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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 10:07

Trafic d’organes : Kouchner savait

 

La tempête soulevée par le rapport de Dick Marty n’est pas près de retomber, et elle ne concerne pas seulement le rôle d’Hashim Thaçi. Bernard Kouchner, l’ancien chef de la Minuk, était forcément au courant des activités criminelles impliquant d’anciens membres de l’UCK, voire du trafic d’organes lui-même. C’est ce que confirme le capitaine canadien Stu Kellock, ancien chef de la police de la Minuk.

  

La défense de Kouchner : le French Doctor se pose en "victime"

Bernard Kouchner frankouchner

Le DR FRankouchner (Bernard Kouchner l'ignoble)

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 12:10




Kouchner nie tout en bloc"Il nie tout en bloc". Bernard Kouchner, très discret ces derniers temps, s'est offert une bonne cure d'indignations médiatiques. Après la publication du livre de Pierre Péan, "Le monde selon K.", les journalistes se sont enfin intéressés aux étranges factures qui lient le ministre des Affaires Etrangères à l'Etat gabonais. Le conflit d'intérêts que Bakchich avait révélé (avec les preuves) dès le 13 janvier(après six mois d'enquêtes) avait été injustement négligé par nos chers confrères. Mais cette fois, le scandale est étalé. Et Kouchner, sommé de s'expliquer, squatte journaux et télés depuis hier. Le French Doctor a adopté une attitude particulière pour se défendre en accusant Pierre Péan d'antisémitisme à son égard. En cause, une phrase ahurissante qui donne l'impression que l'origine juive de Bernard Kouchner constitue "le principal moteur de ses actes" [voir lemonde.fr]. Le journaliste écrit aussi de façon tendancieuse : "L'idéologie de Bernard Kouchner et Bernard-Henri Lévy est la haine du gaullisme et la philosophie politique qu'elle sous-tend : 'une indépendance nationale honnie au nom d'un cosmopolitisme anglo-saxon". Péan rapporte aussi une anecdote : Bernard Kouchner se serait levé pour l'hymne national anglais et pas pour la Marseillaise. 
Toujours est-il que le docteur a trouvé le credo de sa défense. 
Le ministre a débuté son offensive sur 
le site du Nouvel Observateur ("J'agace à gauche. Et aussi à droite"). Sur l'accusation de Péan "d'américanolâtrerie", Kouchner se défend avec moults sous-entendus : "Oui, il a écrit 'cosmopolite', ça vous rappelle quelque chose ? Les bras m'en tombent. Cette accusation est grotesque et nauséabonde".  Sans surprise, Kouchner s'estime victime d'une entreprise de déstabilisation ("J'ai quelques hypothèses. La première, c'est la jalousie"). Le modeste ministre conclut par de très curieux amalgames : "Certains réseaux me détestent. Lesquels ? Certainement les nostalgiques des années 1930 et 1940 et tous les révisionnistes, ceux d'hier et ceux qui aujourd'hui récrivent l'histoire du génocide tutsi au Rwanda". 
Même discours dans 
l'interview du Figaro : "Je suis l'objet de la publication d'un livre calomnieux, d'une entreprise de déstabilisation qui est évidemment politique mais aussi éditoriale". Et d'en rajouter une couche: "Lorsque je lis des phrases sur la «contre-France», je pense immédiatement à l'«anti-France» et cela me rappelle de façon répugnante une autre époque. Quand je suis accusé de «cosmopolitisme», j'y vois la même origine". 
Devant l'Assemblée nationale, Kouchner se lance dans un discours passionné dont il est friand : "De quoi m'accuse-t-on sur un livre de 320 pages à charges, sans aucune preuve ?" "Un livre qui fait de moi, ligne après ligne, un agent de l'étranger, un mauvais Français aux origines douteuses...", poursuit le chef du Quai d'Orsay. Kouchner répète son texte, la voix tremblante et le ton grave : "Tout au long de ce livre, fait d'amalgames et d'insinuations, d'allusions insidueuses, si je peux me permettre, il y a des mots. Il y a un certain nombre de passages et d'expressions très précises qui ne sont pas là par hasard et qui m'accusent de personnifier la "contre-idée" de la France. C'est à dire, l'anti-France. Le cosmopolitisme. L'accusation de cosmopolitisme, en des temps difficiles. Mesdames et messieurs les députés, ça ne vous rappelle rien ? Moi, si. Et je vais vous le dire : ça dépasse très largement ma personne". 
Rebelotte sur France 2. "Je suis un peu troublé par le ton de ce livre. Le moins qu'on puisse dire... Mais je ne veux pas faire de polémiques là-dessus...", dit le mari de Christin. "Je comprends qu'il ne faille pas attiser le feu dans une société en crise comme celle-là, où des glissades sont très possibles. Et je crains qu'il n'y ait, dans ce livre, quelques glissades que je ne soulignerait pas. Pas par charité mais parce que c'est un autre débat". Et il n'est pas du genre à changer de sujet...
►LM


