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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 00:14

dsk

On ne peut comprendre la chute de Dominique Strauss-Kahn sans la replacer dans le contexte du projet qu’il incarnait de création d’une nouvelle monnaie de réserve internationale prévue pour aujourd’hui 26 mai 2011. Un projet paradoxalement attendu par les États émergents tout autant que par la finance apatride, mais refusé par le complexe militaro industriel israélo-états-unien. Thierry Meyssan lève le voile sur le coup-fourré de l’administration Obama pour ne pas tenir ses engagements.

 

Les Français ont assisté avec stupeur à l’arrestation aux États-Unis du leader politique le plus populaire chez eux, Dominique Strauss-Kahn. Ancien ministre de l’Économie, l’homme était devenu le haut fonctionnaire le mieux payé au monde (salaire de base annuel, hors primes et frais : 461 510 USD) et s’apprêtait, disait-on, à briguer la présidence de la République. Cette personnalité chaleureuse, connue pour son appétit à table et au lit, parfois accusé de faire de la politique avec dilettantisme tant il aime prendre le temps de jouir de la vie, est accusée d’avoir violé précipitamment une femme de chambre dans un hôtel de Manhattan.

Pendant six jours, les Français sont restés vissés devant leurs écrans de télévision à regarder hébétés l’acharnement judiciaire contre un homme qu’ils s’étaient habitués à considérer comme un recours possible après le catastrophique quinquennat de Nicolas Sarkozy. Sa chute était aussi la fin de leurs illusions.

Le spectacle de ce destin brisé tient de la tragédie antique. Le dicton romain « Arx tarpeia Capitoli proxima » revient sur les lèvres : la roche tarpeïenne d’où les condamnés à mort étaient précipités dans le vide était si proche du Capitole, lieu symbolique du pouvoir et des honneurs.

Indépendamment de toute considération sur son innocence ou sa culpabilité, le broyage d’une si haute personnalité ne peut que provoquer l’angoisse chez le simple citoyen : si celui-là ne parvient pas à se défendre, alors comment pourrions-nous espérer le faire si nous étions accusés comme lui ?

L’ascension et la chute

Cependant les Français étant un peuple politisé, nourri des leçons de Machiavel sans jamais l’avoir lu, n’ont pas tardé à s’interroger sur le bien-fondé de l’accusation portée contre leur concitoyen, DSK. À 57 %, selon des sondages d’opinion, ils n’ont pas cru cette histoire de rut que les médias états-uniens se délectent à raconter. Les uns se sont mis à imaginer les scenari possibles de manipulation, tandis que les autres se demandaient « Cui bono ? » (À qui profite le crime ?).

À ce jeu là, le premier nom qui vient à l’esprit est celui de Nicolas Sarkozy. Comment ne pas y penser lorsque l’on se souvient qu’il est devenu président en portant plainte contre son principal rival, Dominique de Villepin, et en l’empêtrant dans une affaire toute aussi rocambolesque de faux documents. Alors, pourquoi pas un nouveau complot pour écarter un nouveau concurrent ?

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Dessin de Plantu paru dans « Le Monde » du 25 mai 2011.

Et peu importe que les deux hommes aient eu besoin l’un de l’autre pour préparer les prochains sommets internationaux, ni qu’ils aient été tous deux inféodés au suzerain états-unien. On sait bien que les pires crimes exigent le sang des amis ou mieux des parents.

Au demeurant, les Français ignorent les attaches de DSK [1], comme ils ignoraient celles de Nicolas Sarkozy lorsqu’ils l’ont élu [2]. Jamais la presse ne les a informés que, dans les années 90, au cours de sa traversée politique du désert, il avait été engagé comme professeur à l’université de Stanford par une certaine… Condoleezza Rice. Ils ne savent pas non plus que lui et ses lieutenants Pierre Moscovici et Jean-Chrisophe Cambadélis furent chargé du financement du Parti socialiste et de la Fondation Jean-Jaurès par la National Endowment for Democracy —façade légale de la CIA [3]—. Ils n’ont pas suivi ses nombreux travaux et contrats avec les think tanks atlantistes, le German Marshall Fund of the United States [4] ou le Groupe de Bilderberg [5]. En définitive, ils ne savent rien de son engagement pour l’intégration de la France et de l’Europe au sein d’un grand marché transatlantique dominé par les États-Unis.

