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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 18:47
 
Si Chevènement était socialiste, il soutiendrait Montebourg

PARIS — Le président d'honneur du MRC Jean-Pierre Chevènement affirme que s'il était au Parti socialiste, il soutiendrait la candidature d'Arnaud Montebourg à la primaire pour la présidentielle, dans un entretien à La Croix à paraître vendredi.

"Arnaud Montebourg a approfondi sa réflexion et ouvert des pistes intéressantes" et "si j'étais socialiste, je le soutiendrais à l'occasion des primaires", assure le sénateur de Belfort qui avait participé en août dernier à la 38e Fête de la Rose organisée par le député PS de Saône-et-Loire.

"Je constate que les quatre autres candidats les plus en vue ne diffèrent pas sur les orientations générales concernant l'euro et l'Europe. Ils ne nous proposent comme solution qu'une intégration politique, toujours plus poussée, dans un système qui, en l'état actuel des textes profondément néolibéraux, nous engloutirait dans l'empire des marchés financiers", argue-t-il.

"Or, moi, je suis pour la nation républicaine, pas pour l'empire, quelle qu'en soit la forme. Si je suis candidat à la présidentielle, ce sera pour faire bouger les lignes", conclut celui qui avait obtenu 5,3% en 2002.

M. Chevènement, qui a déclaré mercredi que sa candidature en 2012 apparaissait "de plus en plus comme une nécessité inéluctable", prendra sa décision à l'automne.

Si des socialistes espèrent toujours que le MRC participe à la primaire, Jean-Luc Laurent, président du MRC, a dit jeudi à l'AFP, à l'issue d'une réunion avec le PS : "On ne participera pas à la primaire en ayant un candidat du MRC ni en soutenant quelqu'un" car il n'y a "pas de débat préalable sur une orientation commune" dans ce processus.

Alors que certains pensent que le MRC cherche ainsi à mieux négocier pour les sénatoriales et les législatives, M. Laurent a affirmé: "Non, ce n'est pas un accord électoral contre sa non-candidature!".

 

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 18:33

Arnaud Montebourg consulte et rallie des intellectuels, rassemble ses réseaux et s'arme sur le Net en vue de la bataille des primaires socialistes qui débutera le 16 juillet. Il mise sur la radicalité et la singularité de son projet face à deux candidats mainstream, François Hollande et DSK, que peu de choses différencieront en dehors des performances respectives de leurs régimes amaigrissants.



Primaires PS : Montebourg, un peu d'air frais ?
Pour la fusée Montebourg, le compte à rebours a commencé. Jour après jour, le député de la Saône et Loire peaufine son dispositif pour les primaires socialistes qui démarreront le 16 juillet pour s'achever par les scrutins des 9 et 16 octobre.

Arnaud Montebourg n'a pas beaucoup d'illusions sur un Parti socialiste qui, muet sur la mondialisation depuis des années, a offert tout un électorat populaire sur un plateau d'argent à Marine Le Pen. « Si la gauche ne gagne pas en 2012, le PS éclatera. », lance-t-il, songeur mais on ne sent pas que cette hypothèse le ravit. Le PS vu de sa fenêtre ? Une machine à broyer l'innovation et le renouveau des idées. Une machine qui tend irrésistiblement à couper du peuple l'électorat du PS, quitte à le rétrécir toujours davantage. « Aux lecteurs du Monde ? » plaisante-t-il avec un sourire doux-amer. Une machine qui a failli le tuer lui-même lorsqu'il a tenté de faire des compromis, avec Ségolène Royal puis avec Martine Aubry. Il en a récolté une image de jeune politicien tacticien prompt aux compromis utiles à sa carrière.

Un malentendu, explique-t-il aujourd'hui. Après avoir rassemblé la gauche du non au TCE (48% au référendum interne de 2004 tout de même), il a été abandonné par ses alliés (Vincent Peillon notamment) au Congrès du Mans de 2005, ce qui a abouti à la dilution de son courant NPS (Nouveau parti socialiste), les statuts ne lui permettant plus de disposer des parrainages suffisants pour maintenir son courant. Il a cru bon ensuite de bâtir une alliance avec Ségolène Royal, qui a ensuite piétiné ses deux exigences - la lutte contre la mondialisation et la VI° République -. Montebourg insiste sur le fait que sa ligne n'a pas varié, comme s'il tenait absolument à démontrer une constance et une pugnacité qu'il n'a pas toujours su manifester dans le passé.

Mais comme tout challenger - c'est bien la moindre des choses - Arnaud Montebourg croit aujourd'hui en ses chances. Son premier atout est d'être le seul candidat de rupture à gauche. Partisan de la démondialisation et d'un « protectionnisme vert », son credo lui parait aujourd'hui en effet le seul opposable à gauche à celui de Marine Le Pen. Il pense incarner le seul programme d'alternative au sein d'une gauche dont l'image est de plus en plus gestionnaire, en décalage avec des classes populaires et moyennes affolées par la mondialisation.

