie de la galerie marchande !

 » plaisante Hocine Metlaghi. « Les candidats se sont retrouvés là-bas pour prendre un café le samedi matin, avant de faire le tour des habitants, et le dimanche, c'est au marché qu'on les retrouve. Ils se font voir. On a même vu un candidat distribuer des gâteaux et des biscuits, comme on distribue du grain au pigeon. Mais personne n'est dupe. Ça me fait rire, mais ça me désole ».

Course aux musulmans

Sans parler des promesses d'embauche, faite aux électeurs rencontrés. « Mais je ne sais pas comment on peut faire des promesses avec l'argent qu'on n'a pas. Et puis, au bout du compte, c'est toujours les mêmes qui restent sur le carreau ».

Hocine Metlaghi n'accorde pas plus de crédit aux candidats ayant fait le choix d'un colistier ou d'une colistière issus de la communauté musulmane. « Avant les élections, on a assisté à une course aux Musulmans pour les avoir sur des listes, évidemment de façon à attirer la communauté musulmane. On voit même des candidats aller frapper aux portes, accompagnés d'un Algérien ou d'un Marocain » qui sert en quelque sorte de caution.

« Dans le fond, on peut comprendre. Il y a cinq cents familles algériennes, marocaines ou turques, essentiellement regroupées au Beau-Marais.

Avec chacune six ou sept enfants en âge de voter, ça peut faire basculer un vote »... Hocine Metlaghi le précise cependant avec conviction. « La communauté musulmane n'est représentée par personne. C'est totalement faux. Et pour ce qui est d'aller voter, on s'est tellement désintéressé de la communauté étrangère, qu'elle-même ne se sent pas attirée par la politique. Les gens ne se sentent pas concernés ».

Même pour contre-carrer un Front national par lequel la communauté se sent stigmatisée ? « On tente peut-être de nous séduire un peu plus parce que le Front national prend des proportions exagérées. Mais c'est un peu tard. On a été ignoré trop longtemps ».

Précisément, la communauté musulmane observe-t-elle à son égard une attitude raciste ou de rejet plus marqués ? « Pas plus qu'avant. Y'a toujours des propos déplacés, mais sans haine ». Ce qu'Hocine Metlaghi regrette cependant, c'est l'isolement peut-être d'une communauté discrète par nature et que les politiques locaux ignorent selon lui.

France-Maghreb

Aussi a-t-il pris l'initiative de créer une association qui puisse permettre de représenter la communauté étrangère. « Cette association s'appellera France-Maghreb. Les statuts seront déposés cette semaine ou la semaine prochaine. La vocation de cette association ne sera pas de faire de la politique et l'idée n'est pas que j'en sois le président. Il s'agit de faire voir qu'on est là, qu'on existe. Peu importe qui dirige. Le but serait social, d'orienter dans des démarches, d'aider les familles qui en ont besoin ».

La volonté est en somme « de se rassembler pour montrer qu'on existe, pour qu'on ne vienne pas nous faire les yeux doux seulement au moment des élections ». •

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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 00:43
Marine Le Pen, Présidente du Front National, donne une conférence de presse au siège de son parti au lendemain du premier tour des élections cantonales 2011.
Marine Le Pen, Présidente du Front National, donne une conférence de presse au siège de son parti au lendemain du premier tour des élections cantonales 2011.

La présidente du Front national tend la main aux candidats divers droite.

Marine Le Pen voit ses ambitions à la présidentielle confortées. La forte poussée du Front national au premier tour des élections cantonales -15,18% des voix- corrobore les sondages qui la créditent de 21% à 23% d'intentions de vote en 2012. «Nous avons réussi une révolution dans la vie politique française, a affirmé ce lundi Marine Le Pen. Nous talonnons l'UMP.» «Le Front national aura des élus dimanche prochain», a-t-elle pronostiqué en privé.

Le FN sera présent au second tour dans 402 cantons. Dans 39 d'entre eux, le parti frontiste est arrivé en tête au premier tour. Il espère ainsi l'emporter dans les cantons de Fréjus (Var), Perpignan-9 (Pyrénées-Orientales), Montigny-en-Gohelle (Pas-de-Calais) et Béziers-4 (Hérault), où il a respectivement atteint 39,37%, 34,61%, 35,88% et 35,17% ce dimanche.

Il y aura cinq triangulaires UMP-PS-FN. Le FN sera seul en lice face à la gauche dans 266 cantons (dans 204 face à un PS, dans 37 face à un communiste, dans 23 face à un divers gauche et dans deux face à un écologiste). Le parti de Marine Le Pen affrontera un UMP ou un divers droite dans les autres cantons. «Offrez-vous des élus qui vont tourner le dos au système UMPS!», a tonné lundi Marine Le Pen dans un appel aux électeurs en vue du second tour. Associant dans un même rejet les deux grands partis de gouvernement, la présidente du FN les a ironiquement qualifiés de «global parti».