Les Français n’en savent pas plus sur ses liens étroits avec Israël. Il pilote au sein du Parti socialiste le Cercle Léon Blum, du nom d’un ancien Premier ministre juif. Ce discret et puissant lobby veille à écarter de la scène politique tout individu qui contesterait le projet sioniste. Ainsi fait-il tomber des têtes, comme celle du politologue Pascal Boniface qui soulignait le caractère électoralement contre-productif d’un soutien à Tel-Aviv dans un pays où 10 % de la population est de culture arabe. DSK ne se cache pourtant pas. Il déclare sans ambage : « Je considère que tout juif de la diaspora et de France doit apporter son aide à Israël. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il est important que les juifs prennent des responsabilités politiques. En somme, dans mes fonctions et dans ma vie de tous les jours, à travers l’ensemble de mes actions, j’essaie d’apporter ma modeste pierre à la construction d’Israël. » Bizarre pour quelqu’un qui brigue la présidence française. Peu importe, il est si jovial.

Néanmoins, rien n’aura été épargné à Dominique Strauss-Khan et à ceux qui l’aiment : pendant qu’il était placé en garde à vue, puis en détention préventive, sans jamais avoir l’occasion de s’exprimer, le procureur de New York faisait distribuer aux médias un acte d’accusation détaillé.

On peut y lire le descriptif froidement clinique du crime imputé : « L’accusé a tenté d’avoir, par la force, une relation sexuelle anale et orale avec un tiers ; l’accusé a tenté par la force d’avoir des rapports vaginaux avec un tiers ; l’accusé a forcé un tiers à un contact sexuel ; l’accusé a séquestré un tiers : l’accusé a obligé un tiers à un contact sexuel sans son consentement ; l’accusé a de façon intentionnelle et sans raison légitime touché les parties génitales et autres parties intimes d’un tiers dans le but d’avilir cette personne et d’abuser d’elle, et dans le but d’assouvir le désir sexuel de l’accusé. 
Ces délits ont été commis dans les circonstances suivantes : le soussigné déclare avoir été informé par une personne connue des services du procureur que l’accusé 1) a fermé la porte de la pièce et a empêché la plaignante de quitter cette pièce ; 2) s’est saisi de la poitrine de la plaignante sans son consentement ; 3) a tenté de retirer de force le collant de cette personne et de toucher ses parties génitales de force ; 4) a forcé la bouche de la plaignante à toucher son pénis à deux reprises ; 5) a pu commettre ces actes en utilisant sa force physique
. »

Tout cela étalé des jours durant au journal de 20h, avec moult détails, sous les yeux écarquillés de parents rentrant du travail, et devant des enfants effarés baissant leur nez sur leur assiette de potage.

Le choc culturel

On ne sait qui est le plus traumatisé : le brillant économiste qui devait sauver l’humanité de la crise financière et se trouve soudain ravalé au rang d’infâme criminel, ou le peuple qui aspirait au repos et envisageait de le choisir pour chef, et se voit contraint d’observer une fois de plus la violence des États-Unis.

À ce sujet, les Français cherchent des excuses au système judiciaire anglo-saxon qu’ils découvrent. Certes, ils avaient déjà vu cette parodie de justice dans des séries télévisées, mais ils n’avaient jamais cru que cela exista pour de vrai. Et du système extra-judiciaire, de Guantanamo et des prisons secrètes, ils n’ont jamais rien voulu savoir. Quelques commentateurs ont tenté d’expliquer la dureté de la police et du premier juge comme une volonté de traiter à égalité les puissants et les faibles. Ils ont pourtant tous lu les travaux d’illustres sociologues montrant que dans ce système inique l’argent est roi, et la justice est de classe.

Couverture de Time Magazine mis en diffusion le 19 mai 2011.Les Français ont aussi accepté sans broncher les reproches de la presse anglo-saxonne. Tout cela est la faute de la presse française, pouvait-on lire, qui n’a pas enquêté sur la vie sexuelle débridée de M. Strauss-Kahn au nom du respect de sa vie privée. Pourtant, poursuivent les puritains, celui qui séduit ostensiblement les femmes, voire les presse, parfois les bouscule, est un violeur potentiel. « Qui vole un œuf, vole un bœuf ! ». En couverture, Time Magazinereprésente DSK et ceux qui lui ressemblent sous la forme d’un cochon. Nul n’a relevé que l’accusé était directeur du FMI et vivait à Washington depuis 3 ans sans que la presse anglo-saxonne donneuse de leçon ait, elle, enquêté sur ses supposés vices cachés.

