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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 18:32

 

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Enfant gâté élevé dans le milieu du cirque socialiste,Yann Capet ne doit que son itinéaire que à son Nom et ses intrigues.

 

 "Le fils d'André Capet "ancien députe actuellement décédé link

 

C'est fait sa première dent  sur Charles François 1er secrétaire de section en l'évinçant pour les régionales .  link

chemin faisant le miracle fut que Malika Bouazzi alors suppléante de Philippe Vasseur aux élections cantonales  

alors 1er secrétaire de section ne s'attaque a lui en dénonçant les manipulations frauduleuses et le laxiste dont faisait preuve Philippe Vasseur .link

Celui-ci fut remplacé avant la fin de son mandat de 1er secrétaire par .....Yann Capet.

L'héritier s’emparât donc du trône .

Il ne lui reste plus que les richesses .

Va en pâtir Gilles Cocquempot ancien suppléant d’André Capet actuel député de la 7ieme circonscription de calais.

il se fera évincé.link

Que reste t-il a conquérir croître ses mandats avant la fin du cumul !

La mairie bien sur ! car le non cumul ils sont pour mais pas toute suite .

Alors Yann Capet s’indigne Natacha Bouchard déjà Candidate !

ça parait évident non? puisque c'est la maire actuelle ?

Mais lui précise bien il ira seul !

Donc lui même est bien candidat ! Indignation !

Sans Jacky Henin avec son front de Gauche ou autre( puisque le communisme a disparut  ).

Ils disent toujours ça avant le second tour, après ils finissent par cirer les bottes des bolcheviques.

 

Alors Yann Gâté peut rêver seul ...... 

Mais que reste t-il de l'antisarkosiste ?

Le Label PS ne sera t-il pas un fardeau aux prochaine élections ?

 

 

 

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28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 08:21

L'Afghanistan assis sur un trésor

Selon le New York Times, les terres afghanes recèlent de gisements de minerai inexploités, dont du lithium, du cuivre et même de l'or. Une découverte qui pourrait faire de ce pays en guerre l'un des principaux centres miniers du monde. Mais à quel prix?

L'Afghanistan serait assis sur une richesse inestimable. C'est en tout cas ce que pensent des responsables du Pentagone et des géologues américains. Dans son édition dominicale, le

 New York Times a dévoilé les conclusions de l'enquête qu'ils ont menée sur la composition du sous-sol afghan. Celui-ci renferme des gisements de minerai inexploités, dont du lithium, du fer, du cuivre, du cobalt et de l'or. Selon les estimations des experts, une fois exploités, ces gisements pourraient valoir près de 1.000 milliards de dollars!

Cette information – et le chiffre de 1.000 milliards de dollars – avaient déjà été révélés fin janvier par le président afghan, Hamid Karzaï, mais ces données n'avaient pas encore été scientifiquement validées. Selon l'enquête menée par les spécialistes américains, ces richesses sont réparties dans l'ensemble du pays, y compris dans le sud et l'est, le long de la frontière pakistanaise, là où l'insurrection des talibans est la plus forte. "Il y a là un potentiel incroyable. Il y a beaucoup de 'si' évidemment, mais je pense que le potentiel est incroyablement important", commente dans les colonnes du journal le général David Petraeus, chef du commandement central américain.

Cuivre, fer et lithium

Si ces découvertes - basées sur l'étude de cartes et de données collectées par les experts miniers soviétiques durant l'occupation russe des années 1980 - sont confirmées, l'Afghanistan, dont l'histoire récente n'a été qu'une succession de guerres, pourrait devenir l'un des principaux centres miniers du monde. Dans une note interne révélée par le New York Times, le Pentagone estime même que le pays pourrait devenir "l'Arabie saoudite du lithium". Ce métal est très utilisé dans les nouvelles technologies, notamment pour la fabrication de batteries d'ordinateurs, de téléphones portables et de voitures électriques. Selon le quotidien américain, ses réserves seraient comparables à celles de la Bolivie, première réserve mondiale de lithium. Kaboul pourrait par ailleurs devenir l'un des principaux producteurs mondiaux de fer et de cuivre, aux côtés du Brésil pour le premier, du Chili et des Etats-Unis pour le second.

Interrogé sur ces informations, le porte-parole du Quai d'Orsay s'est contenté de confirmer que les autorités afghanes avaient entrepris"de recenser les ressources naturelles présentes dans le sous-sol afghan et le potentiel qu'elles représentent pour permettre au pays d'assurer à terme son développement". Et de préciser qu'un"premier état des lieux devrait être présenté à l'occasion de la conférence de Kaboul le 20 juillet". Une politique d'exploration des sous-sols afghans devra alors être définie, estime Paris.

La Chine, l'Inde et la Russie sur les rangs

Mais pour l'heure, l'Afghanistan ne dispose pas d'industrie ou d'infrastructures minières. Une seule véritable route relie le nord au sud du pays. Par ailleurs, le sous-sol afghan regorge de nombreuses mines artisanales, prêtes à exploser à tout moment. Selon les responsables américains, il faudrait ainsi des décennies avant que le pays ne puisse réellement exploiter ces ressources. La guerre - et la fragilité des institutions afghanes - rendent par ailleurs difficile toute politique minière sur le long terme. Mais cette découverte pourrait toutefois avoir des conséquences sur le conflit: les puissances régionales voisines de l'Afghanistan - Chine, Inde, Russie -, jusqu'ici peu engagées dans le pays, pourraient subitement y voir un intérêt stratégique.

Pour preuve, deux entreprises chinoises se sont d'ores et déjà engagées à investir quatre milliards de dollars dans la mine de cuivre d'Aynak, au sud de Kaboul, soit le plus important investissement étranger civil à ce jour dans le pays. Un appel d'offres international est par ailleurs attendu cette année pour l'exploitation d'une mine contenant 1,8 milliard de tonnes de fer de haute qualité dans la région montagneuse isolée de Hajigak. Selon le ministère afghan des Mines, il s'agirait du plus grand gisement de fer inexploité de toute l'Asie. L'Inde et la Chine sont sur les rangs. Mais ces ressources pourraient être à l'origine de nouvelles tensions, dans un pays déjà très instable. D'autres pays avant l'Afghanistan l'ont expérimenté: les diamants du Liberia et de la Sierra Leone, le coltan de la République démocratique du Congo ou encore le pétrole de l'Irak et du Koweït ont davantage été sources de conflit que gages de paix.


