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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 10:49

Hosni Moubarak le 8 janvier 2011 au Caire.

 

L’ex-président égyptien Hosni Moubarak et ses deux fils Alaa et Gamal ont été placés en détention pour 15 jours par la justice, deux mois après la chute du raïs face à une révolte populaire, alors que la pression monte pour qu’il soient jugés.

Les événements se sont précipités mardi en fin de journée et dans la nuit, avec les annonces de l’hospitalisation du président déchu, 82 ans, son interrogatoire pour une enquête sur les violences contre les manifestants qui ont provoqué son départ, et les mises en arrestation des trois hommes.

«Le procureur général Abdel Maguid Mahmoud a ordonné la mise en détention préventive pour 15 jours de l’ancien président Hosni Moubarak et ses deux fils dans le cadre de l’enquête» sur l’usage de la violence contre les manifestants pendant le soulèvement de janvier et février, a indiqué un porte-parole du parquet.

Il a par ailleurs indiqué que l’interrogatoire de l’ancien président et de ses fils n’avait pu être mené au Caire «pour des raisons de sécurité».

La justice a ajouté que «des raisons de santé» avaient nécessité le transport de M. Moubarak à l’hôpital de Charm el-Cheikh, une station balnéaire de la péninsule du Sinaï (est), où il est assigné en résidence depuis sa chute le 11 février dernier.

Alaa et Gamal dans une prison du Caire

Son interrogatoire se poursuivra dans cet établissement, où il est placé en état d’arrestation. Une source des services de sécurité a indiqué que ses fils étaient arrivés dans la matinée à la prison de Tora, dans le sud du Caire.

Avant la révolte, Gamal Moubarak, l’un des principaux cadres dirigeants du parti au pouvoir, le Parti national démocrate (PND), était considéré comme le successeur désigné de son père. Son frère aîné Alaa, beaucoup moins présent sur la scène politique et médiatique, a fait carrière dans les affaires.

L’ex-président a commencé à être interrogé mardi et a été victime d’une crise cardiaque durant l’interrogatoire, ce qui a nécessité son hospitalisation. Il a dû être été placé en soins intensifs, selon l’agence officielle égyptienne Mena.

Tous trois sont interrogés dans le cadre de l’enquête sur l’usage de la violence contre les manifestants pendant le soulèvement de janvier et février, qui a fait quelque 800 morts.

Ils doivent aussi être interrogés sur des accusations concernant «l’utilisation de l’argent public» dans le cadre d’opérations anti-corruption en cours visant l’ancien régime, avait indiqué la justice.

Ils risquaient tous trois d’être arrêtés s’ils ne coopéraient pas, avait prévenu le ministre de l’Intérieur Mansour al-Issaoui.

«Campagne de diffamation»

Le ministre de la Justice, Abdel Aziz al-Guindi, a toutefois expliqué que l’interrogatoire d’Alaa et Gamal Moubarak concernait les violences et que les questions sur les malversations financières dépendaient d’un autre département.

Dimanche, le président déchu était sorti de son silence pour la première fois en deux mois pour défendre son «intégrité» et récuser les accusations de malversations, se disant victime d’une «campagne de diffamation», dans une allocution sonore diffusé par la chaîne Al-Arabiya. Son interrogatoire ne préjuge pas d’un procès, mais constitue un premier pas qui pourrait y conduire.

Le procès de M. Moubarak, qui a régné sans partage sur l’Egypte pendant trois décennies, est réclamé avec de plus en plus d’insistance par les mouvements qui ont mené la révolte anti-régime au début de l’année, sur fond de soupçons contre l’armée, qui dirige le pays depuis sa chute, de chercher à ménager l’ancien chef d’Etat issu de ses rangs.

Une manifestation réclamant sa traduction en justice a rassemblé vendredi plusieurs dizaines de milliers de personnes au Caire sur la place Tahrir, épicentre des rassemblements qui ont fait chuter M. Moubarak.