envoyé par LCP-AN

envoyé par Ptite_Mule

Toujours prompt à donner son avis, le grand philosophe Bernard Henri Lévy a cru bon soutenir Kouchner sur France Info : "C'est pathétique ! C'est nauséabond et pathétique. Qu'est ce que c'est que ces mecs, ces petits mecs". BHL s'emporte : "Ce tissu de ragots, de petites histoires [...] Y en a marre [...] de ces petites saloperies !" Les problèmes de moralité posée dans le livre? "Mais je m'en fous !" "Il y a là quelque chose de profondément grotesque et franchement assez répugnant", ajoute BHL, habitué à adopter une ligne de défense similaire quand il est critiqué (voir un article de "la meute" de journalistes qui le pourchasse). Prière de ne pas déranger le philosophe pour débattre sur le fond des affaires de Kouchner.


envoyé par laboitafilms



Bernard Kouchner frankouchner

Le DR FRankouchner (Bernard Kouchner l'ignoble)
> Kouchner parle à Bakchich : vendre des armes à Khadafi est "un signe d'espoir"
> Kouchner dérape au Liban
> Kouchner au Kärcher
> Kouchner se prend et se reprend les pieds dans le tapis (persan)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 12:05

La photo qui contredit Bernard Kouchner

Fadela Amara congratule le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner après sa réponse à l'opposition lors des traditionnelles questions aux gourvernement, Paris, le 4 février 2009.

Fadela Amara congratule le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner après sa réponse à l'opposition lors des traditionnelles questions aux gourvernement, Paris, le 4 février 2009. SIPA

REVELATIONS - Le ministre des Affaires étrangères minimise ses relations avec les entreprises citées dans «Le Monde selon K.». Elles semblent pourtant importantes...

Ses explications avaient été plutôt alambiquées mercredi soir sur France 2. Bernard Kouchner était-il directement lié à Africa Steps et à Imeda, deux boîtes de consulting nommées par Pierre Péan? «Je n’ai appartenu ni à Africa Steps, ni à Imeda», confiait Bernard Kouchner, avant d’évoquer un peu plus tard pendant l’entretien un vague rôle dans l’entreprise. «Je ne suis pas Imeda, je suis un des consultants». 

Quant à Eric Danon et Jacques Baudouin, les patrons respectifs d’Imeda et Africa Steps, étaient-ils des «proches», demanda Pujadas. «Non, je ne les connaissais pas», répondit du tac au tac Kouchner, avant, encore une fois, d’avouer qu’il avait fini par les connaître dans le cadre de ses activités. Rappelons qu’Eric Danon était devenu ambassadeur de France à Monaco dans la foulée de l’arrivée du French Doctor au Quai d’Orsay, «Le Monde» expliquant dans son édition du 5 février que les deux hommes se connaissaient depuis la fin des années 1980. Toujours gérant d’Africa Steps, Jacques Baudouin œuvre lui comme conseiller presse et communication du ministère des Affaires étrangères. 