Le vote utile va s'imposer à gauche

La synthèse entre l'écologie et le protectionnisme, qu'il a explicitée sur 300 pages dans son livre Des idées et des rêves (1), était plutôt inattendue. On aime bien Gramsci et son hégémonie culturelle du côté de chez Montebourg et le contexte sert ladite synthèse : la désindustrialisation de la France sera l'un des thèmes forts de la campagne 2012; et, adoubé par les enjeux de l'écologie, le protectionnisme gagne plus facilement une vraie légitimité parmi les intellectuels et les classes moyennes. Quand au peuple français, chacun sait que, dès qu'on lui pose la question, il se prononce à une écrasante majorité pour la protection, toutes les études en témoignent. Mais le peuple votera-t-il aux primaires ?

Une chose est sûre : sur ce terrain, le positionnement de Montebourg est singulier et son directeur de cabinet, Gaël Brustier, un ancien du Mouvement des citoyens, auteur de livres salués dans ces colonnes (2), se réjouit de voir la bonne humeur s'installer entre jeunes chevènementistes et ex-militants du pôle écologique du PS qui s'apprêtent à animer la campagne des primaires.

Qui d'autre en effet ? Jean-Luc Mélenchon ne mord pas sur l'électorat populaire, du moins selon les sondages. Son allié communiste aussi discret que pesant, le contraint à ne pas trop s'écarter d'une ligne politiquement correcte, façon « Good bye Lénine » de la social-démocratie. Il ne parlera ni de sécurité ni d'immigration sauf pour défendre les sans-papiers, et on a vu qu'il était passablement gêné aux entournures sur l'euro. En outre, que deviendront les candidatures écolo et Front de Gauche lorsque la gauche tétanisée par le risque d'une élimination au premier tour, sonnera le tocsin de la lutte anti-Le Pen ?

En réalité, selon les calculs d'Arnaud Montebourg, les primaires socialistes seront le seul vrai débat de  l'élection présidentielle. Nous vivrons ensuite une campagne à trois forces centrifuges - UMP, PS, FN - qui lamineront tout le champ politique. Plus encore qu'en 2007 où l'on sentait bien l'affaiblissement du Front national, le vote utile s'imposera à gauche. D'ailleurs, des primaires ouvertes à toute la gauche définiraient, en pointillés, selon lui, les contours d'un grand parti de gauche.
 
La gauche du PS, - Henri Emmanuelli et Benoît Hamon - est encalminée par son alliance avec Martine Aubry, laquelle est pieds et poings liés avec DSK. Pour le staff de Montebourg, l'affaire est pliée : la première secrétaire du PS ne pourra pas rompre le pacte dit de Marrakech, car son maintien contre DSK ferait le jeu de François Hollande, en divisant par deux l'actuelle majorité. En confirmant son ralliement, le maire de Lille gagnerait son ticket pour Matignon en cas de victoire de DSK, alors qu'elle perdrait sa majorité au PS en ferraillant avec l'homme du FMI.

Enfin, Ségolène Royal, bien qu'elle affirme encore l'inverse, ne sera pas, selon Montebourg, candidate jusqu'au bout. Mieux vaudra pour elle pactiser avec Strauss-Kahn en évitant de mesurer son poids électoral déclinant au sein de la gauche. Attentifs aux « quali », ces études donnant la parole aux futurs électeurs des primaires, les montebouriens affirment en effet que la Présidente de Poitou-Charentes est décrédibilisée pour une très large majorité d'électeurs de gauche.

Une fois débarrassée « des deux filles », la route du 9 juillet serait ainsi plus ouverte qu'il n'y parait pour le député de la Saône et Loire : si la compétition ne concernait que trois candidats - DSK, Hollande et Montebourg -, ce dernier pourrait alors se déployer à l'abri des deux autres candidats. D'abord parce que les troupes dskistes attaqueront frontalement les hollandais et parmi eux nombre d'élus soucieux de ne pas se mettre en difficulté lors des prochaines échéances électorales, les seules qui comptent pour leur carrières. Ensuite parce que, sur le front des idées, Hollande n'est qu'un sous-produit du strauss-kahnisme. Peu de choses séparent en effet les deux candidats réformistes : ils sont européistes, partisans de l'orthodoxie budgétaire et libre-échangistes, même si l'un et l'autre auront la tentation de gauchir leurs discours. DSK a déjà commencé en évoquant le mot-fétiche de Montebourg, démondialisation. Quant à François Hollande, son contact avec Jean-Pierre Chevènement montre qu'il songe lui aussi à passer à gauche, un grand classique des batailles internes au PS.

Qu'importe, pour Montebourg la bataille Hollande-DSK sera illisible, « deux nègres dans un tunnel » lance-t-il. Là réside sa chance : alors que dskistes et hollandais se déchireront à coup de chantages aux postes ministériels et locaux, la charge légère de la brigade Montebourg pourrait le hisser au deuxième tour des primaires. Dès lors, tout serait possible.