Pour la première fois, lundi, la députée européenne a tendu la main aux candidats divers droite. Dans les cantons où le FN se sera pas présent au second tour, «si un divers droite mérite notre soutien par ses déclarations et ses positions envers le Front national, nous envisagerons la situation au cas par cas», a-t-elle déclaré.

 

Résultats plus homogènes

 

Le score obtenu au premier tour est le plus élevé atteint par le FN à des cantonales. Il est d'autant plus notable que ce parti n'avait pu présenter des candidats que dans 75% des cantons. En outre, le mode de scrutin de cette élection, majoritaire à deux tours avec une barre d'accession au second tour relevée à 12,5% des inscrits, conduit d'ordinaire une partie des sympathisants du FN à s'abstenir.

Or, dans ses fiefs traditionnels, le parti frontiste renoue avec les scores les plus élevés de son histoire électorale. Ses bastions sont le Nord (23,09%), le Pas-de-Calais (22,86%), l'Oise (24,84%), la Moselle (24,80%) et l'ensemble du Sud-Est avec les Bouches-du-Rhône (28,20%), le Var (27,60%), les Alpes-Maritimes (27,02%), le Vaucluse (26,13%), le Gard (25,07%), l'Aube (24,88%) et l'Hérault (23,40%). À Marseille, le FN a dépassé les 30% dans tous les cantons.

Dans plus de dix autres départements, le parti de Marine Le Pen a obtenu entre 20% et 23%. Le redressement du FN en Ile-de-France, déjà amorcé lors des régionales de mars 2010, s'amplifie fortement dans les départements de la grande couronne. En Seine-et-Marne, le FN a atteint 21,64% et a dépassé l'UMP, qui a recueilli 21,56%. Dans le Val-d'Oise, il a obtenu 20,18%. Dans l'Essonne, le parti frontiste a recueilli 18,79% et devance l'UMP, qui peine à 15,52%.

Autre fait marquant: le FN uniformise ses résultats dans toutes les régions. Il a progressé dans l'Ouest, qui lui était jusqu'alors hostile. À de solides points d'appuis locaux s'ajoutent donc désormais des résultats plus homogènes qu'auparavant dans l'ensemble de l'Hexagone. Des atouts incontestables pour Marine Le Pen en vue de 2012.

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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 00:36

Après avoir suscité la polémique la semaine dernière sur la retraite, Martine Aubry a dissipé mardi les malentendus sur la position du PS, dont la direction a réaffirmé à l'unanimité la "défense" de l'âge légal de départ à la retraite à 60 ans. Lespropos de la première secrétaire, qui avait évoqué le 17 janvier un départ à la retraite pouvant intervenir à 61 voire 62 ans, avaient suscité la controverse dans son camp sur un sujet sensible. Invitée du journal de TF1, Mme Aubry a mis les points sur les i: "nous pensons que chaque Français doit continuer à avoir le droit de partir à 60 ans, c'est le cas aujourd'hui, ça doit rester un droit".

Une heure auparavant, le Bureau national (direction) du PS avait adopté à l'unanimité un texte préparé par sa numéro un elle-même, réaffirmant le "maintien" de l'âge légal du départ à la retraite à 60 ans, "c'est-à-dire la possibilité de faire valoir ses droits, quel que soit le montant de sa retraite". "C'est le seul droit encore attaché à l'âge légal de départ à la retraite et nous le défendrons", souligne le PS, au sujet de cette réforme emblématique de l'ère Mitterrand. Le texte stipule aussi que les salariés qui ont occupé des "emplois pénibles" doivent bénéficier d'une "retraite anticipée".

Dans ce texte de trois pages, le PS précise "ses grandes orientations" en particulier la sauvegarde du "système par répartition", avec "un niveau de pension permettant aux retraités de vivre correctement". Il insiste aussi sur "l'introduction de nouvelles ressources" pour financer les retraites, notamment le prélèvement de cotisations sur les stocks-options et "l'alimentation du fonds de réserve des retraites".

Mais la première secrétaire a redit aussi, comme elle l'avait fait la semaine dernière, que "beaucoup de Français partent à 61 et 62 ans" pour avoir une retraite à taux plein. Elle propose qu'ils puissent partir plus tôt quand ils ont commencé à travailler à 17 ou 18 ans. La maire de Lille s'est dite une nouvelle fois prête à discuter avec le président Nicolas Sarkozy d'une réforme de la retraite, alors que lundi soir sur TF1, le chef d'Etat lui avait lui dit banco.