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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 01:13

La France éternelle se gargarise à l'envi de ce qu'elle appelle son « exception culturelle ». Ah ! Le cinéma français ! Ah ! La littérature française ! Soit. Mais il est désormais une exception que peu de monde envie à l'arrogant coq gaulois : sa presse vient de tomber dans le giron d'industriels dynastiques qui ont bâti leur fortune sur la vente d'armes, lesquelles, comme chacun sait, servent à tuer. À la mi-juin, Dassault Serge, 79 ans, fils et héritier de Dassault Marcel, a pris le contrôle de la Socpresse en rachetant les parts de douze héritiers d'Hersant pour un montant d'environ 1 milliard d'euros. Même les voisins anglo-saxons, pourtant peu regardant en matière de tycoons ou de gutter press, s'en sont émus. Jo Johnson commence ainsi le papier qu'il consacre, dans le Financial Times, à la mainmise de Dassault sur, notamment, Le Figaro : « Imaginez les hurlements de protestation en Grande-Bretagne si, du jour au lendemain, le Daily Telegraph passait sous la coupe de BAE Systems ! Les fabricants d'armes qui dépendent de contrats gouvernementaux pour leur bien-être financier sont rarement les meilleurs défenseurs de la liberté de la presse. Les propriétaires hauts en couleur des journaux britanniques ont leurs défauts, mais la dépendance vis-à-vis de l'État n'en fait pas partie. » Retour sur une affaire qui en dit long sur l'état de la presse en France. 
En devenant propriétaire de 82 % de la Socpresse, empire bâti par Robert Hersant, Serge Dassault est devenu un patron de presse incontournable. Il est aujourd'hui à la tête du Figaro, mais aussi de nombreux autres titres (voir encadré « Journaux et avions de chasse »). Élu président du groupe de presse, l'avionneur s'est entouré de sa garde rapprochée : son fils Olivier Dassault, président de Dassault Communication et député UMP (Union pour un mouvement populaire, au pouvoir) de l'Oise ; son directeur délégué Paul Bechter ; son conseiller Rudi Roussillon ; son directeur des finances Philippe Hustache ; et son notaire Me Bernard Monassier. Des héritiers de Robert Hersant, seule la petite-fille de celui-ci, Aude Jacques-Ruettard, n'a pas cédé ses parts (13 %). L'assemblée générale du 8 juillet a entériné le changement de propriétaire et le groupe est devenu une société anonyme dotée d'un conseil d'administration présidé par Dassault lui-même. Yves de Chaisemartin, autrefois président du directoire et directeur politique du Figaro, est devenu vice-président et directeur général de la Socpresse... après avoir tremblé pour sa place. 
Mouvement classique de concentration dans les médias ? Sans doute. Sauf que l'histoire, les relations et les choix politiques de la famille Dassault ne permettent pas de considérer cette dernière comme un acteur lambda de la vie économique française. Ce n'est pas un hasard si, inquiet, le groupe socialiste de l'Assemblée nationale a été le premier à réagir, fustigeant une concentration alarmante « mettant en danger le pluralisme de l'expression, l'indépendance des médias et la démocratie ». Pour les députés socialistes, « dorénavant, la presque-totalité de la presse écrite, télévisée ou radiophonique est dans les mains des dirigeants de puissants groupes industriels spécialisés dans l'armement ou les travaux publics, vivant des commandes publiques de l'État ». En ligne de mire : Lagardère (aéronautique et presse), Bouygues (bâtiment et télévision) et Dassault (presse et aéronautique) - trois entreprises dirigées aujourd'hui par les fils de leurs fondateurs. 
Le petit Dassault a hérité, en 1986, à 61 ans, de l'empire érigé à la force du poignet par son père. Rarement pris au sérieux, Serge a su naviguer entre les écueils. Sans doute parce que, comme l'inspecteur Columbo, qu'il adore, « il n'est pas aussi bête qu'il en a l'air ». Et surtout, parce que les deux présidents de la République qui se sont succédé depuis sont des proches de la famille. Intime de François Mitterrand et collaborateur des Dassault, le député Guillain de Bénouville a fait le lien entre les deux, au-delà des divergences politiques affichées. Et pour ce qui concerne Jacques Chirac, son père, François, fut le conseiller d'un certain Marcel Dassault en 1936... Mais plus que cette proximité avec les cercles du pouvoir - et en particulier la grande famille UMP - c'est la « vision Dassault » de la presse qui a de quoi inquiéter. 
Le papa, Marcel, possédait un hebdomadaire à succès, Jours de France, le « journal de l'actualité heureuse », dont il disait : « Je me suis rendu compte que pour qu'un journal politique ait de l'influence, il fallait qu'il soit lu, et pour qu'il soit lu, il ne fallait pas parler de politique. » Exit l'information ? Exit les mauvaises nouvelles ? Le fiston a retenu la leçon : pour lui, un journal doit pouvoir servir à « faire passer un certain nombre d'idées saines, d'orientations, pour permettre de mieux gérer l'économie ». Il aimerait « aussi qu'on parle des choses qui vont bien ». 
On pourrait en rester là si Serge n'était déjà passé aux actes. Parmi les choses qui vont bien, il y a évidemment la chorale de la ville de Corbeil-Essonnes (sud de Paris), dont il est le maire UMP. Le 17 mai, deux jours après la publication d'une tribune libre signée « Serge Dassault, maire de Corbeil-Essonnes », paraissait en effet dans Le Figaro - quotidien national - une photographie des jeunes chanteurs en compagnie de l'illustre élu. Émoi dans la rédaction. Plus récemment, d'après l'hebdomadaire satirique (et, exception notable, totalement indépendant) Le Canard enchaîné, « le nouveau propriétaire a fait savoir à la rédaction en chef qu'il trouvait "déplacée" la parution d'une tribune libre de Dominique Strauss-Kahn [un des leaders de la gauche socialiste] dans la page "Débats et opinions" ». C'est vrai, après tout, pourquoi donner la parole à un dangereux gauchiste alors qu'on veut défendre des « idées saines » ? Et puis, il y a tellement de choses qui « marchent bien »... comme les avions Dassault, par exemple. Le Canard, encore lui, ne s'est pas gêné pour souligner la multiplication des articles - notamment sous la plume du journaliste Philippe Migault - vantant les qualités de l'avion Rafale produit par les usines Dassault, aux dépens de l'Eurofighter fabriqué par la concurrence, à savoir EADS (European Aeronautic Defence and Space Company). Mais quoi ! « Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur », rappelle tous les jours Beaumarchais au fronton du Fig'. 
Au sein de la rédaction de ce dernier, navire amiral de la Socpresse, les sentiments sont mitigés. Selon un journaliste, « l'atmosphère n'est pas à la mobilisation. La rédaction est plutôt légitimiste de tempérament, et une bonne partie est très à droite. Mais il ne faut pas que [Dassault] pousse trop. » Pour un autre : « En fait, trois types de sentiments se mélangent. Il y a d'abord l'espoir de sortir d'une longue période d'austérité. Dassault a de l'argent, les conditions de travail peuvent s'améliorer. Je pense aux salaires ou même aux locaux, vétustes. D'autre part, Le Figaro a toujours été une boîte très peu transparente et certains espèrent qu'il va enfin être possible d'en savoir davantage sur l'état réel de l'entreprise. Mais, pour finir, beaucoup craignent que le journal soit instrumentalisé par un vieil industriel qui veut faire passer ses idées. Des idées qui sont celles de son âge. » À L'Express, comme au Figaro, les rédactions entendent rédiger des chartes garantissant leur indépendance. Mentionné dans les colonnes de ces journaux, le nom de Dassault devrait systématiquement être accompagné de sa qualité de président de la Socpresse - comme c'est l'usage dans les journaux anglo-saxons. 
L'homme d'affaires a-t-il voulu s'acheter un jouet en imaginant - comme beaucoup - qu'il pourrait y gagner de l'influence ? L'avenir le dira. Mais ce risque n'est pas le seul à peser sur les journaux. Serge Dassault est un industriel, pas un homme de presse, qui entend appliquer ces recettes « simples » qui ont fait leurs preuves en entreprise : « Un groupe, quel qu'il soit, ne peut supporter des filiales durablement en déficit sans compromettre son avenir. » Or, à l'image de l'ensemble de la presse française, rares sont les journaux de la Socpresse à être bénéficiaires. Lectorat de plus en plus faible, recettes publicitaires en chute libre, concurrence des journaux gratuits, autant de facteurs qui pourraient conduire à de violentes restructurations, notamment dans la presse régionale. 
La mainmise de Dassault gênerait sans doute moins si un autre marchand d'armes, Lagardère - détenteur de 15 % des parts d'EADS -, ne possédait, lui aussi, via sa filiale Hachette Filipacchi Médias et depuis longtemps, un grand nombre de titres (43), parmi lesquels Elle, Télé 7 jours, Paris Match, Le Journal du dimanche et plusieurs quotidiens régionaux (La Provence, Nice-Matin). Certes, les deux géants ne s'aiment guère. Mais est-ce là un contrepouvoir suffisant ? Une garantie de pluralisme ?