Mobiliser très au delà du PS

Au fait Montebourg, combien de divisions ? Le député dispose il est vrai de moyens limités. Ses points d'appui se situent en Bourgogne bien sûr, mais aussi dans le Nord-est de la France, en Languedoc-Roussillon et en Rhône-Alpes. Il bénéficie aussi du soutien de l'ex-pôle écologique du PS de Géraud Guibert, quelques centaines de militants tout de même. Il compte bien élargir son audience durant la campagne des primaires. D'abord, toute la gauche du PS, et une bonne partie des aubrystes ralliés au Maire de Lille pour s'opposer à DSK, se sentira trahie dès lorsque Martine aura pactisé avec Dominique. Certes, Hamon et Emmanuelli plieront, mais leurs troupes se sentiront plus proches des idées de Montebourg que de celles de DSK. Deuxième atout, son fort engagement écologique - il défend un protectionnisme « vert » - peut lui faire gagner des suffrages dans cet électorat dont une partie votera aux primaires socialistes. Enfin, la fibre républicaine de Montebourg, vivifiée par des relations anciennes et maintenues avec Jean-Pierre Chevènement, peut faire du candidat Montebourg un rasoir à trois lames. Il vient d'ailleurs de s'adresser aux Radicaux de gauche, autre famille orpheline de la gauche DSK pour leur proposer de participer aux primaires.

Il y a aussi la question des moyens. La règle des primaires limite à 60 000 euros le plafond de campagne. Montebourg ne sera donc pas désavantagé. Il bénéficiera en outre du soutien de la Netscouade sur Internet, plus gros budget de sa campagne interne, l'équipe qui avait assuré le succès de Ségolène Royal avec Désirs d'avenir. Le site desideesetdesreves.fr, fonctionne déjà depuis novembre 2010. Montebourg a pris langue avec plusieurs intellectuels non conformistes, comme Hakim El Karaoui ou l'économiste Jean-Luc Gréau, qui a été longuement interviewé sur le site. Emmanuel Todd, qu'il a rencontré plusieurs fois, va préfacer un petit ouvrage « agitatif » une sorte de manifeste vendu 2 €  : Voter pour la démondialisation (3). Montebourg y prendra position assez clairement pour une politique plus offensive à l'égard de l'Allemagne, assez hétérodoxe par rapport aux violons socialistes sur le couple franco-allemand. Enfin, Aquilino Morel, l'ancien conseiller de Lionel Jospin, devrait devenir l'un de ses porte parole, tandis que Benoït Thieulin, le patron de la Nestcouade, fait partie du staff rapproché du candidat.

Un électorat flou

La campagne des primaires socialistes conserve cependant une inconnue de taille : c'est la seule élection dont on ne connait pas le périmètre électoral puisqu'il suffira de pas grand chose pour voter. Et le résultat ne sera pas le même selon que le corps électoral sera de 500 000, un ou quatre millions de personnes. En s'investissant dans l'organisation des primaires, Montebourg a voulu torpiller - en l'ouvrant - un système qui écrase selon lui les idées au profit des batailles d'appareil.
 
L'incertitude du scrutin repose donc en grande partie sur son caractère inédit. Mais comment prôner la rupture avec le système tout en restant dans le cadre unitaire puisque chaque compétiteur devra s'engager derrière le vainqueur ? Comment crédibiliser un combat pour la démondialisation tout en acceptant de rallier ensuite celui qui restera, pour longtemps encore, l'ex-patron du FMI ? Pour réveiller un électorat de gauche anesthésié par toutes les raclées électorales et sociales subies depuis 2002, il faut sans doute taper fort. Arnaud Montebourg, le moins médiatique des candidats, peut-il y parvenir dans une campagne en forme de sprint de moins de deux mois (si on compte la trêve estivale) ? On le souhaite, ne serait-ce que par aversion pour un duel Hollande-DSK qui se jouerait davantage sur le tour de taille et le maintien médiatique que sur les idées. Montebourg, un peu d'air frais comme disait Orwell ?
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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 12:19

Deux photos, une seule personne : à gauche, l'affiche officielle de Sandra Kaz, la candidate FN aux cantonales dans le Nord ; à droite, sous le pseudo Angunn, sur un site d'escort girl Deux photos, une seule personne : à gauche, l'affiche officielle de Sandra Kaz, la candidate FN aux cantonales dans le Nord ; à droite, sous le pseudo Angunn, sur un site d'escort girl | Montage Le Post

La semaine dernière, la secrétaire d'Etat Nadine Morano pestait contre certaines candidatures invisibles du Front national lors des élections cantonales, des "candidats fantômes".
Une expression qui avait fait bondir Marine Le Pen, dimanche dernier, à la télévision, face à Jean-François Copé, le patron de l'UMP.

Les cantonales ont eu lieu les 20 et 27 mars, et certains candidats frontistes sortent brusquement de l'anonymat.