 

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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 01:19

 

 

 

 

 

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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 01:15

 

+ Les combats se poursuivent autour de Brega

Obama a autorisé l'agence américaine à assister les rebelles libyens, toujours en difficulté sur le terrain. Kadhafi est lâché par son ministre des Affaires étrangères.

 

 

L'Otan aux commandes

 

Le général canadien Charles Bouchard dirige désormais l'intervention internationale en Libye, rebaptisée « Protecteur unifié ». L'Alliance atlantique a pris le relais, hier matin, de la triplette franco-anglo-américaine qui avait ouvert les hostilités contre le régime de Kadhafi, le 19 mars. Pour protéger les civils, objectif n°1 de la résolution 1973 de l'Onu, le général Bouchard dispose d'une centaine d'avions et d'une douzaine de frégates. En fin d'après-midi, l'Otan indiquait avoir mené 90 sorties aériennes dans le ciel libyen. Elle a aussi promis une enquête, alors que, selon l'évêque catholique de Tripoli, un bombardement a tué 40 civils.

 

La CIA sur le terrain

 

Ce passage de témoins a été éclipsé par des révélations du New York Times : des agents de la CIA opéreraient en Libye, depuis plusieurs semaines, aux côtés de dizaines d'agents britanniques. Ils guideraient les frappes aériennes sur les cibles au sol. La CIA aurait aussi reçu d'Obama l'autorisation d'armer les rebelles. Mais aucune livraison ne serait encore parvenue, le débat faisant rage à Washington sur la fiabilité des insurgés, et sur la présence d'éléments d'Al-Qaida dans leurs rangs. En attendant, sur le terrain, les rebelles regroupaient leurs forces autour de Brega, réclamant des frappes de l'Otan sur les colonnes blindées de Kadhafi, qui leur permettraient de repasser à l'attaque.

 

Un lieutenant de Kadhafi déserte

 

Arrivé à Londres mercredi soir, le ministre libyen des Affaires étrangères, Moussa Koussa, a été interrogé par les services britanniques. Il serait psychologiquement affaibli. « Sa démission montre que le régime de Mouammar Kadhafi est divisé, sous pression, et s'effondre de l'intérieur », estimait, hier, le chef de la diplomatie britannique, William Hague. Moussa Koussa ne bénéficiera d'aucune immunité, affirme Londres, alors que l'Écosse souhaite interroger l'ancien chef du renseignement de Kadhafi sur l'attentat contre un avion de la Panam (270 tués) au-dessus de Lockerbie en 1988.

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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 12:15
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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 12:14
AFP  

Le président Barack Obama dépêche mercredi ses principaux lieutenants au Congrès à Washington avec pour mission d'expliquer l'opération militaire américaine en Libye à des élus échaudés par ce nouveau conflit qui s'ajoute aux guerres en Irak et en Afghanistan.

La secrétaire d'Etat Hillary Clinton, le secrétaire à la Défense Robert Gates, le directeur du renseignement James Clapper et le plus haut gradé américain, l'amiral Mike Mullen, vont présenter mercredi après-midi à huis clos un compte-rendu de la situation aux élus des deux Chambres.

Nombre de parlementaires, républicains comme démocrates, ont déploré ces derniers jours que M. Obama n'ait pas cherché l'approbation du Congrès avant de lancer l'opération en Libye.

Par ailleurs, plusieurs élus des deux partis et des deux chambres ont exprimé leurs inquiétudes concernant les objectifs, la durée et le coût des opérations.

M. Gates a répété à plusieurs reprises que la durée de l'opération ne pouvait être fixée avec précision. "Je ne pense pas que quiconque ait une idée", a-t-il dit sur la chaîne CBS dimanche.

Une première réunion est prévue à 14H30 (18H30 GMT) avec les élus de la Chambre des représentants et une deuxième à 17H00 (21H00 GMT) avec ceux du Sénat.