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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 17:52

Selon le journaliste de la droite libérale italienne Franco Bechis, la révolte de Benghazi aurait été préparée depuis novembre 2010 par les services secrets français. Comme le remarque Miguel Martinez du site internet progressiste ComeDonChisciotte, ces révélations, encouragées par les services secrets italiens, doivent se comprendre comme une rivalité au sein du capitalisme européen. 
Le Réseau Voltaire précise que Paris a rapidement associé Londres à son projet de renversement du colonel Kadhafi (force expéditionnaire franco-britannique). Ce plan a été modifié dans le contexte des révolutions arabes et pris en main par Washington qui a imposé ses propres objectifs (contre-révolution dans le monde arabe et débarquement de l’Africom sur le continent noir). La coalition actuelle est donc la résultante de ces ambitions distinctes, ce qui explique ses contradictions internes.

 

 

Première étape du voyage, 20 octobre 2010, Tunis. C’est là qu’est descendu avec toute sa famille d’un avion de Libyan Airlines, Nouri Mesmari, chef du protocole de la cour du colonel Muhamar Kadhafi. C’est un des grands perroquets du régime libyen, depuis toujours aux côtés du colonel.

Le seul -comprenons-nous- qui avec le ministre des Affaires étrangères Moussa Koussa avait un accès direct à la résidence du raïs sans avoir à frapper (avant d’entrer, NdT).

Le seul à pouvoir franchir le seuil de la suite 204 du vieux cercle officiel de Benghazi où le colonel libyen a accueilli avec tous les honneurs le Premier ministre italien Silvio Berlusconi pendant la visite officielle en Libye. Cette visite de Mesmari à Tunis ne dure que quelques heures. On ne sait pas qui il rencontre dans la capitale où la révolte contre Ben Ali couve sous la cendre. Mais il est désormais certain que dans ces heures-là et dans celles qui ont immédiatement suivi, Mesmari jette les ponts de ce qui, à la mi-février, allait devenir la rébellion de la Cyrénaïque. Et prépare l’estocade contre Kadhafi en cherchant et obtenant l’alliance sur deux fronts : le premier est celui de la dissidence tunisienne. Le second est celui de la France de Nicolas Sarkozy. Et les deux alliances lui réussissent.

C’est ce dont témoignent des documents de la DGSE, le service secret français, et une série de nouvelles fracassantes qui ont circulé dans les milieux diplomatiques français à partir de la lettre confidentielle,Maghreb Confidential (dont il existe une version synthétique et accessible payante).

Mesmari arrive à Paris le lendemain, 21 octobre. Et il n’en bougera plus. En Libye il n’a pas caché son voyage en France, puisqu’il a emmené avec lui toute sa famille. La version est qu’à Paris il doit subir un traitement médical et probablement une opération. Mais il ne verra pas l’ombre d’un médecin. Ceux qu’il verra seront par contre, tous les jours, des fonctionnaires des services secrets français.

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L’ex compagnon de Kadhafi, Nouri Massoud El-Mesmari, a fait défection le 21 octobre 2010. Il vit aujourd’hui sous protection des services secrets français.

La réunion. On a vu de façon certaine au début du mois de novembre, entrer à l’Hôtel Concorde Lafayette de Paris, où Mesmari réside, d’étroits collaborateurs du président français. Le 16 novembre, une file de voitures bleues est devant l’hôtel. Dense et longue réunion dans la suite de Mesmari. Deux jours plus tard une dense et étrange délégation française part pour Benghazi. Avec des fonctionnaires du ministère de l’Agriculture, des dirigeants de France Export Céréales et de France Agrimer, des managers de Soufflet, de Louis Dreyfus, de Glencore, de Cani Céréales, Cargill et Conagra.

Expédition commerciale, sur le papier, pour essayer d’obtenir à Benghazi justement de riches commandes libyennes. Mais se trouvent aussi dans le groupe des militaires français, déguisés en hommes d’affaire.

À Bengazi ils vont rencontrer un colonel de l’aéronautique libyenne indiqué par Mesmari : Abdallah Gehani. Il est au-dessus de tout soupçon, mais l’ex-chef du protocole de Kadhafi a révélé qu’il était prêt à déserter et qu’il a aussi de bons contacts avec la dissidence tunisienne.

