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28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 08:21

L'Afghanistan assis sur un trésor

Selon le New York Times, les terres afghanes recèlent de gisements de minerai inexploités, dont du lithium, du cuivre et même de l'or. Une découverte qui pourrait faire de ce pays en guerre l'un des principaux centres miniers du monde. Mais à quel prix?

L'Afghanistan serait assis sur une richesse inestimable. C'est en tout cas ce que pensent des responsables du Pentagone et des géologues américains. Dans son édition dominicale, le

 New York Times a dévoilé les conclusions de l'enquête qu'ils ont menée sur la composition du sous-sol afghan. Celui-ci renferme des gisements de minerai inexploités, dont du lithium, du fer, du cuivre, du cobalt et de l'or. Selon les estimations des experts, une fois exploités, ces gisements pourraient valoir près de 1.000 milliards de dollars!

Cette information – et le chiffre de 1.000 milliards de dollars – avaient déjà été révélés fin janvier par le président afghan, Hamid Karzaï, mais ces données n'avaient pas encore été scientifiquement validées. Selon l'enquête menée par les spécialistes américains, ces richesses sont réparties dans l'ensemble du pays, y compris dans le sud et l'est, le long de la frontière pakistanaise, là où l'insurrection des talibans est la plus forte. "Il y a là un potentiel incroyable. Il y a beaucoup de 'si' évidemment, mais je pense que le potentiel est incroyablement important", commente dans les colonnes du journal le général David Petraeus, chef du commandement central américain.

Cuivre, fer et lithium

Si ces découvertes - basées sur l'étude de cartes et de données collectées par les experts miniers soviétiques durant l'occupation russe des années 1980 - sont confirmées, l'Afghanistan, dont l'histoire récente n'a été qu'une succession de guerres, pourrait devenir l'un des principaux centres miniers du monde. Dans une note interne révélée par le New York Times, le Pentagone estime même que le pays pourrait devenir "l'Arabie saoudite du lithium". Ce métal est très utilisé dans les nouvelles technologies, notamment pour la fabrication de batteries d'ordinateurs, de téléphones portables et de voitures électriques. Selon le quotidien américain, ses réserves seraient comparables à celles de la Bolivie, première réserve mondiale de lithium. Kaboul pourrait par ailleurs devenir l'un des principaux producteurs mondiaux de fer et de cuivre, aux côtés du Brésil pour le premier, du Chili et des Etats-Unis pour le second.

Interrogé sur ces informations, le porte-parole du Quai d'Orsay s'est contenté de confirmer que les autorités afghanes avaient entrepris"de recenser les ressources naturelles présentes dans le sous-sol afghan et le potentiel qu'elles représentent pour permettre au pays d'assurer à terme son développement". Et de préciser qu'un"premier état des lieux devrait être présenté à l'occasion de la conférence de Kaboul le 20 juillet". Une politique d'exploration des sous-sols afghans devra alors être définie, estime Paris.

La Chine, l'Inde et la Russie sur les rangs

Mais pour l'heure, l'Afghanistan ne dispose pas d'industrie ou d'infrastructures minières. Une seule véritable route relie le nord au sud du pays. Par ailleurs, le sous-sol afghan regorge de nombreuses mines artisanales, prêtes à exploser à tout moment. Selon les responsables américains, il faudrait ainsi des décennies avant que le pays ne puisse réellement exploiter ces ressources. La guerre - et la fragilité des institutions afghanes - rendent par ailleurs difficile toute politique minière sur le long terme. Mais cette découverte pourrait toutefois avoir des conséquences sur le conflit: les puissances régionales voisines de l'Afghanistan - Chine, Inde, Russie -, jusqu'ici peu engagées dans le pays, pourraient subitement y voir un intérêt stratégique.

Pour preuve, deux entreprises chinoises se sont d'ores et déjà engagées à investir quatre milliards de dollars dans la mine de cuivre d'Aynak, au sud de Kaboul, soit le plus important investissement étranger civil à ce jour dans le pays. Un appel d'offres international est par ailleurs attendu cette année pour l'exploitation d'une mine contenant 1,8 milliard de tonnes de fer de haute qualité dans la région montagneuse isolée de Hajigak. Selon le ministère afghan des Mines, il s'agirait du plus grand gisement de fer inexploité de toute l'Asie. L'Inde et la Chine sont sur les rangs. Mais ces ressources pourraient être à l'origine de nouvelles tensions, dans un pays déjà très instable. D'autres pays avant l'Afghanistan l'ont expérimenté: les diamants du Liberia et de la Sierra Leone, le coltan de la République démocratique du Congo ou encore le pétrole de l'Irak et du Koweït ont davantage été sources de conflit que gages de paix.