C'est le cas de Sandra Kaz, candidate du Front national aux élections cantonales à Coudekerque-Branche (Nord), qui est référencée sur des sites d’escort girls, révèlel'hebdomadaire le Phare dunkerquois, dans son édition du mercredi 30 mars.

Lors de la présentation des candidats du Front national à ce scrutin, le leader du mouvement d'extrême droite dans le Dunkerquois avait présenté Sandra Kaz comme étudiante en littérature, rappelle l'hebdomadaire. "Dans le document qu'elle transmet à la presse, elle ne cache pas qu'elle est également écrivain, et chanteuse dans un groupe de rock".

Une novice qui ne tarde pas à se faire un nom. Surfant sur la vague porteuse de Marine Le Pen, elle atteint un score de 24 % au premier tour. Au second tour, plus d'un électeur sur trois votera même pour elle dimanche dernier dans un duel qui l'opposait au candidat socialiste Joël Carbon...

Fan de Marylin Manson. "Sur le net, on la retrouve sous le pseudo de Gothika, fan de Marylin Manson, chantre ténébreux de la provoc", rapporte le Phare dunkerquois. Sur son blog (angunn66679.skyrock.com), toujours actif en janvier 2011 à deux mois des élections cantonales, Sandra-Gothika s'affiche en blonde platine, avec des serpents.

Sexy et répertoriée sur deux sites. Mais sur le net, on retrouve aussi Sandra Kaz sous le pseudo d'Angunn, blonde et sexy, qui propose ses services comme escort girl sur deux sites spécialisés. Avec l'accroche suivante : "jeune femme cultivée, ayant beaucoup voyagé et parlant 6 langues couramment, vous accompagnera dans vos diverses soirées...".


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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 00:43
Marine Le Pen, Présidente du Front National, donne une conférence de presse au siège de son parti au lendemain du premier tour des élections cantonales 2011.
Marine Le Pen, Présidente du Front National, donne une conférence de presse au siège de son parti au lendemain du premier tour des élections cantonales 2011.

La présidente du Front national tend la main aux candidats divers droite.

Marine Le Pen voit ses ambitions à la présidentielle confortées. La forte poussée du Front national au premier tour des élections cantonales -15,18% des voix- corrobore les sondages qui la créditent de 21% à 23% d'intentions de vote en 2012. «Nous avons réussi une révolution dans la vie politique française, a affirmé ce lundi Marine Le Pen. Nous talonnons l'UMP.» «Le Front national aura des élus dimanche prochain», a-t-elle pronostiqué en privé.

Le FN sera présent au second tour dans 402 cantons. Dans 39 d'entre eux, le parti frontiste est arrivé en tête au premier tour. Il espère ainsi l'emporter dans les cantons de Fréjus (Var), Perpignan-9 (Pyrénées-Orientales), Montigny-en-Gohelle (Pas-de-Calais) et Béziers-4 (Hérault), où il a respectivement atteint 39,37%, 34,61%, 35,88% et 35,17% ce dimanche.

Il y aura cinq triangulaires UMP-PS-FN. Le FN sera seul en lice face à la gauche dans 266 cantons (dans 204 face à un PS, dans 37 face à un communiste, dans 23 face à un divers gauche et dans deux face à un écologiste). Le parti de Marine Le Pen affrontera un UMP ou un divers droite dans les autres cantons. «Offrez-vous des élus qui vont tourner le dos au système UMPS!», a tonné lundi Marine Le Pen dans un appel aux électeurs en vue du second tour. Associant dans un même rejet les deux grands partis de gouvernement, la présidente du FN les a ironiquement qualifiés de «global parti».

Pour la première fois, lundi, la députée européenne a tendu la main aux candidats divers droite. Dans les cantons où le FN se sera pas présent au second tour, «si un divers droite mérite notre soutien par ses déclarations et ses positions envers le Front national, nous envisagerons la situation au cas par cas», a-t-elle déclaré.

 

Résultats plus homogènes

 

Le score obtenu au premier tour est le plus élevé atteint par le FN à des cantonales. Il est d'autant plus notable que ce parti n'avait pu présenter des candidats que dans 75% des cantons. En outre, le mode de scrutin de cette élection, majoritaire à deux tours avec une barre d'accession au second tour relevée à 12,5% des inscrits, conduit d'ordinaire une partie des sympathisants du FN à s'abstenir.

Or, dans ses fiefs traditionnels, le parti frontiste renoue avec les scores les plus élevés de son histoire électorale. Ses bastions sont le Nord (23,09%), le Pas-de-Calais (22,86%), l'Oise (24,84%), la Moselle (24,80%) et l'ensemble du Sud-Est avec les Bouches-du-Rhône (28,20%), le Var (27,60%), les Alpes-Maritimes (27,02%), le Vaucluse (26,13%), le Gard (25,07%), l'Aube (24,88%) et l'Hérault (23,40%). À Marseille, le FN a dépassé les 30% dans tous les cantons.