L’opération est menée en grand secret, mais quelque chose filtre jusqu’aux hommes les plus proches de Kadhafi. Le colonel se doute de quelque chose. Le 28 novembre, il signe un mandat d’arrêt international à l’encontre de Mesmari. L’ordre arrive aussi en France à travers les canaux protocolaires. Les Français s’alarment et décident de suivre l’arrêt de façon formelle.

Quatre jours plus tard, le 2 décembre, la nouvelle filtre justement depuis Paris. On ne donne pas de nom mais on révèle que la police française a arrêté un des principaux collaborateurs de Kadhafi. La Libye, au premier abord, retrouve son calme. Puis apprend que Mesmari est en réalité aux arrêts domiciliaires dans la suite du Concorde Lafayette. Et le raïs commence à s’agiter.

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La colère du raïs. Quand arrive la nouvelle que Mesmari a demandé officiellement l’asile politique à la France, la colère de Kadhafi éclate, il fait retirer son passeport même au ministre des Affaires étrangères, Moussa Koussa, accusé de responsabilité dans la défection de Mesmari. Il essaie ensuite d’envoyer ses hommes à Paris avec des messages pour le traître : « Reviens, tu seras pardonné ». Le 16 décembre, c’est Abdallah Mansour, chef de la télévision libyenne, qui essaie. Les Français l’arrêtent à l’entrée de l’hôtel. Le 23 décembre d’autres Libyens arrivent à Paris. Ce sont Farj Charrant, Fathi Boukhris et All Ounes Mansouri.

Nous les connaîtrons d’avantage après le 17 février : parce que ce sont justement eux, avec Al Hadji, qui vont mener la révolte de Benghazi contre les miliciens du colonel.

Les trois sont autorisés par les Français à sortir dîner avec Mesmari dans un élégant restaurant des Champs-Élysée. Il y a aussi là des fonctionnaires de l’Élysée et quelques dirigeants des services secrets français. Entre Noël et le Jour de l’an paraît dans Maghreb Confidential, la nouvelle que Benghazi est en ébullition (à ce moment-là personne ne le sait encore), et aussi quelques indiscrétions sur certaines aides logistiques et militaires qui seraient arrivées dans la seconde ville libyenne, en provenance justement de la France. Il est désormais clair que Mesmari est devenu un levier aux mains de Sarkozy pour faire sauter Kadhafi en Libye. La lettre confidentielle sur le Maghreb commence à faire filtrer les contenus de cette collaboration.

Mesmari est nommé « Libyan Wikileak », parce qu’il révèle un après l’autre les secrets de la défense militaire du colonel et raconte tous les détails des alliances diplomatiques et financières du régime, en décrivant même la carte du désaccord et les forces qui sont sur le terrain. À la mi-janvier, la France a dans les mains toutes les clés pour tenter de renverser le colonel. Mais il y a une fuite. Le 22 janvier, le chef des services secrets de Cyrénaïque, un fidèle du colonel, le général Aoudh Saaiti, arrête le colonel d’aviation Gehani, référant secret des Français depuis le 18 novembre.

Le 24 janvier, il est transféré dans une prison de Tripoli, accusé d’avoir créé un réseau social en Cyrénaïque, qui faisait les louanges de la contestation tunisienne contre Ben Ali. Mais c’est trop tard : Gehani a déjà préparé la révolte de Benghazi, avec les Français.

 


 

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 02:27

 


Outed: Former French culture minister Jack Lang

Démasqué: Ancien ministre de la Culture français Jack Lang

L'un des partisans les plus proches de scandale a frappé le politicien français Dominique Strauss-Kahn est aujourd'hui liée à "une orgie avec des petits garçons» au Maroc.

 

Jack Lang, l'ancienne culture socialiste et secrétaire à l'éducation, se battait pour sauver sa réputation après Luc Ferry, un autre ex-ministre, a révélé le crime à la télévision.

 

Briser la loi du silence qui permet traditionnellement de telles infractions à conserver un secret, M. Ferry a déclaré: «Nous tous ici le savez probablement tous qui je parle."

 

M. Ferry revendiqué l'attaque du sexe de l'homme sur les garçons - qui aurait eu lieu dans la ville touristique de Marrakech et a été découvert par la police qui ont fait irruption "palmeraie 'a - a été un secret de polichinelle qui a été discuté ouvertement par un ancien Premier ministre.

 

Prié de dire s'il avait aucune preuve, M. Ferry a déclaré: «Bien sûr que non. Mais j'ai des témoignages de membres du cabinet au plus haut niveau, les pouvoirs publics au plus haut niveau. "

 

M. Ferry dit co-panélistes sur le Grand Canal Plus du jury mardi qu'il n'avait pas l'intention de nommer l'ancien ministre, en disant: «Si je laisse son nom à maintenant, c'est moi qui va être chargée et sans doute condamné, même si je sais que l'histoire est vraie. "

 

 

JACK LANG accusé de Pédophilie



 

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 08:21

Après l'affaire DSK le parti socialiste va devoir certainement affronter une nouvelle tempête .

Jack Lang accusé de pédophilie par Luc Ferry .

 

 

 
 
L'affaire étouffé

Yves Bertrand, l'ancien directeur des Renseignements Généraux


Et pourtant en 1997 déja

 

 

 

 

 

 

L’ancien ministre et philosophe Luc Ferry a lancé, sans le nommer, des accusations gravissimes à l’encontre de Jack Lang, qui aurait selon lui été arrêté au Maroc il y a plusieurs années à la suite d’une partouze pédophile. Arrêt sur images a donné le nom de la personne visée.

 

Si Luc Ferry n’a pas nommé Jack Lang, se contentant d’évoquer au cours du Grand Journal de Canal+   »un ancien ministre » dont il ne pouvait pas donner l’identité au nom du respect de la vie privée, la référence au député socialiste est plus qu’évidente et a même été soulignée sur le plateau par Alain Duhamel qui lui a répondu qu’il était « mauvaise Lang ».

 

Luc Ferry affirme que « les plus hautes autorités de l’Etat », notamment le Premier ministre (que l’on imagine être Jean-Pierre Raffarin) lui ont confirmé cette arrestation et la libération en toute discrétion (orchestrée par l’Elysée) de cet ancien ministre » qui se serait fait « poisser dans une partouze avec des petits garçons à Marrakech ».