L’accusation ayant ouvert le soupçon, chacun se souvient —mais un peu tard— qu’en 2002 DSK avait tenté de forcer une belle journaliste, Tristane Banon. Lorsqu’elle lui avait demandé un entretien, il l’avait invitée dans un appartement particulier, situé dans le quartier historique du Marais à Paris. Il avait accueilli la jeune femme dans un grand loft, dénué de tout meuble, excepté un grand lit. Et comme la belle ne cédait pas au libertin, il l’avait frappée. 
Peut-être à New York, cette violence avait-elle submergé le galant homme et l’avait-elle transformé en criminel ?

Rien ne permet de l’imaginer, d’autant que DSK n’est pas un célibataire frustré. Il est marié à une star de la télévision, Anne Sinclair, qui fut la journaliste préférée des Français avant d’abandonner son métier pour l’accompagner, lui, dans sa carrière. Les Français l’ont retrouvée au Tribunal lorsque Dominique Strauss-Kahn comparaissait, toujours aussi belle et volontaire, malgré les années de plus. Petite fille d’un grand marchand d’art, elle dispose d’une confortable fortune familiale. Sans hésiter, elle était venue de Paris pour payer un million de dollars de caution et offrir cinq millions de dollars de garanties bancaires supplémentaires. En cet instant, cette femme d’argent était prête à tout céder pour arracher son époux des mâchoires écrasantes de la justice états-unienne. Elle n’en était que plus admirable. C’est qu’elle ne lui faisait pas grief de ses incartades, elle qui aimait à l’accompagner à la Chandelle, un club échangiste parisien.

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DSK, le dindon de la farce.

Dans toute nation digne de ce nom, on n’aurait pas supporté de voir une personnalité qui était pressentie pour être élue président et incarner le pays apparaître menottée entre des sbires du FBI, jeté à l’arrière d’une voiture comme un malfrat, exhibé devant un tribunal sans avoir la possibilité de se raser. On aurait probablement fait le siège de l’ambassade US en chantant des hymnes patriotiques. Pas en France. On y admire trop les « Américains ». On les contemple comme le lapin hypnotisé par le serpent cobra. Et l’on a du mal à admettre que l’on n’est pas le centre du monde, que si complot il y a, il ne s’est pas tramé aux bords de la Seine, mais sur les rives du Potomac.

La séquestration

DSK est-il coupable de viol ou victime d’une machination ? Il suffit de réfléchir pour répondre à la question.

L’accusé aurait passé la nuit en compagnie d’une call-girl. Il aurait violé la femme de chambre au brunch matinal, puis se serait rendu paisiblement déjeuner avec sa fille, étudiante à Columbia University. Enfin, il aurait été prendre son avion réservé plusieurs jours à l’avance pour aller rencontrer la chancelière Angela Merkel à Berlin. C’est confortablement assis dans un avion d’Air France qu’il a été appréhendé, dix minutes avant le décollage.

Selon le personnel naviguant, les policiers de l’Unité spéciale pour les victimes (celle du feuilleton Law and Order SVU [6]) n’ont pas demandé à leurs homologues de l’aéroport de procéder à l’interpellation, mais ont tenu à la réaliser eux-mêmes malgré le risque d’arriver trop tard. Pour éviter que DSK ne soit prévenu, ils ont par contre demandé que l’on brouille les téléphones portables dans cette zone de l’aéroport le temps nécessaire à leur venue [7]. Or, un tel brouillage n’est pas de la compétence d’une brigade mondaine. Ceci est bien une affaire de sécurité nationale.

Lorsque le suspect a été placé en garde à vue, il a été coupé de tout contact extérieur, hormis avec ses avocats, ainsi que le prévoit le droit états-unien. Mais lorsque la juge Melissa Jackson l’a mis en détention provisoire, il a encore été coupé de l’extérieur. Sans raison. La détention avait-on expliqué est nécessaire car le prévenu pourrait fuir en France, Etat avec lequel Washington n’a pas conclu de traité d’extradition et qui a protégé un autre prévenu accusé de viol, le cinéaste Roman Polanski. Cette décision n’avait pas été prise pour isoler l’accusé et l’empêcher d’influencer des témoins. Cependant la juge avait décidé de le faire enfermer à Rikers Island, une des plus importantes prisons du monde avec 14 000 détenus, et l’une des plus sombres. Un enfer sur Terre. « Pour sa protection », on l’avait alors gratifié d’une chambre individuelle et mis au secret.