Dans plus de dix autres départements, le parti de Marine Le Pen a obtenu entre 20% et 23%. Le redressement du FN en Ile-de-France, déjà amorcé lors des régionales de mars 2010, s'amplifie fortement dans les départements de la grande couronne. En Seine-et-Marne, le FN a atteint 21,64% et a dépassé l'UMP, qui a recueilli 21,56%. Dans le Val-d'Oise, il a obtenu 20,18%. Dans l'Essonne, le parti frontiste a recueilli 18,79% et devance l'UMP, qui peine à 15,52%.

Autre fait marquant: le FN uniformise ses résultats dans toutes les régions. Il a progressé dans l'Ouest, qui lui était jusqu'alors hostile. À de solides points d'appuis locaux s'ajoutent donc désormais des résultats plus homogènes qu'auparavant dans l'ensemble de l'Hexagone. Des atouts incontestables pour Marine Le Pen en vue de 2012.

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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 00:24

Le ministre des Affaires étrangères et maire de Bordeaux, Alain Juppé, a appelé mardi soir à voter en Gironde pour le candidat socialiste dans les six cantons où se déroulera un duel FN/PS au deuxième tour des cantonales, dimanche prochain. Dans un communiqué de presse, celui-ci affirme qu’il n’a « jamais transigé avec le Front national » et que « dans le cas particulier des 6 cantons girondins où se joue un duel? Front national/Parti socialiste, je recommande de voter pour le candidat républicain. »

Contacté par Infos-Bordeaux, Jacques Colombier responsable du Front national en Gironde (et qualifié pour le second tour à Pauillac) a vivement réagi : « Alain Juppé a rendu un grand service au Front national en confirmant que l’UMPS est une réalité. Il vient d’ôter le dernier doute aux électeurs UMP que seul le Front national est l’alternative au parti de la régression sociale, du mondialisme et de l’appauvrissement des Français. »

La position d’Alain Juppé est pourtant loin de faire l’unanimité au sein de l’UMP. La réunion ce matin du conseil national a même été houleuse. « Cette position est désastreuse sur le terrain », a déclaré le député Yanick Paternotte. « Ce n’est pas la même chose de voter PS dans la Sarthe (le département de François Fillon) et à Marseille », a lancé un autre élu. Allusion aux « affaires » qui mettent en cause le président sortant (PS) du conseil général Jean-Noël Guérini. L’électorat UMP va t-il suivre les consignes du maire de Bordeaux ? Pas si sûr. En janvier 2011, selon une étude TNS Sofres, 43 % des sympathisants de l’UMP souhaitaient que le parti majoritaire s’allie avec le Front national.(Source: LeParisien) Le bureau du groupe UMP à l’Assemblée nationale s’est réuni, ce mardi matin, dans une ambiance très tendue. La prise de position de François Fillon sur les consignes de vote à respecter en cas de duels entre PS et FN au second tour des cantonales divise les élus du parti présidentiel. Et, pour la première fois depuis 2007, François Fillon, qui jouit d’une réelle autorité sur sa majorité, s’est retrouvé sous le feu des critiques au sein des députés UMP, certains lui reprochant de jouer sa propre partition en se démarquant de Nicolas Sarkozy sur les cantonales.
Acte politique délibéré ou simple expression d’une conviction personnelle ? Le Premier ministre a donné l’impression de s’éloigner de la consigne du «ni Front national, ni front républicain» élaborée de concert par l’Elysée et la direction de l’UMP en appelant à «voter contre le FN» en cas de duel gauche/FN. Selon les participants, à cette réunion, plusieurs députés UMP ont dénoncé la stratégie du premier ministre.
«La divergence à la tête de l’Etat est catastrophique. Je ne comprends pas la position de François Fillon», aurait ainsi lancé Bernard Debré.
«Cette position est désastreuse sur le terrain», a renchéri Yanick Paternotte, alors que Guy Teissier s’est dit «terriblement choqué» par les propos du Premier ministre, évoquant lui aussi un «dysfonctionnement catastrophique».
A l’inverse, d’autres députés UMP ont soutenu la position de M. Fillon, comme le libéral Marc Laffineur, le centriste Pierre Méhaignerie et le radical Jean Leonetti, «ravi» que l’UMP soit ainsi «sortie de l’ambiguïté du +ni-ni+».
Mais les critiques les plus vives sont venues, dans l’après-midi, de Claude Goasguen. «Pour la première fois, François Fillon nous a déçus. Il a fait sa première faute politique», a lancé le député parisien avant d’ironiser: «mais on lui pardonne…»

Le ministre de l'intérieur, Claude Guéant, à Paris, le 11 mars 2011.

"Le  FN ne nous sert pas de boussole", déclare Claude Guéant, le ministre de l'intérieur et de l'immigration, dans un entretien au Monde. "Un gouvernement doit travailler en fonction de ce qu'il estime être nécessaire et il doit être à l'écoute de la population, poursuit-il. Les Français ont le sentiment que les flux [migratoires] non maîtrisés changent leur environnement. Ils ne sont pas xénophobes. Ils veulent que la France reste la France."