 

Le philosophe poursuit en précisant que le tout-Paris est au courant de cette arrestation, mais qu’aucun journaliste n’a jamais écrit une ligne dessus au nom de la protection de la vie privée. Il a dénoncé du même coup (et à l’image de l’affaire DSK) l’hypocrisie de la presse française.

 

Des accusations pas tout à fait correctes, puisque le recoupement entre les propos de l’ancien ministre et des « rumeurs » publiées dans les médias depuis plusieurs années est facile à opérer et saute même aux yeux après quelques secondes de recherche.

 

Cette arrestation présumée de Jack Lang a été évoquée dès 2005 par L’Express et le site Arrêt sur Imagesfait également mention de la rumeur sur la pédophilie de Jack Lang. Le silence du reste des médias serait lié au fait qu’aucun élément tangible n’aurait été trouvé pour valider cette rumeur.

 

 

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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 00:14

dsk

On ne peut comprendre la chute de Dominique Strauss-Kahn sans la replacer dans le contexte du projet qu’il incarnait de création d’une nouvelle monnaie de réserve internationale prévue pour aujourd’hui 26 mai 2011. Un projet paradoxalement attendu par les États émergents tout autant que par la finance apatride, mais refusé par le complexe militaro industriel israélo-états-unien. Thierry Meyssan lève le voile sur le coup-fourré de l’administration Obama pour ne pas tenir ses engagements.

 

Les Français ont assisté avec stupeur à l’arrestation aux États-Unis du leader politique le plus populaire chez eux, Dominique Strauss-Kahn. Ancien ministre de l’Économie, l’homme était devenu le haut fonctionnaire le mieux payé au monde (salaire de base annuel, hors primes et frais : 461 510 USD) et s’apprêtait, disait-on, à briguer la présidence de la République. Cette personnalité chaleureuse, connue pour son appétit à table et au lit, parfois accusé de faire de la politique avec dilettantisme tant il aime prendre le temps de jouir de la vie, est accusée d’avoir violé précipitamment une femme de chambre dans un hôtel de Manhattan.

Pendant six jours, les Français sont restés vissés devant leurs écrans de télévision à regarder hébétés l’acharnement judiciaire contre un homme qu’ils s’étaient habitués à considérer comme un recours possible après le catastrophique quinquennat de Nicolas Sarkozy. Sa chute était aussi la fin de leurs illusions.

Le spectacle de ce destin brisé tient de la tragédie antique. Le dicton romain « Arx tarpeia Capitoli proxima » revient sur les lèvres : la roche tarpeïenne d’où les condamnés à mort étaient précipités dans le vide était si proche du Capitole, lieu symbolique du pouvoir et des honneurs.

Indépendamment de toute considération sur son innocence ou sa culpabilité, le broyage d’une si haute personnalité ne peut que provoquer l’angoisse chez le simple citoyen : si celui-là ne parvient pas à se défendre, alors comment pourrions-nous espérer le faire si nous étions accusés comme lui ?

L’ascension et la chute

Cependant les Français étant un peuple politisé, nourri des leçons de Machiavel sans jamais l’avoir lu, n’ont pas tardé à s’interroger sur le bien-fondé de l’accusation portée contre leur concitoyen, DSK. À 57 %, selon des sondages d’opinion, ils n’ont pas cru cette histoire de rut que les médias états-uniens se délectent à raconter. Les uns se sont mis à imaginer les scenari possibles de manipulation, tandis que les autres se demandaient « Cui bono ? » (À qui profite le crime ?).

À ce jeu là, le premier nom qui vient à l’esprit est celui de Nicolas Sarkozy. Comment ne pas y penser lorsque l’on se souvient qu’il est devenu président en portant plainte contre son principal rival, Dominique de Villepin, et en l’empêtrant dans une affaire toute aussi rocambolesque de faux documents. Alors, pourquoi pas un nouveau complot pour écarter un nouveau concurrent ?

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Dessin de Plantu paru dans « Le Monde » du 25 mai 2011.

Et peu importe que les deux hommes aient eu besoin l’un de l’autre pour préparer les prochains sommets internationaux, ni qu’ils aient été tous deux inféodés au suzerain états-unien. On sait bien que les pires crimes exigent le sang des amis ou mieux des parents.

Au demeurant, les Français ignorent les attaches de DSK [1], comme ils ignoraient celles de Nicolas Sarkozy lorsqu’ils l’ont élu [2]. Jamais la presse ne les a informés que, dans les années 90, au cours de sa traversée politique du désert, il avait été engagé comme professeur à l’université de Stanford par une certaine… Condoleezza Rice. Ils ne savent pas non plus que lui et ses lieutenants Pierre Moscovici et Jean-Chrisophe Cambadélis furent chargé du financement du Parti socialiste et de la Fondation Jean-Jaurès par la National Endowment for Democracy —façade légale de la CIA [3]—. Ils n’ont pas suivi ses nombreux travaux et contrats avec les think tanks atlantistes, le German Marshall Fund of the United States [4] ou le Groupe de Bilderberg [5]. En définitive, ils ne savent rien de son engagement pour l’intégration de la France et de l’Europe au sein d’un grand marché transatlantique dominé par les États-Unis.

Les Français n’en savent pas plus sur ses liens étroits avec Israël. Il pilote au sein du Parti socialiste le Cercle Léon Blum, du nom d’un ancien Premier ministre juif. Ce discret et puissant lobby veille à écarter de la scène politique tout individu qui contesterait le projet sioniste. Ainsi fait-il tomber des têtes, comme celle du politologue Pascal Boniface qui soulignait le caractère électoralement contre-productif d’un soutien à Tel-Aviv dans un pays où 10 % de la population est de culture arabe. DSK ne se cache pourtant pas. Il déclare sans ambage : « Je considère que tout juif de la diaspora et de France doit apporter son aide à Israël. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il est important que les juifs prennent des responsabilités politiques. En somme, dans mes fonctions et dans ma vie de tous les jours, à travers l’ensemble de mes actions, j’essaie d’apporter ma modeste pierre à la construction d’Israël. » Bizarre pour quelqu’un qui brigue la présidence française. Peu importe, il est si jovial.

Néanmoins, rien n’aura été épargné à Dominique Strauss-Khan et à ceux qui l’aiment : pendant qu’il était placé en garde à vue, puis en détention préventive, sans jamais avoir l’occasion de s’exprimer, le procureur de New York faisait distribuer aux médias un acte d’accusation détaillé.