Challenges.fr vient de publier une photo qui dissipera les derniers doutes sur l’appartenance de Kouchner à ces deux sociétés privées. Prise Boulevard Saint-Germain, à Paris, où sont domiciliées Imeda et Africa Steps, le cliché montre que le nom de Bernard Kouchner figure en toutes lettres sur la porte de la gardienne, notamment auprès de ceux de Baudouin et Danon. Un simple consultant aux missions extrêmement ponctuelles aurait-il eu cet honneur? 

A regarder, Kouchner chez France 2:

 

 

Le DR FRankouchner (Bernard Kouchner l'ignoble)

 

 


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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 11:56

kouchner_1.jpg kouchner-pean-copie-1.jpg

 

 

Le co-auteur d’un des plus gros médiamensonges des années 90 vient d’avouer.

Instructif pour l’avenir, car les trucs de manipulation sont toujours les mêmes... Flash-back.

Eté 92, guerre en Bosnie.

Bernard Kouchner et ses « Médecins du monde » diffusent dans la presse et sur les murs de Paris une pub, frappante et coûteuse.

La photo - montage présente des « prisonniers » d’un camp serbe en Bosnie.

Derrière des barbelés. Kouchner y accole l’image d’un mirador d’Auschwitz. Son texte accuse les Serbes d’ « exécutions en masse ».

Info ou intox ? Intox, reconnaît Kouchner douze ans plus tard. Son récent livre autopublicitaire, "Les guerriers de la paix", relate une entrevue avec Izetbegovic (le dirigeant nationaliste musulman au pouvoir à l’époque à Sarajevo), sur son lit de mort :

-  • Kouchner : C’étaient d’horribles lieux, mais on n’y exterminait pas systématiquement. Le saviez-vous ? 
-  • Izetbegovic : Oui. L’affirmation était fausse. Il n’y avait pas de camp d’extermination quelle que fût l’horreur des lieux. Je pensais que mes révélations pourraient précipiter les bombardements. Ce médiamensonge a effectivement fait basculer l’opinion vers le soutien aux bombardements. Toute la presse occidentale l’avait diffusé massivement. Mais le récent démenti a été passé sous silence. Le public ne peut savoir qu’il a été roulé.

Le demi-aveu de Kouchner et ce silence médiatique posent des questions cruciales :

-  1° Kouchner savait-il bien plus tôt ?

Réponse : Oui.

 

 

Dès 1993, un journaliste de France 2, Jacques Merlino, révélait la supercherie dans un bouquin au titre éloquent « Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire ».

Il y interviewait le directeur de Ruder Finn, agence US de relations publiques. Lequel, très fier, avouait avoir monté de toutes pièces la campagne des « camps d’extermination » : « Nous avons circonvenu trois grandes organisations juives : B’nai B’rith, American Jewish Committee et American Jewish Congress. Aussitôt, nous avons pu dans l’opinion publique faire coïncider Serbes et nazis. Le dossier était complexe, personne ne comprenait ce qu’il se passait en Yougoslavie, mais d’un seul coup, nous pouvions présenter une affaire simple avec des bons et des méchants. » En mentant, fait observer le journaliste !

Réponse : « Nous sommes des professionnels. Nous ne sommes pas payés pour faire la morale. » Donc, Kouchner savait depuis longtemps et ce n’est pas joli - joli d’à présent mettre toute la faute sur le dos d’un mort.

-  2° Les médias ont-ils enterré les preuves de la supercherie ?

Réponse : Oui.

Un journaliste allemand Thomas Deichman a montré dès 1994 que l’image des barbelés était truquée, que les « prisonniers » n’étaient pas enfermés.

En fait, elle était tirée d’un reportage ITN où ils déclaraient être bien traités, mais la journaliste avait coupé ces déclarations ! On trouvera l’affiche de Kouchner, les commentaires de Deichmann, et notre exposé des trucages dans notre livre "Poker menteur". Daté de 1998.

Donc, il ne fallait pas attendre aujourd’hui pour rectifier : voir la démonstration

Dans un reportage-vidéo « Sous les bombes de l’OTAN » (1999), nous avions aussi présenté les images tournées par une télé locale, qui démontraient la tricherie du reportage ITN.

-  3° Kouchner a-t-il été protégé, même par des « critiques de médias » ?