 



Duflot et Aubry pensent déjà à 2012

Les deux dirigeantes ont organisé un déplacement commun ce mardi dans la Sarthe. L'occasion d'appeler à mobiliser pour faire de ces cantonales une victoire politique. Pas gagné.

Au Mans, Duflot et Aubry pensent déjà à 2012

 

Il y avait tout pour la photo. Un grand soleil, une poignée de militants, des cités en rénovation urbaine et au milieu de la cohue des journalistes: Cécile Duflot et Martine Aubry, deux leaders rivalisant d'amabilités, venues pour délivrer un seul message. Celui de l'unité de la gauche face à la menace frontiste. 

Au Mans, elles tenaient à soutenir le candidat du PS local qui affrontera dimanche un représentant du FN dans le cadre du second tour des cantonales. Un déplacement de quelques heures mené au pas de charge: départ de Paris en TGV. Interviews cote-à-cote en seconde classe. Meeting express puis retour vers la capitale. 

Mais l'important n'était pas là: il s'agissait avant tout d'appeler à mobiliser. Car derrière les sourires officiels se cachent quelques interrogations. Le PS est arrivé en tête du premier tour mais il ne capitalise pas pour autant sur l'essouflement de l'UMP. Pas sûr que de nouveaux départements basculent à gauche dimanche. François Lamy, le bras droit d'Aubry minimise: "Le découpage des cantons est tel, avec de tels écarts de population entre deux cantons, que vous pouvez enregistrer une poussée sans que cela se traduise par de nouveaux élus". 

De son côté, les Verts peuvent se réjouir: "Nous avons doublé notre score dans un scrutin difficile pour nous et nous améliorons notre implantation, y compris dans des zones rurales", se félicite Jean-Vincent Placé, proche de l'écologiste Cécile Duflot. 

Ce déplacement en tandem fleurait bon également la gauche "plurielle", après la déclaration commune PS-Ecologistes-PCF de dimanche soir à Paris. En se posant en rassembleuse, Aubry espère aussi poser des jalons pour la suite. Car dès le scrutin terminé, commence une autre échéance, plus cruciale: la présidentielle. Et ses liens privilégiés avec les partentaires de gauche constituent pour la première secrétaire socialiste un atout qu'elle fera tout pour mettre en avant, si elle décidait de briguer l'investiture. 

 

 

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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 00:06

 

L'interview donnée par Jean-Luc Mélenchon à Libération (21 mars) dans lequel je constate qu'il établit, lui aussi, une comparaison entre l'intervention internationale en Libye et la non- intervention des démocraties européennes en Espagne en août 1936. Comparaison que je crois pour le moins hasardeuse.

Il me semble que, ce faisant, il emboîte le pas à Martine Aubry déplorant elle aussi la non-intervention en Espagne, en oubliant cependant de préciser que le signataire français du Pacte de non-intervention était… Léon Blum (les larmes aux yeux, d'accord). Comparaison hasardeuse à moins de contraindre le vocabulaire plus qu'il n'est convenable.

En effet, quand Jean-Luc Mélenchon emploie les termes révolution, révolutionnaire et contre-révolution à cinq reprises en dix courtes lignes, nous sommes en droit de nous demander quel est, en cette occurrence, le sens du mot révolution.

Car les affirmations selon lesquelles il y a bien un processus révolutionnaire en marche au Maghreb et au Moyen-Orient, dont le sujet est le peuple, l'exigent comme elles exigent une définition de ce que c'est que le peuple.

Car, en effet, quand un peu plus avant il dit :

« Si le Front de gauche gouvernait le pays, aurait-il regardé la révolution libyenne se débattre comme nos prédécesseurs ont regardé les révolutionnaires espagnols mourir ? Non. »

 

… il établit un parallèle pour le moins douteux.

Quel est donc le projet révolutionnaire porté par la révolution libyenne et par les révolutions dans toute cette région ? Il s'agit, me semble-t-il, de chasser des tyrans et cela est sans doute révolutionnaire et doit être soutenu.

Mais s'agit-il, les tyrans tombés, de mettre en œuvre un projet de société bouleversant les structures économiques et sociales ? Ou bien s'agit-il pour ces peuples d'accéder à une société libérale de consommation telle que nous la connaissons et la vivons et qui miroite depuis si longtemps devant leurs yeux ?

Aspiration celle-ci que je comprends parfaitement mais, pour autant, peut-on la qualifier de révolutionnaire et, surtout, la comparer à celle de l'Espagne de 1936, tout anachronisme mis à part. Evidemment non.

« Gimnasia revolucionaria »

Le 17 juillet 1936, quand la plus grande partie de l'armée se soulève contre le gouvernement légal de la République, la principale organisation ouvrière est la CNT (Confederación Nacional del Trabajo)
anarcho-syndicaliste qui compte plus d'un million d'adhérents.

L'UGT d'obédience socialiste est presque aussi importante et une bonne partie de ses militants est très proches des positions et des pratiques de la CNT (le Parti communiste est pratiquement inexistant avec ses quelque trente mille adhérents).