Parmi les mécontents, le chef de la minorité républicaine du Sénat, Mitch McConnell, avait estimé lundi que le Congrès n'avait pas été consulté de façon "adéquate" au sujet de l'engagement des forces américaines en Libye.

A l'autre bout de l'échiquier politique, le représentant démocrate de gauche Dennis Kucinich opposant farouche aux guerres américaines en Irak et en Afghanistan, a proposé la semaine dernière une mesure visant à empêcher l'emploi de fonds américains pour financer les opérations en Libye.

Dans une déclaration devant la Chambre mercredi, M. Kucinich s'est inquiété de l'intention de l'administration Obama d'armer les rebelles, citant une information du New York Times affirmant que des éléments de l'opposition "pourraient être liés à Al-Qaïda".

Le républicain Mike Rogers qui préside la commission du Renseignement de la Chambre s'est prononcé mercredi contre la livraison d'armes aux rebelles. "Nous devons faire très attention avant de nous lancer dans une décision qui pourrait revenir nous hanter", a-t-il dit dans un communiqué.

Toutefois, l'intervention militaire décidée par Barack Obama a obtenu le soutien d'élus démocrates, mais aussi celui de membres de l'opposition.

Le sénateur républicain John McCain, candidat malheureux à la présidentielle en 2008, très écouté sur les questions de défense, a appuyé sans réserve la décision du président.

"Si notre objectif en Libye mérite qu'on se batte, et je crois qu'il le mérite, alors les Etats-Unis doivent rester fermement engagés à obliger Kadhafi à quitter le pouvoir", a dit M. McCain mardi devant le Sénat.

Outre les deux réunions à huis-clos de mercredi, l'administration devra rendre des comptes devant le Congrès au cours d'une série d'auditions cette semaine. Les commissions de la Défense des deux chambres entendront jeudi les principaux responsables militaires du pays, dont M. Gates.

Après avoir pris connaissance de la situation, le Congrès pourrait décider de tenir un vote formel pour approuver l'opération militaire américaine en Libye aux côtés des alliés de l'Otan. Une initiative à laquelle le président Obama serait favorable.

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 01:46
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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 01:41

Le président du Yémen, Ali Abdallah Saleh, s'est dit prêt vendredi à remettre le pouvoir entre "des mains sûres" pour éviter un bain de sang.

 

 

Au pouvoir depuis 32 ans, Saleh est confronté depuis des semaines à un mouvement de contestation. Des dizaines de milliers d'opposants ont à nouveau manifesté vendredi à Sanaa à l'occasion d'une "Journée du départ".

De sources politiques yéménites, on indique que deux canaux de négociations ont été ouverts pour tenter de parvenir à une transition pacifique dans cet Etat de la péninsule arabique, dont le territoire sert de refuge à des combattants d'Al Qaïda.

"Nous ne voulons pas du pouvoir, mais nous devons le transférer entre des mains sûres, pas entre des mains malades, pleines de ressentiment ou corrompues", a lancé Ali Abdallah Saleh à plusieurs milliers de ses partisans rassemblés dans la capitale lors d'un discours retransmis à la télévision d'Etat.

"Nous sommes prêts à quitter le pouvoir", a-t-il insisté.

Un "Vendredi de la tolérance", concurrent de la "Journée du départ", a rassemblé des partisans de Saleh, qui ont brandi des portraits du chef de l'Etat et déployé des banderoles proclamant "Non au chaos, oui à la sécurité et à la stabilité". Certains étaient armés de pistolets et de poignards, d'autres agitaient des drapeaux et chantaient des hymnes patriotiques.

Dans un autre quartier de Sanaa, des dizaines de milliers d'opposants ont participé à une nouvelle journée de mobilisation. Ils ont notamment brandi des cartons rouges pour exiger du président qu'il "dégage".

Des coups de feu ont retenti lorsque les troupes d'un général yéménite déterminé à assurer la protection des manifestants ont tiré en l'air pour empêcher une foule de partisans de Saleh de s'approcher du rassemblement des opposants, ont rapporté des témoins.