On peut y lire le descriptif froidement clinique du crime imputé : « L’accusé a tenté d’avoir, par la force, une relation sexuelle anale et orale avec un tiers ; l’accusé a tenté par la force d’avoir des rapports vaginaux avec un tiers ; l’accusé a forcé un tiers à un contact sexuel ; l’accusé a séquestré un tiers : l’accusé a obligé un tiers à un contact sexuel sans son consentement ; l’accusé a de façon intentionnelle et sans raison légitime touché les parties génitales et autres parties intimes d’un tiers dans le but d’avilir cette personne et d’abuser d’elle, et dans le but d’assouvir le désir sexuel de l’accusé. 
Ces délits ont été commis dans les circonstances suivantes : le soussigné déclare avoir été informé par une personne connue des services du procureur que l’accusé 1) a fermé la porte de la pièce et a empêché la plaignante de quitter cette pièce ; 2) s’est saisi de la poitrine de la plaignante sans son consentement ; 3) a tenté de retirer de force le collant de cette personne et de toucher ses parties génitales de force ; 4) a forcé la bouche de la plaignante à toucher son pénis à deux reprises ; 5) a pu commettre ces actes en utilisant sa force physique
. »

Tout cela étalé des jours durant au journal de 20h, avec moult détails, sous les yeux écarquillés de parents rentrant du travail, et devant des enfants effarés baissant leur nez sur leur assiette de potage.

Le choc culturel

On ne sait qui est le plus traumatisé : le brillant économiste qui devait sauver l’humanité de la crise financière et se trouve soudain ravalé au rang d’infâme criminel, ou le peuple qui aspirait au repos et envisageait de le choisir pour chef, et se voit contraint d’observer une fois de plus la violence des États-Unis.

À ce sujet, les Français cherchent des excuses au système judiciaire anglo-saxon qu’ils découvrent. Certes, ils avaient déjà vu cette parodie de justice dans des séries télévisées, mais ils n’avaient jamais cru que cela exista pour de vrai. Et du système extra-judiciaire, de Guantanamo et des prisons secrètes, ils n’ont jamais rien voulu savoir. Quelques commentateurs ont tenté d’expliquer la dureté de la police et du premier juge comme une volonté de traiter à égalité les puissants et les faibles. Ils ont pourtant tous lu les travaux d’illustres sociologues montrant que dans ce système inique l’argent est roi, et la justice est de classe.

Couverture de Time Magazine mis en diffusion le 19 mai 2011.Les Français ont aussi accepté sans broncher les reproches de la presse anglo-saxonne. Tout cela est la faute de la presse française, pouvait-on lire, qui n’a pas enquêté sur la vie sexuelle débridée de M. Strauss-Kahn au nom du respect de sa vie privée. Pourtant, poursuivent les puritains, celui qui séduit ostensiblement les femmes, voire les presse, parfois les bouscule, est un violeur potentiel. « Qui vole un œuf, vole un bœuf ! ». En couverture, Time Magazinereprésente DSK et ceux qui lui ressemblent sous la forme d’un cochon. Nul n’a relevé que l’accusé était directeur du FMI et vivait à Washington depuis 3 ans sans que la presse anglo-saxonne donneuse de leçon ait, elle, enquêté sur ses supposés vices cachés.

L’accusation ayant ouvert le soupçon, chacun se souvient —mais un peu tard— qu’en 2002 DSK avait tenté de forcer une belle journaliste, Tristane Banon. Lorsqu’elle lui avait demandé un entretien, il l’avait invitée dans un appartement particulier, situé dans le quartier historique du Marais à Paris. Il avait accueilli la jeune femme dans un grand loft, dénué de tout meuble, excepté un grand lit. Et comme la belle ne cédait pas au libertin, il l’avait frappée. 
Peut-être à New York, cette violence avait-elle submergé le galant homme et l’avait-elle transformé en criminel ?

Rien ne permet de l’imaginer, d’autant que DSK n’est pas un célibataire frustré. Il est marié à une star de la télévision, Anne Sinclair, qui fut la journaliste préférée des Français avant d’abandonner son métier pour l’accompagner, lui, dans sa carrière. Les Français l’ont retrouvée au Tribunal lorsque Dominique Strauss-Kahn comparaissait, toujours aussi belle et volontaire, malgré les années de plus. Petite fille d’un grand marchand d’art, elle dispose d’une confortable fortune familiale. Sans hésiter, elle était venue de Paris pour payer un million de dollars de caution et offrir cinq millions de dollars de garanties bancaires supplémentaires. En cet instant, cette femme d’argent était prête à tout céder pour arracher son époux des mâchoires écrasantes de la justice états-unienne. Elle n’en était que plus admirable. C’est qu’elle ne lui faisait pas grief de ses incartades, elle qui aimait à l’accompagner à la Chandelle, un club échangiste parisien.

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DSK, le dindon de la farce.

Dans toute nation digne de ce nom, on n’aurait pas supporté de voir une personnalité qui était pressentie pour être élue président et incarner le pays apparaître menottée entre des sbires du FBI, jeté à l’arrière d’une voiture comme un malfrat, exhibé devant un tribunal sans avoir la possibilité de se raser. On aurait probablement fait le siège de l’ambassade US en chantant des hymnes patriotiques. Pas en France. On y admire trop les « Américains ». On les contemple comme le lapin hypnotisé par le serpent cobra. Et l’on a du mal à admettre que l’on n’est pas le centre du monde, que si complot il y a, il ne s’est pas tramé aux bords de la Seine, mais sur les rives du Potomac.

La séquestration

DSK est-il coupable de viol ou victime d’une machination ? Il suffit de réfléchir pour répondre à la question.

L’accusé aurait passé la nuit en compagnie d’une call-girl. Il aurait violé la femme de chambre au brunch matinal, puis se serait rendu paisiblement déjeuner avec sa fille, étudiante à Columbia University. Enfin, il aurait été prendre son avion réservé plusieurs jours à l’avance pour aller rencontrer la chancelière Angela Merkel à Berlin. C’est confortablement assis dans un avion d’Air France qu’il a été appréhendé, dix minutes avant le décollage.

Selon le personnel naviguant, les policiers de l’Unité spéciale pour les victimes (celle du feuilleton Law and Order SVU [6]) n’ont pas demandé à leurs homologues de l’aéroport de procéder à l’interpellation, mais ont tenu à la réaliser eux-mêmes malgré le risque d’arriver trop tard. Pour éviter que DSK ne soit prévenu, ils ont par contre demandé que l’on brouille les téléphones portables dans cette zone de l’aéroport le temps nécessaire à leur venue [7]. Or, un tel brouillage n’est pas de la compétence d’une brigade mondaine. Ceci est bien une affaire de sécurité nationale.