Réponse : Oui.

Un exemple : Daniel Schneidermann (Arrêts sur images, France 5) nous avait contactés sur ce dossier, puis nous a écartés du débat pour ne pas nuire à Kouchner. On n’a pas non plus interrogé ses médiamensonges sur le Kosovo et son bilan catastrophique dans cette province.

Nous disons bien : médiamensonges, et non erreurs. Son plan de carrière visant le poste de secrétaire - général de l’ONU, il lui faut tout faire pour plaire aux USA.

-  4° Pourquoi fallait-il présenter une histoire « simple », mais fausse ?

Pour cacher la responsabilité des grandes puissances occidentales dans ce conflit :

• Depuis 1979, la CIA allemande soutenait des extrémistes pour faire éclater la Yougoslavie.

• En 1989, le FMI avait mis la pression néolibérale pour éliminer l’autogestion et les droits travailleurs, excitant la crise et les nationalismes.

• En 1991, l’Allemagne avait armé les extrémistes croates et musulmans avant la guerre.

• De 1992 à 1995, les Etats-Unis ont délibérément prolongé le conflit, comme en atteste l’envoyé spécial européen en Bosnie, lord Owen. http://www.michelcollon.info/reponses_tm.php

• Pour quels intérêts, toutes ces manoeuvres ? Eliminer un système social trop à gauche, mais aussi contrôler les Balkans stratégiques et les routes du pétrole.

-  5° S’agit-il de nier tous les crimes commis ?

Pas du tout, mais lorsque nos gouvernements cherchent à nous entraîner par une propagande de guerre « bons contre méchants », il est important de repérer leurs intérêts cachés. Et leurs trucages d’infos.

Par exemple, s’agissant des camps de prisonniers en Bosnie, l’ONU en avait recensé six croates, deux serbes et un musulman. Et c’étaient plutôt des camps de regroupement en vue d’échanges, et non des camps d’extermination. Mais, les nationalistes croates et musulmans étant "nos" alliés, ou plutôt "nos" agents, Kouchner, Bernard-Henri Lévy et autres invités médiatiques permanents les ont mensongèrement blanchis.

Il faudrait juger les criminels de guerre. Tous les criminels de guerre, dans tous les camps. Mais pas par des tribunaux bidons mis sur pied par une justice des vainqueurs où les USA et l’OTAN se placent d’office au-dessus de la loi et même carrément hors-la-loi puisqu’ils violent la Charte de l’ONU à tour de bras.

-  6° Y a-t-il eu d’autres médiamensonges « réussis » dans cette guerre ?

Réponse :Oui.

Un seul exemple. Quand l’OTAN a commencé à bombarder la Yougoslavie, en 1999, elle a affirmé réagir à ce qu’elle appelait un « massacre de 40 civils » par l’armée yougoslave, à Racak, village du Kosovo.

Mais Belgrade parlait d’un combat entre deux armées, provoqué par les forces séparatistes albanaises. L’ONU avait commandé un rapport à une commission de légistes dirigée par un docteur finlandais, Madame Ranta. Celle-ci a confirmé la thèse de Belgrade. Mais aucun média n’en a parlé. Le médiamensonge reste intact pour l’opinion.

Pourquoi ? Parce que les médiamensonges de Kouchner, BHL et Cie ont permis de diviser la gauche et de l’empêcher de s’opposer à une guerre en réalité injuste. L’opinion publique, ça se travaille. Et la prochaine fois, ça recommencera.

Par Michel Collon

 

 

bernard kouchner, ministre des affaires étrangères et européennes.
 
Bernard Kouchner, ministre des Affaires
 

 

Avec une note de 2,2 millions d'euros, les voyages aériens de Bernard Kouchner et de son cabinet sont les plus coûteux du gouvernement en 2007. Il faut dire que sa fonction de ministre des Affaires étrangères implique de multiplier les déplacements. Pour la seule année 2007, le ministre a réalisé une centaine de voyages.

Les frais de représentation du ministère des Affaires étrangères sont aussi particulièrement salés. Les multiples réceptions organisées au Quai d'Orsay -qui impliquent des frais de traduction- alourdissent fortement la facture.