Un soldat membre du dispositif de protection des manifestants a été blessé par des tireurs postés dans un bâtiment, ont ajouté des témoins.

Ces incidents ont toutefois été d'une ampleur nettement moindre que ceux de vendredi dernier, lorsqu'une journée de protestation similaire avait causé la mort de 52 personnes dans la capitale.

En réaction, des généraux, des diplomates et des chefs de tribu se sont désolidarisés du président et ont apporté leur soutien aux opposants.

Les médias officiels ont cependant rapporté vendredi, sans plus de détails, que des "éléments" de l'opposition avaient abattu une personne et en avaient blessé quatre autres dans la province de Maarib, à l'est de la capitale.

En butte à des manifestants qui campent devant l'université de Sanaa depuis six semaines pour réclamer son départ, Saleh a offert mercredi une nouvelle concession à des détracteurs, en promettant d'organiser l'élection présidentielle en janvier 2012.

Toutes ses propositions ont été rejetées par ses opposants, qui exigent son départ immédiat.

Dans les milieux politiques, on déclare que des négociations sont en cours pour tenter de trouver une issue à la crise, avec l'aide de médiateurs occidentaux, et qu'un entretien a notamment été organisé entre Ali Abdallah Saleh et le général Ali Mohsen pour évoquer l'avenir des deux hommes.

Parallèlement, des pourparlers politiques plus larges ont été lancés pour tenter de définir un processus de transition.

Général influent, considéré comme le deuxième personnage du régime, Ali Mohsen a basculé du côté des opposants après les morts de vendredi dernier.

Dans son entourage, on déclare qu'il pourrait accepter de quitter le pays avec ses proches si Ali Abdallah Saleh en faisait de même.

Un porte-parole du président a démenti les informations en ce sens rapportées dans un premier temps par le Wall Street Journal, tout en reconnaissant que les deux hommes s'étaient rencontrés au cours des 48 heures précédentes.

D'après le Wall Street Journal, Ali Abdallah Saleh et Ali Mohsen auraient évoqué les modalités de leurs démissions afin de parvenir à un gouvernement civil de transition.

Pendant de nombreuses années, Saleh, arrivé au pouvoir en 1978 au Nord-Yémen avant de devenir en 1990 le président du pays réunifié, a été soutenu par les Occidentaux et les pays arabes, qui voyaient en lui l'homme idoine pour fédérer les nombreuses tribus qui composent le Yémen.

Les pays occidentaux, dont le Yémen est un allié dans la lutte contre Al Qaïda, et l'Arabie saoudite s'inquiètent désormais du vide de pouvoir à Sanaa en cas de départ de Saleh.

Dans ce pays de 23 millions d'habitants, l'opposition dénonce la corruption et la montée du chômage. Quarante pour cent de la population du Yémen vit avec moins de deux dollars par jour et un tiers souffre de malnutrition. Le chômage touche 35% de la population et 50% chez les jeunes.

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 01:37

 

 

L'opposition a rejeté, mardi 22 mars, une offre du président yéménite Ali Abdallah Saleh de quitter le pouvoir début 2012, exigeant "son départ immédiat", selon son porte-parole Mohamed al-Sabri. Plus tôt dans la journée, le président contesté a mis en garde contre les risques d'une guerre civile au Yémen, et des chars d'unités rivales montaient la garde dans des points stratégiques de Sanaa.

 

"Départ immédiat"

 

"Le peuple yéménite réclame le départ immédiat" du président, a dit le porte-parole. "Une seule chose pourra satisfaire le peuple, et c'est la démission de cet homme", a-t-il ajouté.