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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 21:50
Capture d'écran d'une vidéo tournée le 10 avril 2011, au dessus du réacteur n°1 de la centrale de Fukushima, au Japon.

 

JAPON - Le réacteur n°1 de la centrale japonaise est arrivé à un point critique: le combustible radioactif pourrait percer la cuve...

Le cauchemar de Fukushima perdure au Japon, plus de deux mois après le séisme et le tsunami qui ont déclenché une catastrophe nucléaire sans précédent. Alors qu’un système de refroidissement avait été installé dans le réacteur n°1 de la centrale, dont le cœur est partiellement fusionné, une fuite d’eau radioactive, assez importante pour remplir une piscine olympique, a obligé l’opérateur Tepco à admettre que la situation est loin d’être sous contrôle dans la centrale endommagée. 

Le fond de la cuve résistera-t-il?

D’après les dernières mesures, une bonne partie de l’eau injectée dans la cuve aurait fui dans les galeries souterraines jusqu’à la mer, laissant les barres de combustible à l’air. Tepco affirme que les barres se sont simplement «déformées» sous l’effet de la chaleur. Toutefois, la température au fond de la cuve, qui s’élève à 120°C, laisse penser qu’une partie du combustible a fondu, formant un corium, une sorte de boule de combustible concentré. A l’heure actuelle, on ignore si ce corium peut transpercer la cuve, voire la dalle de béton située en dessous. Mais lors d’un point de presse en fin de semaine dernière, Junichi Matsumato, directeur de Tepco, a avoué que le fond de la cuve du réacteur n°1 était percé.

Ce scénario était redouté par les experts, comme Roland Desbordes, le président de la Criirad (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité) l’expliquait à 20 Minutes en mars dernier: «Si le refroidissement des réacteurs nucléaires échoue, leur coeur pourrait fondre. Les pastilles d’uranium s’accumuleraient alors au fond de la cuve, formant un corium, sorte de grosse boule de métal en fusion. Ce corium pourrait alors transpercer la cuve, puis la dalle de béton en dessous de la centrale, et enfin la roche et la terre avec des conséquences sur les nappes phréatiques et les sols en général.»

Un sarcophage en construction

Malgré cela, Tepco et l'agence japonaise de sûreté nucléaire visent toujours à stabiliser d'ici à janvier 2012 la situation à Fukushima-Daiichi par l'«arrêt à froid» des réacteurs. L’arrosage continue, nécessitant sept tonnes d’eau par jour, et du béton est injecté dans les enceintes pour tenter de colmater les brèches et éviter les fuites d’eau radioactive dans la mer.

Tepco a également annoncé le 13 mai qu’un sarcophage allait être construit pour recouvrir la centrale de Fukushima et éviter la prolifération de produits radioactifs dans l’environnement, comme cela a été fait à Tchernobyl. Les travaux de construction du sarcophage en acier de 55 mètres de haut, 47 mètres de long et 42 mètres de large autour du réacteur n°1 devraient commencer en juin. Mais pour les habitants de la région de Fukushima, il sera difficile d’enterrer les dégâts déjà causés par la centrale: dimanche, 7.800 personnes ont été évacuées de localités situées au-delà de la zone d'exclusion de 30 km autour de la centrale. Samedi, un homme d'une soixantaine d'années qui travaillait à la centrale de Fukushima-Daiichi est décédé. C'est le troisième employé dans ce cas depuis l'accident.

 

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 10:27

 

 

Au Japon, Sarkozy défend le nucléaire

A Tokyo, le président français a rappelé que, pour lui, le nucléaire est incontournable. Des robots français interviendront bientôt à Fukushima

 

 

Trois semaines après le séisme et le tsunami gigantesques qui ont ravagé le nord-est du Japon et provoqué le plus grave accident nucléaire depuis Tchernobyl en 1986, Nicolas Sarkozy a promis hier à Tokyo toute l’aide de la France face à l’urgence. Il a pour cela fait un crochet depuis Nankin, en Chine, où il a ouvert un séminaire du G20 sur la réforme du système monétaire international. Il a notamment cité les robots du numéro un mondial du nucléaire Areva, «  qui permettent d’intervenir dans les zones contaminées » comme à la centrale de Fukushima, à 250 km au nord de Tokyo.

Sarkozy a également profité de son séjour japonais pour réaffirmer le choix nucléaire de la France. «  Nous avons pris des engagements de réduction des gaz à effet de serre. Pour les remplir, il n’y a pas 150 solutions, il y a le nucléaire », a-t-il martelé. Dans la foulée, il a dénoncé ceux qui, comme la chancelière allemande Angela Merkel, ont pris des décisions sur l’avenir de la filière nucléaire dans l’urgence. «  L’heure n’est pas aux choix précipités qui ne marquent qu’une seule chose, le manque de sang-froid », a-t-il jugé. Selon lui, en revanche, l’avenir du nucléaire passe par un indispensable renforcement de sa sécurité. Il propose en mai la réunion à Paris des autorités de sûreté nucléaire des pays du G20, afin d’imposer des normes de sûreté internationales.