Au total, durant 10 jours, le directeur général du FMI a été séquestré. Pendant 10 jours, le fonctionnement de l’institution internationale a été bloqué faute de signature. Pendant 10 jours, les problèmes de l’euro et du dollar, la faillite de la Grèce, et bien d’autres enjeux ont été suspendus au bon vouloir de policiers, de juges et de matons.

Selon la jurisprudence états-unienne, DSK qui n’a pas d’antécédents judiciaires et qui est domicilié à Washington, n’aurait pas dû être placé en détention préventive, mais aurait dû bénéficier d’une liberté sous caution. Il a probablement vite analysé la situation. Par l’intermédiaire d’un de ses avocats, il a réussi à faire parvenir au FMI une lettre de démission. Le lendemain même, contre toute attente, un nouveau juge accédait à sa demande de remise en liberté surveillée. Il n’était en effet plus utile de le maintenir sous écrou puisque le FMI avait recouvré sa capacité à agir.

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Christine Lagarde salue tous ceux qui ont cru aux promesses faites par Washington à M. Zhou.

Christine Lagarde, ministre française de l’Économie qui a fait carrière aux États-Unis en défendant les intérêts du complexe militaro-industriel [8], est pressentie pour succéder au prévenu à la direction du FMI, malgré les cris d’orfraie de la Russie et de la Chine.

Au fait, son second avocat, Benjamin Brafman, n’est pas venu le voir en prison et ne s’est pas présenté à la seconde audience. La star du barreau de New York était partie précipitamment en Israël. Officiellement pour y célébrer une fête religieuse en famille [9]. Mais pour exiger ses honoraires, Me Brafman n’a pas dû se contenter d’allumer les feux de Lag Ba’omer, mais il a dû négocier de l’aide pour son client.

Le projet Zhou

Pourquoi donc déployer des moyens hollywoodiens et bloquer le FMI durant 10 jours ? Deux réponses sont possibles, et elles sont peut-être liées.

En premier lieu, le 29 mars 2009, le gouverneur de la Banque centrale chinoise Zhou Xiaochuan a remis en cause la prédominance du dollar comme monnaie de réserve. Déplorant que le projet de l’économiste John Maynard Keynes de créer une monnaie internationale (le Bancor) n’ait pas été concrétisée à l’issue de la Seconde Guerre mondiale, il proposa d’utiliser les Droits de tirage spéciaux du FMI pour jouer ce rôle [10].

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Zhou Xiaochuan n’a pas dit son dernier mot.

Cédant à la pression, les États-Unis acceptent un triplement des ressources du FMI et l’émission par le FMI de Droits de tirages spéciaux (DTS) d’une valeur de 250 milliards de dollars, lors du sommet du G20 à Londres, le 2 avril 2009. Ils acceptent également le principe d’un Conseil de stabilité financière auxquels seront associés les grands États émergents.

Cette idée est discutée au sommet du G8 à L’Aquila (Italie), le 8 juillet 2009. Poussant le pion plus loin encore, la Russie proposa de ne pas se contenter d’une monnaie virtuelle, mais de l’éditer. Dmitry Medevedev, qui avait fait frapper symboliquement des prototypes de cette monnaie, posa quelques pièces sur la table. D’un côté y figuraient les visages des huit chefs d’État et de l’autre la devise en anglais « Unity in Diversity » [11].

Le projet est soumis aux experts de la Division des Affaires économiques et sociales de l’ONU. Leur rapport, auquel participe le professeur Vladimir Popov de la New Economic School de Moscou, est étudié le 25 avril 2010 lors d’une réunion jointe du FMI et de la Banque mondiale [12].

Le processus devait aboutir, aujourd’hui 26 mai 2011, au sommet du G8 à Deauville (France). Le dollar aurait cessé d’être la monnaie de référence sur fond d’imminente cessation de paiement du gouvernement fédéral des États-Unis. Washington aurait renoncé au financement de son hyper-puissance militaire par la dette pour se consacrer à sa restructuration interne.