 

Le président contesté avait offert de quitter le pouvoir début 2012, après la tenue d'élections législatives.
Selon un haut responsable qui a requis l'anonymat, le chef de l'Etat, dont le mandat expire fin 2013, propose pour sortir de la crise dans le pays "la tenue d'élections parlementaires avant la fin 2011, suivies de l'élection par les députés d'un président début 2012"

Diplomates et ambassadeurs


De nouvelles défections ont été enregistrées dans les rangs des diplomates avec les ambassadeurs au Pakistan, au Qatar, àOman, en Espagne et le consul à Dubaï, selon des médias.
En effet, la contestation lancée fin janvier pour réclamer le départ du président et de meilleures conditions de vie, a pris de l'ampleur après la mort le 18 mars de 52 personnes dans une attaque contre des manifestants à Sanaa attribuée à des partisans du régime. C'est pourquoi des représentants de la Ligue arabe ont condamné mardi "des crimes contre des civils" commis au Yémen et exhorté les autorités yéménites à répondre aux demandes de la population de "façon pacifique".
Ali Abdallah Saleh, 69 ans dont 32 au pouvoir, a averti que tout complot pour précipiter son départ conduirait le Yémen, un pays pauvre de 24 millions d'habitants, à la guerre civile.
"Toute tentative de prendre le pouvoir par un coup d'Etat conduirait 

à la guerre civile", a-t-il déclaré à la télévision devant des chefs militaires, considérant que les divisions au sein de l'armée étaient "néfastes" pour le pays.

 

Le général Ali Mohsen al-Ahmar


Les protestataires ont reçu lundi l'appui de chefs de l'armée, dont le général Ali Mohsen al-Ahmar, responsable du nord-est qui comprend la capitale.
Des blindés d'unités fidèles au général Ahmar ont été déployés autour de la Banque centrale, du siège du Congrès populaire général (CPG, parti présidentiel) et d'autres installations vitales à Sanaa.
Mais des tanks de la garde présidentielle, dirigée par le fils du président, Ahmed Saleh, et des forces spéciales, commandées par son neveu Tarek Saleh, ont pris position autour du palais présidentiel.
Le général al-Ahmar a indiqué à l'AFP souhaiter "des pressions sur le président pour qu'il accepte un plan de l'opposition prévoyant une feuille de route pour une transition pacifique, incluant son départ avant la fin de 2011".
Mais la majorité des manifestants, qui campent dans le centre de Sanaa, refusent cette idée et exigent un départ immédiat de M. Saleh qui reste sourd à tous les appels dans ce sens.

 

"Revenir à la maison"


L'influent prédicateur religieux Abdel Majid Zindani, un allié d'hier du président, a été plus direct. "Ayez du courage et prenez votre décision" de céder le pouvoir, a-t-il déclaré sur la télévision Al-Jazira du Qatar.
M. Saleh, qui assure bénéficier du soutien de "la grande majorité" du peuple, a estimé que les "officiers et les diplomates (qui ont fait défection) tombent comme les feuilles mortes".
"Il n'est pas trop tard pour eux de revenir à la raison", a-t-il ajouté.
Aux jeunes qui manifestent, le président a dit qu'ils étaient "victimes de forces politiques vieillissantes comme les nassériens, les communistes et les houthis", les rebelles chiites dans le nord du pays.
Enfin à Aden, principale ville du sud, la rédaction du quotidien 14 Octobre, porte-voix du régime, a aussi rejoint la contestation et décidé de cesser à faire paraître le journal.

 

 

 

 

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19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 13:46

Samedi 19 mars, 13h

Le cessez-le-feu n'était donc bien qu'un moyen de gagner du temps. Les forces de Kadhafi ont eu le temps de se masser autour de Benghazi. Samedi matin, elles étaient entrées dans les faubourgs de la ville rebelle et des tanks des forces pro-Kadhafi étaient entrés dans la ville même en milieu de journée. Les habitants avaient subit plusieurs bombardements par les airs dans la nuit de vendredi à samedi.