Ces deux organisations ont un projet de bouleversement des structures économiques et sociales, ce en quoi elles sont effectivement révolutionnaires.

Elles portent leur projet depuis des années, depuis pratiquement le milieu du XIXe siècle et l'entretiennent, ce projet, depuis le début du XXe par ce que Garcia Oliver, militant libertaire et futur ministre de la Justice en 1937, appelait la « gimnasia revolucionaria ».

« La guerre d'abord, la révolution plus tard »

Pour ce qui concerne la CNT, le projet de société est mis noir sur blanc lors du Congrès de Saragosse de mai 1936 par des militants qui non seulement sentent qu'il va « se passer quelque chose » mais qui s'y préparent attentivement.

Et c'est cette préparation et ce projet élaboré dans le détail qui permettent au peuple (en effet, à cette multitude qui se constitue en peuple par son intervention dans l'Histoire), particulièrement en Catalogne de vaincre les militaires dans un premier temps puis, sans délais, de mettre en œuvre la collectivisation des terres en Aragon et l'autogestion des entreprises un peu partout. Il s'agit bien là, en effet d'une révolution.

Ne comprend-on pas alors pourquoi les démocraties européennes signèrent le pacte honteux ? Il n'est pas inutile de rappeler ici que le Parti communiste d'Espagne (PCE) n'eut de cesse lui aussi, sous les injonctions de Moscou, de s'opposer aux projets révolutionnaires (« La guerre d'abord, la révolution plus tard », disait-il, voir Orwell entre autres).

Mais alors quand, en ce moment même, la « coalition internationale », après avoir bien hésité tout de même, entre en action (ce qui est heureux pour les Libyens évidemment) pour chasser le dictateur, est-il vraiment pertinent d'en appeler à la révolution espagnole de 1936 ? Je ne le crois pas.

Quant à la mansuétude avec laquelle Jean-Luc Mélenchon traite un autre colonel, Hugo Chavez, qui lui aussi a mis sa famille au pouvoir… Bon.

 

Mélenchon : « Cuba n'est pas une dictature. » Ah bon ? !


 
La réponse de Plantu
A la suite de la réaction de Jean-Luc Mélenchon, la rédaction de LEXPRESS.fr a contacté Jean Plantu. Voici sa réponse, dans le texte.

"Les gesticulations de Jean-Luc Mélenchon pour s'attirer les buzzs médiatiques finissent par entraîner d'autres réactions. La gesticulation est une forme de caricature. Au moment où les dessinateurs de presse s'efforcent de faire du journalisme, Jean-Luc Mélenchon fait plus de la caricature que de la réflexion politique. C'est son droit mais il doit s'attendre à des retours.Jean-Luc Mélenchon fait de la provocation médiatique, c'est son droit : il peut ainsi affirmer sur France-Inter que "Cuba n'est pas une dictature". Ce sont ce genre de réflexions à l'emporte-pièce qui font certes le buzz mais ne font pas avancer la réflexion. Demain vendredi, sera inaugurée une exposition Cartooning for Peace à Noisy-le-Grand: l'affiche a été réalisée par Angel Boligan un dessinateur cubain réfugié au Mexique. Il serait intéressant de mettre en relation un dessinateur cubain et Jean-Luc Mélenchon qui a défendu récemment sur France inter le régime de La Havane: 'Cuba n'est pas une dictature' selon lui . Sans s'en rendre compte, il est humiliant auprès des défenseurs des Droits de l'Homme à Cuba Le travail des caricaturistes est de réagir aux buzzs et aux propos caricaturaux de n'importe quel leader gesticulant, fusse-t'il de gauche."  
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19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 04:56
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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 18:19
Jacky Henin président de la CAF président de l'OPHLM Député européen Maire de Calais Président de l'hopital  
Président d'associations multiples   
Ce n'est plus les clés de la ville c'est le trousseau qui ferme les serrures ! et ne laisse passer non pas les Habitants de Calais mais ses amis.
PC PS locaux  politique sectaire capitaliste de gauche pas de coeur mais l'argent qu'ils peuvent mettre a Gauche ........
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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 14:58

Les nouvelles jeunesses arabes ou la défaite de l’islamisme

 

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A force d’instrumentaliser la peur de l’islam et de l’islamisme, on finit par ne plus voir la réalité de la jeunesse arabe. Lorsque Moubarak est tombé, le Président de la République a mis en garde contre l’islamisme. Mais en Tunisie, en Egypte, en Jordanie, au Yémen et même en Libye, ce ne sont pas les islamistes qui mènent les révolutions, ce sont les jeunes et internet.