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Le dinar libyen, première (et dernière ?) monnaie au monde garantie en or et en Droits de tirages spéciaux du FMI. En 2000, le colonel Kadhafi avait imaginé de créer une monnaie panafricaine basée sur l’or, mais il n’était pas parvenu à faire avancer son idée. Aussi, en 2009, s’était-il spontanément emparé du projet Zhou et l’avait unilatéralement adopté pour son pays.

Le grain de sable

Malheureusement, durant les derniers mois de ce processus, des initiatives militaires et politiques ont bouleversé ce plan. Certains États —dont la Russie et la Chine— ont été floués. L’arrestation de DSK montre que Washington était de mauvaise foi et que ses concessions ne visaient qu’à gagner du temps.

Bien que le détail exact du montage imaginé par Dominique Strauss-Kahn pour créer cette nouvelle monnaie de réserve adossée aux Droits de tirages spéciaux du FMI soit secret, il apparaît que le Libye y jouait un rôle clé : à titre expérimental, c’est la Banque centrale libyenne qui la première avait décidé de fonder sa monnaie, le dinar, sur l’or et au delà sur les DTS. La chose est d’autant plus importante que la Libye dispose d’un fond souverain parmi les mieux dotés du monde (il est même un peu plus riche que celui de la Russie).

Or, en entrant en guerre contre la Libye, la France et le Royaume-Uni ont provoqué un gel théorique des avoirs non seulement de la famille Kadhafi, mais de l’État libyen. Pis, Paris et Londres ont dépêché des cadres de la banque HSBC à Benghazi pour créer une Banque centrale libyenne rebelle et tenter de s’emparer des avoirs nationaux [13]. Sans que l’on sache si Nicolas Sarkozy et David Cameron se sont laissés emporter par l’ivresse de leur force ou ont agi sur instruction de leurs mandants à Washington, le fragile édifice élaboré par Dominique Strauss-Kahn s’est effondré.

Selon nos contacts à Tripoli, au moment de son arrestation, DSK partait à Berlin pour trouver une solution avec la chancelière Angela Merkel. Il devait ensuite partir avec un émissaire de Mme Merkel négocier avec des représentants du colonel Kadhafi —voire avec lui directement—. La signature du Guide libyen étant indispensable au déblocage de la situation.

On assiste désormais à une guerre financière d’une ampleur jamais égalée : alors que la situation économique des États-Unis vacille et que le dollar pourrait devenir rapidement une monnaie de singe, l’accord conclu au G8 et avalisé au G20, mis en œuvre par le FMI en coordination avec la Banque mondiale et les milieux bancaires internationaux dont DSK était le champion, est suspendu. La domination du dollar est intacte quoique plus que jamais artificielle ; ce dollar que les États émergents voulaient relativiser, mais sur lequel le complexe militaro-industriel israélo-états-unien assoit sa puissance.

Dans ce contexte que vaut l’honneur d’un homme ?

 

 

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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 04:52

DSK pervers sexuel ? récidiviste ?

L'affaire DSK en 3D vu par l'asie

Le peuple de l'Etat de New York contre Dominique Strauss-Kahn (M62).

Le détective Steven Lane, matricule 03295 de la brigade de détectives de l'Unité spéciale de Manhattan, constate ce qui suit.

Le 14 mai 2011, à environ midi, à l'adresse 44W 44th Street, dans le comté et l'Etat de New-York, la plaignante a déposé plainte sur les chefs d'accusation de :

  • acte sexuel criminel du premier degré (deux chefs)
  • tentative de viol au premier degré (un chef)
  • abus sexuel au premier degré (un chef)
  • séquestration au deuxième degré (un chef)
  • abus sexuel au troisième degré (un chef)
  • attouchements (un chef)

L'accusé a tenté d'avoir, par la force, une relation sexuelle anale et orale avec une autre personne ; l'accusé a tenté d'avoir des rapports vaginaux avec une autre personne ; l'accusé a forcé une autre personne à un contact sexuel ; l'accusé a séquestré une autre personne : l'accusé a obligé une autre personne à un contact sexuel sans le consentement de cette dernière ; l'accusé a de façon intentionnelle et sans raison légitime touché les parties sexuelles et autres parties intimes d'une autre personne dans le but d'avilir une autre personne et d'abuser d'elle, et dans le but d'assouvir le désir sexuel de l'accusé.