Portefeuille : Affaires étrangères et européennes

Frais de représentation 2007 : 3 249 858 €

Voitures : 20

Billets d'avions : 2 240 829 €

Communication et sondages 2007 : 2 430 912 € (y compris les secrétariats d'Etat)

Effectif du cabinet : 153 (y compris les équipes support)

 

Kosovo - Kouchner nie le trafic d'organes

Bernard Kouchner était il au courant du Trafic d'organe ?

La défense de Kouchner : le French Doctor se pose en "victime"

Bernard Kouchner frankouchner

Mediator acte 2

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4 janvier 2011 2 04 /01 /janvier /2011 22:15

 


 

VASTE TRAFIC D ORGANES DEMANTELE

Les victimes, en grave détresse financière, étaient amenées à Pristina pour subir l'ablation d'un rein, par exemple, en échange d'une somme d'argent.

  Bernard Kouchner était il au courant du Trafic d'organe ?

 

Au moins sept personnes, dont un ancien haut responsable du ministère kosovar de la Santé, sont soupçonnées d'implication dans un réseau international de trafic d'organes au Kosovo, selon un document qu'a pu se procurer l'Associated Press.

Dans le document, le procureur Jonathan Ratel affirme que «le groupe criminel organisé» a appâté des donneurs en leur promettant une somme d'argent en échange de certains de leurs organes, destinés à être transplantés ensuite. L'enquête a révélé que vingt personnes étrangères avaient été «recrutées sous de fausses promesses de paiement» en 2008.

Les victimes ont été amenées à Pristina, où leur a proposé jusqu'à 14'500 euros (près de 20'000 francs) pour l'ablation d'un rein. Et ce, alors que les clients potentiels se voyaient proposer ces organes au prix de 80'000 à 100'000 euros (106'000 à 133'000 francs).

Les donneurs venaient de Moldavie, du Kazakhstan, de Russie et de Turquie et vivaient «dans une pauvreté extrême et dans une détresse financière grave».

Cinq Kosovars, dont l'ancien haut fonctionnaire, doivent répondre de cinq chefs d'accusation, dont le trafic de personnes, l'exercice illégal de la médecine et l'abus de pouvoir. Deux étrangers, un Israélien et un Turc, sont quant à eux recherchés par Interpol. Le Turc, un médecin, fait du reste l'objet de plusieurs poursuites criminelles dans d'autres pays, dont la Turquie, pour trafic de personnes et prélèvement d'organes, selon l'acte d'accusation.

Le document ne précise pas si les victimes de ce trafic, qui n'ont pas encore été interrogées, ont finalement reçu de l'argent pour leurs organes.

Une audience préliminaire doit avoir lieu à la fin du mois devant un tribunal kosovar.

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4 janvier 2011 2 04 /01 /janvier /2011 22:11
La tempête soulevée par le rapport de Dick Marty n’est pas près de retomber, et elle ne concerne pas seulement le rôle d’Hashim Thaçi. Bernard Kouchner, l’ancien chef de la Minuk, était forcément au courant des activités criminelles impliquant d’anciens membres de l’UCK, voire du trafic d’organes lui-même. C’est ce que confirme le capitaine canadien Stu Kellock, ancien chef de la police de la Minuk.

Par R.S.V.

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« J’ai une tête à vendre des organes, moi ? »

Bernard Kouchner, l’ancien chef de la Minuk, la mission de l’Onu au Kosovo a rejeté dans une déclaration à la BBC toutes les accusations qui pourraient peser sur lui, démentant qu’il aurait « fermé les yeux sur l’affaire du trafic d’organe au Kosovo au nom de la stabilité politique »...

« Moi, fermé les yeux !!? Pauvre Dick Marty... Nous nous battions jour et nuit contre le crime organisé, contre la violence. Toute notre action était consacrée à la justice. Je dois aussi me défendre. Je ne sais pas qui est ce Dick Marty, je ne le connais pas personnellement. Il est envoyé par le Conseil de l’Europe et nous devons le respecter. Je respecte sa mission, et j’ai lu son rapport avec beaucoup d’attention, mais je demeure très sceptique », a déclaré Bernard Kouchner.