Lorsque le suspect a été placé en garde à vue, il a été coupé de tout contact extérieur, hormis avec ses avocats, ainsi que le prévoit le droit états-unien. Mais lorsque la juge Melissa Jackson l’a mis en détention provisoire, il a encore été coupé de l’extérieur. Sans raison. La détention avait-on expliqué est nécessaire car le prévenu pourrait fuir en France, Etat avec lequel Washington n’a pas conclu de traité d’extradition et qui a protégé un autre prévenu accusé de viol, le cinéaste Roman Polanski. Cette décision n’avait pas été prise pour isoler l’accusé et l’empêcher d’influencer des témoins. Cependant la juge avait décidé de le faire enfermer à Rikers Island, une des plus importantes prisons du monde avec 14 000 détenus, et l’une des plus sombres. Un enfer sur Terre. « Pour sa protection », on l’avait alors gratifié d’une chambre individuelle et mis au secret.

Au total, durant 10 jours, le directeur général du FMI a été séquestré. Pendant 10 jours, le fonctionnement de l’institution internationale a été bloqué faute de signature. Pendant 10 jours, les problèmes de l’euro et du dollar, la faillite de la Grèce, et bien d’autres enjeux ont été suspendus au bon vouloir de policiers, de juges et de matons.

Selon la jurisprudence états-unienne, DSK qui n’a pas d’antécédents judiciaires et qui est domicilié à Washington, n’aurait pas dû être placé en détention préventive, mais aurait dû bénéficier d’une liberté sous caution. Il a probablement vite analysé la situation. Par l’intermédiaire d’un de ses avocats, il a réussi à faire parvenir au FMI une lettre de démission. Le lendemain même, contre toute attente, un nouveau juge accédait à sa demande de remise en liberté surveillée. Il n’était en effet plus utile de le maintenir sous écrou puisque le FMI avait recouvré sa capacité à agir.

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Christine Lagarde salue tous ceux qui ont cru aux promesses faites par Washington à M. Zhou.

Christine Lagarde, ministre française de l’Économie qui a fait carrière aux États-Unis en défendant les intérêts du complexe militaro-industriel [8], est pressentie pour succéder au prévenu à la direction du FMI, malgré les cris d’orfraie de la Russie et de la Chine.

Au fait, son second avocat, Benjamin Brafman, n’est pas venu le voir en prison et ne s’est pas présenté à la seconde audience. La star du barreau de New York était partie précipitamment en Israël. Officiellement pour y célébrer une fête religieuse en famille [9]. Mais pour exiger ses honoraires, Me Brafman n’a pas dû se contenter d’allumer les feux de Lag Ba’omer, mais il a dû négocier de l’aide pour son client.

Le projet Zhou

Pourquoi donc déployer des moyens hollywoodiens et bloquer le FMI durant 10 jours ? Deux réponses sont possibles, et elles sont peut-être liées.

En premier lieu, le 29 mars 2009, le gouverneur de la Banque centrale chinoise Zhou Xiaochuan a remis en cause la prédominance du dollar comme monnaie de réserve. Déplorant que le projet de l’économiste John Maynard Keynes de créer une monnaie internationale (le Bancor) n’ait pas été concrétisée à l’issue de la Seconde Guerre mondiale, il proposa d’utiliser les Droits de tirage spéciaux du FMI pour jouer ce rôle [10].

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Zhou Xiaochuan n’a pas dit son dernier mot.

Cédant à la pression, les États-Unis acceptent un triplement des ressources du FMI et l’émission par le FMI de Droits de tirages spéciaux (DTS) d’une valeur de 250 milliards de dollars, lors du sommet du G20 à Londres, le 2 avril 2009. Ils acceptent également le principe d’un Conseil de stabilité financière auxquels seront associés les grands États émergents.

Cette idée est discutée au sommet du G8 à L’Aquila (Italie), le 8 juillet 2009. Poussant le pion plus loin encore, la Russie proposa de ne pas se contenter d’une monnaie virtuelle, mais de l’éditer. Dmitry Medevedev, qui avait fait frapper symboliquement des prototypes de cette monnaie, posa quelques pièces sur la table. D’un côté y figuraient les visages des huit chefs d’État et de l’autre la devise en anglais « Unity in Diversity » [11].

Le projet est soumis aux experts de la Division des Affaires économiques et sociales de l’ONU. Leur rapport, auquel participe le professeur Vladimir Popov de la New Economic School de Moscou, est étudié le 25 avril 2010 lors d’une réunion jointe du FMI et de la Banque mondiale [12].

Le processus devait aboutir, aujourd’hui 26 mai 2011, au sommet du G8 à Deauville (France). Le dollar aurait cessé d’être la monnaie de référence sur fond d’imminente cessation de paiement du gouvernement fédéral des États-Unis. Washington aurait renoncé au financement de son hyper-puissance militaire par la dette pour se consacrer à sa restructuration interne.

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Le dinar libyen, première (et dernière ?) monnaie au monde garantie en or et en Droits de tirages spéciaux du FMI. En 2000, le colonel Kadhafi avait imaginé de créer une monnaie panafricaine basée sur l’or, mais il n’était pas parvenu à faire avancer son idée. Aussi, en 2009, s’était-il spontanément emparé du projet Zhou et l’avait unilatéralement adopté pour son pays.

Le grain de sable

Malheureusement, durant les derniers mois de ce processus, des initiatives militaires et politiques ont bouleversé ce plan. Certains États —dont la Russie et la Chine— ont été floués. L’arrestation de DSK montre que Washington était de mauvaise foi et que ses concessions ne visaient qu’à gagner du temps.

Bien que le détail exact du montage imaginé par Dominique Strauss-Kahn pour créer cette nouvelle monnaie de réserve adossée aux Droits de tirages spéciaux du FMI soit secret, il apparaît que le Libye y jouait un rôle clé : à titre expérimental, c’est la Banque centrale libyenne qui la première avait décidé de fonder sa monnaie, le dinar, sur l’or et au delà sur les DTS. La chose est d’autant plus importante que la Libye dispose d’un fond souverain parmi les mieux dotés du monde (il est même un peu plus riche que celui de la Russie).

Or, en entrant en guerre contre la Libye, la France et le Royaume-Uni ont provoqué un gel théorique des avoirs non seulement de la famille Kadhafi, mais de l’État libyen. Pis, Paris et Londres ont dépêché des cadres de la banque HSBC à Benghazi pour créer une Banque centrale libyenne rebelle et tenter de s’emparer des avoirs nationaux [13]. Sans que l’on sache si Nicolas Sarkozy et David Cameron se sont laissés emporter par l’ivresse de leur force ou ont agi sur instruction de leurs mandants à Washington, le fragile édifice élaboré par Dominique Strauss-Kahn s’est effondré.