Ces attaques ont été commises dans les circonstances suivantes : le soussigné constate que le soussigné a été informé par une personne connue des services du procureur que l'accusé a…

  • fermé la porte du lieu cité ci-dessus et et empêché la plaignante de quitter le lieu
  • a saisi les seins de la plaignante sans son consentement
  • a essayé retirer le collant de la plaignante et de toucher son sexe
  • a fait entrer en contact son pénis avec la bouche de la plaignante à deux reprises
  • est parvenu à réaliser les actes ci-dessus en utilisant la force physique

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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 21:14

 

DSK : Olivier Mazerolle excuse les déviances sexuelles !

 

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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 21:02

Debré sur DSK: "L'hôtel a étouffé d'autres affaires"

Le député de Paris, qui a posté un billet sur son blog dimanche, très critiqué à gauche, affirme que Dominique Strauss-Kahn a déjà agressé dans le passé d'autres femmes de chambre dans ce même hôtel new-yorkais.

Debré sur DSK: "L'hôtel a étouffé d'autres affaires"

 

En postant un billet sur son blog dimanche, où il qualifie Dominique Strauss-Kahn de "délinquant sexuel " qui doit se faire "soigner", le député de Paris a déclenché la colère de nombreux hommes politiques de gauche, dont Pierre Moscovici, et d'internautes, qui lui reprochent une violence démesurée dans les mots. 

Contacté par L'Express ce lundi matin, Bernard Debré maintient ses propos et accuse désormais Dominique Strauss-Kahn de s'être déjà livré à des agressions sexuelles, dans ce même hôtel de New York. Elles auraient, selon lui, été passées sous silence par la direction, contre l'avis des employés. 

"Il faut sortir de l'hypocrisie. Ce n'est pas la première fois que DSK se livrait à ce genre d'agissements au Sofitel. C'est là qu'il descendait toujours. Ça s'est produit plusieurs fois et depuis plusieurs années. Tout le monde le savait dans l'hôtel", déclare Bernard Debré, actuellement en déplacement en Chine. 

"DSK? Les Chinois se marrent"

Le démenti de Sofitel

La direction d'Accor s'incrit en faux contre les accusations répétées du député UMP de Paris, Bernard Debré, qui évoquait des précédents. 

Si, en 2010, le patron du FMI est descendu à cinq reprises au Sofitel de New York, dont une fois en septembre, une en octobre et une en novembre, aucun incident n'a été signalé.  

"Les employés étaient sur le point de se révolter, ajoute-t-il. La direction était au courant mais jusque-là n'osait rien dire. Elle a étouffé toutes les autres affaires. D'autres femmes de chambre avant Ophelia - une femme charmante de 32 ans qui travaillait très bien - avaient été agressées. Il faut arrêter de jouer les vierges effarouchées. Vous croyez que les flics de New York l'auraient interpellé dans l'avion s'ils n'avaient pas d'informations précises?" 

"C'est humiliant pour notre pays. C'est une très grande honte. Là, je suis à Shanghai. Les Chinois me regardent et se marrent. Ils se disent que tous les Français sont des obsédés sexuels. Si on continue à ne rien dire, ça va aider le Front national", poursuit Bernard Debré. 

"J'ai eu beaucoup d'appels de parlementaires et de militants qui me soutiennent", assure le député. Des ministres aussi? "Je ne peux rien dire." 

 

 

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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 20:58

 

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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 20:55
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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 11:52

Dominique Strauss-Kahn a-t-il été piégé ?

L'incroyable inculpation du patron du FMI, à quelques semaines de la primaire socialiste, soulève de nombreuses interrogations.

 

 

Après le coup de tonnerre, les interrogations. Quelques heures après l'arrestation de Dominique Strauss-Kahn à New York et son inculpation pour agression sexuelle, tentative de viol et de séquestration, plusieurs responsables politiques se sont interrogés sur la crédibilité d'une affaire qui signerait la mort politique de DSK, au moins dans la course pour 2012.

"Je n'arrive pas à croire à cette affaire-là !" s'est exclamé Dominique Paillé, vice-président du Parti radical et ancien porte-parole de l'UMP. "Dominique Strauss-Kahn est un de mes adversaires, mais il est tout à fait envisageable qu'il puisse être tombé sur une peau de banane qu'on lui aurait mise sous la chaussure", a-t-il estimé, nuançant toutefois : "S'il est tombé sur cette peau de banane, c'est qu'on savait qu'il avait une vulnérabilité. Et quand on s'apprête à être candidat à la candidature à la présidence de la République française, on se met à l'abri de telles vulnérabilités."