Selon une source française, un renforcement des normes devrait bénéficier commercialement aux réacteurs géants d’Areva, qui avait essuyé un échec fin 2009 aux Emirats arabes unis face à leurs concurrents sud-coréens, nettement moins chers.

Autour de Fukushima, alors que l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a prévenu qu’elle avait mesuré des niveaux de radiations «  justifiant une évacuation » à 40 km au nord-ouest de la centrale, le gouvernement japonais a exclu d’élargir la zone d’évacuation, fixée à 20 km.

Dans la nappe phréatique

En outre, alors qu’une contamination radioactive 10 000 fois supérieure à la normale a été détectée dans une nappe phréatique sous la centrale nucléaire, la société Tokyo Electric Power (Tepco) ne pense pas qu’un quelconque réseau d’approvisionnement en eau potable soit affecté par la contamination.

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 15:48

L'énigmatique disparition du patron de Fukushima

 

Livide, les yeux humides derrière de petites lunettes métalliques, vêtu d'un inhabituel bleu de travail, Masataka Shimizu est hagard. Nous sommes alors le 13 mars. Le patron de Tokyo Electric Power Company (Tepco) s'adresse pour la première fois à la presse depuis la catastrophe qui, le 11 mars, a ravagé le Japon (consultez notre dossier spécial), et plus particulièrement son usine de Fukushima. "Le tsunami a dépassé nos prévisions", déclare, sonné, le numéro 1 d'une centrale nucléaire qui menace d'exploser à tout instant... Ce sera la dernière fois que Masataka Shimizu apparaît en public. Depuis, c'est le vice-président de Tepco, Sakae Muto, qui assure la communication du groupe. Mais sur le P-DG, rien n'a filtré jusqu'à ce mardi 29 mars, au soir. "M. Shimizu est tombé malade la nuit dernière et a été admis à l'hopital", a fini par annoncer l'entreprise. Repos forcé, exil, ou même suicide, les rumeurs les plus folles circulaient à son sujet.

Reste que son absence fait enrager les plus hautes autorités japonaises, pourtant peu enclines à étaler leurs émotions sur la place publique. "La disparition de Shimizu n'est pas tant extrêmement bizarre qu'inexcusable", a tonné le président de la chambre haute du Sénat, Takeo Nishioka. Même le Premier ministre Naoto Kan, à en croire les quotidiens de Tokyo, se serait laissé aller à un mouvement d'humeur après avoir rencontré Shimizu au début de la crise : "Mais qu'est-ce que c'est que ce bordel !", se serait-il exclamé devant plusieurs témoins. Le légendaire flegme japonais en prend pour son grade. Il faut dire que le chef du gouvernement n'avait été informé qu'une heure après de la première explosion sur l'un des réacteurs...

"Pas d'ennemis, pas de scandales, pas d'erreurs"

La colère est d'autant plus vive que la disparition de personnages-clés en temps de crise n'est pas chose rare au Japon. Le patron de Toyota avait déjà fait faux bond pendant la vague de rappels de véhicules en 2009 et en 2007 et plusieurs dirigeants pris dans la tourmente des faux étiquetages alimentaires avaient fait de même. Une attitude qui ne surprend pas Jean-Marie Bouissou, directeur de recherches à Sciences Po, spécialiste du Japon. "Rien ne prépare ces patrons à ce genre de situation", explique-t-il. Le principe est simple, selon Jean-Marie Bouissou : "Grande université, grande boîte", mais jamais d'école de commerce, encore moins de formation en communication. Les règles d'or du patronat japonais, à ses yeux : "Ne pas faire d'ennemis, ne pas mettre les pieds dans le plat et, surtout, ne pas commettre d'erreurs".

Et c'est bien là le problème. "Des erreurs catastrophiques ont été commises, et le rituel d'excuse japonais ne suffit plus", constate Jean-Marie Bouissou. En effet, le numéro 1 de Tepco, qui annonçait fièrement en 2010 avoir économisé sur l'entretien de la centrale de Fukushima, n'a même pas pris la peine de se prosterner devant les caméras, comme le voudrait l'usage à Tokyo. Car derrière les fautes répétées de l'opérateur, c'est tout un système qui est mis à nu par la catastrophe. "La collusion entre la classe politique, les industriels, le monde médiatique et la filière nucléaire est totale", témoigne Michel Théoval, premier vice-président de la Chambre de commerce et d'industrie française au Japon. "Même la maison impériale suit cette question de près", assure cette figure des relations industrielles franco-japonaises, qui a représenté Thales à Tokyo entre 1997 et 2010. Autant de verrous qui empêcheront toute remise en cause du programme nucléaire nippon, selon lui. Et ne pousseront certainement pas un patron à venir s'excuser.