Mais, pour elle, les organisations syndicales doivent être "les premières à parler avec le chef de l'Etat". Elles sont "prioritaires" mais "nous sommes prêts à venir dans une discussion", "nous sommes des gens responsables et serons à notre place pour faire des propositions", a-t-elle dit. Rappelant le niveau de chômage élevé des seniors, elle a lancé à l'adresse de Nicolas Sarkozy: "relancez le pays et l'emploi, et on pourra parler de la réforme des retraites!".

Le PS a fixé son calendrier pour avancer et prendre "toute sa part dans le débat sur l'avenir des retraites". La direction du parti rencontrera les organisations syndicales "dans les semaines qui viennent", "évaluera" les propositions du gouvernement. Le PS présentera ensuite ses propres "propositions" puis les soumettra au vote des militants.

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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 00:24

Le ministre des Affaires étrangères et maire de Bordeaux, Alain Juppé, a appelé mardi soir à voter en Gironde pour le candidat socialiste dans les six cantons où se déroulera un duel FN/PS au deuxième tour des cantonales, dimanche prochain. Dans un communiqué de presse, celui-ci affirme qu’il n’a « jamais transigé avec le Front national » et que « dans le cas particulier des 6 cantons girondins où se joue un duel? Front national/Parti socialiste, je recommande de voter pour le candidat républicain. »

Contacté par Infos-Bordeaux, Jacques Colombier responsable du Front national en Gironde (et qualifié pour le second tour à Pauillac) a vivement réagi : « Alain Juppé a rendu un grand service au Front national en confirmant que l’UMPS est une réalité. Il vient d’ôter le dernier doute aux électeurs UMP que seul le Front national est l’alternative au parti de la régression sociale, du mondialisme et de l’appauvrissement des Français. »

La position d’Alain Juppé est pourtant loin de faire l’unanimité au sein de l’UMP. La réunion ce matin du conseil national a même été houleuse. « Cette position est désastreuse sur le terrain », a déclaré le député Yanick Paternotte. « Ce n’est pas la même chose de voter PS dans la Sarthe (le département de François Fillon) et à Marseille », a lancé un autre élu. Allusion aux « affaires » qui mettent en cause le président sortant (PS) du conseil général Jean-Noël Guérini. L’électorat UMP va t-il suivre les consignes du maire de Bordeaux ? Pas si sûr. En janvier 2011, selon une étude TNS Sofres, 43 % des sympathisants de l’UMP souhaitaient que le parti majoritaire s’allie avec le Front national.(Source: LeParisien) Le bureau du groupe UMP à l’Assemblée nationale s’est réuni, ce mardi matin, dans une ambiance très tendue. La prise de position de François Fillon sur les consignes de vote à respecter en cas de duels entre PS et FN au second tour des cantonales divise les élus du parti présidentiel. Et, pour la première fois depuis 2007, François Fillon, qui jouit d’une réelle autorité sur sa majorité, s’est retrouvé sous le feu des critiques au sein des députés UMP, certains lui reprochant de jouer sa propre partition en se démarquant de Nicolas Sarkozy sur les cantonales.
Acte politique délibéré ou simple expression d’une conviction personnelle ? Le Premier ministre a donné l’impression de s’éloigner de la consigne du «ni Front national, ni front républicain» élaborée de concert par l’Elysée et la direction de l’UMP en appelant à «voter contre le FN» en cas de duel gauche/FN. Selon les participants, à cette réunion, plusieurs députés UMP ont dénoncé la stratégie du premier ministre.
«La divergence à la tête de l’Etat est catastrophique. Je ne comprends pas la position de François Fillon», aurait ainsi lancé Bernard Debré.
«Cette position est désastreuse sur le terrain», a renchéri Yanick Paternotte, alors que Guy Teissier s’est dit «terriblement choqué» par les propos du Premier ministre, évoquant lui aussi un «dysfonctionnement catastrophique».
A l’inverse, d’autres députés UMP ont soutenu la position de M. Fillon, comme le libéral Marc Laffineur, le centriste Pierre Méhaignerie et le radical Jean Leonetti, «ravi» que l’UMP soit ainsi «sortie de l’ambiguïté du +ni-ni+».
Mais les critiques les plus vives sont venues, dans l’après-midi, de Claude Goasguen. «Pour la première fois, François Fillon nous a déçus. Il a fait sa première faute politique», a lancé le député parisien avant d’ironiser: «mais on lui pardonne…»

Le ministre de l'intérieur, Claude Guéant, à Paris, le 11 mars 2011.