Samedi à l'aube, les défenses anti-aériennes des rebelles avaient réussi à abattre un avion de chasse des forces de Kadhafi sous les yeux de journalistes de l'AFP. C'est en tout cas ce qu'avaient cru comprendre les témoins ayant assisté à la scène. Des cris de joie avaient alors accompagné la chute et le crash de l'appareil dans une zone habitée. Mais l'opposition anti-Kadhafi confirmait officiellement, samedi midi, que l'avion abattu était un appareil des insurgés. Ils l'aurait pris pour cible par erreur.

Des milliers de personnes commençaient à quitter Benghazi pour échapper aux combats.

La France organisait un sommet international sur la Libye à Paris : "un dernier signal"

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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 18:23

Alors que les titres des journaux sont focalisés sur le sort changeant des opérations militaires de l’un et de l’autre camp, dans l’affrontement entre le gouvernement libyen et les unités du soulèvement populaire de l’Est du pays, le dénouement de la crise révolutionnaire en Libye se joue sur le plan de la politique internationale. Tout d’abord, allant à l’encontre de toute la propagande qui place l’impérialisme dans le camp opposé à Kadhafi, le Financial Times (4/03) n’hésite pas à affirmer que « les millions du pétrole sont encore canalisés vers Kadhafi ». Plus précisément, « selon de hauts fonctionnaires occidentaux et des marchands contactés par le Financial Times, les paiements en échange du pétrole brut exporté empruntent le chemin de retour vers la Banque Centrale de Libye et se trouvent potentiellement sous le contrôle direct du colonel Kadhafi ». Entre la dernière semaine de février et les premiers jours de mars, les revenus correspondant à l’exportation d’un million de barils par jour ont totalisé 770 millions de dollars. Vu que l’argent est le nerf de la guerre, les dividendes internationaux que Kadhafi est en train de percevoir sont essentiels à sa performance militaire. Il est symptomatique que les positions « agressives » prises par les Nations Unies et l’Otan contre le « chef suprême » de la Libye n’incluent pas l’embargo pétrolier.

De même, les investissements du Fonds Souverain de la Libye placés dans les plus importantes multinationales n’ont été ni saisis ni gelés. Le nationaliste Kadhafi n’a pas consacré les réserves de devises libyennes à payer la dette externe — comme cela se fait en Argentine — mais pour intégrer le capital de Glaxo, de Shell, de Vodafone, de British Petroleum, d’Exxon, de Chevron, de Pfizer, de Halliburton, etc. (Urgente24.com). Cette liste n’inclut pas les investissements des multinationales en Libye ni ceux de la Chine. « En 1977, la Libye a répondu à l’appel au sauvetage de Fiat en achetant 15 % de ses actions. La participation du capital libyen chez Fiat est de 2 % ; à présent, Fiat fait partie du capital de Chrysler, au côté du Trésor états-unien. Kadhafi possède même une part du capital de la Juventus. Il a établi, via Fininvest, une alliance avec le premier ministre Berlusconi concernant d’importants médias. Depuis le début de la révolution, les comptes européens de Kadhafi n’ont cessé de recevoir les dividendes de ses investissements. Il est évident que l’impérialisme est loin de vouloir étrangler économiquement Kadhafi. Une intervention sur ce vaste éventail d’investissements modifierait le fonctionnement des Bourses internationales » et … on court le risque que quelques pays arabes songent à retirer leurs fonds ... » (Urgent24.com). La plupart d’entre eux gèrent leurs excédents financiers au moyen des Fonds Souverains. « Plus récemment — rapporte Le Monde (3/03) — le Fonds Souverain de la Libye s’est lancé dans une gestion financière appelée “alternative”, grâce à la création de son propre fonds spéculatif à Londres : FM Capital Partners, doté de 3 milliards de livres sterling (4,5 milliards de dollars). Au total, entre 2006 et 2009, selon des sources officielles, ce portefeuille a rapporté 2,4 milliards de dollars (et continue d’en rapporter) ». Le chaviste d’Afrique du Nord dispose donc d’un énorme apport financier international pour mener sa guerre contre les populations rebelles.