 

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 15:05

Un agent gravelinois au chevet du Japon

mercredi 30.03.2011, 06:00
La centrale nucléaire de Gravelines a confirmé l'envoi de matériel et d'un expert à Tokyo.La centrale nucléaire de Gravelines a confirmé l'envoi de matériel et d'un expert à Tokyo.

 

Tepco, l'exploitant de la centrale nucléaire japonaise de Fukushima, a demandé l'appui de forces industrielles françaises : EDF, Areva et CEA (Commissariat à l'Energie atomique).


L'annonce a été rendue officielle par Eric Besson, ministre de l'Industrie, ce lundi. Un SOS lancé qui missionne la France pour aider le Japon à déployer « un certain nombre de spécialistes en matière de traitement d'eau radioactive, d'eau contaminée ».


Si Areva a déclaré qu'elle était sur le point d'envoyer deux experts (récupération et traitement d'eau radioactive) « pour fournir au fur et à mesure les expertises qui leur sont utiles », EDF avait déjà annoncé l'envoi de spécialistes mais également de matériel le 18 mars dernier.



« Il n'est pas question qu'il se rapproche du site » 

La centrale nucléaire de Gravelines a confirmé l'envoi, vendredi midi, d'un expert à destination de Tokyo pour rejoindre l'équipe EDF installée sur place. Une cellule s'y est en effet installée pour suivre l'évolution de la situation en temps réel, à quelques kilomètres de la centrale nucléaire de Fukushima. Là où sont envoyées actuellement près de 130 tonnes de matériel, dont « des robots capables d'intervenir à la place de l'homme en cas d'accident nucléaire » « Nous avons envoyé beaucoup de matériel, comme partout. Il y a du matériel de radioprotection ou encore du matériel de radiocontrôle », explique le cabinet du directeur du site gravelinois. Tout a été envoyé la semaine dernière.

Concernant l'agent EDF, « il reste à Tokyo, il n'est pas question qu'il se rapproche du site. Il est sur place pour des expertises, en cas d'éventuelles demandes des Japonais. » R.F.
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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 02:29
Des officiers des Forces japonaises d'autodéfense se préparent pour nettoyer une zone contaminée à Nihonmatsu, mardi près de Fukushima. CRédits photo: Kyodo/Reuters.
Des officiers des Forces japonaises d'autodéfense se préparent pour nettoyer une zone contaminée à Nihonmatsu, mardi près de Fukushima. CRédits photo: Kyodo/Reuters.

Ils seraient une cinquantaine de héros, dans des conditions folles, à jouer le tout pour le tout dans la centrale de Fukushima afin d'éviter la fusion du cœur des réacteurs.

Ce sont des héros. Ils jouent le tout pour le tout. Alors que le monde est actuellement confronté à la plus grande catastrophe nucléaire depuis celle de Tchernobyl en 1986, les salariés de la centrale de Fukushima, à 250 km au nord-est de Tokyo, seraient une cinquantaine à se battre. En temps normal, ils sont 800 à travailler sur le site. Mais une partie a été évacuée. La nuit dernière, ils ont bataillé sous la neige. Leur objectif: éviter à tout prix, et ce au péril de leur vie, la fusion du cœur des réacteurs, synonyme d'émanations radioactives importantes et dangereuses pour les populations avoisinantes.

Munis de combinaisons protectrices, ces hommes, qui sont de véritables sacrifiés, ont notamment pour tâche d'injecter de l'eau de mer dans le réacteur pour en refroidir le cœur. Mardi, le patron de l'Autorité de sûreté nucléaire française (ASN) leur a rendu hommage. Ces personnels sont «exposés à des conditions folles», a-t-il confié. «Affreuses», disait même Thierry Charles, le directeur de la sûreté des installations de l'Institut français de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). À Tchernobyl, plusieurs dizaines de «liquidateurs» comme on les avait appelés, étaient morts, pour certains un mois après. Les plus irradiés étant ceux qui étaient intervenus les premiers jours et qui avaient survolé en hélicoptère le réacteur en feu.