Il a répété qu’il doutait de l’exactitude des allégations du rapport de Dick Marty, mais qu’il estimait que c’était maintenant aux enquêteurs d’Eulex d’enquêter « de manière systématique » sur les faits allégués par le rapport. Bernard Kouchner a également répété qu’il avait entendu parler pour la première fois du trafic d’organes dans le rapport de Carla Del Ponte et qu’l avait été surpris.

Le médecin légiste José Pablo Baryabar, ancien chef du bureau d’investigation pour les disparus et de la médecine légiste auprès de la Minuk, a déclaré à ce même sujet à la BBC : « Les policiers allemands ont trouvé 400 échantillons d’ADN au Kosovo en 1999. En 2002, j’ai demandé à voir ces échantillons. Les Allemands ont répondu qu’ils les avaient détruits car le TPI de la Haye les avait autorisé à le faire ».

Une mission délicate et mal gérée pour Eulex

Dick Marty, au paragraphe 8 de son rapport, met en lumière des indices de dissimulation de preuves très significatifs : « Ainsi, la mission Eulex, déployée depuis 2008, a-t-elle hérité d’une situation très difficile. Les nombreux dossiers sur les crimes de guerres, particulièrement ceux où les accusés sont des combattants de l’UÇK, ont été laissés par la Minuk dans un triste état : preuves et témoignages égarés, périodes creuses beaucoup trop longues entre des enquêtes incomplètes. Les représentants d’Eulex allaient même jusqu’à partager avec nous, lorsque nous venions au Kosovo pour des enquêtes ponctuelles, leur crainte de devoir abandonner un grand nombre d’affaires en cours ».

Dans la note de bas de page qui accompagne cette affirmation, il précise : « On a appris que certains pays qui ont envoyé des troupes au sein de la Kfor, comme par exemple la Grande-Bretagne, ont récupéré toute la documentation, et que celle-ci n’était plus consultable par les enquêteurs d’Eulex qu’après une demande spécifique à renouveler à chaque cas, ce qui ralentit considérablement la recherche de la justice ».

On peut aussi lire, toujours dans ce huitième paragraphe : « Quelques-uns de nos contacts, des représentants de la société civile naissante, n’ont pas hésité à critiquer Eulex : on s’attendait à ce que la mission européenne s’attaque aux ’intouchables’, dont le passé plus que flou était un fait notoire. Malheureusement ces attentes son restées vaines : il y a eu beaucoup d’annonces et de promesses, mais les résultats tangibles restent encore à venir. Le cas de Nazim Bllaca, le ’dénonciateur’, qui a affirmé publiquement avoir éliminé des opposants sous les ordres de personnes occupant aujourd’hui de hautes fonctions politiques, est significatif. On a attendu quatre jours avant de l’arrêter et de le placer sous protection. La manière dont Eulex va traiter cette affaire sera un bon test pour vérifier jusqu’où cette mission est prête à aller pour faire triompher la justice » (Lire notre article « Kosovo : Nazim Bllaca, les confessions du tueur du PDK).

Les États-Unis ont affirmé, par la bouche du porte-parole du Département d’État, Phillip J. Crowley, qu’ils soutiendraient toutes les enquêtes des autorités compétentes menées à partir des accusations contenues dans le rapport de Dick Marty, mais ils annoncent aussi qu’ils continueront malgré tout à collaborer avec le Premier ministre du Kosovo, Hashim Thaçi, malgré le rapport qui le met en lien direct avec les crimes.



Phillip J. Crowley précise que le rapport ne changera pas les rapports des USA avec Pristina : « Je ne pense pas que cela va changer fondamentalement les rapports américano-kosovars. Ceux-ci sont basés sur des intérêts mutuels, et non sur une personne en particulier ».

Dans le paragraphe 70 de son rapport, Dick Marty fait pourtant explicitement appel aux Américains : « Hashim Thaçi et les autres membres du ‘groupe de la Drenica’ sont mentionnés comme étant des acteurs clés dans les rapports d’informations sur les structures du crime organisé au Kosovo, à l’image d’une véritable mafia. J’ai étudié ces divers rapports avec consternation et un sentiment d’insulte morale ».

