Répondant à l'appel du Rassemblement pour la culture et la Démocratie (RCD), un parti d'opposition bien implanté en Kabylie, les manifestants ont défilé dans le calme dans les rues de Béjaïa. "La manifestation a rassemblé plus de 10.000 personnes", a assuré le président du RCD Saïd Sadi. Aucune indication indépendante sur le nombre des manifestants n'étaient disponibles en fin d'après-midi. Les manifestants scandaient des slogans inspirés par les récents événements en Tunisie.

 

Marche prévue le 12 février à Alger

Un important dispositif policier était déployé autour de la ville de Béjaïa mais les manifestants se sont dispersés dans le calme à l'issue de cette marche, selon un sénateur du RCDG. Une marche pour demander le "départ du système" est prévue le 12 février à Alger à l'appel de la toute nouvelle Coordination nationale pour le changement et la démocratie, qui regroupe des mouvements d'opposition et organisations de la société civile.

 

Pour "le départ du système"

Cette coordination, née le 21 janvier dans la foulée des émeutes du début janvier qui ont fait cinq morts et plus de 800 blessés, revendique la levée de l'état d'urgence, instaurée il y a 19 ans, mais surtout "le départ du système".

Les manifestations de rue sont interdites à Alger depuis juin 2001 quand une marche en faveur de la Kabylie avait tourné à l'émeute faisant huit morts.