À Fukushima, la situation est très préoccupante. La radioactivité a atteint des niveaux extrêmement élevés. Mardi, dans la salle de contrôle du réacteur 4, les doses étaient tellement fortes que les ingénieurs ne pouvaient quasiment plus travailler. Dans la nuit de lundi à mardi, un incendie s'est déclenché dans ce bâtiment contenant un bassin de rétention. Ce dernier abrite du combustible usagé, mais qui, faute de refroidissement, s'est mis à chauffer. Les salariés de Tepco, le géant de l'électricité qui exploite la centrale, ont dû effectuer des rotations dans la salle de contrôle pour limiter l'exposition à la radioactivité. Tepco a d'ailleurs annoncé mardi que quinze de ses «kamikazes» du nucléaire avaient été blessés. «Les doses peuvent même remettre en cause le fait de maintenir des travailleurs sur place, a expliqué Agnès Buzyn, la présidente de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire français. On est inquiet pour leur capacité à tenir car la radioactivité a atteint des niveaux toxiques.»

 

Un choix volontaire 

Si un accident de ce type se produisait en France, des «intervenants en situation d'urgence radiologique» seraient prêts à intervenir. Plusieurs catégories de personnels sont concernées, en tout des centaines peuvent être mobilisables. Il s'agit d'abord des pouvoirs publics (les pompiers des cellules formées pour les risques radiologiques, Samu), des salariés des exploitants des centrales nucléaires (comme EDF), et enfin, des agents du Commissariat à l'énergie atomique (CEA), de l'IRSN ou des fabricants comme Areva. «Ces personnels font l'objet d'un suivi médical spécifique avec un examen complet chaque année», rapporte Julien Collet, directeur de l'environnement et des situations d'urgence de l'ASN. «Ce ne sont pas des superhéros hollywoodiens, insiste-t-on chez EDF. Quand on travaille dans une centrale nucléaire, le travail en équipe fait partie du quotidien. L'entraide n'est pas un vain mot.» Dans chacun des 19 sites nucléaires français, des volontaires s'inscrivent pour être appelés en cas d'accident.

C'est devant le médecin du travail que les salariés d'EDF doivent dire s'ils se portent ou non volontaires pour les situations d'urgence. «C'est du volontariat, il n'y a aucune pression», assure-t-on chez EDF, où le terme de «liquidateurs» fait sursauter. Car «la loi encadre les choses, et dire que ce sont des liquidateurs signifie que ce personnel est sacrifié». En théorie, les interventions sont limitées dans le temps et les doses maximales sont clairement définies pour ces volontaires du nucléaire. À Fukushima, face à la réalité d'une telle catastrophe, rien ne permet de dire si de telles procédures ont été respectées.

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 09:00

fukushima-reacteurs-nucleaires

Une explosion similaire à a celle qui avait affecté le réacteur N°1 a eu lieu au réacteur N°3. Le coeur du réacteur n'a cependant pas été touché. Par ailleurs, le circuit de refroidissement du réacteur N°2 est en panne.

 

 

 




Cette explosion a eu lieu à 11H01 heure locale selon l'agence de presse Kyodo à la centrale de Fukushima. 

La compagnie Tokyo Electric Power avait indiqué peu auparavant que les radiations à la centrale excédaient encore le niveau de radiation légal et que la pression dans l'enceinte N°3 avait augmenté. Cette explosion ne devrait cependant pas entraîner de fuite radioactive majeure selon les autorités.

Par ailleurs, on vient d'apprendre que le niveau de l'eau a baissé au réacteur N°2 même s'il reste au-dessus des tubes de combustible nucléaire. La fonction de refroidissement n'est plus opérationnelle. Les autorités ont annoncé qu'elles allaient injecté de l'eau de mer comme elles l'ont fait pour les réacteurs 1 et 3. 

On s'attend à un bilan d'au moins 10000 morts pour ce terrible tremblement de terre de magnitude 9 sur l'échelle de Richter. 2000 corps viennent par ailleurs d'être retrouvés sur les côtes de la préfecture de Miyagi.

 

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 21:56

 

La centrale de Fukushima, avec son réacteur endommagé par l'explosion, à gauche, dimanche 13 mars.

Bruno Comby est ingénieur de l'école Polytechnique et ingénieur en génie nucléaire de l'école nationale supérieure de techniques avancées de Paris. Après avoir travaillé notamment pour EDF, il est maintenant expert indépendant, et préside l'association des écologistes pour le nucléaire.

Depuis le séisme et le tsunami qui ont frappé le 11 mars le Japon, il suit particulièrement les événements touchant les réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima, obtenant des informations par des ingénieurs vivant au Japon et travaillant dans l'industrie nucléaire du pays. Il explique quelle est la situation sur place, dimanche 13 mars.

Comment Fukushima en est arrivée à cette situation ?