Dans la note en bas de la page 27, rattachée à ce paragraphe, il précise : « ces dix dernières années, les services de renseignements de plusieurs pays occidentaux, y compris le Bureau Fédéral d’Investigation (FBI) des États-Unis, ainsi que plusieurs analystes de divers nationalités qui travaillent au sein des structures de l’Otan ont préparé des rapports lourds d’accusations, étayés par des faits, basés sur des sources fiables, sur toutes les activités illégales de ce fameux ‘groupe de Drenica’. »

Les « confessions » de Stu Kellock, ancien chef de la police de la MINUK

L’ancien chef du Département de police de la Minuk en 2000 et 2001, le capitaine canadien Stu Kellock, affirme dans une interview publiée sur le site internet de la télévision nationale serbe  que des rumeurs circulaient sur un trafic d’organes mais qu’il n’avait pas assez d’hommes pour les vérifier, et qu’il est impossible que le chef de la mission des Nations Unies de l’époque, Bernard Kouchner, n’ait pas été mis au courant des ces aspects de la criminalité organisée au Kosovo.

« Je ne peux pas affirmer que Kouchner connaissait le trafic d’organe, mais il est impossible qu’il n’ait pas eu d’informations sur le crime organisé au Kosovo. Le commissaire de police l’informait régulièrement, et les médias lui posaient de nombreuses questions à ce sujet ».

« J’étais tout à fait conscient de qui était monsieur Thaçi et de l’influence qu’il avait. Cependant, dans les cercles ou j’exerçais mon travail, toute critique à son égard ou à l’égard de ses collaborateurs était immédiatement rejetée. J’ai été témoin de la montée au pouvoir des nouveaux hommes d’État. Il était parfaitement clair que Thaçi avait été choisi et qu’il ne serait jamais mis en accusation pour ses activités criminelles. Pourtant, il avait une influence directe sur la collecte des impôts, le trafic de drogue, de femmes, d’armes et la contrebande en tout genre. »

« Il y a même eu une fusillade, lorsqu’un des agents de la sécurité de la Minuk à été tué et qu’un million de deutschmarks ont été volés. Personne n’a été capable de nous expliquer comment et pourquoi un million de marks en espèces se trouvait dans l’hôpital de Pristina. »

« Je me souviens qu’on a expliqué aux autorités de police que l’arrestation de Sabit Geci - un des fondateurs de l’UÇK, proche collaborateur de Hashim Thaçi, qui a été condamné en 2001 à cinq ans de prison pour extorsion de fonds - provoquerait des réactions au sein de la population locale. De mon côté, on m’a clairement fait comprendre que Sabit Geci serait libre dès le lendemain de son arrestation. Il n’en a pas été ainsi, et j’ai tout fait pour que cela ne se produise pas. Je ne sais pas si l’on cherchait à m’intimider avec ces menaces. À l’époque, je n’étais pas vraiment conscient des enjeux. Tout le monde savait qui était Sabit Geci et qui étaient ses collaborateurs ».

Stu Kellock poursuit ses confessions. « A Tropojë, on a été accueillis par le chef de la police et quelques-uns des ses hommes. Il nous a dit qu’il venait tout juste d’abattre un homme qui se trouvait en détention pour nous montrer qu’il contrôlait la situation ». Selon ses dires, il était clair que les frontières vers l’Albanie étaient contrôlées par d’anciens membres de l’UÇK et que passaient par là, sans aucun problème, de l’héroïne d’Afghanistan, de l’essence, des femmes, des armes et d’autres choses encore. « Je me souviens qu’on essayait de négocier avec ce chef de la police, qui était assis en bout de table comme une sorte de dictateur. Il était visiblement déçu de voir qu’on ne lui avait pas amené de cadeau. À la fin, on a réussi à récupérer quelques voitures qui se trouvaient sur le parking de la police, et à nous assurer des chemins que prenaient les trafics ».

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