"Tout est possible" (Royal)

Christine Boutin, ancienne ministre du Logement, a elle été encore plus explicite. "Je pense que vraisemblablement on a tendu un piège à Dominique Strauss-Kahn et qu'il y est tombé." Pour la présidente du Parti chrétien-démocrate, "le piège était tendu mais il ne fallait pas tomber dedans". Interrogée sur l'origine d'une telle manipulation, Christine Boutin estime que "ça peut venir du FMI, ça peut venir de la droite française, ça peut venir de la gauche française... "Ça me semble tellement énorme cette affaire ! On sait qu'il est assez vigoureux, si je puis m'exprimer ainsi, mais qu'il se fasse prendre comme ça me semble ahurissant donc je pense qu'il est tombé dans un piège."

Côté socialiste, "tout est possible" a estimé Ségolène Royal, candidate déclarée à la primaire socialiste, avant d'appeler au calme : "Attendez que la justice se prononce", a-t-elle demandé à plusieurs reprises. "Personne ne peut profiter de ses difficultés", a-t-elle estimé. Dominique Strauss-Kahn et Ségolène Royal devaient se rencontrer "mardi prochain", a-t-elle révélé.

Dominique Strauss-Kahn a-t-il été piégé ?

 

 

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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 11:45

PARIS - Plusieurs personnalités politiques ont dû par le passé répondre devant la justice ou leurs instances politiques pour leurs comportements sexuels, comme cela pourrait arriver au socialiste français et actuel directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn.

 

Donné par les instituts de sondage comme candidat socialiste favori pour la présidentielle française de 2012, DSK a été inculpé dimanche d'agression sexuelle et de tentative de viol, après avoir été accusé la veille d'agression sexuelle par une employée d'un hôtel de la ville.

- Bill Clinton : en janvier 1998, le procureur indépendant Kenneth Starr commence une enquête sur des allégations concernant la liaison qu'aurait entretenue le président Clinton dans le passé avec une jeune femme, Paula Jones. Mais l'affaire se centre sur une autre liaison, que M. Clinton aurait eue, alors qu'il était président, avec une stagiaire de la Maison Blanche, Monica Lewinsky.

Le 17 août, Clinton reconnait avoir eu une "relation déplacée" avec Monica Lewinski. Le 11 septembre, le rapport de la Commission mise en place par M. Starr est rendu public, évoquant des "informations substantielles" selon lesquelles M. Clinton a "menti sous serment" dans l'affaire Paula Jones, et a fait entrave à la justice dans l'affaire Lewinksy.

Une procédure d'"impeachment" contre M. Clinton est repoussée par les sénateurs le 12 février 1999.

- Le président israélien Moshé Katzav a démissionné en juin 2007 à la suite d'un scandale sexuel. Il a été reconnu le 30 décembre 2010 coupable de deux viols sur une de ses subordonnées à l'époque où il était ministre du Tourisme dans les années 1990. Il a en outre été reconnu coupable de deux "actes indécents", dont un avec usage de la force, et de harcèlement sexuel contre trois de ses employées au ministère du Tourisme puis à la présidence après son élection en 2000.

Il a été condamné le 22 mars 2011 par un tribunal de Tel-Aviv à sept ans de prison ferme et deux ans de prison avec sursis. Il a interjeté appel contre ce jugement.

- L'ancien président zimbabwéen Canaan Banana a été condamné à un an de prison en mai 2000 pour "sodomie et autres crimes sexuels" perpétrés à l'encontre de collaborateurs, alors qu'il était président de 1980 à 1987. Il a été libéré le 30 janvier 2001, sa peine ayant été écourtée.

- L'ancien vice-Premier ministre malaisien, devenu chef de l'opposition, Anwar Ibrahim, risque une peine de 20 ans de prison s'il est reconnu coupable de sodomie à l'encontre d'un ex-conseiller en juin 2008. Une décison du juge est attendu le 16 mai.

- L'actuel président sud-africain Jacob Zuma élu en mai 2009, a été acquitté du viol d'une jeune femme séro-positive le 8 mai 2006.

- Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi est accusé de recours à la prostitution de mineure et abus de pouvoir dans l'affaire du Rubygate. Le procès, entamé le 6 avril 2011, doit reprendre le 31 mai.