Le site de Fukushima est situé près de la mer, et compte dix réacteurs, répartis entre Fukushima Daiishi (où se trouvent des réacteurs numérotés de 1 à 6, du plus ancien au plus récent) et Fukushima Daini (numérotés de 1 à 4). Pendant le tremblement de terre, dès les premières secousses, la procédure d'urgence a fonctionné et les réacteurs se sont immédiatement arrêtés, conformément aux procédures d'urgence. Ceci exclut les risques de réaction en chaîne incontrôlée ou d'explosions dramatiques de type Tchernobyl.

Mais la situation est réellement exceptionnelle à Fukushima dans le sens où une série d'événements ont par la suite empêché les systèmes de refroidissement de fonctionner. D'abord, les lignes électriques qui alimentaient de l'extérieur ce système ont été coupées en raison des dégâts provoqués par le séisme. La centrale s'est retrouvée coupée du monde. La procédure prévoyait alors que des groupes électrogènes de secours (plusieurs par réacteurs et fonctionnant au diesel), prennent le relais et assurent le fonctionnement du refroidissement.

Puis un quart d'heure plus tard, le tsunami est arrivé, et l'eau a sérieusement endommagé ces groupes électrogènes. Résultat, plus aucun système de refroidissement ne fonctionne depuis vendredi, sur les dix réacteurs. C'est inédit dans l'histoire du nucléaire, et c'est là que se trouve le principal risque aujourd'hui.

Qu'est-ce qui explique l'explosion survenue samedi au réacteur n°1, et les rejets radioactifs observés sur le site ?

Lorsqu'un réacteur n'est plus refroidi, le scénario est implacable : la température monte, jusqu'à un point où les matériaux autour du cœur fondent et libèrent de la matière radioactive. Le point positif, et très important, reste que les enceintes de confinement autour de ces réacteurs, en béton armé et d'une épaisseur d'un mètre, n'ont pas été endommagées, à en croire toutes les informations dont nous disposons.

Toutefois, à l'intérieur des enceintes de confinement de Fukushima, la pression augmente et continue d'augmenter à l'heure où je vous parle, en raison des matériaux et des gaz portés à haute température. Pour éviter que cette pression trop importante ne mette en danger la solidité du confinement, les ingénieurs sur place ont décidé de relâcher une partie des mélanges gazeux se trouvant à l'intérieur. C'est le cas pour six réacteurs actuellement, dont les n°1, 2 et 3 à Fukushima Daiishi.

Le problème intervient lorsque les cœurs des réacteurs ont fondu à l'intérieur de ces enceintes : c'est ce qu'il s'est déjà passé au sein des réacteurs n°1 et 3 à Daiishi. Dans les gaz relâchés se trouvent alors de l'hydrogène, des iodes radioactifs et du Césium 137, des particules radioactives dont la présence a été confirmée samedi à la centrale. L'hydrogène réagissant violemment à l'oxygène, c'est ce dernier qui a provoqué l'explosion des bâtiments à l'extérieur des enceintes de confinement, sans heureusement endommager ces dernières.

Quels sont les risques pour la suite ?

Sans systèmes de refroidissement fonctionnels, il est loin d'être exclu que d'autres cœurs de réacteurs, en plus du n°1 et du n°3 de Daiishi, fondent et soient irrémédiablement endommagés. Aux dernières nouvelles, la situation la plus préoccupante concerne le réacteur n°2. Son cœur n'a pas fondu, mais le niveau d'eau y est beaucoup trop bas, et il semble que l'utilisation d'eau de mer ne suffise pas.

S'il fond, il faudra (comme pour les réacteurs n°1 et 3 de Daichi) relâcher la pression à l'intérieur des enceintes de confinement, alors que la radioactivité y est importante. Ce qui entraînera de nouvelles émissions radioactives dans l'atmosphère autour de la centrale, et de potentielles explosions dues à l'hydrogène. En tout, ce scénario est envisageable pour 6 réacteurs sur 10. Les 4 autres étaient en maintenance et déjà à l'arrêt avant le séisme, leur température ne présente pas de danger aujourd'hui.

Quels sont les dangers de ces rejets radioactifs ?

D'après les mesures effectuées samedi sur la centrale, au niveau du réacteur n°1, la radioactivité est montée jusqu'à un niveau d'exposition de 1015 microsievert par heure. Il s'agit d'un seuil 10 000 fois plus important que celui de la radioactivité naturelle, mesurable, avec des variations, à tous points de la planète. Par contre, il s'agit d'un niveau inférieur à celui nécessaire pour qu'on observe des effets immédiats sur l'organisme.

Avec 1015 microsieverts par heure, il faudrait que quelqu'un soit exposé plus de 100 heures d'affilées pour qu'on voit apparaître, dans le sang, des traces de contamination. Le problème immédiat concerne donc principalement les ingénieurs travaillant sur la centrale pour tenter de maîtriser les événements, et qui sont en présence du Césium relâché : il nous manque cependant les mesures exactes, et en provenance de tous les réacteurs, pour dire à quels dangers ils sont exposés.