Loin de nos crispations, les sociétés arabes ont changé. Gilles Kepel, spécialiste de l’islam, explique que l’islamisme régresse depuis le milieu des années 90. Les attentats contre les touristes en Egypte (comme celui qui emporta Cécile Vannier le 22 février 2009) – où le quart de la population vit du tourisme – est le signe de la décadence d’une idéologie autrefois mobilisatrice. Pour Gilles Kepel, l’alliance de la bourgeoisie pieuse et des déshérités – qui a fait le succès de l’islamisme des années 80 – n’est plus tenable. On ne peut pas payer indéfiniment les pauvres avec de la morale, mais sans logement et sans travail. La jeunesse actuelle a donc pris ses distances. Elle veut du travail, de la liberté et moins de leçons de morale, à tel point que certains ont parlé de « mai 68 arabe ».

Les jeunesses arabes se sont trouvées d’autres aspirations et d’autres figures de proue. Elles s’appellent Mohamed Bouazizi, jeune tunisien qui s’est immolé par le feu. Son geste désespéré fut l’étincelle de la révolte. S’il avait été islamiste, il aurait posé une bombe. Citons aussi, Wael Ghonim, jeune bloggeur égyptien et un nouveau visage de la révolution Internet. Juste avant d’être arrêté, il a lancé une page Facebook très populaire (presque 1 million de personnes sont fans) : « Nous sommes tous Khaled Saïd », du nom d’un jeune homme de 28 ans arrêté et battu à mort par la police de Moubarak. Dans la région Moyen-Orient Afrique du Nord, il y a désormais plus d’utilisateurs de Facebook (15 millions) que de lecteurs de la presse quotidienne.

Jeunesse connectée, révolution déclenchée

Certes, 80% de l’info relayée sur Twitter vient des sites en ligne des journaux et chaînes de télévision, mais plus que produire des informations, ces médias les relaient et mobilisent avec eux les jeunesses qui n’en peuvent plus de n’avoir aucun avenir, d’être contrôlées par des pouvoirs corrompus et brutaux et abreuvés par des médias insincères. Ils ont décidé de prendre les choses en main, de penser par eux-mêmes, de constater par eux-mêmes

 

 – à l’image de Mona Seif et de Gigi Ibrahim, deux militantes égyptiennes du net et « journalistes citoyennes » de 25 et 24 ans, mobilisées en permanence et très suivies – d’appeler eux-mêmes à la modernisation et de bâtir un avenir qui ne peut être que meilleur. En Jordanie, en quelques jours, les mots-clés #angryjordan (Jordanie en colère) et #reformJO ont pris une place très importante. Beaucoup d’internautes jordaniens n’appellent pas à la révolte, mais estiment que l’exemple tunisien et égyptien doit inciter les autorités d’Amman à prendre en compte les aspirations du peuple. Grâce à tous, la révolution arabe se poursuit. En l’absence de journalistes étrangers, les militants du net égyptiens sont les principaux relais des informations transmises par les jeunes Libyens.

Preuve est faite que les grands mouvements qui changent notre vie collective viennent d’en bas. La démocratie naît de la protestation, de ceux qui n’ont rien à manger et à espérer, qui ne peuvent ni s’exprimer et qui ne sont pas représentés. Plus on descend dans la société et plus elle est vivante. Et à la base, on réclame une transformation, mais on n’attend plus qu’elle vienne d’en haut, on va la conquérir au prix de sa vie.

Cette leçon révolutionnaire arabe aura des effets en France. Là où le Web assure aussi la diffusion des attentes. Là où la société n’arrive pas à se faire entendre du politique, là où ce qui monte d’en bas n’atteint pas le haut, les innovations et l’humour décalé de ces militants qui font une révolution très sérieuse, à l’image de ce faux message informatique d’erreur qui a circulé en Egypte. Il apparaissait sous forme d’une boîte de dialogue « installation du programme ‘freedom’ : « cannot install freedom : please remove ‘Mubarak’ and try again ».

Entre la dictature et l’islamisme, les jeunesses arabes ont rejeté les deux ! Au lieu du fondamentalisme et de la soumission, les jeunes ont choisi la démocratie. Au lieu de la clandestinité djihadiste, ils ont choisi les réseaux sociaux. Au lieu de la violence terroriste, ils ont choisi l’action citoyenne. Et rien ne semble pouvoir l’arrêter. Interdit jusqu’à il y a peu en Syrie, Facebook fait une percée impressionnante. Même Bachar el-Assad a sa page !

La jeunesse arabe a fait sa révolution. Nous devons faire notre révolution dans nos têtes et changer de regard sur cette région du monde qui nous ressemble plus qu’on a voulu nous le faire croire. Exit le choc des civilisations, cette idéologie qui défend l’idée que les valeurs occidentales et les valeurs de l’Islam seraient irréconciliables ! De part et d’autre de la Méditerranée, nos valeurs sont donc les mêmes, notre désir de liberté et de démocratie est le même. C’est la formidable leçon du printemps des peuples et de jeunesses arabes qui s’impose à tous et notamment à notre pouvoir qui s’évertue à opposer entre eux les Français qui seraient irréconciliables à raison de leurs origines. Nous sommes les mêmes, nous ferons donc de grandes choses ensemble.

Arnaud Montebourg

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 09:00
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