Les promesses de blocus militaire n’ont pas connu un meilleur sort. Après d’innombrables avertissements, l’établissement d’une zone d’exclusion aérienne contre l’aviation de Kadhafi n’a pas abouti. « Rien de tout cela ne semble avoir fonctionné —raconte une correspondante de La Nation (6/03) — même parmi ceux qui critiquent la Maison-Blanche pour ne pas soutenir plus ouvertement les rebelles. » Ils ont leurs "raisons" : « J’aimerais beaucoup pouvoir remettre des armes aux forces de l’opposition en Libye, mais je ne sais pas qui ils sont ni quels sont leurs objectifs, a admis le sénateur républicain Lindsey Gram » (La Nation). Kadhafi constitue, alors, un "moindre mal". Il n’a pas été véritablement condamné par l’impérialisme qui attend pour ce faire qu’il ait fait fléchir l’opposition et qu’il la pousse à venir se placer sous la tutelle de l’impérialisme. Pour WSWS.org en fait, Obama « intensifie les opérations militaires en Libye » ; WSWS.org cite le New York Times pour dénoncer la présence au large des côtes libyennes de l’Unité Expéditionnaire des Marines, qui fournit une force militaire intégrale : aérienne, maritime et terrestre, capable de projeter très rapidement sa puissance à des centaines de kilomètres, depuis les eaux de la Méditerranée ou depuis des têtes de pont sur la côte. Cependant, ce déploiement signifie seulement (et rien de moins) que l’impérialisme états-unien cherche à arbitrer une impasse sur le terrain à son avantage, c’est-à-dire, à dicter les termes d’une issue politique. Comme l’explique mieux un chroniqueur du New York Times (La Nation, 8/03) : « Sans tirer un seul coup de feu, au moyen d’une opération relativement passive qui emploierait un avion pour bloquer les signaux dans l’espace aérien international, on pourrait gêner la communication du gouvernement libyen avec ses unités militaires ». Si cela ne se fait pas c’est parce que la liberté d’action de l’aviation de Kadhafi est utilisée par Obama comme un chantage à l’égard du bloc de forces révolutionnaires qui se sont levées contre le dictateur pro impérialiste. C’est en ce sens que devait agir l’équipe britannique de commandos qui a été arrêtée par les comités révolutionnaires après avoir débarqué à l’est du pays.

En fait, une crise politique profonde se déroule dans le camp de l’opposition, dont le projet principal est la formation d’ « un gouvernement de transition » dirigé par l’ex-ministre de la Justice de Kadhafi, Mustafa Abdel-Jalil (Stratfor, 8/03). Abdel-Jalil est l’homme de l’impérialisme qui a proposé une amnistie pour Kadhafi et un appel aux élections dans quatre-vingt-dix jours. Justement, la formation de ce gouvernement cherche à en finir avec l’activité autonome des comités, afin de vaincre la méfiance de l’impérialisme vis-à-vis de l’"anarchie" qui pourrait s’instaurer dans le camp révolutionnaire. La majeur partie de ce gouvernement est composée de hauts fonctionnaires qui ont fait défection à Kadhafi. Les compagnies pétrolières ont virtuellement arrêté la production dans les gisements de l’est. Selon certaines sources, ce gouvernement aurait cherché à entreprendre une campagne de conquête vers l’ouest, ce qui implique une couverture militaire étrangère, au moins sous la forme d’une intervention qui neutralise l’aviation de Kadhafi, c’est pourquoi il a demandé une déclaration internationale qui imposerait la fermeture de l’espace aérien. Cependant, la progression de la révolution, depuis ses débuts, le 17 février, ne s’est pas produite de la sorte, mais plutôt par des soulèvements révolutionnaires successifs, d’une ville à l’autre. C’est la voie à suivre, mais pour cela il faut mettre fin à ce gouvernement qui s’est formé en tournant le dos aux comités. Un gouvernement véritablement révolutionnaire développerait une vaste agitation nationale pour provoquer de nouveaux soulèvements populaires.


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