L'environnement et la population autour de la centrale sont-ils menacés ?

A l'heure actuelle, cet accident à Fukushima n'a pas de conséquences sur la santé publique et environnementale à l'échelle locale. Les autorités ont pris la bonne décision en ordonnant la distribution d'iode et l'évacuation autour de la centrale dans un rayon de 20 kilomètres"

Le Césium 137 de Fukushima a certes une durée de vie de trente ans, et on en retrouvera bien quelques traces infimes sur plusieurs milliers de kilomètres de distance, mais de manière extrêmement dispersée, et avec un niveau de radioactivité qui n'influera pas sur les organismes vivants. Mais tout ceci peut bien sûr évoluer : il s'agit d'une photographie valable pour la situation actuelle, dont nous ne savons pas quel sera l'aboutissement.

Pouvait-on éviter ces événements ?

Il s'agit d'un accident très grave, et à mon sens plus grave que l'accident de Three Mile Island puisque nous en sommes déjà à deux réacteurs fondus en 24 heures. Mais Fukushima fait face à une situation complètement inédite, avec un enchaînement de circonstances qui n'était pas prévisible parmi les pires scénarios des ingénieurs, en raison de l'intensité inédite de la catastrophe naturelle.

Et si je qualifie la situation de "très grave", c'est bien à l'échelle d'une centrale nucléaire, et non pas à l'échelle humaine : il n'y a pour l'instant heureusement aucun cas de contamination radioactive mortelle autour de Fukushima. Pour le Japon, c'est bien sûr un problème très important, mais dont les contours actuels font qu'il reste mineur et avant tout industriel, en comparaison au nombre de victimes et à l'ampleur des défis que doit affronter le pays suite aux dégâts du séisme.

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 11:22

 


VIDEO. L'EXPLOSION A LA CENTRALE DE FUKUSHIMA

 

Au lendemain du terrible tremblement de terre de magnitude de 8,9, suivi d'un tsunami dévastateur et de nombreuses répliques, le Japon compte ses victimes et le bilan ne cesse de s'aggraver. Plus de 1 400 personnes sont mortes ou portées disparues, 215 000 ont été déplacées et sont actuellement dans des abris, tandis que des millions d'autres sont sans électricité. 

 

De très fortes inquiétudes pèsent sur les installations nucléaires du pays et notammentsur la centrale nucléaire de Fukushima (à 250 km au nord de Tokyo), autour de laquelle 45 000 habitants ont été évacués. Une explosion s'y est produite, les murs et le toit d'un réacteur se sont effondrés... Une fusion serait à craindre dans le réacteur, selon l'Agence de sécurité nucléaire et industrielle, ce qui peut laisser craindre un grave accident nucléaire. Un total de onze réacteurs sur 55 se sont automatiquement arrêtés après le séisme.

Dans la région de Sendaï, dévastée par le tsunami, les secours sont à pied d'oeuvre. Coupée du reste du pays, seule l'armée nippone peut s'y rendre pour venir en aide aux populations sinistrées. Ce sont 50 000 sauveteurs qui ont été envoyés sur place.

 


A Natori, les sauveteurs recherchent les disparus. 

10h59. «Pour le moment, nous pensons que l'évacuation dans un rayon de 10 km est adéquate», a indiqué le secrétaire général du gouvernement japonais confirmant l'explosion et unefuite radioactive a la centrale de Fukushima. 

10h52. Le risque d'un tsunami destructeur sur les côtes d'Amérique latine est écarté, les alertes ont été levées. 

10h45
. Selon l'Autorité de sûreté nucléaire française, citée par le Monde, «on n'est pas a priori sur un risque d'explosion de type Tchernobyl, mais plutôt sur un risque d'endommagement du réacteur, sans exclure qu'il y ait relâchement» d'éléments radioactifs, a expliqué Olivier Gupta, le directeur général adjoint de l'ASN.

10h32. Selon des agences japonaises, quatre employés de la centrale de Fukushima ont été blessés et évacués à l'hôpital.

10h24. L'incident à la centrale de Fukushima s'est produit alors que l'exploitant tentait de réduire la pression dans le coeur du réacteur. L'explosion pourrait avoir été causée par de l'hydrogène,utilisé pour refroidir le réacteur. 

10h15. Des «super pompiers» vont être envoyés à la centrale nucléaire de Fukushima, selon le porte-parole du gouvernement japonais.

10h05. Les employés présents sur le site de la centrale de Fukushima reçoivent en une heure une dose de radioactivité qui correspond à la limite de radioactivité à ne pas dépasser annuellement, selon l'agence Kyodo.