Selon nos contacts à Tripoli, au moment de son arrestation, DSK partait à Berlin pour trouver une solution avec la chancelière Angela Merkel. Il devait ensuite partir avec un émissaire de Mme Merkel négocier avec des représentants du colonel Kadhafi —voire avec lui directement—. La signature du Guide libyen étant indispensable au déblocage de la situation.

On assiste désormais à une guerre financière d’une ampleur jamais égalée : alors que la situation économique des États-Unis vacille et que le dollar pourrait devenir rapidement une monnaie de singe, l’accord conclu au G8 et avalisé au G20, mis en œuvre par le FMI en coordination avec la Banque mondiale et les milieux bancaires internationaux dont DSK était le champion, est suspendu. La domination du dollar est intacte quoique plus que jamais artificielle ; ce dollar que les États émergents voulaient relativiser, mais sur lequel le complexe militaro-industriel israélo-états-unien assoit sa puissance.

Dans ce contexte que vaut l’honneur d’un homme ?

 

 

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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 04:52

DSK pervers sexuel ? récidiviste ?

L'affaire DSK en 3D vu par l'asie

Le peuple de l'Etat de New York contre Dominique Strauss-Kahn (M62).

Le détective Steven Lane, matricule 03295 de la brigade de détectives de l'Unité spéciale de Manhattan, constate ce qui suit.

Le 14 mai 2011, à environ midi, à l'adresse 44W 44th Street, dans le comté et l'Etat de New-York, la plaignante a déposé plainte sur les chefs d'accusation de :

  • acte sexuel criminel du premier degré (deux chefs)
  • tentative de viol au premier degré (un chef)
  • abus sexuel au premier degré (un chef)
  • séquestration au deuxième degré (un chef)
  • abus sexuel au troisième degré (un chef)
  • attouchements (un chef)

L'accusé a tenté d'avoir, par la force, une relation sexuelle anale et orale avec une autre personne ; l'accusé a tenté d'avoir des rapports vaginaux avec une autre personne ; l'accusé a forcé une autre personne à un contact sexuel ; l'accusé a séquestré une autre personne : l'accusé a obligé une autre personne à un contact sexuel sans le consentement de cette dernière ; l'accusé a de façon intentionnelle et sans raison légitime touché les parties sexuelles et autres parties intimes d'une autre personne dans le but d'avilir une autre personne et d'abuser d'elle, et dans le but d'assouvir le désir sexuel de l'accusé.

Ces attaques ont été commises dans les circonstances suivantes : le soussigné constate que le soussigné a été informé par une personne connue des services du procureur que l'accusé a…

  • fermé la porte du lieu cité ci-dessus et et empêché la plaignante de quitter le lieu
  • a saisi les seins de la plaignante sans son consentement
  • a essayé retirer le collant de la plaignante et de toucher son sexe
  • a fait entrer en contact son pénis avec la bouche de la plaignante à deux reprises
  • est parvenu à réaliser les actes ci-dessus en utilisant la force physique

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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 21:50
Capture d'écran d'une vidéo tournée le 10 avril 2011, au dessus du réacteur n°1 de la centrale de Fukushima, au Japon.

 

JAPON - Le réacteur n°1 de la centrale japonaise est arrivé à un point critique: le combustible radioactif pourrait percer la cuve...

Le cauchemar de Fukushima perdure au Japon, plus de deux mois après le séisme et le tsunami qui ont déclenché une catastrophe nucléaire sans précédent. Alors qu’un système de refroidissement avait été installé dans le réacteur n°1 de la centrale, dont le cœur est partiellement fusionné, une fuite d’eau radioactive, assez importante pour remplir une piscine olympique, a obligé l’opérateur Tepco à admettre que la situation est loin d’être sous contrôle dans la centrale endommagée. 

Le fond de la cuve résistera-t-il?

D’après les dernières mesures, une bonne partie de l’eau injectée dans la cuve aurait fui dans les galeries souterraines jusqu’à la mer, laissant les barres de combustible à l’air. Tepco affirme que les barres se sont simplement «déformées» sous l’effet de la chaleur. Toutefois, la température au fond de la cuve, qui s’élève à 120°C, laisse penser qu’une partie du combustible a fondu, formant un corium, une sorte de boule de combustible concentré. A l’heure actuelle, on ignore si ce corium peut transpercer la cuve, voire la dalle de béton située en dessous. Mais lors d’un point de presse en fin de semaine dernière, Junichi Matsumato, directeur de Tepco, a avoué que le fond de la cuve du réacteur n°1 était percé.

Ce scénario était redouté par les experts, comme Roland Desbordes, le président de la Criirad (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité) l’expliquait à 20 Minutes en mars dernier: «Si le refroidissement des réacteurs nucléaires échoue, leur coeur pourrait fondre. Les pastilles d’uranium s’accumuleraient alors au fond de la cuve, formant un corium, sorte de grosse boule de métal en fusion. Ce corium pourrait alors transpercer la cuve, puis la dalle de béton en dessous de la centrale, et enfin la roche et la terre avec des conséquences sur les nappes phréatiques et les sols en général.»

Un sarcophage en construction

Malgré cela, Tepco et l'agence japonaise de sûreté nucléaire visent toujours à stabiliser d'ici à janvier 2012 la situation à Fukushima-Daiichi par l'«arrêt à froid» des réacteurs. L’arrosage continue, nécessitant sept tonnes d’eau par jour, et du béton est injecté dans les enceintes pour tenter de colmater les brèches et éviter les fuites d’eau radioactive dans la mer.

Tepco a également annoncé le 13 mai qu’un sarcophage allait être construit pour recouvrir la centrale de Fukushima et éviter la prolifération de produits radioactifs dans l’environnement, comme cela a été fait à Tchernobyl. Les travaux de construction du sarcophage en acier de 55 mètres de haut, 47 mètres de long et 42 mètres de large autour du réacteur n°1 devraient commencer en juin. Mais pour les habitants de la région de Fukushima, il sera difficile d’enterrer les dégâts déjà causés par la centrale: dimanche, 7.800 personnes ont été évacuées de localités situées au-delà de la zone d'exclusion de 30 km autour de la centrale. Samedi, un homme d'une soixantaine d'années qui travaillait à la centrale de Fukushima-Daiichi est décédé. C'est le troisième employé dans ce cas depuis l'accident.

 

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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 21:14

 

DSK : Olivier Mazerolle excuse les déviances sexuelles !

 

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