"Le  FN ne nous sert pas de boussole", déclare Claude Guéant, le ministre de l'intérieur et de l'immigration, dans un entretien au Monde. "Un gouvernement doit travailler en fonction de ce qu'il estime être nécessaire et il doit être à l'écoute de la population, poursuit-il. Les Français ont le sentiment que les flux [migratoires] non maîtrisés changent leur environnement. Ils ne sont pas xénophobes. Ils veulent que la France reste la France."

 



Duflot et Aubry pensent déjà à 2012

Les deux dirigeantes ont organisé un déplacement commun ce mardi dans la Sarthe. L'occasion d'appeler à mobiliser pour faire de ces cantonales une victoire politique. Pas gagné.

Au Mans, Duflot et Aubry pensent déjà à 2012

 

Il y avait tout pour la photo. Un grand soleil, une poignée de militants, des cités en rénovation urbaine et au milieu de la cohue des journalistes: Cécile Duflot et Martine Aubry, deux leaders rivalisant d'amabilités, venues pour délivrer un seul message. Celui de l'unité de la gauche face à la menace frontiste. 

Au Mans, elles tenaient à soutenir le candidat du PS local qui affrontera dimanche un représentant du FN dans le cadre du second tour des cantonales. Un déplacement de quelques heures mené au pas de charge: départ de Paris en TGV. Interviews cote-à-cote en seconde classe. Meeting express puis retour vers la capitale. 

Mais l'important n'était pas là: il s'agissait avant tout d'appeler à mobiliser. Car derrière les sourires officiels se cachent quelques interrogations. Le PS est arrivé en tête du premier tour mais il ne capitalise pas pour autant sur l'essouflement de l'UMP. Pas sûr que de nouveaux départements basculent à gauche dimanche. François Lamy, le bras droit d'Aubry minimise: "Le découpage des cantons est tel, avec de tels écarts de population entre deux cantons, que vous pouvez enregistrer une poussée sans que cela se traduise par de nouveaux élus". 

De son côté, les Verts peuvent se réjouir: "Nous avons doublé notre score dans un scrutin difficile pour nous et nous améliorons notre implantation, y compris dans des zones rurales", se félicite Jean-Vincent Placé, proche de l'écologiste Cécile Duflot. 

Ce déplacement en tandem fleurait bon également la gauche "plurielle", après la déclaration commune PS-Ecologistes-PCF de dimanche soir à Paris. En se posant en rassembleuse, Aubry espère aussi poser des jalons pour la suite. Car dès le scrutin terminé, commence une autre échéance, plus cruciale: la présidentielle. Et ses liens privilégiés avec les partentaires de gauche constituent pour la première secrétaire socialiste un atout qu'elle fera tout pour mettre en avant, si elle décidait de briguer l'investiture. 

 

 

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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 00:06

 

L'interview donnée par Jean-Luc Mélenchon à Libération (21 mars) dans lequel je constate qu'il établit, lui aussi, une comparaison entre l'intervention internationale en Libye et la non- intervention des démocraties européennes en Espagne en août 1936. Comparaison que je crois pour le moins hasardeuse.

Il me semble que, ce faisant, il emboîte le pas à Martine Aubry déplorant elle aussi la non-intervention en Espagne, en oubliant cependant de préciser que le signataire français du Pacte de non-intervention était… Léon Blum (les larmes aux yeux, d'accord). Comparaison hasardeuse à moins de contraindre le vocabulaire plus qu'il n'est convenable.

En effet, quand Jean-Luc Mélenchon emploie les termes révolution, révolutionnaire et contre-révolution à cinq reprises en dix courtes lignes, nous sommes en droit de nous demander quel est, en cette occurrence, le sens du mot révolution.

Car les affirmations selon lesquelles il y a bien un processus révolutionnaire en marche au Maghreb et au Moyen-Orient, dont le sujet est le peuple, l'exigent comme elles exigent une définition de ce que c'est que le peuple.

Car, en effet, quand un peu plus avant il dit :

« Si le Front de gauche gouvernait le pays, aurait-il regardé la révolution libyenne se débattre comme nos prédécesseurs ont regardé les révolutionnaires espagnols mourir ? Non. »

 

… il établit un parallèle pour le moins douteux.

Quel est donc le projet révolutionnaire porté par la révolution libyenne et par les révolutions dans toute cette région ? Il s'agit, me semble-t-il, de chasser des tyrans et cela est sans doute révolutionnaire et doit être soutenu.