9h40. La préfecture de Fukushima confirme l'effondrement du toit et des murs du réacteur. D'après Tokyo Electric Power (Tepco), l'opérateur de la centrale, l'explosion s'est produite après une secousse et le toit et les murs se sont effondrés, a rapporté la télévision NHK. 

9h21. Le toit et les murs du bâtiments du réacteur de Fukushima se sont effondrés, selon la télévision NHK. Les télévisions nippones conseillent aux riverains de se calfeutrer.

9 h 12. Des employés auraient été blessés dans la centrale de Fukushima N°1 selon la télévision publique NHK. Selon un expert nucléaire qui s'exprimait sur NHK a affirmé qu'il pourrait s'agir d'une explosion «intentionnelle».

9 heures. Une explosion entendue à la centrale nucléaire de Fukushima N°1 au dessus de laquelle un nuage de fumée blanche se dégage, selon l'agence Jiji.

8h47. Plusieurs sites internet permettent de tenter de retrouver des proches disparus. Sur le site de google, déjà plus de 30 000 message ont été laissés. 

8h35. Quelque 220 000 habitants de la côte est des Philippines sont rentrés chez euxsamedi après la levée de l'alerte au tsunami.

7h55. La compagnie d'électricité japonaise Tokyo Electric Power (Tepco) a supplié les citoyens de réduire leur consommation de courant, estimant que la demande pourrait atteindre en fin d'après-midi une puissance excédant ses capacités.

7h37
. La catastrophe a fait 703 morts, selon un nouveau bilan provisoire fondé sur les chiffres de la police et un décompte de l'AFP. Quelque 784 personnes sont toujours portées disparues tandis que 1 128 blessés ont été signalés.

7h15. L'Agence de sécurité nucléaire et industrielle estime qu'une fusion peut être en cours dans le réacteur N°1 de la centrale nucléaire Fukushima N°1. La compagnie d'électricité Tokyo Electric Power (Tepco), exploitante du site, a démenti.

6h35Du césium radioactif a été détecté près de la centrale nucléaire Fukushima N°1, selon l'Agence de sécurité nucléaire et industrielle.

6h05. Les premières équipes de secours étrangères, venues de Nouvelle-Zélande, de Corée du Sud ou des Etats-Unis, sont attendues ce samedi.

4h50. Plus de 215 000 personnes ont été évacuées vers des abris dans le nord et l'est du pays, dont 45 000 personnes appelées à évacuer dans un rayon de 10 kilomètres autour de deux centrales nucléaires.
A Minamisoma, l'une des villes ravagées par le tsunami. 

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 08:45

 

Israël pourrait demander 20 milliards de dollars supplémentaires d'aide aux Etats-Unis. Objectif : se prémunir contre les menaces potentielles que représentent les changements au Proche-Orient. C'est ce que déclare le ministre de la Défense Ehoud Barak au Wall Street Journal, dans une interview publiée mardi.


PHOTO: REUTERS , JPOST

S'il estime que les soulèvements sont des "mouvements de la société arabe vers la modernité", il craint cependant que l'Iran et la Syrie soient les derniers à être en proie aux troubles. Et indique que la pression populaire pourrait éloigner les nouveaux dirigeants égyptiens du traité de paix de 1979.

"La question d'une aide militaire qualitative pour Israël devient fondamentale pour nous, et je pense aussi pour vous", a déclaré Ehoud Barak. "Il pourrait être judicieux d'investir 20 milliards de dollars supplémentaires pour augmenter la sécurité d'Israël pour la prochaine génération ou plus... Un Israël fort et responsable peut devenir un élément stabilisateur dans une région si agitée."

Des experts de la Défense indiquent qu'Israël consacre 9 % de son produit national brut à la Défense, atteignant 17 milliards de dollars cette année, dont 3 milliards d'aide américaine. Même si Israël n'est confronté à aucune menace immédiate, explique Barak, l'Etat hébreu devra augmenter ses dépenses sur le long terme.

Barak déclare également qu'il s'est entretenu avec le chef du conseil militaire égyptien Mohammed Hussein Tantawi, qui a remplacé Hosni Moubarak le mois dernier. Il lui a dit que les deux pays partageaient la responsabilité "d'éviter que nos deux jeunes peuples ne se battent à nouveau".
Cependant, un autre leader égyptien, dont le nom n'a pas été mentionné par Barak, a indiqué qu'Israël pourrait s'attendre à une attitude différente du gouvernement égyptien si Israël ne recherche pas activement la paix avec les Palestiniens.

 

Le minsitre de la Défense indique enfin que les responsables israéliens débattent actuellement d'une initiative de paix, et que le Premier ministre Binyamin Netanyahou doit en annoncer une très bientôt.

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