Le Cavaliere, âgé de 74 ans, est accusé d'avoir rémunéré les prestations sexuelles d'une mineure, la Marocaine Karima el Mahroug, surnommée Ruby, de février à mai 2010 et d'avoir fait pression sur la police de Milan pour la faire libérer après son interpellation pour un larcin.

 

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 06:21

"Gauche caviar"... Le probable candidat à la primaire PS est attaqué -notamment par Hortefeux- sur son côté "bling-bling". "Ce n'est ni sa voiture" ni un sujet de campagne, peste sur Le Post un proche de DSK.

La campagne de 2012 est bien lancée... la bataille des images et les peaux de bananes aussi.

"La 'gauche Porsche'", "Bling-bling", "gauche caviar"... Dominique Strauss-Kahn est l'objet d'attaques venues de l'UMP et des moqueries de nombreux internautes, après la publication, mardi dans Le Parisien, d'une photo AFP (non signée) le montrant en compagnie de son épouse Anne Sinclair devant une Porsche. 

Cette voiture n'appartiendrait pas à DSK mais à l'un de ses proches. "Ce n'est évidemment pas sa voiture", assure au Post un conseiller de Dominique Strauss-Kahn. 



"Ce serait une Porsche Panamera S, un bolide de 400 chevaux dont le prix dépasse les 100.000 dollars", selon Le Figaro.fr, qui affirme que la voiture appartiendrait à un ami du couple.

Si l'article du quotidien ne donne pas plus de précisions sur le contexte dans lequel ce cliché a été pris, il parle de la rumeur selon laquelle le couple Strauss-Kahn auraient visité un éventuel local de campagne,  samedi dernier, dans un quartier huppé de Paris. Une rumeur vigoureusement démentie par l'entourage de DSK mais qui a fait du bruit...

Sur le Web, on ironise sur "la 'gauche Porsche'", "Bling-bling", "gauche caviar"... 

Sur le Web, la publication de cette photo a immédiatement fait jaser. 

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 10:46

DSK-Parti-socialiste

Il y a une semaine, Dominique Strauss-Kahn a été la vedette des télévisions roumaines. Toutes les chaînes d’info ont passé en boucle les déclarations faites par le chef du FMI dans A vous de juger, de France 2, le 20 mai. Questionné sur le plan de rigueur du FMI qui impose une baisse de 25% du salaire des fonctionnaires roumains, DSK se défend en expliquant que l’institution internationale avait plaidé pour une autre voie. Selon ses dires, le FMI se serait adressé à Bucarest en ces termes : «Si vous avez besoin de faire des économies, vous augmentez les impôts, notamment pour les plus riches.» Et DSK de conclure : «Le gouvernement roumain nous a répondu : "Non, c’est nous qui décidons."»

Une présentation qui a fait sortir de ses gonds les autorités. «La Roumanie ne dispose pas de suffisamment de riches pour partager avec tous les pauvres», a répondu le ministre des Finances, Sebastian Vladescu. Le conseiller présidentiel Sebastian Lazaroiu y voit un calcul politique de Strauss-Kahn : «Il veut se présenter à l’élection présidentielle française, il a fait une déclaration proche de la gauche.» Quant au Président, Traian Basescu, il a enfoncé le clou : «Si M. Strauss-Kahn a des doutes, je vais lui transmettre personnellement le papier que le FMI voulait faire appliquer par la Roumanie : une hausse de la TVA de 19 à 24%, une augmentation du taux unique d’imposition de 16 à 20%, ainsi qu’une réduction des salaires dans le secteur public de 20%», s’est-il enflammé lors d’une conférence de presse.

Selon une source proche des négociations, même si la solution d’un impôt différencié a bien été évoquée, il n’a aucunement été question«d’augmenter les impôts pour les plus riches». Pour réduire le déficit, le gouvernement roumain de centre-droit a donc décidé d’appliquer une politique ultralibérale : à partir de juin, les fonctionnaires verront leurs salaires amputés de 25%, alors que les retraites et les allocations chômage baisseront de 15%. La TVA et le taux unique d’imposition restent inchangés. «Nous avions recommandé d’agir à la fois sur le levier des dépenses et des recettes, assure Paul Thomson, qui supervise le travail du FMI en Roumanie. Mais le gouvernement a opté pour une solution qui s’appuie davantage sur une réduction des salaires des fonctionnaires que ce nous recommandions.»

 

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