Mais s'agit-il, les tyrans tombés, de mettre en œuvre un projet de société bouleversant les structures économiques et sociales ? Ou bien s'agit-il pour ces peuples d'accéder à une société libérale de consommation telle que nous la connaissons et la vivons et qui miroite depuis si longtemps devant leurs yeux ?

Aspiration celle-ci que je comprends parfaitement mais, pour autant, peut-on la qualifier de révolutionnaire et, surtout, la comparer à celle de l'Espagne de 1936, tout anachronisme mis à part. Evidemment non.

« Gimnasia revolucionaria »

Le 17 juillet 1936, quand la plus grande partie de l'armée se soulève contre le gouvernement légal de la République, la principale organisation ouvrière est la CNT (Confederación Nacional del Trabajo)
anarcho-syndicaliste qui compte plus d'un million d'adhérents.

L'UGT d'obédience socialiste est presque aussi importante et une bonne partie de ses militants est très proches des positions et des pratiques de la CNT (le Parti communiste est pratiquement inexistant avec ses quelque trente mille adhérents).

Ces deux organisations ont un projet de bouleversement des structures économiques et sociales, ce en quoi elles sont effectivement révolutionnaires.

Elles portent leur projet depuis des années, depuis pratiquement le milieu du XIXe siècle et l'entretiennent, ce projet, depuis le début du XXe par ce que Garcia Oliver, militant libertaire et futur ministre de la Justice en 1937, appelait la « gimnasia revolucionaria ».

« La guerre d'abord, la révolution plus tard »

Pour ce qui concerne la CNT, le projet de société est mis noir sur blanc lors du Congrès de Saragosse de mai 1936 par des militants qui non seulement sentent qu'il va « se passer quelque chose » mais qui s'y préparent attentivement.

Et c'est cette préparation et ce projet élaboré dans le détail qui permettent au peuple (en effet, à cette multitude qui se constitue en peuple par son intervention dans l'Histoire), particulièrement en Catalogne de vaincre les militaires dans un premier temps puis, sans délais, de mettre en œuvre la collectivisation des terres en Aragon et l'autogestion des entreprises un peu partout. Il s'agit bien là, en effet d'une révolution.

Ne comprend-on pas alors pourquoi les démocraties européennes signèrent le pacte honteux ? Il n'est pas inutile de rappeler ici que le Parti communiste d'Espagne (PCE) n'eut de cesse lui aussi, sous les injonctions de Moscou, de s'opposer aux projets révolutionnaires (« La guerre d'abord, la révolution plus tard », disait-il, voir Orwell entre autres).

Mais alors quand, en ce moment même, la « coalition internationale », après avoir bien hésité tout de même, entre en action (ce qui est heureux pour les Libyens évidemment) pour chasser le dictateur, est-il vraiment pertinent d'en appeler à la révolution espagnole de 1936 ? Je ne le crois pas.

Quant à la mansuétude avec laquelle Jean-Luc Mélenchon traite un autre colonel, Hugo Chavez, qui lui aussi a mis sa famille au pouvoir… Bon.

 

Mélenchon : « Cuba n'est pas une dictature. » Ah bon ? !


 
La réponse de Plantu
A la suite de la réaction de Jean-Luc Mélenchon, la rédaction de LEXPRESS.fr a contacté Jean Plantu. Voici sa réponse, dans le texte.

"Les gesticulations de Jean-Luc Mélenchon pour s'attirer les buzzs médiatiques finissent par entraîner d'autres réactions. La gesticulation est une forme de caricature. Au moment où les dessinateurs de presse s'efforcent de faire du journalisme, Jean-Luc Mélenchon fait plus de la caricature que de la réflexion politique. C'est son droit mais il doit s'attendre à des retours.Jean-Luc Mélenchon fait de la provocation médiatique, c'est son droit : il peut ainsi affirmer sur France-Inter que "Cuba n'est pas une dictature". Ce sont ce genre de réflexions à l'emporte-pièce qui font certes le buzz mais ne font pas avancer la réflexion. Demain vendredi, sera inaugurée une exposition Cartooning for Peace à Noisy-le-Grand: l'affiche a été réalisée par Angel Boligan un dessinateur cubain réfugié au Mexique. Il serait intéressant de mettre en relation un dessinateur cubain et Jean-Luc Mélenchon qui a défendu récemment sur France inter le régime de La Havane: 'Cuba n'est pas une dictature' selon lui . Sans s'en rendre compte, il est humiliant auprès des défenseurs des Droits de l'Homme à Cuba Le travail des caricaturistes est de réagir aux buzzs et aux propos caricaturaux de n'importe quel leader gesticulant, fusse-t'il de gauche."  
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